Richard Quine (1920-1989)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980...

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Cathy
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Re: Richard Quine (1920-1989)

Messagepar Cathy » 5 août 12, 00:29

Du plomb pour l'inspecteur, Pushover (1954)

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Ce scenario rappelle d'autre scenario de films noirs, le policier qui tombe amoureux de la bad girl et se corrompt pour elle c'est du vu et du déjà vu. Mais ici tout est d'une platitude, d'un ennui pas possible et accumule les poncifs du genre, le gangster, le casse, la pépée du gangster et le flic en trenchcoat, et évidemment la nuit élément essentiel de tout film noir. Certes la dernière demi-heure relève un peu le niveau, mais que le film est ennuyeux. Il a pourtant une certaine réputation, alors est-ce parce qu'il s'agit de la première apparition de Kim Novak à l'écran et de son premier film avec son mentor, peut-être. Elle y est magnifique superbement filmée ; même si son non-jeu équivaut sa beauté. Elle se contente de trainer de son appartement à dehors en arborant un manteau de vison. On n'arrive pas à comprendre comment le policier peut être amoureux de cette femme qui est d'une froideur épouvantable et ne montre jamais aucune émotion. Elle sera mieux dirigée après heureusement. Quant à Fred McMurray, il est étonnant de le voir dans un rôle aussi noir, même si son personnage fait penser au héros de Double indemnity par son amour "interdit", son penchant pour le meurtre et son attrait pour l'argent enlève toute empathie qu'on pourrait avoir pour un flic "ripoux amoureux". Ajoutons à cela une mise en scène lourde, où il ne se passe quasiment rien hormis des écoutes téléphoniques et des surveillances de fenêtre. Bref un film noir mineur, ennuyeux, et une grosse déception, mais finalement je finis par penser que je ne suis pas très sensible au cinéma de Richard Quine excepté un ou deux films (Adorable voisine, My Sister Eileen qui n'est sans doute pas le plus représentatif du réalisateur).

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Miss Nobody
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Re: Richard Quine (1920-1989)

Messagepar Miss Nobody » 28 déc. 12, 11:23

Un petit oubli réparé... :)

Liaisons secrètes - Strangers when we meet

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« Strangers when we meet » est un mélodrame oublié qui ne possède certes pas le charme visuel d'un Douglas Sirk mais renferme de vraies richesses. Chronique délicate d'un amour infidèle, il est aussi un film qui ose, avec pudeur mais sans concession, montrer ce qu'Hollywood voilait encore à l'époque sous une hypocrisie de rigueur. Car derrière l'idéal américain des années 60, les familles modèles, les intérieurs coquets, les apparences de bonheur, le quotidien est fait d'ambitions frustrées, de libido bridée, d'adultères ordinaires, et d'ennui...

L'intrigue déroule son fil assez lentement et nous enveloppe d'une atmosphère tantôt romantique tantôt inconfortable. Entre Kim Novak, qui traîne froideur et mélancolie sur son visage pâle, et Kirk Douglas, qui s'obstine à garder son habit de père et mari idéal, s'installe une relation enrobée de malaise. Quelques scènes, franches et troublantes, viennent rehausser cette impression; ce sont celles de l'épouse lascive qui dévoile son désir à un mari embarrassé, de cette bouche impudique qui avoue s'être offerte à un inconnu dans des circonstances pour le moins dérangeantes, ou encore du voisin et ami fidèle qui manque de violer une femme délaissée, sous couvert de lui apporter du réconfort. Trois scènes terribles qui témoignent des rapports hommes-femmes de l'époque, boiteux et souvent malsains.

Bien que la chose soit finalement assez banale, le quotidien du couple adultère est dépeint avec une sensibilité inédite et une justesse exemplaire. Le sentiment amoureux, l'urgence et l'excitation qu'il entraîne, mais aussi l'imprudence et l'angoisse liées aux amours illicites, sont joliment traduits à l'image dans des scènes simples mais évocatrices. Les sous-intrigues qui entourent le couple paraissent un peu plus fades même si globalement, on observe un équilibre pertinent entre l'histoire centrale et les respirations annexes: aussi, à trois reprises, Kirk l'architecte se rend chez un de ses clients, comme pour dialoguer avec sa propre conscience, tandis qu'on retrouve toute la symbolique de la maison qui s'érige au rythme de la passion, pour former un cocon éphémère autour du couple, un nid d'amour qui ne leur appartiendra jamais.

