Notez les films : Août 2010

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés après 1980

Modérateurs : Karras, Rockatansky, cinephage

Avatar de l’utilisateur
johell
1/10 à chaque oeil
Messages : 5404
Inscription : 3 janv. 07, 10:20
Localisation : Suisse

Notez les films : Août 2010

Messagepar johell » 2 août 10, 17:43

Image
THE LAST DAY (Haeundae) de Je-Gyun Yun (2009)

Ville de Haeundae, printemps 2008. Malgré des signes annonciateurs préoccupants, les autorités refusent d’évacuer les côtes, menacées par des séismes sous-marins pouvant provoquer un tsunami. De plus en plus violentes, les alertes ne laissent plus de place au doute : un cataclysme d’une ampleur inégalée menace tout le pays…

Haeundae, c’est le nom de la plus célèbre plage de Corée du Sud, située à Pusan, la deuxième ville du pays. Un titre original nettement plus de circonstance que ce THE LAST DAY qui annonce clairement, tout comme sa galerie d'affiches spectaculaires, un film catastrophe dans la même lignée que les oeuvres de Roland Emmerich telles que LE JOUR D'APRES et 2012. Et pourtant, rien de tout ça. Ce long-métrage coréen n'étant pas un film apocalyptique annonçant la fin du Monde, et encore moins officiant dans le registre du "film catastrophe".... La Corée du Sud nous offre un moment de cinéma qui, en revenant au départ sur les événements dramatiques du tsunami 2004, nous livre ici un film qui est avant tout chose une comédie! On y suit le destin d’une demi-douzaine de personnages tandis qu'un scientifique tente d'avertir les autorités de l'imminence d'une catastrophe naturelle.

Tout d'abord, le scénario prend son temps pour se mettre en place, présentant diverses situations où des hommes et des femmes se croisent, se lient et se déchirent, tout en essayant de s'aimer tant bien que mal. On sent, de la part du réalisateur, la volonté de forcer le trait en accentuant l'humour qui vire parfois à l'absurde, à la limite de la parodie. THE LAST DAY amuse beaucoup avec ses situations souvent grotesques et personnages hystériques, mais en même temps ceux-ci s'avèrent finalement assez touchants, spécialement cette jeune femme insupportable qui s'entiche d'un garde-côte un peu maladroit... Un travail d'équilibriste assez réussi de la part de Je-Gyun Yun. Son film alterne avec succès drame social et film catastrophe, tout en jouant avec les extrêmes. Même au moment où de gigantesques vagues déferlent sur la ville, le long-métrage n'en devient pas sérieux pour autant. En témoigne les incroyables séquences mettant en scène un cargo qui est entravé par un gigantesque pont. En dire plus serait gâcher la surprise.

Dans sa dernière partie, THE LAST DAY affiche ses cartes du divertissement spectaculaire qui, même sans avoir le budget faramineux digne d'une grosse production hollywoodienne, rivalise sans problèmes avec les meilleurs blockbusters. Les moments de destruction sont réellement impressionnants à voir, même si parfois on ressent les limites de l'infographie. Comme l'ensemble joue sur un ton parfois décalé cela convient parfaitement à l'ambiance qui se dégage du long-métrage. Il faut dire aussi que THE LAST DAY n'est pas en reste avec certains clichés du genre, comme les moments de désespoir ou l'héroïsme affiché de personnages qui se sacrifient pour le bien des autres. Je-Gyun Yun rend ses instants tellement mélodramatiques qu'ils en deviennent carrément drôles, avec bon usage de ralentis presque étouffants et d'une bande sonore qui met le paquet sur les violons qui sont censés vous tirer la petite larmichette de l'oeil! Et cela marche d'une manière tellement efficace que le spectateur y trouvera largement son compte, soit en versant ses petites gouttelettes d'eau sur ses joues ou en se pliant de rire face au sérieux imperturbables de ces séquences.

