Le Western américain : Parcours chronologique II 1950-1954

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Jeremy Fox
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Re: Rawhide

Messagepar Jeremy Fox » 31 mai 11, 21:37

pak a écrit :
(et pour moi, c'est un des meilleurs Hathaway, na ! )


Et mais, sans atteindre les sommets de sa filmo, pour moi aussi hein :o Je pense que je m'appesantis un peu trop sur les aspects que je trouve négatifs ; la preuve, tout le monde pense que je n'ai guère apprécié alors qu'il n'en est rien ! Allez les gars, au décellophanage :lol:

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Julien Léonard
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Re: Rawhide

Messagepar Julien Léonard » 31 mai 11, 22:00

Jeremy Fox a écrit : Allez les gars, au décellophanage :lol:


Ah mais j'ai déjà décellophané mon exemplaire ! Je décellophane toujours mes DVD quand je les reçois, même si je mets des mois et des mois à les regarder... :mrgreen:
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Messagepar someone1600 » 31 mai 11, 22:56

Moi c est la premiere chose que je fais des la reception du colis, ou dans la voiture apres avoir l'avoir acheté en boutique... lol... mais apres j'ai des dvd que j'ai acheté il y a des années et que j'ai pas encore visionné... :oops:

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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Messagepar Kevin95 » 2 juin 11, 00:57

Découvert il y a peu et je souscris entièrement à l'enthousiasme général, Rawhide est une perle noir, carrée, sans un pet de gras et parfait dans sa construction du suspense. Faire un western dans un lieu désolé entre quatre murs, fallait quand même le faire et Hathaway exploite avec génie cette donnée narrative. Je me souviens encore du trou que creuse sans cesse Tyrone Power et de la vision réduite de l’extérieur (du danger ? de l'aide ?) qu'il en a.

Scotché à mon téléviseur j'en suis ressortis lessivé et heureux comme tout.
Les deux fléaux qui menacent l'humanité sont le désordre et l'ordre. La corruption me dégoûte, la vertu me donne le frisson. (Michel Audiard)

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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Messagepar catzilla » 2 juin 11, 01:22

Vu à la sortie du DVD de chez Sidonis, ce fut comme beaucoup une bonne découverte. Des scénes qui marquent l'esprit et surtout pour moi le visage de Jack Elam qui y est comme toujours dans toutes ses apparitions, magique grâce à cette tête si particuliere.

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Jeremy Fox
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Messagepar Jeremy Fox » 2 juin 11, 13:37

Tiens Lord Henry, pour ta collection des hommes de l'Ouest aux chapeaux ridicules ; Randolph Scott semble penser la même chose que toi :mrgreen:
Image tirée de Santa Fe, le western à venir :wink:

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Jeremy Fox
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Santa Fe

Messagepar Jeremy Fox » 4 juin 11, 10:33

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La Bagarre de Santa Fe (Santa Fe, 1951) de Irving Pichel
COLUMBIA


Avec Randolph Scott, Janis Carter, Jerome Courtland, Peter M. Thompson, John Archer, Warner Anderson
Scénario : Kenneth Gamet
Musique : Paul Sawtell
Photographie : Charles Lawton Jr
Une production de Harry Joe Brown pour la Columbia