Porté par un couple vedette convaincant (Kirk Douglas en homme multifacette qui se perd, et Kim Novak en ménagère hitchcockienne insondable) et par de beaux seconds rôles (notamment Barbara Rush, qui conjugue beauté et intelligence), « Strangers when we meet » est un film modeste et sensible qui, jusque dans sa fin douce et émouvante, renonce aux artifices du mélodrame larmoyant. Une belle immersion dans les années 60 et ses modèles sociétaux chancelants.

7,5/10

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Jeremy Fox
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Re: Richard Quine (1920-1989)

Messagepar Jeremy Fox » 28 déc. 12, 11:25

Miss Nobody a écrit :« Strangers when we meet » est un mélodrame oublié qui ne possède certes pas le charme visuel d'un Douglas Sirk



Pas certain pour ma part ; j'ai adoré l'aspect visuel du film justement. En tout cas, me concernant, je le place au dessus de n'importe quel Sirk.

Beau texte sinon : "Le quotidien du couple adultère est dépeint avec une sensibilité inédite et une justesse exemplaire". 8)

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Cathy
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Re: Richard Quine (1920-1989)

Messagepar Cathy » 28 déc. 12, 11:31

Je préfère cent fois les mélos de Sirk qui certes sont peut-être moins "véridiques" mais plus touchants à mon goût. C'est sans doute le côté trop "cru" de cette liaison qui ne m'a pas plus plu que cela !

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Re: Richard Quine (1920-1989)

Messagepar AtCloseRange » 28 déc. 12, 11:53

Jeremy Fox a écrit :
Miss Nobody a écrit :« Strangers when we meet » est un mélodrame oublié qui ne possède certes pas le charme visuel d'un Douglas Sirk



Pas certain pour ma part ; j'ai adoré l'aspect visuel du film justement. En tout cas, me concernant, je le place au dessus de n'importe quel Sirk.

J'ai beau adorer Sirk, je suis d'accord avec ça. Il n'y a guère que le sublime Le Temps d'Aimer et le Temps de Mourir qui soit à ce niveau.
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Re: Richard Quine (1920-1989)

Messagepar Pat Wheeler » 27 janv. 13, 11:07

J'ai récemment déniché quelques comédies de Richard Quine qui m'ont l'air délicieuses: L'Inquiétante Dame en Noir, Comment tuer votre Femme et Une Vierge sur Canapé.

De lui, j'ai moyennement apprécié Du Plomb pour l'Inspecteur, polar un peu plat et répétitif malgré un concept intéressant, bien aimé L'Adorable Voisine qui est d'une exquise légèreté et adoré Les Liaisons Secrètes (je préfère de loin le titre original en fait, Strangers when we meet), découvert cette semaine et que je place d'emblée parmi les plus beaux mélos de son époque.
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Re: Richard Quine (1920-1989)

Messagepar Cathy » 27 janv. 13, 13:10

J'aimais bien une Vierge sur canapé, mais la dernière fois que je l'ai vu, j'ai trouvé que Natalie Wood était exaspérante dans un surjeu de tout instant ! J'ai bien aimé l'inquiétante dame en noir et le final sur la lande qui ne colle pas avec le reste du film et tombe dans une sorte de burlesque plutôt sympa.

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Re: Richard Quine (1920-1989)

Messagepar Pat Wheeler » 27 janv. 13, 17:00

Oh, pourtant la ch'tite Natalie... :oops:
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Re: Richard Quine (1920-1989)

Messagepar Cathy » 27 janv. 13, 18:05

Pat Wheeler a écrit :Oh, pourtant la ch'tite Natalie... :oops:


J'ai été surprise car j'aimais bien ce film, mais en le revoyant, elle m'a exaspérée au plus haut point. Elle en fait vraiment des tonnes :oops:

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Re: Richard Quine (1920-1989)

Messagepar magobei » 3 avr. 14, 17:18

Bell, Book and Candle (1958)

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J'aurais aimé apprécier ce film, pour la qualité du duo Novak-Stewart, et pour certaines répliques. Notamment quand Novak fait son coming-out de sorcière, évoquant son passé agité, et que Stewart rétorque: "Vous vous êtes livrée à des activités anti-américaines?" Dans le sillage du maccarthysme, de la "chasse aux sorcières", la référence est savoureuse...