Toujours sur la brèche, le long-métrage joue très bien sur les deux tableaux que sont l'humour et l'émotion. Improbable sur le papier, le film catastrophe à la limite du parodique est amusant à suivre et surtout il ne se moque jamais de ses personnages. Attendrissant et avec une bonne dose d'action qui vous scotche à votre siège, ce film présente une belle facette du cinéma coréen à travers plusieurs genres dans un même film. On pensera forcément à THE HOST de Joon-Ho Bong avec lequel il partage de nombreuses similarités. Si ce long-métrage ne se hisse pas au même niveau, qui tenait littéralement du miracle, il reste néanmoins un spectacle très honorable à suivre et devant lequel on prend beaucoup de plaisir!

Avatar de l’utilisateur
Kevin95
Footix Ier
Messages : 17629
Inscription : 24 oct. 04, 16:51
Localisation : Devine !

Re: Notez les films : Août 2010

Messagepar Kevin95 » 3 août 10, 13:40

Image

Face / Off (John Woo) Image

Et oui c'est sur le tard que je découvre l'un des actionner phare des années 90 d'un John Woo dont je connais finalement peu de choses ou presque (je connais surtout sa période américain peu intéressante si ce n'est un Mission : Impossible II débile mais fun).
Et bien ici c'est exactement comme pour la suite des aventures de Ethan Hunt mais aussi comme (pas taper !) À toute épreuve (excellent film d'action mais scénario à la ramasse), rien nous est épargner, les ralenties kitchs, la musique pompier, des dialogues quasi nanardesques et surtout surtout deux comédiens absolument rois du cabotinage (c'est presque un cas d'école). Je confesse que durant la première demi-heure j'en étais gêné avant de laisser mon cerveau de coté et profiter de ce rollercoaster au fond sans grandes prétentions (malgré son pitch de départ) et vu que John Woo n'est pas Michael Bay et on a le droit à des scènes d'anthologies, improbables certes mais haut combien jouissives.
Mais que c'est con... mais que c'est bon !
Les deux fléaux qui menacent l'humanité sont le désordre et l'ordre. La corruption me dégoûte, la vertu me donne le frisson. (Michel Audiard)

Avatar de l’utilisateur
Profondo Rosso
Howard Hughes
Messages : 15220
Inscription : 13 avr. 06, 14:56

Re: Notez les films : Août 2010

Messagepar Profondo Rosso » 3 août 10, 14:04

La Terrasse de Ettore Scola (1980)

Image

Des amis de longue date, appartenant au milieu de la gauche culturelle, se retrouvent pour une rituelle soirée-buffet sur la vaste terrasse romaine de l'un d'entre eux. La caméra se promène et surprend des conversations puis, suit un personnage dans sa vie, avant de revenir à la soirée et d'en suivre un autre. L'enthousiasme de la jeunesse a laissé place à l'amertume et aux constats d'échecs, autant professionnels que sentimentaux.

C'est un peu le testament de la comédie italienne (d'ailleurs Scola n'en fera quasiment plus après ça pour se lancer dans des production historique plus prestigieuses comme "La Nuit de Varennes" ou "Le Bal" découvert ce dernier récemment d'ailleurs pas top). La construction et la narration peuvent d'ailleurs rappeler "Signore & Signori" en moins réussi et fluide, puisqu'au cours d'une soirée entre amis sur une terrasse romaine le film s'attarde quelques convives qu'il va suivre après la réunion. Chaque personnages représente en quelques sorte la faillite masculine, la fin des idéaux et le déclin d'une génération qui n'aura pas su changer l'Italie. Le personnage de Mastroianni est un éditorialiste cynique et dépassé, incapable d'accepter l'émancipation de sa femme, Vittorio Gassman (tout en retenue intriorisée étonnant) un communiste verbeux engoncé dans une idéologie obsolète et trop lâche pour quitter son épouse alors qu'il semble se ressourcer auprès d'une plus jeune femme. Scola anticipe brillamment tout ce qui va gâter le paysage culturel italien dans les années à venir avec la télévision sombrant dans le n'importe quoi, le cinéma populaire laissé au mains des "intellectuels" prétentieux... C'est finalement plus désolant que vraiment drôle même si on a tout de même quelques grands moment, notamment grâce à un Jean Louis Trintignant impérial en scénariste névrosé par la page blanche, où Ugo Tognazzi en producteur. Les rapports hommes femmes sont voués à l'échecs à cause de l'archaïsme masculin, la culture dégringole et les jeunes sont dépourvus de valeurs, le constat n'est pas très joyeux. C'est un peu le prolongement de "Bous nous sommes tant aimés" en encore plus désabusé. Le film est un poil trop long (2h30 tout de même) et les différents retour à la Terasse pour suivre un protagoniste différents sont un peu lourd aussi dans la répétition. A voir malgré tout. 4/6

Avatar de l’utilisateur
Jericho
Cadreur
Messages : 4437
Inscription : 25 nov. 06, 10:14

Re: Notez les films : Août 2010

Messagepar Jericho » 3 août 10, 14:06

Mia et le migou

Image

C'est un film d'animation plutôt agréable, même si effectivement le scénario n'est pas transcendant ou original. On nous narre la sempiternelle histoire des méchants industriels contre la nature et ses gentils résidants.
Par contre ce qui est irréprochable c'est sur le plan visuel, c'est très joli: l'aspect crayonné couplé aux tons pastel est superbe. Ca magnifie en quelque sorte une histoire un peu trop simpliste à mon goût. Dans les points positifs, on peut ajouter la qualité de l'animation et la mise en scène aussi.
J'ai également apprécié le doublage, malgré un casting hétéroclite et improbable (Maïté et Jean Pierre Coffe entre autres) c'est réussi dans l'ensemble.
Bref, on atteint probablement pas l'excellence du précédent long métrage (La prophétie des grenouilles) de Jacques-Rémi Girerd, qui était une superbe relecture du récit de l'Arche de Noé.
Néanmoins, Mia et le Migou est une fable écolo qui plaira quand même aux jeunes enfants.
Image

Avatar de l’utilisateur
Joe Wilson
Entier manceau
Messages : 5463
Inscription : 7 sept. 05, 13:49
Localisation : Entre Seine et Oise

Re: Notez les films : Août 2010

Messagepar Joe Wilson » 3 août 10, 18:41

Vivre! (Zhang Yimou)

Un film important grâce au regard qu'il porte sur la Chine de la deuxième moitié du XXème siècle. Si le contexte politique envahit chaque séquence, c'est bien la cellule familiale qui reste au coeur du récit, grâce à une remarquable interprétation de Ge You et Gong Li. Ils offrent à leurs personnages une détermination et une fragilité intenses, sans risquer de tomber dans le misérabilisme. Gong Li exprime une résistance silencieuse avec obstination....quant à Ge You, il évolue d'une passivité irresponsable vers une conscience poignante de ses échecs, face aux promesses d'un avenir même incertain. Vivre! témoigne de la nécessité d'une transmission, pour combler les souffrances d'une génération qui a subi les tourments de l'histoire.
Quelques regrets, une structure qui compartimente un peu vite les époques, et une mise en scène qui manque singulièrement d'ampleur...Zhang Yimou étant beaucoup plus à l'aise dans les scènes d'intimité.
Image

Avatar de l’utilisateur
magobei
Assistant opérateur
Messages : 2536
Inscription : 11 sept. 07, 18:05

Re: Notez les films : Août 2010

Messagepar magobei » 4 août 10, 00:03

Yona, de Rintaro

Une petite fille, Coco, rêve d'imiter son père décédé en "volant avec les pingouins"... Un paradoxe très japonais pour un anime franchement régressif, de plus tiré vers le bas par une affreuse animation 3D. Bref, contrairement à ce que certaines critiques laissaient entendre, c'est vraiment exclusivement pour les gosses. Et encore, les pas trop regardants.

J'ai pas tenu plus d'un quart d'heure. Si d'aucuns ont observé une nette amélioration par la suite, merci de me le dire.
Ça sera la restauration antédiluvienne de 2017 sortie chez Olive et Koch, mais avec un bitrate à 26Hz et du DNR à 36Mb comme toujours chez l'éditeur. Autant dire que l'image sera merdique. Mais je vais l'acheter, même si ça fera doublon avec le Olive, le Koch et le Indicator parce qu'il y a des STF - je n'en ai pas besoin, mais c'est important si on veut partager - et surtout la VF d'origine avec Henri Chalant qui double Rex Edwards qui joue l'indien qui se fait tuer sur la gauche à 40:23.

Avatar de l’utilisateur
Profondo Rosso
Howard Hughes
Messages : 15220
Inscription : 13 avr. 06, 14:56

Re: Notez les films : Août 2010

Messagepar Profondo Rosso » 4 août 10, 21:35

Cellule 211 de Daniel Monzon
Pitch très original qui commence là où tout les autres films de taule se concluent avec une émeute monstrueuse d'un quartier d'isolement truffé de dur à cuire où un jeune maton va se faire passer pour l'un d'entre eux pour rester vie. Le scénario est très astucieux, au fur et à mesure que le héros se lie avec le leader des prisonniers (fabuleux Luis Tosar) les dysfonctionnements et l'hypocrisie de la burocratie pénitentiaire et du gouvernement se révèle pour rendre les deux face plus floues. Tout cela jusqu'à un sacré revirement à mi film où le gardien franchit le point de non retour pour se sentir plus proche des prisonniers que de l'extérieur. Ca dépasse donc finalement le simple film de prison en questionnant la politique espagnoles lorsque des prisonniers de l'ETA et la pression qui entoure leur sort brouille totalement les négociations ce dont les prisonniers vont profiter. Excellemment interprété (galerie de trognes mémorable qui comme "Un Prophète" en France change un peu des faciès du cinéma US dans ce type de film, impressionnante transformation de Alberto Amman) quelques débordement de violence insoutenable et un réalisation nerveuse juste ce qu'il faut. Bonne claque. 5/6

Avatar de l’utilisateur
Nestor Almendros
Déçu
Messages : 19381
Inscription : 12 oct. 04, 00:42
Localisation : dans les archives de Classik

Re: Notez les films : Août 2010

Messagepar Nestor Almendros » 4 août 10, 23:04

Vacances à la campagne, chez mes parents... l'occasion de quelques séances de rattrapage (pas forcément indispensables) sur Canal+.

UNE SEMAINE SUR DEUX (ET LA MOITIE DES VACANCES SCOLAIRES) d'Ivan Calbérac

Comédie adolescente dans la veine de LA BOUM et du récent LOL qui laisse espérer, un temps, un scénario plus intéressant que prévu, ancré dans l'air du temps par un regard touchant sur les couples divorcés et les dommages collatéraux que subissent les enfants. Certains moments sont plutôt réussis, il se dégage une certaine originalité, une amertume dans le propos et dans l'intrigue. Seulement très rapidement, sitôt posées les bases, le scénario s'enlise, patine, ne trouve plus l'inspiration, commence à recycler les lieux communs, les péripéties basiques du genre. Et le temps semble alors bien long, on arrive à la fin avec peine. Difficile, visiblement, de sonner juste et de faire mieux qu'un épisode de sitcom.

TOUTE L'HISTOIRE DE MES ECHECS SEXUELS de Chris Waitt

J'avais failli le voir en salle, j'ai bien fait de ne pas y aller. L'idée de départ est plutôt marrante et, si le reste se laisse suivre sans trop d'ennui, je reste très dubitatif quant à l'intérêt d'un tel projet. On sourit régulièrement, heureusement, mais c'est peut-être l'un des seuls arguments pour le film. Ce qui m'a le plus gêné finalement, c'est le profil du réalisateur qui se met lui-même en scène. En revenant sur sa carrière amoureuse (et quelle carrière: c'est donc lui qui a piqué ma part...), il nous livre une sorte de théapie au grand jour, ce qui ne nous est pas forcément utile. Surtout, je ressens à la fois un projet sincère et quelque chose de bidonné. Tout n'est pas clair. Le gars joue assez bien de ses (nombreux) défauts - par exemple lorsque sa mère vient nettoyer son appartement avant un rendez-vous galant - il ne cache pas une vie d'adolescent attardé ni ses problèmes d'érection, mais j'ai en même temps l'impression qu'il n'y a pas grand chose derrière tout ça, que c'est amélioré en post-production. Chris Waitt reproduit visiblement sur le spectateur le même genre d'attirance (vouée à l'échec) qu'il exerçait sur ses conquètes féminines. Il me semble être un gars inintéressant à la longue, malgré une approche plutôt sympathique. Le film est pareil. En plus il se qualifie lui-même d'independant filmmaker, ce que je trouve légèrement galvaudé...

Avatar de l’utilisateur
Grimmy
Assistant opérateur
Messages : 2829
Inscription : 1 févr. 04, 11:25

Re: Notez les films : Août 2010

Messagepar Grimmy » 5 août 10, 00:05

Profondo Rosso a écrit :La Terrasse de Ettore Scola (1980)

Image


J'ai tenté de le regarder il y a quelques jour à peine. J'avoue avoir craqué au bout d'1h30. Ennui mortel et insupportable pour ma part (alors que j'adore "La famille", "La nuit de Varennes", "Le bal"...). J'ai arrêté le dvd, ce qui ne m'arrive quasi jamais...

Avatar de l’utilisateur
joe-ernst
Décorateur
Messages : 3690
Inscription : 20 mars 06, 15:11
Localisation :

Re: Notez les films : Août 2010

Messagepar joe-ernst » 5 août 10, 09:40

Profondo Rosso a écrit :Cellule 211 de Daniel Monzon
Pitch très original qui commence là où tout les autres films de taule se concluent avec une émeute monstrueuse d'un quartier d'isolement truffé de dur à cuire où un jeune maton va se faire passer pour l'un d'entre eux pour rester vie. Le scénario est très astucieux, au fur et à mesure que le héros se lie avec le leader des prisonniers (fabuleux Luis Tosar) les dysfonctionnements et l'hypocrisie de la burocratie pénitentiaire et du gouvernement se révèle pour rendre les deux face plus floues. Tout cela jusqu'à un sacré revirement à mi film où le gardien franchit le point de non retour pour se sentir plus proche des prisonniers que de l'extérieur. Ca dépasse donc finalement le simple film de prison en questionnant la politique espagnoles lorsque des prisonniers de l'ETA et la pression qui entoure leur sort brouille totalement les négociations ce dont les prisonniers vont profiter. Excellemment interprété (galerie de trognes mémorable qui comme "Un Prophète" en France change un peu des faciès du cinéma US dans ce type de film, impressionnante transformation de Alberto Amman) quelques débordement de violence insoutenable et un réalisation nerveuse juste ce qu'il faut. Bonne claque. 5/6


Content de voir que quelqu'un a vu ce film que j'ai beaucoup apprécié : on est donc au moins deux ! :wink:
Image

We are all in the gutter, but some of us are looking at the stars. Oscar Wilde.
L'hyperréalisme à la Kechiche, ce n'est pas du tout mon truc. Alain Guiraudie

Avatar de l’utilisateur
hellrick
David O. Selznick
Messages : 12472
Inscription : 14 mai 08, 16:24
Liste de DVD
Localisation : Sweet Transylvania, Galaxie Transexuelle

Re: Notez les films : Août 2010

Messagepar hellrick » 6 août 10, 15:00

THE KARATE KID
Image

Un remake qui enterre l'original en dépit de la nostalgie qui l'entoure...
Probablement ce que Jackie Chan a fait de mieux hors Asie, il est d'ailleurs très bon dans un rôle essentiellement dramatique (une seule scène où il se bat) et son personnage est intéressant, avec une belle scène un peu tire larme mais très émouvante au 2/3. Après l'horrible Kung Fu Nannny ça rassure en tout cas!
Moins humoristique que l'original, Karate Kid 2010 souffre de quelques longueurs mais fait vraiment plaisir à voir, un très bon feel good movie avec un message positif sympa qui devrait plaire à un large public
Pas un chef d'oeuvre mais une très belle surprise!!!
5/6
Critiques ciné bis http://bis.cinemaland.net et asiatiques http://asia.cinemaland.net

Image

Avatar de l’utilisateur
nobody smith
Monteur
Messages : 4535
Inscription : 13 déc. 07, 19:24

Re: Notez les films : Août 2010

Messagepar nobody smith » 7 août 10, 09:51

DROIT DE PASSAGE de Wayne Kramer
Kramer m’avait assez séduit avec ses deux précédents longs (lady chance et running scared), films noir pas forcément toujours convaincants mais assez généreux pour se montrer sympathique. J’avais un peu peur que son passage vers le film choral à la Paul Haggis lui fasse perdre ses moyens. Surprise, le réalisateur reste le même et s’applique toujours autant à faire pour le mieux. Malgré des effets de mise en scène un brin répétitif (c’est beau les prises de vue en hélicoptère mais quand même), la réalisation brille par son efficacité et sa recherche constante de dynamisme. On sent également cette passion pour les personnages (le film évite régulièrement le côté inégal récurrent de ce genre de projet) et leurs connections rendant le film tout à fait attachant. Kramer exprime ainsi ce qu’il sait faire de mieux mais également ce qu’il fait assez mal. Il se laisse ainsi parfois dans la provocation qui tombe à plat (la partie fort maladroite autour de l’adolescente musulmane) et laisse un propos fascinant (l’identité américaine, la notion de frontière) dans un certain manque d’exploitation. Droit de passage laisse donc encore cette impression de film travaillé, soigné mais pas complètement abouti... ce qui est déjà pas si mal en soit.
"Les contes et les rêves sont les vérités fantômes qui dureront, quand les simples faits, poussière et cendre, seront oubliés" Neil Gaiman
Image

Avatar de l’utilisateur
Anorya
Laughing Ring
Messages : 11859
Inscription : 24 juin 06, 02:21
Localisation : LV426

Re: Notez les films : Août 2010

Messagepar Anorya » 7 août 10, 11:18

V pour Vendetta (McTeigue - 2005).

Image

J'adore Alan Moore et V pour Vendetta avec The killing Joke et Watchmen font partie de mes oeuvres préférées du monsieur.
Autant dire que j'avais clairement peur d'être déçu comme j'avais pu l'être de From Hell et La ligue des gentlemen extraordinaires.
Et en fait curieusement, j'ai plutôt bien apprécié. Les Wachowski Bros' ont assez bien retranscrit l'essence du roman graphique de Moore même si évidemment pas mal de choses passent à la trappe. Notamment l'ironie et la subversion de Moore, plutôt assagie ici.

Spoiler (cliquez pour afficher)
Dans le comics...

- Evey (ici Nathalie Portman) se prostitue (ou du moins se préparait à le faire). Elle ne travaille même pas à la chaîne de télé BTN, elle n'en a même pas les moyens il faut dire.
- L'évêque pédophile est empoisonné par une hostie que lui donne V (alors que dans le film, bah il le tue mais on en sait pas plus), c'est là toute l'ironie retournée envers l'église.
- Prothero n'est pas tué immédiatement (V l'élimine dans sa douche dans le film), au contraire, avec un rare sadisme, V lui fait revisiter le camp et lui fait perdre la boule...
- Evey ouvre la fenêtre de notre cher évêque mais ne va pas non plus tenter de se confesser et de s'échapper par la suite au contraire du film...
- La femme de Derek, personnage fascinant qui en viendra à commettre un attentat contre le gouvernement n'est pas dans le film. Beaucoup de personnages passent à la trappe ou sont simplifiés...


Néanmoins le film reprend à la moëlle l'idée de révolution et de soulèvement envers la dictature qui fait tout le sel du comics. Certaines scènes, reprises tel quel du comics, en tirent même une force étonnante (Evey au camp, la mort du docteur sur son lit) et en arrivent à devenir plus que bouleversantes (l'histoire de Valérie qui fut internée parce qu'elle aimait d'autres femmes). Et puis des détails minimes du comics sont mis en valeur (la petite fille à lunette des pages 184 - 185 dans l'acte III devient dans le film un vrai personnage secondaire auquel s'attacher), d'autres sont déplacés, changés, parfois en bien (l'attentat contre la chaîne de télé arrive très tôt au contraire du comics), parfois en mal (Finch dans le comics est construit comme l'opposé de V, sa némésis, mais en refaisant le même parcours que ce dernier afin de le comprendre, il devient son égal jusqu'a un affrontement jouissif. Dans le film, le bonhomme (joué par Stephen Rea) semble constamment avoir un train de retard... même jusqu'a à la fin, étouffant son rôle de pion plus qu'important dans l'engrenage qu'a tracé V. :| ). Mais bon, retranscrire une oeuvre des plus denses est toujours casse-gueule et il faut savoir accepter de perdre des choses et d'en trouver d'autres (John Hurt qui jouait un opprimé dans 1984, qui joue ici le chancelier suprême, bien trouvé !) d'un média à un autre. Et c'est quand même malgré quelques réserves, du bon boulot.

4/6.
Image

Avatar de l’utilisateur
frédéric
1st Degree
Messages : 12794
Inscription : 28 août 04, 18:49
Localisation : Une galaxie lointaine, très lointaine

Re: Notez les films : Août 2010

Messagepar frédéric » 7 août 10, 12:33

Ces derniers temps :


Franklyn

Assez curieux film. Vendu comme un film futuriste ce qu'il n'est pas du tout, il a même quelques connotations avec Inception. Si le spectateur accepte d'aller jusqu'au bout (ce qui n'est pas évident tant le réalisateur nous balade entre deux mondes), on commence à voir les tenants et les aboutissants jusqu'à un final plutôt réussit. Eva Green fait une bonne performance mais un peu énervante à force, et le plaisir de retrouver aussi le sympathique Bernard Hill. A voir.


Tristan et Yseult (Kevin Reynolds)

Une excellente reconstitution de la tragique histoire d'amour produite par Ridley Scott. La reconstitution est réussie et plutôt sobre, James Franco et Sophia Myles sont convaincants. J'ai beaucoup aimé, il serait tant qu'on réhabilite Kevin Reynolds cinéaste que j'aime bien même dans ses grosse productions.



Bug (William Fridekin)

Un énorme coup de gueule contre ce film malsain et insupportable. Le film vaut par la performance formidable d'une Ashley Judd méconnaissable et un début plutôt intéressant. Mais la deuxième partie vire vite au trash grand n'importe quoi difficile de tenir. Déjà que je trouve la réputation de Friedkin très surestimée, ce n'est pas avec ce film que je changerais d'avis.



Phénomènes Paranormaux

C'est plutôt réussit et assez efficace. C'est dans le style des vrais-faux films comme Cloverfield et Paranormal Activity sauf que là, c'est encore plus. Le réalisateur interview la "véritable" protagoniste de l'histoire et les rôles sont joués par des acteurs connus. C'est bien fait et je me suis fait avoir avec une étonnante performance de Milla Jovovitch à contre emploi.
Image

Blogs Perso, Cinéma de Minuit : http://cineminuit.fr.over-blog.com/

Cinéma Actuel : http://sallesobscures2.over-blog.fr/

"And Now Mr Serling"

Avatar de l’utilisateur
AtCloseRange
Mémé Lenchon
Messages : 22813
Inscription : 21 nov. 05, 00:41

Re: Notez les films : Août 2010

Messagepar AtCloseRange » 7 août 10, 14:10

frédéric a écrit :Ces derniers temps :

Tristan et Yseult (Kevin Reynolds)

Une excellente reconstitution de la tragique histoire d'amour produite par Ridley Scott. La reconstitution est réussie et plutôt sobre, James Franco et Sophia Myles sont convaincants. J'ai beaucoup aimé, il serait tant qu'on réhabilite Kevin Reynolds cinéaste que j'aime bien même dans ses grosse productions.



Bug (William Fridekin)

Un énorme coup de gueule contre ce film malsain et insupportable. Le film vaut par la performance formidable d'une Ashley Judd méconnaissable et un début plutôt intéressant. Mais la deuxième partie vire vite au trash grand n'importe quoi difficile de tenir. Déjà que je trouve la réputation de Friedkin très surestimée, ce n'est pas avec ce film que je changerais d'avis.
C'est sûr qu'il faut plutôt réhabiliter le cinéaste de Robin des bois et de Waterworld...
Image