Hollywood, guerre froide et 80's

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés après 1980

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Alcatel
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Messagepar Alcatel » 21 sept. 05, 19:27

Swan a écrit :
MJ a écrit :On imagine facilement qu'il ne soutenait pas la Maison Blanche lors de cette période mais pourtant Aliens: Le Retour pourrait être interprété comme une énorme propagande pour l'armée U.S. et la politique Reagan ( qui en gros dit: On va tous leur botter le cul à ces connards alters-mondialistes! Imposons donc la liberté et la démocratie à toute le Tiers-Monde, surtout si on y voit un intérêt! America fuck the world les mecs! Pas taper je caricature. :oops: )

Armée qui se fait totalement exterminer par un ennemi dont elle n'a pas mesuré la puissance. Comme dans toute l'oeuvre de Cameron, fascination pour les systèmes complexes et leur défaillance, thématique héritée de Kubrick.

Et prolongation de la thématique féministe du film de Scott (la vierge civilisée vs la reine pondeuse organique).

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1970-2005: un artiste à la recherche de l'équilibre dans sa Force...

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Messagepar Colqhoun » 23 sept. 05, 21:13

Je met les pieds où j'veux.... et c'est souvent dans la gueule !

A part ça Red Heat c'est la grande classe. Le buddy movie ringard bien 80's avec toutes les caractéristiques que tu lui a donné Max ! :lol:
"Give me all the bacon and eggs you have."

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Max Schreck
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Re: Hollywood, guerre froide et 80's

Messagepar Max Schreck » 15 févr. 07, 18:46

Max Schreck a écrit :Image
Firefox, Eastwood, 1982
Clint qui reprend du service pour aller dérober un avion top secret au coeur même du territoire ennemi. Situations un peu jamesbondiennes, filé par le KGB notre héros se fait passer pour un russe (il parle la langue). Un petit peu de dénonciation au passage du régime dicatorial avec ces scientifiques séquestrés pour leurs idées politiques, avec des militaires russes méchants comme on les aime au cinéma.
Film assez pépère (comme son protagoniste), que personnellement je regarde avec confort et plaisir, et qui ne cherche vraiment pas la subtilité dans sa peinture de la vie à l'Est.

Revu ce super souvenir d'enfance que je trouve toujours très sympa. C'est certainement l'un des moins intéressants et les moins personnels de Clint, mais sa présence et son talent de réalisateur en font un divertissement efficace (d'ailleurs je me lance dans une grande rétro Eastwood).

La photo de Surtees est superbe, le scope est géré avec élégance. La première partie joue la carte de l'espionnage et de l'infiltration. La tension est alors permanente, Clint ne cessant de voir son identité contrôlée par la police moscovite ou le KGB, traqué dans le métro, aidé par une organisation redoutablement efficace. On a vraiment le sentiment que la moindre erreur peut être fatale. Clairement, le régime soviétique nous est montré comme un état policier où même les touristes américains sont suspects et où le délit d'opinion existe et peut priver un homme de son épouse pendant des années. Les militaires sont du type bien droit dans mes bottes et ont toujours un train de retard sur la stratégie des américains. Et si leur Firefox est effectivement d'une technologie supérieure, ils le doivent en grande partie aux scientifiques juifs qu'ils détiennent prisonniers et qu'ils obligent à collaborer. Heureusement, les autorités russes n'ont pas su éteindre le sentiment d'injustice et les scientifiques se sacrifieront pour la cause américaine. Parmi les points vraiment faible, on sourira de l'inévitable trauma vietnamien, qu'Eastwood ne fait pas beaucoup d'effort pour rendre convaincant (flashback aux effets de montage paresseux, frémissement de narine).

La dernière partie du film vire au spectaculaire avec cette longue fuite à bord du Firefox et ce déploiement d'effets spéciaux plutôt sympathiques même si mal vieillis au niveau des incrustations (signées John Dykstra). Le Firefox file en rase mottes, créant derrière lui un souffle qui retourne les forêts et soulève les océans. En parallèle, on a droit aux réunions stratégiques il est vrai peu palpitantes de l'état-major soviétique, face à la coolitude des ricains. Le duel entre les deux avions sera le clou du film.