Mais malheureusement, je trouve le film assez plat, presque ennuyeux, téléphoné, plombé aussi par ses faire-valoir comiques (Lemmon est vraiment en pilotage automatique). Et alors que Novak est incroyablement glamour en sorcière, Quine ne l'exploite guère, passant très (trop) rapidement sur la scène de séduction.
Ça sera la restauration antédiluvienne de 2017 sortie chez Olive et Koch, mais avec un bitrate à 26Hz et du DNR à 36Mb comme toujours chez l'éditeur. Autant dire que l'image sera merdique. Mais je vais l'acheter, même si ça fera doublon avec le Olive, le Koch et le Indicator parce qu'il y a des STF - je n'en ai pas besoin, mais c'est important si on veut partager - et surtout la VF d'origine avec Henri Chalant qui double Rex Edwards qui joue l'indien qui se fait tuer sur la gauche à 40:23.

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Re: Richard Quine (1920-1989)

Messagepar Profondo Rosso » 5 juin 14, 07:57

Le Monde de Suzie Wong (1966)

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Robert Lomax, homme d'affaires américain, débarque à Hongkong pour refaire sa vie et se consacrer à la peinture. Sur le ferry, il rencontre une jeune fille timide, Mee Ling. Celle-ci, qui s'appelle en réalité Suzy Wong, a dû se résoudre à se prostituer pour survivre. Lomax la retrouve en ville et lui propose alors de poser pour lui.

Richard Quine est bien évidemment surtout connu pour ses délirantes comédies mais il sut toujours distiller au sein de celles-ci une émotion qui faisait la différence (My sister Eileen (1955), L'Adorable voisine (1958)) et finalement signerait sa plus éclatante réussite en laissant totalement s'exprimer sa veine dramatique avec Les Liaisons Secrètes (1960). On peut en dire autant de ce méconnu Monde de Suzie Wong, autre incursion du réalisateur dans le mélodrame. Le film est l'adaptation du roman éponyme de Richard Mason paru en 1957 et devenu instantanément un classique de la littérature anglo-saxonne. Avant la transposition de Richard Quine, le film aura été dès 1958 adapté au théâtre à Broadway avec William Shatner et Frances Nuyten.

L'histoire dépeint la romance complexe entre l'américain Robert Lomax (William Holden qui goûte à niveau aux amours mixtes après La Colline de l'adieu) et Suzie Wong (Nancy Kwan) au sein de Hong Kong, cette relation questionnant au niveau moral, racial mais aussi culturel quant aux obstacles qui se mettront en travers du couple. Robert Lomax est un architecte qui a décidé de tout quitter pour un an afin de se lancer dans une carrière de peintre et s'installe pour cela à Hong Kong. Dès son arrivée dans la péninsule, il est pris à partie par une jeune hongkongaise insolente qui s'affirme fille d'un riche homme d'affaire chinois. Forcé de s'installer dans un hôtel bon marché du quartier de Wan Chai, il constatera qu'il se trouve dans un lieu de passe entre riches européen et marins de passages avec des prostituées locales. Et surprise la jeune femme précédemment rencontrée y officie, sensuelle et provocante sous le nom de Suzie Wong. Notre héros sera amusé et intrigué par elle, au point d'en faire son modèle. Le mensonge initial de Suzie symbolise en fait le masque sous lequel elle se cache pour accomplir sa sordide profession, dissimulant la nécessité qui l'amène à cette déchéance par un détachement de façade. Robert est ainsi partagé entre intérêt et mépris tant au fur et à mesure de leur relation il découvre un être attachant et sensible incompatible avec son attitude vénale. Quine amène cela sous l'angle de la comédie dans un premier temps avec les avances indécentes de Suzie, ses poses et moues provocantes auxquelles se refuse de répondre Robert. Pourtant sous la posture on devine les regards réellement aimant de la jeune femme fascinée par cet homme si différent qui la respecte, cette retenue finissant par être blessante pour celle habituée à voir les sentiments uniquement s'exprimer par le désir physique alors que cette fois ils s’affirment par le refus. Robert va en fait au fil de cette romance l’aider à fusionner son corps et son esprit, les deux pouvant être dévoués et dédiés à une seule personne. La thématique du film amène aussi un questionnement sur la démonstration différentes de cet amour, Suzie devant se reconstruire une morale alors que Robert doit faire fi des codes de la sienne rattachée aux codes occidentaux et l'empêchant d'exprimer ses sentiments. Ces contradictions rendront le récit de plus en plus intense quand se confronteront les deux cultures forcés de s'adapter par amour. Le mépris occidental est ainsi fustigé autant par l'amant nanti qui s'entichera de Suzie (Michael Wilding) que la jeune américaine (Sylvia Syms) ampoureuse de Robert, dédaignant chacun à leur manière à Suzie le statut d'être humain pour n'être qu'un bel objet encombrant dont on peut profiter et se débarrasser. Robert plus tolérant va néanmoins devoir se débarrasser de sa propre condescendance pour comprendre Suzie. Nancy Kwan est fascinante dans le rôle-titre, beauté froide et intéressée montrant de plus en plus de failles et une vraie innocence qui culmine lors d'un final bouleversant où l’inondation apocalyptique est moins vertigineuse que les larmes qu’elle laisse enfin couler. William Holden (qui après Picnic de Joshua Logan endosse à nouveau un rôle pour lequel il est bien trop vieux le personnage du livre étant un jeune homme) amène également de vraie nuance dans le dilemme sentimental et moral de Robert.

