Alain Corneau (1943-2010)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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nobody smith
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Re: Alain Corneau (1943-2010)

Messagepar nobody smith » 21 déc. 10, 19:54

Je dois avouer que jusqu’à présent je n’étais guère friand du travail d’Alain Corneau. Bon il y avait peut-être de la mauvaise volonté là-dedans ne m’arrêtant que sur ses opus les moins reluisants que ce soit le gerbant deuxième souffle ou le pathétique prince du pacifique. Malgré la sympathie qu’aura pu me susciter stupeur et tremblements et surtout police python 357, je n’ai jamais franchit le pas. Il aura donc fallu le décès du réalisateur pour que je puisse m’arrêter sur ses œuvres plus recommandables. J’ai ainsi pu savourer l’implacable série noire, belle mécanique dominée par un Dewaere épatant même si je m’avoue un peu déçu par un certain passéisme de la mise en scène. Bon en même temps, Corneau se réclame de l’école d’Howard Hawks où il ne faut pas sentir le poids de la caméra (jamais rien compris à cet argument mais après tout, y en a qui ne jurent que par ça). Un choix qui si il me déçoit sur un film comme série noire va complètement m’époustoufler sur tous les matins du monde. Car si Corneau remontait la pente dans mon estime, je ne m’attendais pas à une ascension si fulgurante avec ce film. Ici les choix de Corneau s’avèrent incroyablement payants et captivent de bout en bout. J’ai survolé rapidement le chapitre qu’il a consacré au film dans son autobiographie et Corneau y avouait qu’il s’était mis à paniquer à la moitié du tournage par rapport à ce que le film risquait de donner au final. Il aura fallu le soutien du directeur de la photographie (tu fais pas ceinture-bretelles ) pour que Corneau maintienne son cap de bout en bout. Cela est on ne peut mieux puisque c’est par ses méthodes de réalisation que le film atteint un certain statut de grâce. L’économie de dialogues, la direction d’acteur misant sur l’intensité interne des émotions et les cadrages fixes magnifiquement composés pour dépeindre cette intensité sont de merveilleux artifices afin de réussir à toucher ce grand mystère de l’art dont il est question tout le long du film. Tous les matins du monde aurait pu aisément se faire mortifiant par cette orientation. Il est juste fascinant parce que ces méthodes parfaitement assimilées (aucune impression de longueur ne se fait sentir) permettent d’atteindre au plus près et de manière puissante ce si impalpable questionnement. Juste extraordinaire et gros prétendant pour le film du mois.
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Amarcord
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Re: Alain Corneau (1943-2010)

Messagepar Amarcord » 14 juin 11, 00:44

Bon plan : coffret 10 DVD d'Alain Corneau, à moins de 25€, sur le site de la FNAC. Par ici :
http://video.fnac.com/a2479365/Coffret-Alain-Corneau-Les-10-Films-DVD-Zone-2
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majorsenta
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Re: Alain Corneau (1943-2010)

Messagepar majorsenta » 15 juin 11, 00:20

nobody smith a écrit : belle mécanique dominée par un Dewaere épatant même si je m’avoue un peu déçu par un certain passéisme de la mise en scène.

Je ne comprends pas trop.
Où vois tu le passéisme ?
Il avait justement installé un systéme de micro HF pour suivre ses acteurs..un peu comme Lumet dans Dog Day Afternoon.
Peut être que Si Dewaere est épatant, c'est aussi en raison de la mise en scéne de Corneau qui lui a permis de s'exprimer plus facilement.
En fait sur Tous les Matins du Monde...pour ceux qui n'auront pas lu sa biographie...il était en train de douter de sa mise en scéne en plan fixe.
C'est son chef operateur qui l'a aidé en le confortant dans ce choix et lui expliquant qu'il ne fallait surtout pas à ce moment avancé du tournage se mettre à faire bouger sa caméra de crainte que le parti pris du début ne passe pas...à renoncer à son idée par crainte.
Quand j'ai vu, le Deuxiéme Souffle...je n'ai pas compris car tout comme toi je l'ai trouvé raté et vraiment totalement raté.
La bonne idée selon moi aurait été d'actualiser le roman de Giovanni...de mettre l'histoire dans un contexte actuel, de s'éloigner du Melville, de mettre sa griffe..ce qu'il avait plus ou moins fait avec Le Choix des Armes.
Et en fait j'ai l'impression que sur ce film et d'autres, il n'etait plus en train de faire un film mais de faire du cinéma...il a fait une copie carbone en moins bien.
Sa version du Deuxiéme Souffle est un enorme hommage au cinéma ...au film de Melville...il a du se voir refaire le film, avec le plaisir de retourner des scénes qu'il avait aimé, qui l'avaient marqué..avec le plaisir d'entendre les dialogues, de trouver ses solutions à lui...Son Crime d'Amour...c'est cette fois du Fritz Lang...
Corneau était tellement cultivé et fin que j'ai du mal à le voir tomber dans le panneau sans lui chercher des raisons.

Sinon...j'ai craqué pour le coffret !

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Demi-Lune
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Re: Alain Corneau (1943-2010)

Messagepar Demi-Lune » 13 août 13, 11:44

La menace (1977)

Qu'on se souvienne des grandes heures de Série noire ou de Police Python 357 pour attendre impatiemment la découverte de cette Menace. C'était mon cas hier soir. Et j'avoue que le film m'a laissé assez déchiré.
Au scénario, le tandem Corneau/Boulanger ré-exploite les ficelles dramatiques de Police Python 357 avec ces engrenages similaires de faux coupable, de preuves accablantes, de malchance et d'impasses a priori inextricables. Seulement la réussite me paraît plus discutable à cause d'une gestion du suspense fragilisée par une accumulation d'invraisemblances et d'improbabilités. Dans Police Python, tous les indices que dissémine involontairement Montand peuvent paraître être des facilités mais ne préjudicient pas la conduite du récit : il y a un espèce de jeu tacite entre le réalisateur et le spectateur avec ce fléchage qui remonte jusqu'au héros et qui est justement source de suspense. A l'inverse, je trouve que tous les indices que fabrique volontairement Montand dans La menace pour disculper sa maîtresse finissent par être gênants dans leur "énormité" (de même que cette mise en scène inutilement complexe au Canada pour maquiller sa mort, franchement). Montand qui change la machine à écrire sous les yeux de Balmer (dingue comme il arrive toujours pile poil au bon moment, est partout à la fois), Montand qui montre bien en évidence ses griffures, Montand qui change la pendule... le plus gros dans toute cette histoire c'est que le flic joué par Balmer tombe à pieds joints dans le panneau (bravo la police), tire les plus mauvaises conclusions de cette "orgie de preuves", ne mette pas en doute leur véracité. Là j'avoue que j'ai du mal à avaler tout ça.
Fragile d'un point de vue scénaristique, cette mécanique du suspense me semble l'être également d'un point de vue dramatique. Dans Police Python, le piège est palpitant à suivre parce qu'on craint vraiment pour le héros, on est en empathie avec lui. Dans La menace, c'est bizarre mais bien que Carole Laure et Montand soient innocents, ils se comportent comme des coupables et on finirait presque par les croire comme tels. Le jeu des deux acteurs est très froid, très antipathique. Montand, dans ce film, est très éloigné du romantique blessé et acculé de Police Python. Ça, c'est très intéressant, et c'est peut-être ce qui a intéressé Corneau : comment le poids de l'engrenage finit par corrompre l'innocence. Mais l'effet pervers en termes d'empathie, c'est que du coup moi, en tant que spectateur, je ne crains plus pour le héros, il devient un magouilleur, un coupable de, j'ai envie qu'il se fasse pincer... bien qu'il soit factuellement innocent de la mort de Dominique ! Mes sentiments tout au long du film ont donc été très ambivalents... et particulièrement lors de cette course-poursuite canadienne, Duel du pauvre, où on espère tout autant que Montand se fasse rattraper qu'il puisse s'échapper. Le film est fragile mais je ne saurai dire si ça en fait sa force (le film me travaille encore, c'est bon signe) ou si ça le tire vers le bas. Toujours est-il que la toute-fin laisse un sacré goût dans la bouche
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le plan où la Volkswagen est écrasée par les deux camions est tétanisant
et annonce la noirceur totale de Série noire.

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Profondo Rosso
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Re: Alain Corneau (1943-2010)

Messagepar Profondo Rosso » 27 oct. 14, 02:20

Le Choix des armes (1981)

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Noël Durieux, un ancien truand, s'occupe désormais d'un haras avec sa femme Nicole. Mickey, un malfrat en cavale, trouve refuge chez lui, mais en le voyant discuter avec l'inspecteur Sarlat, il s'imagine que Noël l'a dénoncé...

Le Choix des armes vient conclure la série de grand polar d'Alain Corneau après les succès de Police Python 357 (1976), La Menace (1977) et Série Noire (1979). Alors que l'intrigue des précédents film reposait sur des ressorts de polar plus porté sur l'enquête, les indices et les rebondissements divers, Corneau souhaite procéder différemment avec Le Choix des armes. La trame s'inscrit ainsi dans une veine à la fois traditionnelle et moderne qui prend un tour de tragédie par cette opposition. Cela se traduit plus par un sentiment d'ensemble tout au long du film plutôt qu'un scénario volontairement linéaire. Le film confronte Noël Durieux (Yves Montand), ancien truand rangé au jeune chien fou Mickey (Gérard Depardieu). Les deux se croiseront lorsque Mickey en cavale avec un ancien acolyte de Durieux tente de trouver refuge chez ce dernier. Corneau les oppose dès la scène d'ouverture où le grain de folie de Mickey lors de l'évasion trouve son contrepoint au réveil paisible de Durieux, sa tendresse avec son épouse Nicole (Catherine Deneuve) et le calme de son haras. La nature imprévisible de Mickey et la réaction en retour de Durieux va les amener dans une spirale tragique où leur univers va voler en éclat. Corneau se place ainsi d'un côté dans la tradition du polar français classique avec amitié, code d'honneur et bandes ((et aussi tenue vestimentaire avec feutre et imperméable élégant) quand Montand fera appel à ses anciens acolytes pour traquer Mickey qui le menace. Tout se fait dans un silence entendu, avec méthode et précision pour remonter la piste (la demeure dévastée et cambriolée de Constantini) chez les gangster classique quand c'est le chaos permanent dans le parcours de Mickey qui enchaîne brutalité, menace et braquage sans aucune cohérence, restant miraculeusement en liberté. Depardieu pourtant déjà vu dans ce registre de jeune loubard parvient pourtant à se réinventer avec ce personnage incroyable. C'est un homme-enfant à l'allure de colosse guidé par un instinct de survie quasi animal, s'abandonnant totalement à la folie et à la violence lorsqu'il est menacé mais étonnamment touchant lorsqu'on daigne le prendre par le bon bout (la tête à tête avec Deneuve, les entrevues avec sa fillette). Une sorte de monstre aux pieds d'argile, aussi effrayant que vulnérable.

Cette opposition entre tradition et modernité s'exprime aussi bien sûr visuellement. Montand construit son personnage dans l'élégance et le raffinement du gentleman farmer quand Depardieu le regard fou, les cheveux en bataille et la démarche pataude ne dégage que l'anarchie. Le haras et son majestueux cadre naturel symbolise ainsi cette tranquillité bourgeoise de Durieux, à l'inverse de l'environnement urbain grisâtre et des barres de cité banlieusardes qui font là leurs premières apparitions dans le cinéma français (et les personnages de paumé qui vont avec comme Richard Anconina). Ce qui rejoint finalement les deux personnages et qui les perdra, c'est le recours à la violence et à la vendetta comme solution. C'est en traquant Mickey et en réveillant sa fébrilité que Durieux va rendre celui-ci d'autant plus menaçant pour lui, entraînant au terrible drame final. Il le comprendra bien trop tard mais pourtant Corneau désamorce ainsi brillamment la confrontation finale attendue. Ce combat des générations aura pourtant bien lieu grâce au duo jumeau des personnages principaux. Gérard Lanvin en flic impulsif conduit également droit à la catastrophe les destinées de chacun, n'écoutant pas les paroles du vieux sage Michel Galabru dont les méthodes plus discrètes et pragmatiques montreront l'efficacité. Une relation amoureuse brisée conduit ainsi à un possible lien filial où nos deux héros se rejoindront pour un avenir meilleur dans une surprenante conclusion. 5/6

Brancaleone
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Re: Alain Corneau (1943-2010)

Messagepar Brancaleone » 1 avr. 17, 00:38

Je suis étonné que personne ne parle de France Société Anonyme , 1er film certes non exempt de maladresses mais au sujet et au ton très original ! A quand une sortie DVD ?

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Jeremy Fox
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Re: Alain Corneau (1943-2010)

Messagepar Jeremy Fox » 1 avr. 17, 07:40

Brancaleone a écrit :Je suis étonné que personne ne parle de France Société Anonyme , 1er film certes non exempt de maladresses mais au sujet et au ton très original ! A quand une sortie DVD ?

Il existe dans le coffret Corneau. Pas pu aller au bout tellement j'ai trouvé ça mauvais et insupportable.

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Re: Alain Corneau (1943-2010)

Messagepar Kevin95 » 3 avr. 17, 17:25

Jeremy Fox a écrit :
Brancaleone a écrit :Je suis étonné que personne ne parle de France Société Anonyme , 1er film certes non exempt de maladresses mais au sujet et au ton très original ! A quand une sortie DVD ?

Il existe dans le coffret Corneau. Pas pu aller au bout tellement j'ai trouvé ça mauvais et insupportable.

Coute malheureusement bonbec comme la plupart des coffrets Studio Canal de l'époque.
Les deux fléaux qui menacent l'humanité sont le désordre et l'ordre. La corruption me dégoûte, la vertu me donne le frisson. (Michel Audiard)

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Re: Alain Corneau (1943-2010)

Messagepar AtCloseRange » 3 avr. 17, 17:48

Il est sur Filmo TV. Il y a un focus sur Corneau en ce moment.
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Re: Alain Corneau (1943-2010)

Messagepar Flol » 3 avr. 17, 18:08

Je viens de constater que Le Nouveau Monde (pas vu) a un casting délicieusement improbable : Alicia Silverstone, James Gandolfini, Guy Marchand et Dany Brillant. :o
Le Kamoulox est total. Et le film vaut quoi ?

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Re: Alain Corneau (1943-2010)

Messagepar Jeremy Fox » 3 avr. 17, 18:41

Ratatouille a écrit :Je viens de constater que Le Nouveau Monde (pas vu) a un casting délicieusement improbable : Alicia Silverstone, James Gandolfini, Guy Marchand et Dany Brillant. :o
Le Kamoulox est total. Et le film vaut quoi ?

Dans mon très ancien souvenir c'est un film assez romantique et qui m'avait assez plu. Je le regarderais un de ces jours ; voire même cette semaine :idea:

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Re: Alain Corneau (1943-2010)

Messagepar Grimmy » 3 avr. 17, 19:42

Brancaleone a écrit :Je suis étonné que personne ne parle de France Société Anonyme , 1er film certes non exempt de maladresses mais au sujet et au ton très original ! A quand une sortie DVD ?

Comme Jérémy, je n'ai pas pu aller jusqu'au bout. Franchement nul...

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Re: Alain Corneau (1943-2010)

Messagepar Jeremy Fox » 3 avr. 17, 20:54

Kevin95 a écrit :Coute malheureusement bonbec comme la plupart des coffrets Studio Canal de l'époque.

Non je ne reparlerais pas d'un certain Noël 2010 ou 2011 chez Noz :uhuh:

Spoiler (cliquez pour afficher)
Le Corneau était par exemple à 7.99 ou 9.99, je ne me souviens plus vraiment :mrgreen:

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Re: Alain Corneau (1943-2010)

Messagepar Karras » 4 avr. 17, 00:02

Ratatouille a écrit :Je viens de constater que Le Nouveau Monde (pas vu) a un casting délicieusement improbable : Alicia Silverstone, James Gandolfini, Guy Marchand et Dany Brillant. :o
Le Kamoulox est total. Et le film vaut quoi ?

J'en ai profité pour ressortir mon coffret Corneau et découvrir le film dans la foulée et c'est plutôt pas mal : un regard sur la période d'après guerre qui laisse pas mal de place à la musique ( jazz, gospel ), et une trame romantique ou c'est plutôt la jeune Sarah Grappin qui tire son épingle du jeu, Silverstone étant plutôt cantonné à un rôle de pom-pom girl. Quelques scènes wtf
Spoiler (cliquez pour afficher)
(dont un fisting bovin par Guy Marchand ) :lol:
et un excellent Gandolfini dans un rôle assez ambigu. Heureusement Dany Brillant n'apparait que 3 minutes à la fin du film ; à voir surtout pour les passages musicaux de jazz qui sont plutôt bons.

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Re: Alain Corneau (1943-2010)

Messagepar Jeremy Fox » 4 avr. 17, 08:09

Revu aussi Le Nouveau monde hier soir et ce n'est pour ma part pas franchement une réussite. Corneau ressort ses jouets de sa malle à trésor (voitures américaines rutilantes, Juke Box colorés, uniformes de GI), quelques souvenirs sensuels de son adolescence, met en avant sa passion pour le jazz -et les Pom Pom Girls- et, au sein d'une écriture plus que lâche, nous signe une chronique parfois pas déplaisante mais pas non plus très enthousiasmante, que ce soit sur la forme que sur le fond, entre naïveté un peu niaise et séquences 'WTF' comme l'a dit Karras. On va dire qu'il s'est fait plaisir et que son acteur principal est plus doué pour les percussions que pour l'art dramatique. Reste cependant quelques très bons morceaux de jazz de l'époque dont plusieurs de Thelonious Monk, une baston générale comme dans les films de Ray Enright et un James Gandolfini parfois halluciné lorsqu'il se met à devenir teigneux. Pour le reste, pas grand chose à se mettre sous la dent.