Richard Quine (1920-1989)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980...

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Cathy
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Re: Richard Quine (1920-1989)

Messagepar Cathy » 8 nov. 09, 19:43

Anorya a écrit :
Cathy a écrit :Il ne faut pas oublier que deux têtes folles n'est autre que le remake de la Fête à Henriette d'un certain Julien Duvivier :fiou: !


Certes, mais je doute de voir l'original : il n'y a pas Audrey Hepburn. :idea: :mrgreen:


Pourtant l'original est bien meilleur que Deux têtes folles et Dany Robin tout à fait charmante :) !

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Cathy
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Re: Richard Quine (1920-1989)

Messagepar Cathy » 15 nov. 09, 20:34

Deux têtes folles, Paris when it sizzles (1964)

L'avis d'Anorya m'a donné envie de revoir ce film, ce qui fut chose fait ce week end. Les films sur le cinéma dans le cinéma m'ont toujours plu, ici nous sommes à la fois dans ce style mais aussi dans la comédie romantique traditionnelle. Richard Quine ne sait totalement où entrainer son film, parfois la fiction rejoint la pseudo réalité dans son traitement loufoque. Le côté écriture d'un scénario permet toutes les folies "ridicules" comme cette course poursuite entre Rick le vampire et Gaby. Ceci n'empêche pas aussi, est-ce que Richard Quine était un pro-Duvivier (vu que le film est un remake de La Fête à Henriette) tant il critique ce cinéma de la nouvelle vague qui ne raconte plus rien ! Les private jokes sont légion comme l'allusion à My Fair Lady même histoire que celle de Frankenstein, etc. Le film est un peu trop décousu par moment, ce qui est dommage. Mais on appréciera le fameux "faux" générique avec chanson chantée par Sinatra et ce fameux "fondu enchainé" si utilie pour contourner la censure. William Holden est totalement Rick, auteur alcoolique, charmeur malgré tout et Audrey Hepburn fait preuve de plus de fantaisie qu'accoutumée. Sans être un chef d'oeuve, deux têtes folles n'en reste pas moins un charmant film très ancré dans son époque et qui permet de voir aussi une vision américaine sur la "nouvelle vague". A noter aussi la présence de notre Raymond Bussières national en chauffeur, sans oublier naturellement Tony Curtis en amoureux ridicule ou second policier.

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Re: Richard Quine (1920-1989)

Messagepar Anorya » 16 nov. 09, 18:53

Content que ça t'ait donné envie de le revoir. :D
Sans être un chef d'oeuvre et pour peu qu'on accepte toutes les fantaisies que permet la mise en abîme qu'exerce nos "deux têtes folles", on passe un agréable moment et celà me suffit amplement. Et comme tu le soulignes, William Holden est tout à fait dans son rôle. Un acteur que j'en viens à apprécier de plus en plus (je le trouve formidable aussi chez Wilder, qu'il tienne un rôle plus (Sabrina) ou moins (Stalag 17, Boulevard du Crépuscule) mineur). J'aurais même tendance à dire que lui avec Hepburn suffiseraient à mon bonheur, que le film soit réussi ou non... :wink:
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Re: Richard Quine (1920-1989)

Messagepar Boubakar » 3 janv. 10, 15:22

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Deux têtes folles (1964)

Un film où l'on tacle la sacrosainte "Nouvelle vague" ne peut pas être mauvais ! :lol:
J'aime beaucoup cette mise en abime du cinéma qui nous est montré, et dans laquelle on voit les différentes aventures du couple Holden-Hepburn (dont un petit clin d'œil à Diamants sur canapé), peut-être un peu trop longue (je suis un peu plus mitigé sur l'apparition du personnage de Tony Curtis), mais ça marche à fond, avec une vision très touristique de Paris. Et j'aime bien le décorticage sur les clichés du cinéma, comme si on déballait toute la vérité au public, peut-être pas aussi connaisseur qu'on peut l'être aujourd'hui, mais toujours détourné de façon assez drôle (comme le faux générique).
Décidément, sur le 3 films de Richard Quine découverts, un sans-faute pour le moment...

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Messagepar Jeremy Fox » 23 févr. 10, 07:58

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Revu hier soir et je n'ai pas pu m'empêcher de me demander à chaque scène, à chaque plan, s'il ne s'agissait pas du plus beau film du monde. Kim Novak n'a jamais été si belle, Kirk Douglas n'a jamais été si touchant ; leur couple est l'un des plus beaux et convaincants qu'il m'ait été donné de voir. Ernie Kovacs est tout simplement génial et la mise en scène touche à la perfection. Je ne m'en lasse pas.