Sortie USA : 01 avril 1951


Depuis la fin des années 40, Randolph Scott fait sans cesse la navette entre la Columbia (au sein de laquelle il produit ses propres films en collaboration avec Harry Joe Brown) et la Warner ; il est intéressant une fois encore de constater qu’à genre, ingrédients et budget équivalents, les premiers se révèlent tous autrement plus réjouissants que les seconds. En gros, ceux qui n’auraient pas envie de se coltiner trois westerns avec Randolph Scott pour en voir un seul de potable doivent aller piocher, plutôt que dans ceux produits par la RKO, la Paramount ou la Warner, dans ceux distribués par la Columbia jusqu’à présents tous éminemment sympathiques à défaut d’être inoubliables, loin s’en faut : The Desperadoes de Charles Vidor, Coroner Creek de Ray Enright, Gunfighters de George Waggner, The Nevadan de Gordon Douglas et maintenant, cependant un peu en dessous des précédents, Santa Fe, western de série tout à fait plaisant même si à ne réserver qu’aux aficionados du genre ou de l’acteur principal. Bref, pour résumer aux "néophytes en Hollywood", c’est assez simple : on trouve le meilleur de Randolph Scott (on peut en tirer la conclusion après une vingtaine de films chroniqué) au sein des westerns précédés du logo représentant une femme brandissant une torche devant un ciel somptueusement nuageux ; reste à savoir si ça va continuer à se confirmer par la suite. Mon petit doigt me dit que oui ! En attendant, revenons à nos moutons, à ce petit western sans prétention adapté de ‘Santa Fe : The Railroad That Built an Empire’ écrit par James Marshall.


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La Guerre de Sécession vient de se terminer laissant le pays dans un état lamentable. Les frères Canfield, Britt (Randolph Scott), Clint (John Archer), Tom (Peter Thompson) et Terry (Jerome Courtland), faisant partie des vaincus, ont tout perdu y compris leur plantation en Virginie. Sous l’impulsion de Britt, leur aîné, ils décident néanmoins de refaire leur vie mais se retrouvent être poursuivis après qu'ils aient tué en état de légitime défense un officier de cavalerie nordiste leur ayant cherché des noises en les provoquant. Ils doivent quitter la région au plus vite ; sur le point d’être rattrapés par les hommes de loi, ils s’échappent in extremis en sautant sur un train en marche. Britt, l'ainé, devient le contremaître d’une compagnie de chemin de fer, la Santa Fe Railroad, dirigée par un ex-major de l’armée unioniste, Dave Baxter (Warner Anderson). Judith Chandler (Janis Carter), chargée de gérer la paie des ouvriers, n’est pas insensible au charme de Britt même se elle a compris qu’il y a de fortes chances pour qu’il soit responsable de la mort de son mari lors d’une violente bataille. Alors que Britt travaille honnêtement, ses frères en revanche décident de gagner leur vie sans trop mouiller leurs chemises. Ils se retrouvent embauchés par Cole Sanders (Roy Roberts), le patron d’un ‘saloon roulant’ qui suit la compagnie de chemin de fer lui faisant perdre un temps considérable, les travailleurs dilapidant leur paie à se saouler et à jouer. Britt et ses hommes incendient ce lieu de débauche. Il retrouve ses frères un peu plus tard à Dodge City toujours sous les ordres de Cole Sanders. Les ennuis ne font que commencer le jour où la paie des ouvriers se fait voler et que le célèbre Marshal Bat Masterson (Frank Ferguson) décide de mener l’enquête. Britt se retrouve ainsi tiraillé entre sa conscience professionnelle et son amour fraternel…


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Le train est un des éléments essentiels du genre et un des plus cinégéniques. Pourtant, il n’a encore pas vraiment eu de si nombreuses occasions de se retrouver au centre d’intrigues westerniennes ; il y a néanmoins déjà eu les célèbres Le Cheval de Fer (The Iron Horse) de John Ford et Pacific Express (Union Pacific) de Cecil B. DeMille sur la construction des chemins de fer sans oublier le superbe Whispering Smith de Leslie Fenton, à ce jour le western parlant mettant le mieux en valeur ‘le cheval de fer’. Santa Fe vient nous rappeler cette période épique de l’avancée des rails vers l’Ouest avec certes beaucoup moins d’ampleur et de moyens mais avec moult locomotives rutilantes, ce qui fait de cette production, la plus couteuse à l’époque des séries B avec Randolph Scott (plus d’un million de dollars). Le Technicolor aidant, c’est un véritable régal pour les yeux que ces vieux trains ‘vintage’ flambants neuf. Rien que pour ça, le film d’Irving Pichel vaut le coup d’œil et notamment pour le premier plan au cours duquel, du sommet d’une colline, les quatre frères aperçoivent la locomotive s’avancer au sein d’un très beau paysage !


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Irving Pichel, ce nom ne vous dit probablement pas grand-chose ; Santa Fe est l’une de ses dernières œuvres. Sa carrière comporte autant de films en tant que comédien qu’en tant que cinéaste, ses seuls titres de ‘gloire’ derrière la caméra ayant été Les Chasses du Comte Zaroff (The Most Dangerous Game) qu’il coréalisa avec Ernst B. Schoedsack) en 1932 et Destination Lune (Destination Moon) en 1950, une production George Pal et son plus gros succès. Il fut aussi la voix du narrateur que l’on entend au début et à la fin de La Charge Héroïque (She Wore a Yellow Ribbon) de John Ford. Selon Bertrand Tavernier et Jean-Pierre Coursodon dans leur '50 ans de cinéma américain', il aurait été ‘l’une des victimes les plus ignorées de la chasse aux sorcières’, sa carrière s’étant considérablement ralentie après qu’il ait été dénoncé comme communiste par le réalisateur Sam Wood.


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Ses prises de position politiques un peu progressistes sont peut-être à l’origine des éléments les plus intéressants de Santa Fe, Kenneth Gamet au scénario n’étant pas non plus un mauvais écrivain, nous l’ayant déjà prouvé avec son travail sur Coroner Creek et surtout ayant signé le scénario de cette pépite méconnue du film d’aventure avec John Wayne et Gail Russell qu’est Le Réveil de la Sorcière Rouge (Wake of the Red Witch). Le prologue nous dépeint un tableau assez sombre de l’après guerre civile décrivant celle-ci comme un des plus grands fléaux qu’ait connu l’Amérique. Et ensuite, les deux hommes prennent clairement le parti de la réconciliation au travers du personnage interprété par Randolph Scott, sorte de médiateur avant l’heure prônant l’arrêt des disputes, proposant d’oublier le passé et d’aller en avant plutôt que de ressasser les rancunes et les haines. L’acteur est plutôt convaincant pour faire passer ce message pacifiste et ceux qui n’auront pas été dans son sens se verront mal finir ; sans vous révéler ce remuant final, il se révèle somme toute assez imprévisible au sein d'un western de série par ailleurs sans autre but que de divertir.


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Dommage par ailleurs que, hormis Randolph Scott toujours aussi classieux dans sa veste en cuir élimée, le reste du casting soit aussi terne et que le personnage féminin ait été autant sacrifié ; de ce côté, il aurait pu se développer une romance intéressante entre cette femme tombant amoureuse du probable ‘assassin’ de son époux. Mais le mot d’ordre ayant été action, action, action, ça file sur un rythme soutenu sans s’attarder plus avant sur la psychologie des personnages. On aurait aussi très bien pu se passer du duo à la Laurel et Hardy joué par Billy House et Olin Howlin en conducteurs de train ainsi que de la description un tantinet moqueuse de la nation indienne. Un scénario certes peu original mais dans l’ensemble plutôt bien écrit (sauf à mi-parcours où l’enchainement des situations assez flou fait qu’on s’y perd un peu, ne comprenant pas nécessairement tous les tenants et aboutissants de la course à Raton Pass), le 'héros' joué comme il se doit par Randolph Scott ayant du mal à se dépêtrer de la situation où il se trouve, pris en tenaille entre son honnête métier mais ne voulant néanmoins pas que ses hors la loi de frères se fassent prendre. Un homme droit et intègre qui n’en est pas moins très attaché à sa famille et qui va tout faire, au risque de perdre son travail et sans nécessairement y parvenir, pour la faire revenir dans le droit chemin. Avec une telle histoire, des cinéastes majeurs auraient pu accoucher d’un très grand film. En l’état, ça se tient déjà pas mal mais, redisons le à nouveau pour éviter des déceptions, seuls les amoureux de la série B sans prétention pourront y trouver leur compte.