Richard Mason avait écrit le livre suite à un séjour de quatre mois à Hong Kong, s'inspirant du Luk Kwok Hotel dans lequel il avait séjourné au sein du même quartier populaire que le film. Richard Quine en garde l'idée dans son descriptif, partagé entre le romantisme contemplatif (la magnifique balade en bateau) et une approche documentaire (des détails comme le fait que les femmes ne peuvent entrer qu'accompagnées dans les bars) qui offrira des vues rares de Hong Kong dans le cinéma hollywoodien de l'époque. Le lyrisme qu'on a pu admirer dans Les Liaisons secrètes sait également s'exprimer à plusieurs reprises ici. Le premier baiser manqué où l'on voit le regard de Suzie Wong se faire sincère face au rapprochement de Robert et surtout le magnifique mouvement de caméra traversant la chambre pour mettre les amants face à face lors de leur grande scène d'amour. Même si à l'époque il est impossible de réellement montrer des situations scabreuses, le contexte n'est pas aseptisé et sait se faire cruel à plusieurs degrés de lecture (Suzie tabassée par un client, cela montrant paradoxalement son attachement à elle et source de fierté). La fin semble malheureusement un peu plus expédiée mais les péripéties qui nous y mènent sont source de moments très touchant (la détresse de Robert, le final en pleine inondation) qui malgré les difficultés nous font quitter les personnages sur une note d'espoir. Magnifique film et un des grands Richard Quine. 5/6

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Re: Richard Quine (1920-1989)

Messagepar Jeremy Fox » 5 juin 14, 11:24

Profondo Rosso a écrit :signerait sa plus éclatante réussite en laissant totalement s'exprimer sa veine dramatique avec Les Liaisons Secrètes (1960). On peut en dire autant de ce méconnu Monde de Suzie Wong, autre incursion du réalisateur dans le mélodrame.


Au moins des STA sur le DVD Paramount ? J'imagine que oui.

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Re: Richard Quine (1920-1989)

Messagepar Hitchcock » 5 juin 14, 12:15

Jeremy Fox a écrit :
Profondo Rosso a écrit :signerait sa plus éclatante réussite en laissant totalement s'exprimer sa veine dramatique avec Les Liaisons Secrètes (1960). On peut en dire autant de ce méconnu Monde de Suzie Wong, autre incursion du réalisateur dans le mélodrame.


Au moins des STA sur le DVD Paramount ? J'imagine que oui.

Amazon indique effectivement la présence de STA. Sinon, le film est diffusé sur OCS Géants ce mois-ci ;)

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Re: Richard Quine (1920-1989)

Messagepar Jeremy Fox » 5 juin 14, 12:24

Merci :wink:

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Re: Richard Quine (1920-1989)

Messagepar Profondo Rosso » 5 juin 14, 12:43

Oui tout à fait c'est VOSTA :wink: