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Actualités - Cinéma

Cycle Seijun Suzuki

Les films de Seijun Suzuki sont devenus des incontournables de la série B par l'efficacité de leurs scènes d'action, leurs éclats de violence, leurs situations scabreuses, leur mise en scène fracassante, leur couleurs pop ainsi qu'une certaine inconséquence et un côté immoral qui plaît à un jeune public japonais qui n'a qu'une envie : fuir le sérieux de ce cinéma d'après-guerre qui ne parle que de crise, de drames et dont le style réaliste les laisse de marbre. Capable de faire des merveilles avec des budgets très réduits, Suzuki excelle à transformer des scénarios basiques en œuvres proches du pop-art. Certains de ses gimmicks visuels vont même devenir des clichés du cinéma d'exploitation ou, plus tard, de l'anime. Ce qui compte avant tout pour lui, c'est la forme, le style, et il n'hésite pas à sacrifier la cohérence des scénarios qu'on lui confie pour une belle image, pour une idée choc. Ce style, il va le créer peu à peu et c'est vraiment à partir de Détective Bureau 2-3 en 1963 qu'il va parvenir à l'imposer. Mais cela ne va pas durer, sa maison de production - la Nikkatsu - ne supportera pas très longtemps les extravagances de Suzuki et le renverra en 1967 après qu'il ait signé La Marque du tueur, son film le plus personnel, et donc le plus délirant. Pendant quatre ans, il aura réalisé une dizaine de films essentiels du cinéma d'exploitation qui vont influencer nombre de cinéastes à venir. Splendor Films nous invite à redécouvrir sur grand écran six de ces pépites réalisées à la Nikkatsu.

DANS LES SALLES

CYCLE SEIJUN SUZUKI
LA JEUNESSE DE LA BÊTE (1963)
DETECTIVE BUREAU 2-3 (1963)
la barrière de la chair (1964)
Histoire d'une prostituée (1965)
Le vagabond de tokyo (1966)
LA MARQUE DU TUEUR (1967)

DISTRIBUTEUR : SPLENDOR FILMS
DATE DE SORTIE : 28 MARS 2018

Par Dvdclassik - le 28 mars 2018

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