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Ce western coloré et mouvementé tourné dans les beaux paysages de Prescott en Arizona bénéficie en outre d'une mise en scène assez solide, de l'action, du mouvement, un beau technicolor et de beaux extérieurs. On y trouve pèle-mêle des poursuites échevelées, des bagarres à poings nus plutôt convenablement exécutées et une scène d’action finale sur un train en marche d’une belle efficacité. Ressemblant par bien des points au premier western de Fritz Lang, Les Pionniers de la Western Union, il n’est pas interdit de le préférer à ce dernier qui n’était pas loin s’en faut une grande réussite. A noter que le titre français pourrait induire en erreur ; en effet on aurait pu s'attendre à un film se déroulant dans la ville de Santa Fe alors qu’il s’agit du nom de la compagnie ferroviaire.

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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Messagepar Grimmy » 4 juin 11, 10:52

Après avoir découvert les westerns du duo Randolph Scott-Budd Boetticher, je m'étais penché un peu sur la filmo de Randolph Scott "seul". "Santa Fé" fit partie de mes découvertes. J'ai un peu oublié le film, je l'avoue, mais me souviens n'avoir pas trouvé le film bien emballant, si ce n'est la prestation de Randolph Scott toujours impeccable. Comme tu le soulignes, Jeremy, c'est un bon sujet gâché par une production trop portée sur le simple divertissement. Regardable si on est en manque de western, quoi.

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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Messagepar Jeremy Fox » 4 juin 11, 11:33

Grimmy a écrit : Regardable si on est en manque de western, quoi.


On peut résumer ça comme ceci en effet :mrgreen: Mais ça reste néanmoins dans une honnête moyenne surtout si on le compare à de médiocres Sugarfoot ou Colt 45 pour n'en citer que deux.

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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Messagepar someone1600 » 5 juin 11, 01:54

Tu es pourtant arrivé a me donner envie de voir le film... lol :wink:

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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Messagepar Jeremy Fox » 5 juin 11, 07:41

someone1600 a écrit :Tu es pourtant arrivé a me donner envie de voir le film... lol :wink:


Ah mais je pense que tu le trouveras aussi plaisant que moi :wink:

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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Messagepar Julien Léonard » 5 juin 11, 12:00

J'ai bien aimé, avec pas mal de rythme. Plaisant et convenable dans la forme. Mais je préfère largement Le relais de l'or maudit (avec Scott "seul"), et je ne parle même pas de Coups de feu dans la Sierra. :wink:
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Messagepar Jeremy Fox » 5 juin 11, 13:42

Julien Léonard a écrit :J'ai bien aimé, avec pas mal de rythme. Plaisant et convenable dans la forme. Mais je préfère largement Le relais de l'or maudit (avec Scott "seul"), et je ne parle même pas Coups de feu dans la Sierra. :wink:



C'est clair qu'ils ne concourent pas dans la même catégorie :wink:

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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Messagepar Julien Léonard » 5 juin 11, 16:05

J'avais d'ailleurs également acheté les deux "triple feature" avec Randolph Scott et j'en avais regardé deux (pour le moment). J'en suis venu à la conclusion que, mêlant excellentes séries B (voire de grands films du genre -cf Boetticher-), bons films et films presque médiocres (Colt. 45 n'est effectivement pas terrible), l'acteur est de toute évidence toujours parfait. Il est la raison pour laquelle je regarde certains de ces westerns plaisants mais sans grande consistance (La bagarre de Santa Fe, L'homme du Nevada, Ville sans loi...). :wink:

Une belle carrière, vraiment, et discrète aussi, avec quelques sommets fascinants et pas mal de choses "plaisantes".
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Messagepar Jeremy Fox » 5 juin 11, 17:39

Julien Léonard a écrit :J'avais d'ailleurs également acheté les deux "triple feature" avec Randolph Scott et j'en avais regardé deux (pour le moment).


Les deux André de Toth sont très bons dans ces "coffrets"