Voir le film en VO change pas mal la personnalité du héros. La voix de Clint semble beaucoup moins assurée que celle de son doubleur, rendant donc son personnage bien plus vulnérable. J'ai vu le film un paquet de fois en VF et je m'étais au contraire habitué à un héros plutôt décontracté, notamment sur quelques répliques que j'adore mais qui n'ont plus du tout le même ton en VO :

Un espion demande à Clint :
— T'es sûr de pouvoir piloter le Firefox ?
— Ouais... Je suis le meilleur


Après un insoutenable suspense, Clint pose le Firefox sur la banquise et lâche dans un souffle : « facile ».



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Messagepar Ballin Mundson » 16 févr. 07, 11:33

Il y a quelques semaines, revu sur le cable un bout de Rambo 3

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purée, c'est toujours aussi crétin. Et dans le contexte actuel, ça prend un nouvel éclairage, c'est encore plus savoureux
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AtCloseRange
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Messagepar AtCloseRange » 16 févr. 07, 11:42

frédéric a écrit :OPERATION CREPUSCULE je crois de Andrew Davis, je l'ai vu y a longtemps, mais il me semble que c'était pas trop mal.

Très sympa ce film avec les excellents Tommy Lee Jones et Gene Hackman.
Faut dire que j'ai un faible pour ce genre de film.
Sinon j'aime bien aussi Le 4ème Protocole avec Michael Caine et Pierce Brosnan.
Autre film dans le genre: Gorky Park

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Demi-Lune
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Re:

Messagepar Demi-Lune » 4 févr. 12, 10:28

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Gorki Park (1983)

Cela faisait longtemps que je ne l'avais pas revu. De le voir dans le référencement du mois de Major Tom m'en a donné envie. Je continue à trouver en Gorki Park une réussite, même si je reste toujours autant frustré par les mêmes éléments du scénario qu'au moment de la découverte (principalement à cause de ce background qui semble finalement un peu confus et surtout étriqué : tous ces meurtres, ces magouilles au sommet de l'appareil moscovite pour ça ?). Malgré les contraintes liées au contexte (impossibilité de tourner en URSS, casting entièrement américain) et probablement budgétaires (ça n'a pas l'air d'être une grosse production et ça se sent un peu), ça reste de l'espionnage comme je l'aime, sérieux, pointilleux et crédible, prenant son temps et donnant la primeur à des personnages forts. Ce qui me frappe toujours, c'est cette lourde atmosphère glaciale qui transperce le film. Il y a quelque chose d'assez implacable et funèbre dans cette reconstitution de la Russie d'Andropov et la blancheur hivernale omniprésente accentue le sentiment de fatalité déprimante. Gorki Park est un film blafard, triste, avec des Russes qui emmitouflent leur mal-être sous différentes couches de fourrure. C'est toujours intéressant de regarder comment une production US appréhende et représente les Soviétiques, et force est de constater que Gorki Park est à contre-courant des visions reaganiennes qui commenceront peu à peu à fleurir ; c'est d'ailleurs un film très précieux de ce côté-là, en tant que témoignage et document sur le cinéma US en voie de se durcir à nouveau par rapport à l'URSS, dans un contexte de renouveau des tensions bilatérales. Le film sort en effet en 1983, c'est-à-dire au moment où Reagan redéfinit fermement sa politique diplomatique face aux Soviétiques. Gorki Park est animé d'un souci de précision sur la société russe qui n'est pas franchement caricaturée : on y trouve bien la fracture entre les apparatchiks moscovites, vivant dans l'opulence de datchas et de bains réservés, et le reste du peuple, qui survit dans des intérieurs ascétiques. On y trouve la peur des écoutes, la peur de l'omniprésent KGB, la pauvreté, les voitures typiques, les tickets de rationnement, les combines pour arrondir les fins de mois, la corruption de la nomenklatura, le jeu trouble avec les Américains (on n'est pas du tout dans une vision manichéenne), le désir irrépressible de fuite à l'Ouest chez le personnage d'Irina et en même temps la fidélité au régime soviétique chez Renko. L'enquête apparaît alors secondaire face à ce tableau glacial de la vie en URSS, qui fait pour moi tout l'intérêt du film. J'aime beaucoup le duo formé par Irina et Renko, personnages que leur pays a rendu durs et soupçonneux de tout, et dont l'amour est rompu par la barrière entre deux mondes qu'ils appellent prophétiquement à s'effondrer. S'il est difficile de ne pas être envoûté par la beauté de Joanna Pacula, c'est encore William Hurt qui impressionne, dans une composition étrange, entre raideur et mélancolie.

Sinon, par rapport à l'intitulé du topic, je me permets de rajouter quelques titres pas encore cités :
- Night Crossing (1982), avec John Hurt, qui raconte l'évasion par ballon d'Allemands de l'Est. Musique de Jerry Goldsmith. Pas encore vu.
- Le jeu du faucon (1985), avec Timothy Hutton et Sean Penn. Là encore ça fait trèèèès longtemps que je ne l'ai pas vu. Mais dans mes souvenirs c'était vraiment un bon film d'espionnage, avec deux jeunes espions qui découvrent les coups-fourrés de la politique américaine à l'étranger. Major Tom doit sûrement le connaître puisque la chanson-titre est le célèbre "This is not America" de David Bowie.
- On pourrait peut-être aussi citer White nights (1985), avec le duo Baryshnikov-Hines.
- Et Sens Unique (1987), variation autour de Police Python 357.

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Flol
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Re: Hollywood, guerre froide et 80's

Messagepar Flol » 4 févr. 12, 11:22

Il est actuellement diffusé sur une des chaînes de Cinecinema...mais uniquement en VF. Donc pas possible pour moi. :|

riqueuniee
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Re: Hollywood, guerre froide et 80's

Messagepar riqueuniee » 4 févr. 12, 11:33

Gorki Park (excellent film au demeurant) n'est pas vraiment un "film de guerre froide". En effet, il se passe exclusivement en URSS et ses personnages principaux sont tous soviétiques. Derrière l'intrigue de polar (sur un trafic de zibelines) , on a une description pas caricaturale d'une URSS où le système commençait à se déliter.
Sens unique est, de ce point de vue, plus conventionnel, avec cette idée (qui tient de la rumeur) de la "taupe du KGB". Jusqu'à la révélation finale...
Le dernier film qu'on pourrait, plus ou moins, rattacher au genre, c'est A la poursuite d'octobre rouge,qui date de 1990. Là aussi, on n'est plus dans l'opposittion primaire, ne serait-ce que par la description du personnage de Connery et de ses motivations.
Sinon, il y a Un espion de trop (Don Siegel, 1077), où un Soviétique "réactive" (de sa propre initiative) des agents introduits aux USA vingt ans plus tôt (à moins qu'il ne s'agisse d'Américains "conditionnés"). Même si les officiels soviétiques des années 70 ne sont pas vraiment les "méchants" du film, celui-ci joue quand même sur la parano , qui voyait des espions soviétiques partout.

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Demi-Lune
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Re: Hollywood, guerre froide et 80's

Messagepar Demi-Lune » 4 févr. 12, 11:48

Ratatouille a écrit :Il est actuellement diffusé sur une des chaînes de Cinecinema...mais uniquement en VF. Donc pas possible pour moi. :|

Cela voudrait-il dire que... Major Tom l'a vu en VF ? Non ? :shock: :twisted:

riqueuniee a écrit :Gorki Park (excellent film au demeurant) n'est pas vraiment un "film de guerre froide". En effet, il se passe exclusivement en URSS et ses personnages principaux sont tous soviétiques. Derrière l'intrigue de polar (sur un trafic de zibelines) , on a une description pas caricaturale d'une URSS où le système commençait à se déliter.

La nationalité américaine du personnage de Lee Marvin, tout ce que ça implique derrière (les fuites à l'Ouest), le bras de fer avec le Russe Renko qui veut à tout prix le faire tomber, en font pour moi un film de Guerre froide. On est toujours dans cette idée d'antagonisme, même si ce n'est pas sur le terrain idéologique dans ce film.

Sens unique est, de ce point de vue, plus conventionnel, avec cette idée (qui tient de la rumeur) de la "taupe du KGB". Jusqu'à la révélation finale..

J'avais édité mon post où j'évoquais la particularité de cette fin, parce que quand j'ai découvert le film, je ne m'attendais absolument pas à ce twist. Il vaut mieux ne rien savoir, ça scie encore plus à la fin.

Le dernier film qu'on pourrait, plus ou moins, rattacher au genre, c'est A la poursuite d'octobre rouge,qui date de 1990. Là aussi, on n'est plus dans l'opposittion primaire, ne serait-ce que par la description du personnage de Connery et de ses motivations.

Un monument. Qui relève totalement des années 1980 bien qu'il soit sorti en 1990 (comme La Maison Russie avec Connery et Pfeiffer). Pour moi, on n'a jamais fait mieux aussi bien dans le film d'espionnage que dans le film de Guerre froide.

Sinon, il faudrait sans doute évoquer, tout de même, les James Bond, même si cela ne relève pas complètement d'Hollywood... The Living Daylights (1987) est un pur épisode de Guerre froide, avec son général soviétique qui passe à l'Ouest, mais en fait c'est pour de faux, James Bond à Bratislava, le KGB qui fait le ménage, James Bond qui va aider les moudjahidines en Afghanistan contre l'Armée Rouge... Rétrospectivement un sacré document aussi, ce film.

riqueuniee
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Re: Hollywood, guerre froide et 80's

Messagepar riqueuniee » 4 févr. 12, 12:35

Le général était tchèque, je crois. Ce qui ne change pas grand chose, sauf que j'ai découvert le film juste après la Révolution de velours. Ce qui le rendait très daté,à peine plus de deux ans après sa sortie .
La plupart des James Bond relèvent d'ailleurs plus ou moins du film "de guerre froide" , même si le "méchant " agit en fait pour lui-même.
Pour Octobre rouge, tout en rentrant dans cette thématique, le film présente (même si ce n'était pas voulu au départ) une URSS pas loin d'imploser : que le personnage de Connery soit lituanien n'est pas tout à fait innocent.
Pour Gorky Park, OK. Mais le film décrit quand même (et bien avant l'effondrement de l'URSS...) un affrontement qui n'a plus rien d'idéologique, ce qui le rend un peu à part dans cette thématique.
Elle est par contre encore bien présente dans la Maison Russie, même si le film décrit l'URSS de la perestroika.

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Re: Hollywood, guerre froide et 80's

Messagepar Federico » 6 févr. 12, 00:02

J'aime beaucoup A la poursuite d'Octobre Rouge mais je le considère davantage comme un film "gorbatchevien" que de stricte Guerre Froide (ce qu'est aussi le buddy-movie Double détente qui date de 1988).
Mais comme Tom Clancy a publié son roman en 1984 (année de l'arrivée au pouvoir de Gorbatchev), on peut dire qu'il avait eu effectivement le nez creux en faisant de son commandant dissident un lituanien.
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Re: Re:

Messagepar Kevin95 » 6 févr. 12, 09:01

Demi-Lune a écrit :- Et Sens Unique (1987), variation autour de Police Python 357.

Ou plus particulièrement de The Big Clock. :wink:
Les deux fléaux qui menacent l'humanité sont le désordre et l'ordre. La corruption me dégoûte, la vertu me donne le frisson. (Michel Audiard)

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Re: Hollywood, guerre froide et 80's

Messagepar riqueuniee » 6 févr. 12, 09:11

Tout à fait : Sens unique est en fait un remake de la grande horloge (c'est une nouvelle adaptation du même roman ).

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Major Tom
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Re: Hollywood, guerre froide et 80's

Messagepar Major Tom » 6 févr. 12, 09:32

Demi-Lune a écrit :De le voir dans le référencement du mois de Major Tom m'en a donné envie.

Cool, je sers à quelque chose. :)

Je suis quand même sorti de là avec un avis un peu mitigé. J'ai tiqué plusieurs fois pendant les scènes de la reconstitution ô combien précise de la tête. :lol: Mais mon avis s'égare aussi, déjà parce que j'aime beaucoup les thrillers politiques (Les Trois jours du condor est dans mon top 5 de mes films favoris de tous les temps) mais surtout, plus globalement, parce que j'adore les films qui se déroulent dans la neige. C'est un élément esthétique qui apporte un plus intéressant (Fargo, Un Plan simple, Smilla... Cliffangher), une fois j'ai même regardé un téléfilm slasher gentillet pour ados, rien que parce que la situation du groupe-de-jeunes-qui-s'installe-dans-une-maison-où-avait-eu-lieu-un-massacre-trente-ans-avant-et-qui-se-font-tuer-les-uns-après-les autres, était transposée dans une station de ski. :| J'aime bien aussi les films qui se passent en Russie, un pays que j'aimerais bien visiter.
Et aussi, le film est porté par une bonne distribution, dans laquelle on reconnaîtra le sosie d'AtCloseRange (comme avec Body Heat, j'ai vraiment l'image de notre forumeur devant les yeux). En regardant Joanna Pacula, et son physique à mi-chemin entre Barbara Lass (première femme de Polanski) et Nasstasja Kinski (son ex-petite amie), j'ai forcément pensé qu'ils auraient pu bien s'entendre... et puis je suis tombé là-dessus:

wikipédia a écrit :En décembre 1981, alors que la loi martiale sévissait en Pologne, elle était en vacances à Paris. Elle y reste et entre dans une relation avec Roman Polanski, qui lui ouvre les portes du mannequinat aux États-Unis. Elle y fait à deux reprises la couverture de Vogue. C'est aussi Polanski qui la recommanda pour le rôle principal dans Gorky Park (1983), son premier rôle important, apprécié par les critiques

Ben tiens. :mrgreen:

Il y a beaucoup de trouvailles scénaristiques très intéressantes
Spoiler (cliquez pour afficher)
La mort de Brian Dennehy. :o
donc je lui accorde une bonne note.

J'ai un peu tiqué aussi sur la musique de James Horner, dont j'avais loupé le nom dans le générique mais au style tellement reconnaissable dans les scènes d'action (c'était surtout la période où il calquait la même partition de Commando et 48 heures, je ne m'en souviens plus mais il me semble qu'on entend même des steel drum dans Gorky Park).

Demi-Lune a écrit :
Ratatouille a écrit :Il est actuellement diffusé sur une des chaînes de Cinecinema...mais uniquement en VF. Donc pas possible pour moi. :|

Cela voudrait-il dire que... Major Tom l'a vu en VF ? Non ? :shock: :twisted:

Oui. La première fois depuis pfiouuuuuuuuuuu... Quand l'occasion se présente de mater un film, je suis quand même moins maniaque que Ratatouille. :mrgreen: :oops:

Demi-Lune a écrit :Sinon, il faudrait sans doute évoquer, tout de même, les James Bond, même si cela ne relève pas complètement d'Hollywood... The Living Daylights (1987) est un pur épisode de Guerre froide, avec son général soviétique qui passe à l'Ouest, mais en fait c'est pour de faux, James Bond à Bratislava, le KGB qui fait le ménage, James Bond qui va aider les moudjahidines en Afghanistan contre l'Armée Rouge... Rétrospectivement un sacré document aussi, ce film.

Le meilleur épisode de Bond... mais je suis sûr que Miss Nobody l'a déjà oublié pour se remémorer seulement le torse velu de Connery dans Opération Tonnerre. :x
Après, appeler ça un "document" heu... :) C'est tout de même marrant de voir la représentation de l'Est, notamment dans les scènes de rues où le ciel est gris ou dans l'appartement de Kara et ses couleurs mornes, et de voir par contre qu'à Vienne tout est beau, le ciel est bleu et on danse la valse dans la rue. :mrgreen:

Un petit pinaillage:

Demi-Lune a écrit :Gorki Park (1983)

Gorky Park :) ou alors Parc Gorki mais je ne crois pas qu'il soit sorti sous ce titre en France.
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Demi-Lune
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Re: Hollywood, guerre froide et 80's

Messagepar Demi-Lune » 6 févr. 12, 14:47

Major Tom a écrit :J'ai un peu tiqué aussi sur la musique de James Horner, dont j'avais loupé le nom dans le générique mais au style tellement reconnaissable dans les scènes d'action (c'était surtout la période où il calquait la même partition de Commando et 48 heures, je ne m'en souviens plus mais il me semble qu'on entend même des steel drum dans Gorky Park).

Complètement daubesque, la musique de Horner sur Gorky Park. Gros point noir. Apted aurait mieux fait de ne pas mettre de musique du tout, ou de se contenter des morceaux classiques de Tchaïkovski qu'on entend parfois. On reconnaît effectivement le style de Horner de l'époque si bien qu'on croirait, par moment, que le thème mythique de Commando va se mettre en retentir.

Père Lujes a écrit :Après, appeler ça un "document" heu... :)

Ce n'était pas au sens du réalisme, mais en tant que témoignage/représentation bien ancré dans une époque. :wink: