Agora (Alejandro Amenabar - 2009)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés après 1980

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Flol
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Re: Agora (Alejandro Amenabar, 2009)

Messagepar Flol » 7 févr. 11, 16:24

Tom Peeping a écrit :Il y a une seule chose qui m'a gêné dans Agora, c'est les chants (plaintes vocales) antiquisants dont aucun epic ne peut se passer depuis Gladiator. Tout le reste est tellement original que ces illustrations vocales font réchauffé et c'est dommage. Une concession à la mode sans doute.

Je suis d'accord. Mais pour le reste de la partition, Dario Marianelli (l'un des jeunes compositeurs les plus doués à l'heure actuelle) s'éloigne de ces voix "arabisantes", et c'est vraiment une BO de haute tenue.
Quant au film, c'est l'un des plus intelligents et des plus passionnants que j'ai vus ces dernières années. :o

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Rick Blaine
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Re: Agora (Alejandro Amenabar - 2009)

Messagepar Rick Blaine » 7 févr. 11, 16:33

La présence de ces chants ne m'a pas particulièrement marqué. D'ailleurs je n'ai pas été frappé en bien ou en mal par la BO, qui m'a semblé remplir correctement son office.
Le film étant une telle réussite, dans son propos, dans sa narration, et dans sa forme, je n'ai pas du y faire attention.
Par ailleurs je rejoint Jeremy quant à la scène finale d'une beauté et d'une sensibilité époustouflantes.

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Tom Peeping
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Re: Agora (Alejandro Amenabar - 2009)

Messagepar Tom Peeping » 7 févr. 11, 18:59

Il faut noter une grosse bourde dans la traduction française des cartons qui finissent le film : en anglais, il est écrit que Cyrille a ensuite été "declared Doctor of the Church and a Saint". La traduction en sous-titres français indique que "Cyrille a été fait Docteur en Théologie et Saint". "Docteur en Théologie" est une traduction totalement erronée qui laisse à croire qu'il a eu un diplôme ou quelque chose comme ça : il faut lire évidemment "Docteur de l'Eglise", titre qui n'a rien à voir avec les études mais avec l'importance de la pensée du personnage eu égard à l'histoire de la théologie catholique romaine. C'est un titre suprèmement honorifique, pas un diplôme. Je dis seulement ca parce que si certains qui ont vu le film veulent eux aussi être "Doctors of the Church" en faisant un master, il va falloir qu'ils se lèvent tôt.

Autrement, Agora contient à mon avis l'un des plans les plus géniaux du cinéma des ces dernières années : celui où,
Spoiler (cliquez pour afficher)
lors de la mise a sac de la Bibliothèque, la caméra se tourne vers l'oculus dans le dôme et redescend en continuant de filmer, à l'envers. La scène montre alors le pillage à l'envers, dans un plan continu par rapport au début. Fabuleuse idée de mise-en-scène pour signifier par métaphore visuelle la fin du Monde antique et la civilisation retournée, au sens propre, de fond en comble. J'avais été stupéfié par l'inventivité technique et surtout symbolique de ce plan quand j'ai découvert le film au ciné.
Rien que pour ce plan-là, Amenabar peut être placé sur un piédestal.
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Re: Agora (Alejandro Amenabar - 2009)

Messagepar Jeremy Fox » 7 févr. 11, 19:12

Tom Peeping a écrit :Rien que pour ce plan-là, Amenabar peut être placé sur un piédestal.

Plan fabuleux effectivement

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Re: Agora (Alejandro Amenabar - 2009)

Messagepar Jihl » 8 févr. 11, 20:17

Je n'avais jamais vu de film d'Amenabar et j'avoue être très surpris par certains commentaires. Personnellement, je suis passé complètement à côté. J'ai pris ça pour un aimable divertissement avec une mise en scène tape à l'oeil au possible (les effets à la google map :shock: ou le plan spoilé dont parle Jeremy et Tom ci-dessous me semble ridicule ), un scénario et des scènes souvent ultra-prévisible. En fait j'ai trouvé que c'était très pédagogique, très docu-fiction ; ce n'est pas désagréable à suivre, mais j'avoue ne pas voir un auteur dans cette mise en scène (seule exception la scène d'amour évoquée plus haut par Jeremy). 4/10

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Re: Agora (Alejandro Amenabar - 2009)

Messagepar Watkinssien » 8 févr. 11, 20:32

Je n'ai pas trouvé Agora pédagogique.

Certes le film, dans son fond, distille des informations, mais sa mise en scène et ses parti-pris visuels racontent énormément de choses.
C'est en regardant la composition des plans et le placement des personnages dans le cadre, par rapport à la disposition des décors que le film dévoile ses nombreuses thématiques, qui apportent une plus grande réflexion que les dialogues.

Son utilisation de la figure du cercle est, à cet égard, particulièrement impressionnante.
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Re: Agora (Alejandro Amenabar - 2009)

Messagepar jacques 2 » 6 mars 11, 17:04

Découvert hier en blu ray : grand film excellemment réalisé et au propos peu conventionnel ...
Pour une fois que l'on ne présente pas les Chrétiens comme de pauvres martyrs mais leur religion comme une autre forme d'intégrisme : rien que pour cela, le film aurait gagné toute ma sympathie ... :wink:

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Re: Agora (Alejandro Amenabar - 2009)

Messagepar Ouf Je Respire » 7 août 11, 22:02

Je viens de voir cet immense film. Splendide, très intelligent, et qui nous parle comme si nous étions des adultes...
Je prendrai le temps d'en parler plus par la suite. L'un des plus beaux films que j'ai vus depuis au moins 2 ans.
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Re: Agora (Alejandro Amenabar - 2009)

Messagepar Nomorereasons » 8 août 11, 09:17

Je ne sais même pas de quoi parle le film, j'ai pas tenu dix minutes...

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hellrick
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Re: Agora (Alejandro Amenabar - 2009)

Messagepar hellrick » 8 août 11, 14:34

yaplusdsaisons a écrit :Je ne sais même pas de quoi parle le film, j'ai pas tenu dix minutes...

Retente le coup
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Re: Agora (Alejandro Amenabar - 2009)

Messagepar NotBillyTheKid » 8 août 11, 15:44

Vu la semaine dernière, je n'ai été ni emballé, ni dégoûté par l'affaire.

Aménabar signe un film très hollywoodien par certains côtés (notamment esthétique) mais il développe un récit bien moins concon qu'un gros blockbuster. ça en fait à mes yeux un objet étrange, regardé sans déplaisir, mais sans enthousiasme non plus.
J'ai repensé, dans l'esprit, au "Destin" de Chahine qui, à mon souvenir (lointain), était plus cohérent....
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Re: Agora (Alejandro Amenabar - 2009)

Messagepar monk » 15 janv. 12, 16:04

Je m'attendais à un bon vu l'accueil critique, mais il a été au delà de mes espérances ! Voilà un vrai, grand moment de cinéma, intelligent, entier et complet. Beaucoup de moments forts, d'informations interessantes et de personnages parfaitement exploités. C'est terrifiant mais aussi d'une beauté rare. Un film en dur (les décors sont fabuleux), solide et maitrisé de bout en bout, bourré de symboles sans être lourd. Bravo ! Je garde.

ballantrae
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Re: Agora (Alejandro Amenabar - 2009)

Messagepar ballantrae » 24 janv. 12, 23:20

Enfin découvert cet Agora dont vous parliez tous! Et bien , malgré le petit écran, ce fut une belle découverte d'une rigueur stylistique rare. Le propos ne m'apparaît pas si didactique que cela: il est plutôt dialectique et réaliste sans se départir d'échappées poétiques d'une beauté rare. La distribution possède une belle unité et les décors possèdent une présence physique rarement vue dans le peplum (à part peut-être dans Pharaon de Kawalerowicz).
9/10 ou 10/10 à coup sûr!

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Re: Agora (Alejandro Amenabar, 2009)

Messagepar Demi-Lune » 24 mars 13, 20:41

Joe Wilson a écrit :Je suis sorti de la salle très déçu, alors que je n'attendais pas grand chose du projet. Mais je n'ai rien trouvé à sauver : la mise en scène est au mieux maladroite (des effets de foule calculés et désincarnés), bien trop souvent hors-sujet (manie incompréhensible des plans panoramiques, ce qui fige le discours dans un didactisme et une pesanteur regrettables).
Le scénario ne rétablit pas vraiment l'équilibre : l'esclave Davus ne sert que de prétexte à un délire mystique sacrificiel, avec à la clef plusieurs scènes grotesques...et aucun protagoniste masculin ne parvient à sortir du lot, l'interprétation restant uniformément médiocre (entre Oscar Isaac particulièrement falot dans le rôle d'Oreste, et un Michael Lonsdale qui parvient à gâcher à lui seul la première demie-heure).
Sur le fond, Amenabar s'essaie au film à thèse, mais sa démonstration reste gratuite et tourne complètement à vide. Car s'il a pu profiter d'un contexte historique aux sources fragmentaires (on connaît presque plus Hypatie pour le contexte de sa mort, que pour sa vie et ses compétences), la déformation peu subtile des travaux de son héroïne (entre les ellipses et Kepler avant l'heure, pas un développement scientifique n'apparait crédible) ne sert qu'à évoquer un cliché historique rebattu, celui d'une rupture du savoir entre l'Antiquité et la Renaissance. Avec en prime cette contre-vérité grossière d'un déclin de civilisation au Vème siècle.
Sur le fait religieux, Amenabar multiplie également contresens et approximations. Hypatie fut l'otage puis la victime d'une lutte d'influence entre Oreste et Cyrille, certes...en recoupant toutes les sources, l'hypothèse semble assez claire. Mais en faire un martyr d'une foi portée par la raison face à un fanatisme religieux relève du pur fantasme. Comme d'ailleurs la séquence de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie (à supposer qu'elle ait été rasée en 391, il n'y a aucune certitude par rapport aux volumes qu'elles contenait).

Je viens de découvrir le film. J'ai été conquis mais je souhaitais rebondir sur le commentaire de Joe parce qu'il me semble pertinent à plus d'un titre.
L'ambition du film n'échappe, en effet, pas toujours à certaines maladresses lorsqu'il s'agit de s'aventurer dans la réinvention du personnage historique qu'est Hypatie. Je pense comprendre ce que cherche à faire Amenabar. Il veut articuler son idée d'une chute de la civilisation romano-hellénistique, face à la montée du dogme religieux, avec l'opiniâtreté scientifique d'Hypatie de telle manière à créer un parallèle, une tension, entre d'une part la démarche de doute méthodologique, pré-cartésienne, de notre jolie savante, et d'autre part l’irrationalité par essence de la Foi qui gronde à ses fenêtres... avec en ligne de mire cette problématique, qui structure le film, sur la place et la faculté de l'homme à se penser dans l'Univers. Aussi le réalisateur va-t-il plus loin que ce que les sources antiques nous ont fait parvenir du portrait d'Hypatie en lui prêtant des compétences hors-normes en astronomie. La prise de libertés avec l'Histoire (d'autant plus aisée que les sources restent très parcellaires) reste toujours quelque chose de délicat mais tacitement acceptable si le propos reste intelligent - ce qui est pour moi le cas d'Agora, fort heureusement. Le problème, c'est que par nécessité pragmatique et théorique, le scénario tend à faire d'Hypatie une sorte de génie visionnaire qui anticipe avec plus de mille ans d'avance les découvertes de Copernic, Kepler ou Newton. De ce côté-là, je tique comme Joe. L'existence du savoir astronomique hellénistique est indéniable et leurs questionnements très avancés (le film rappelle à juste titre les travaux de Ptolémée ou d'Aristarque) mais en faisant d'Hypatie la découvreuse des lois physiques de notre système solaire, et donc fatalement l'ennemie fondamentale du dogme chrétien, Amenabar entretient quelque chose d'un peu fantasmatique sur la Sagesse et la Connaissance antiques, en l'occurrence proprement visionnaires, qui est un peu gros à avaler même si l'intention demeure belle et profonde (montrer que ces savants de l'époque moderne, qui ont également eu maille à partir avec l’Église dès lors que leurs découvertes bouleversaient sa cosmogonie théologique, sont des héritiers d'une femme qui connaît les mêmes problèmes d'obscurantisme, obscurantisme ici coloré de "féminophobie" sur laquelle est en train de se construire la doctrine chrétienne - le IVe siècle est également celui des conciles de Nicée ou de Constantinople).

Une autre faiblesse réside également dans le personnage de Davus, qui reste trop schématique pour convaincre (dans sa conversion comme dans son tiraillement).
Les acteurs masculins sont quand même très fades, surtout à côté de Rachel Weisz. Et la mise en scène d'Amenabar souffre ça et là de quelques faiblesses stylistiques (les plans en flash-back lors de la scène finale, mon Dieu quelle horreur). Quant à la B.O. de Marianelli, c'est de la soupe.

Mais Agora surmonte ces défauts grâce à un propos en forme de parabole d'une richesse et d'une intelligence remarquables. Comme Kingdom of Heaven, le film nous tend bien sûr un miroir sur notre propre époque. L'ambition d'Amenabar est colossale et sa réalisation globalement à la hauteur des enjeux : péplum philosophique, sciences, Savoir, religion, politique, amour, obscurantisme, Histoire... L'ensemble est hors normes et ne croule pas sous son propre poids. Mieux, c'est vibrant, poétique. Sa direction artistique en dur (signée Guy Hendrix Dyas, responsable des décors pourtant fadasses du dernier Indy), monumentale et d'un niveau de finition affolant, n'a pas à rougir à côté de classiques comme La Chute de L'Empire romain ou Spartacus.

Je recommande vraiment parce que malgré les imperfections, ce n'est pas tous les jours qu'on a un grand cinéma épique de cette qualité et de cette profondeur.

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Borislehachoir
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Re: Agora (Alejandro Amenabar, 2009)

Messagepar Borislehachoir » 3 avr. 13, 00:44

Joe Wilson a écrit :Je suis sorti de la salle très déçu, alors que je n'attendais pas grand chose du projet. Mais je n'ai rien trouvé à sauver : la mise en scène est au mieux maladroite (des effets de foule calculés et désincarnés), bien trop souvent hors-sujet (manie incompréhensible des plans panoramiques, ce qui fige le discours dans un didactisme et une pesanteur regrettables).
Le scénario ne rétablit pas vraiment l'équilibre : l'esclave Davus ne sert que de prétexte à un délire mystique sacrificiel, avec à la clef plusieurs scènes grotesques...et aucun protagoniste masculin ne parvient à sortir du lot, l'interprétation restant uniformément médiocre (entre Oscar Isaac particulièrement falot dans le rôle d'Oreste, et un Michael Lonsdale qui parvient à gâcher à lui seul la première demie-heure).
Sur le fond, Amenabar s'essaie au film à thèse, mais sa démonstration reste gratuite et tourne complètement à vide. Car s'il a pu profiter d'un contexte historique aux sources fragmentaires (on connaît presque plus Hypatie pour le contexte de sa mort, que pour sa vie et ses compétences), la déformation peu subtile des travaux de son héroïne (entre les ellipses et Kepler avant l'heure, pas un développement scientifique n'apparait crédible) ne sert qu'à évoquer un cliché historique rebattu, celui d'une rupture du savoir entre l'Antiquité et la Renaissance. Avec en prime cette contre-vérité grossière d'un déclin de civilisation au Vème siècle.
Sur le fait religieux, Amenabar multiplie également contresens et approximations. Hypatie fut l'otage puis la victime d'une lutte d'influence entre Oreste et Cyrille, certes...en recoupant toutes les sources, l'hypothèse semble assez claire. Mais en faire un martyr d'une foi portée par la raison face à un fanatisme religieux relève du pur fantasme. Comme d'ailleurs la séquence de la destruction de la bibliothèque d'Alexandrie (à supposer qu'elle ait été rasée en 391, il n'y a aucune certitude par rapport aux volumes qu'elles contenait).

Cher Joe, j'ai souvent lu tes textes avec intérêt faute de partager tout ce que tu dis mais là j'adhère sans réserve à ce que tu as vu dans le laborieux pamphlet d'Amenabar.
Immense déception d'un cinéaste dont j'ai beaucoup aimé les trois premiers films.