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Re: Re:

Messagepar Alphonse Tram » 23 févr. 10, 13:46

Jeremy Fox a écrit :Image
Revu hier soir
Ah, je me disais aussi, ce n'est pas nouveau.
Mais il est vrai que la qualité de l'ensemble touche à la perfection. J'adore également. Un style classique, rigoureux.
Oubliez la mauvaise qualité d'image, mais je ne peux m'empécher de montrer ceci :
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Re: Re:

Messagepar Jeremy Fox » 23 févr. 10, 14:11

Alphonse Tram a écrit :Oubliez la mauvaise qualité d'image, mais je ne peux m'empécher de montrer ceci :


Ce sont des captures du zone 1 ?

Car dans l'ensemble, la qualité est quand même au rendez-vous sur le zone 2 ; la définition sur les scènes de plage par exemple est assez étonnante et la colorimétrie semble respectée la plupart du temps

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Messagepar Alphonse Tram » 23 févr. 10, 14:26

Jeremy Fox a écrit :Ce sont des captures du zone 1 ?
Car dans l'ensemble, la qualité est quand même au rendez-vous sur le zone 2 ; la définition sur les scènes de plage par exemple est assez étonnante et la colorimétrie semble respectée la plupart du temps
Oui, c'est le zone 1. La qualité reste très correcte en effet.
Ce sont mes captures qui sont moyennes, j'ai parfois quelques problèmes de compression :wink: C'était juste pour illustrer une scène forte du film. J'en garde un excellent souvenir. Je n'ai pas encore fait de top, mais celui-ci est du meilleur niveau.
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Re: Richard Quine (1920-1989)

Messagepar Jeremy Fox » 23 févr. 10, 14:33

Il s'agit de la séquence finale, poignante effectivement. Mais j'adore aussi la scène au cours de laquelle Kim Novak essaie d'aviver le désir chez son mari, cette autre qui voit Ernie Kovacs déprimer suite à son succès, et tant d'autres...

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Re: Richard Quine (1920-1989)

Messagepar Chip » 24 févr. 10, 08:32

D'Accord avec tout ce qui est dit, un film magnifique, un des plus beaux tournés par Kirk Douglas.

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Re: Richard Quine (1920-1989)

Messagepar angel with dirty face » 27 mars 10, 19:27

Strangers When We Meet (Richard Quine, 1960)

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Attention spoiler!

A partir d'une histoire d'adultère assez classique, Richard Quine a signé un film très dérangeant. Je me suis rarement retrouvé mal à l'aise devant un film et Strangers When We Meet fait désormais partie de ces quelques exceptions. Peut-être parce qu'au final il est surtout plus question d'amour que d'un simple adultère. Et tant mieux! Parce que si Maggie, superbement interprétée par Kim Novak, y est pour beaucoup (je repense à la scène du début avec son mari et à celle où elle raconte à Larry l'histoire de la nuit où elle aurait pris un somnifère), les hommes, qu'il s'agisse de Larry Coe (Kirk Douglas dans un de ses meilleurs rôles) ou de Felix Anders (Walter Matthau) contribuent eux aussi à rendre ce drame encore plus glauque... Tous les acteurs cités mais aussi Barbara Rush dans le rôle de l'épouse trompée et Ernie Kovacs dans celui d'un écrivain en proie au doute (qui apporte une touche d'humour) sont inspirés! Ce n'est pas le genre de film que je verrais deux fois, mais il n'en reste pas moins un film à découvrir pour ceux qui ne connaissent pas. Une réussite!

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Re: Richard Quine (1920-1989)

Messagepar Profondo Rosso » 14 mai 10, 03:59

Deux têtes folles (1964)

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Superbe exercice dans le sous genre si difficile du film sur le cinéma. Une première moitié de film ébouriffante d'inventivité où William Holden scénariste fêtard et bon vivant se voit contraint de conclure en deux jour un scénario qu'il n'a pas commencé à écrire et pour ce faire il aura fort besoin de la jeune secrétaire incarné par Audrey Hepburn. Le récit e fait donc l'illustration des tâtonnement de Holden pour trouver la bonne histoire, le bonne angle et le ton idéal, toutes les pistes se manifestant à l'image sous forme de film dans le film où lui dont lui et Audrey Hepburn sont les protagonistes. Richard Quine joue à merveille de son postulat en alternant les parodies de genre divers (épouvante, espionnage, polar), se moquant des clichés de ce genre d'intrigue sentimental tout en en usant puisque l'évolution des rapports entre Holden et Hepburn dans le réel déteignent sur le l'intrigue imaginaire. Que Holden se montre un peu trop entreprenant et la fasse boire pour arriver à ses fin, et Hepburn l'imaginera en monstre d'épouvante affamé de sa vertu. Il en va de même lorsque Holden manifestant une légère jalousie pour un rendez galant à venir d'Hepburn avec un jeune acteur le transforme en bellâtre narcissique et égoïste dans le scénario en cours. Le tout ponctué de caméos surprenant de véritable stat comme Marlène Dietrich, Tony Curtis dans un double rôle ou encore Franck Sinatra. Les blagues moqueuse sur ce nouveau cinéma intellos et la Nouvelle Vague sont fort amusantes également.
La seconde partie est plus aventureuse en laissant presque entièrement la place à la fiction dans la fiction, laissant deviner la tournure des rapports réels des héros par les réactions de leurs double, ainsi que par d'amusante interventions en voix off en cas de désaccords des deux auteurs. Un parti pris assez aventureux après un début si parfaitement écrit surtout que la fausse intrigue est des plus fantaisiste. Ca fonctionne pourtant parfaitement, l'aspect bancal correspondant au trouble que ressentent les auteurs, Holden soudainement effrayé par les sentiments qu'il ressent tandis que Audrey Hepburn se laisse embraser par la passion.Les deux acteurs offrent d'ailleurs des performances épatantes, Holden (pas un hasard d'en refaire un scénariste après Sunset Boulevard) dissimulant à nouveau une belle fragilité sous ses allures de séducteur sûr de son art. Quant à Hepburn c'est une de ses meilleures performances, les différentes tonalité du film lui permettant d'aborder de multiples registre : l'ingénue pleine de charme qu'on connaît, l'espionne manipulatrice ou carrément la pure vamp lors d'une inoubliable scène de bain moussant. Richard quine dynamise idéalement le tout par un rythme alerte et une réalisation inventive avec le miracle de véhiculer les plus grands clichés romantiques (avec un Paris ensoleillé et touristique à souhait), en être conscient et parvenir à les faire miraculeusement fonctionner au premier degré. La preuve étant la scène de conclusion épatante où l'ironie cotoie l'émotion la plus sincère. Excellent ! 5/6

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Re: Richard Quine (1920-1989)

Messagepar Profondo Rosso » 16 juil. 10, 01:18

L'Inquiétante Dame en noir (1962)

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William Gridley (Jack Lemmon), un jeune diplomate américain est envoyé à Londres. A la recherche d'un appartement à louer en ville, il postule auprès de la ravissante Carlyle Hardwicke (Kim Novak) qui consent à lui céder l’appartement. Mais ce qu’il ignore c’est qu’elle est le suspect numéro 1 du meurtre de Miles Hardwicke époux de cette dernière dont on n’a jamais retrouvé le corps.

Quelques années avant son bijou Deux têtes folles, Richard Quine s’essayait déjà à l’exercice de la parodie et de la mise en abyme cinématographique avec ce génial pastiche hitchcockien co écrit avec Blake Edwards. L’histoire dépeint la rencontre entre une américaine installée à Londres soupçonnée de meurtre avec un modeste employé d’ambassade joué par Jack Lemmon qui ne sait rien de cette fâcheuse réputation. A partir de cette idée va s’amorcer une enquête policière loufoque où Lemmon tombé amoureux va tout faire pour prouver l’innocence de Kim Novak. Tout les grands climax du récit vont ainsi s’appliquer à reprendre de manière délirante et outrancière des classiques de séquences de Hitchcock. Le début où Lemmon encore méfiant soupçonne Novak de vouloir l’empoisonner lorgne donc vers Soupçons en inversant les rôles, plus tard une filature nocturne dans un Londres sinistres et brumeux évoquera The Lodger, une séquence de tribunal avec Novak en accusée Le Procès Parradine et la course poursuite finale en train et par la campagne Les 39 marches mais aussi La Mort aux Trousses. Malgré un côté un à peu décousu, toutes ces différentes péripéties ne font pas dans la parodie pure Quine est plus subtil que cela et l’enquête maintien tout son intérêt à coup de rebondissements déroutants et de révélation en pagaille. Surtout, avant de partir tout azimuts, Quine aura pris le temps de rendre ses personnages très attachant. Kim Novak (jamais plus belle et émouvante que devant la caméra de Quine son réalisateur fétiche) étincelle de fragilité en accusée à tort (et son choix dans une déclinaison de Hitchcock est des plus judicieux) et après Embrasse Moi Idiot de Wilder démontre à nouveau une légèreté et un timing comique irrésistible. Il faut la voir accueillir Lemmon au début avec un accent outrancier, mais c’est surtout en accusée à tort oppressée de toute part qu’elle arrive à nous toucher par sa grâce. Lemmon en monsieur tout le monde remuant ciel et terre offre encore un grand numéro. Quine prend son temps pour montrer leur rapprochement avant de partir dans le grand huit comique. Fred Astaire en second rôle s’avère très sympathique aussi. Sous la légèreté le suspense n’est pas exclu loin de là et quelques élans de noirceur et de violence viennent nous rappeler que nous sommes bien devant un thriller, même pour rire notamment une dernière demi-heure ébouriffante de rythme. Pas tout à fait aussi brillant que Deux têtes folles mais fort réussi tout de même.4,5/6

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Re: Richard Quine (1920-1989)

Messagepar someone1600 » 17 juil. 10, 02:40

Ca a l'air vraiment intéressant en tout cas. Et je crois bien l'avoir enregistré celui-la.... :D

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Profondo Rosso
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Re: Richard Quine (1920-1989)

Messagepar Profondo Rosso » 23 juil. 10, 13:36

Comment tuer votre femme (1965)

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Stanley Ford (Jack Lemmon) est un auteur de bande dessinée à succès qui raconte chaque jour les aventures de Bash Brannigan, agent secret. Célibataire endurci, il vit avec son majordome Charles Firbank (Terry-Thomas) une vie réglée et immuable. Un jour, sous l'emprise de l'alcool, il épouse une strip-teaseuse italienne (Virna Lisi) qui ne tarde pas à prendre une grande place dans son existence. Stanley Ford ne rêve alors que de sortir de cette situation.

Après "L'inquiétante dame en noir" et le génial "Deux têtes folles", le film qui conclu en quelque sorte unee trilogie entamée par Quine et George Axelrod sur la mise en abîme, les rapport entre réel et création.Le scénario déplace cette fois tout l'aspect référenciel au cinéma des deux précédents film pour une évocation hilarante des rapports hommes/femmes. C'est par la voix off puis la silhouette distinguée de son majordome (Terry Thomas fabuleux en valet british possessif) que nous est présenté le héros Jack Lemmon, dessinateur de bd et célibataire endurci au quotidien réglé comme du papier à musique. Le ton est distancié à souhait avec un Terry Thomas multipliant les clins d'oeils au spectateur tandis qu'il présente l'intérieur cossu de son maître et son mode de vie dont toute relation durable est exclu. L'argument du film est outrageusement machiste puisque les femmes et le mariage son synonyme d'enfer ultime auquel il convient absolument d'échapper à tout prix. Un enterrement de vie de garçon au allures de veillée funèbres confirme cette idée de manière jubilatoire avant que l'annulation des fiançailles lance la vraie fête, au lendemain de laquelle Lemmon se réveille marié à la belle Virna Lisi (1ere apparition mémorable en petite tenue sortant d'un gâteau...). Celle ci joue l'italienne exubérante et sexy dans toute sa splendeur, envahissante pour un Lemmon qui subit tout les clichés liés au mariage puisqu'il s'empâte à force de bon plat, ne dort plus à cause des ardeurs de sa belle et de son addiction à la télévision tandis que la décorations féminine criardes envhai l'appartement. Le questionnement entre réel et fiction se fait par l'intermédiaire de la bd du héros qui fait de son personnage un extension de lui même. Du temps du célibat, celui ci était un agent secret à la vie trépidante dont Lemmon expérimente les exploit physique dans la réalité et une fois la corde au cou c'est à l'aventure du mariage qu'est soumis le double de papier. Lemmon y lâche donc ces frustrations et y projette le meurtre de sa femme, mais est ce vraiment uniquement dans la bd ? Le côté machiste assumé est d'une drôlerie irrésistible tant il est assumé, à la convention du devoir de mariage Lemmon argumente pour sa défense dans une grandiose tirade finale le droit de chaque homme à souhaiter un jour tuer sa femme, appuyé par tout les maris présents... Quine multiplie les idées de gags fabuleuses tel tout les gaffes commises par Virna Lisi conclu par un gros câlin dont l'image se floute progressivement, le rapport presque marital entre Lemmon et son valet... Virna Lisi au grand potentiel comique n'est pas tout à fait au diapason de Lemmon sur le registre dramatique et la conclusion ne rend pas tout à fait toute l'émotion souhaité après les envolées anti mariage qui ont précédées, même si on saisit la morale de l'histoire (applicable dans les deux sens) en dépit des défauts divers l'autre est indispensable. 4,5/6