Eyes Wide Shut (Stanley Kubrick - 1999)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Watkinssien
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Re: Eyes Wide Shut (Stanley Kubrick - 1999)

Messagepar Watkinssien » 23 août 11, 17:10

AtCloseRange a écrit :
Colqhoun a écrit :Que l'on me dise que Nicole Kidman nue, c'est de la provoc, je veux bien.
Je ne le pense pas, mais je peux comprendre qu'on le dise.
Que l'on dise en revanche que la scène de la prostituée nue, c'est de la provoc, non, là ça vire au ridicule complet.

C'est de la provoc' 70s vieille de 30 ans donc effetcivement en 99, ça n'en est plus mais à part ça, j'attends toujours qu'on m'explique pourquoi Kubrick la montre nue.


Je pense qu'il célèbre la beauté de la femme de Harford (et de la femme en générale), qui sera la perpétuelle source des pérégrinations nocturnes et très étranges du héros... qui plus est source sexuellement fantasmatique... Et cela évoque également certains tableaux de nus de divers peintres :

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Gounou
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Re: Eyes Wide Shut (Stanley Kubrick - 1999)

Messagepar Gounou » 23 août 11, 17:11

En y repensant, je suis d'autant plus sûr de ma vision que le personnage de Cruise est fondamentalement lâche... il se ment et est tiraillé par des visions qui se matérialisent en pensée ou dans la réalité. Et ce que tu vois comme une bête provocation désuète envers le spectateur, AtClose, avec toute la distance de celui qui de toute façon rejette le film dans l'absolu, est bien plus à mon avis une vision appuyée de ce que perçoit le personnage d'Harford... on nous montre ce qu'il désire voir plus que tout mais ne s'autorise pas à voir, tout simplement.
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Flol
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Re: Eyes Wide Shut (Stanley Kubrick - 1999)

Messagepar Flol » 23 août 11, 17:11

semmelweis a écrit :Ce qui déroute tout le monde avec ce dernier film du Maitre, c'est au fond son cadre. Dans l'ensemble, à travers sa filmographie, Kubrick nous a habitués à des films qui traitaient d'un cadre de grande taille (l'espace, l'histoire dans Barry Lyndon, la guerre dans Full Metal Jacket). Ce qui déconcerte , c'est que Kubrick a décidé de faire son Bergman en voyant les choses de manière très intime. Je trouve aussi que c'est son film le plus européen dans sa construction au fond.

Je ne suis pas du tout d'accord avec ton analyse. Et j'explique ici pourquoi :
viewtopic.php?f=9&t=27524&start=2550

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Re: Eyes Wide Shut (Stanley Kubrick - 1999)

Messagepar AtCloseRange » 23 août 11, 17:16

Gounou a écrit :
AtCloseRange a écrit :
Colqhoun a écrit :Que l'on me dise que Nicole Kidman nue, c'est de la provoc, je veux bien.
Je ne le pense pas, mais je peux comprendre qu'on le dise.
Que l'on dise en revanche que la scène de la prostituée nue, c'est de la provoc, non, là ça vire au ridicule complet.

C'est de la provoc' 70s vieille de 30 ans donc effetcivement en 99, ça n'en est plus mais à part ça, j'attends toujours qu'on m'explique pourquoi Kubrick la montre nue.

Mon interprétation de cette scène a toujours été la même, aussi loin que je m'en souvienne... et elle me semble évidente à la manière dont elle se déroule, dont elle est captée (avec effectivement cette ostentation de la nudité au centre du cadre) : elle est la première étape du glissement fantasmatique de Bill Harford qui, si je me souviens bien, a une attitude vis à vis de cette nudité qui tend à contredire ce qu'il expliquait quelques minutes plus tôt à sa femme (en gros et synthétique "quand je pelotte des patientes, c'est purement professionnel et sans la moindre pensée érotique..."). Cette séquence est la première qui sème le trouble... pour le spectateur tout du moins - puisque je l'ai toujours perçue comme telle... et la perfection plastique de la femme inconsciente n'y est pas pour rien - et donc par extension, pour Bill dont on va épouser dès lors le voyage intérieur.

Tu t'en sors pas mal.
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Re: Eyes Wide Shut (Stanley Kubrick - 1999)

Messagepar semmelweis » 23 août 11, 17:17

Ratatouille a écrit :
semmelweis a écrit :Ce qui déroute tout le monde avec ce dernier film du Maitre, c'est au fond son cadre. Dans l'ensemble, à travers sa filmographie, Kubrick nous a habitués à des films qui traitaient d'un cadre de grande taille (l'espace, l'histoire dans Barry Lyndon, la guerre dans Full Metal Jacket). Ce qui déconcerte , c'est que Kubrick a décidé de faire son Bergman en voyant les choses de manière très intime. Je trouve aussi que c'est son film le plus européen dans sa construction au fond.

Je ne suis pas du tout d'accord avec ton analyse. Et j'explique ici pourquoi :
viewtopic.php?f=9&t=27524&start=2550


Je tombe sur le topic des signatures? J'en ai profité pour la réduire :mrgreen:

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Re: Eyes Wide Shut (Stanley Kubrick - 1999)

Messagepar jacques 2 » 23 août 11, 17:19

Toutes ces réactions démontrent en tout cas que c'est un film "creuset" et que chacun tend à y déposer ses propres préoccupations : c'est ainsi que je l'ai perçu comme un grand film pessimiste, voire misanthrope et en cela cohérent avec le reste de la filmographie du Maître ...

Et certains éléments du film peuvent facilement étayer cette hypothèse comme indiqué dans mon post précédent ...

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Re: Eyes Wide Shut (Stanley Kubrick - 1999)

Messagepar Gounou » 23 août 11, 17:45

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J'ai retrouvé le plan en question via google, et c'est encore plus probant que dans mon souvenir ! ... outre la perspective, la position lascive et la composition appuyée via les verticales - et vive le 4/3 ! -, on a en plus comme à de nombreuses reprises durant le film l'omniprésence du pictural dans l'image (les jambes à droite, le petit tableau au-dessus, les espèces de lavabos qui renforcent le surcadrage du mannequin... ) Bref, quand on a en tête que sa femme travaille dans l'art et qu'on voit la gueule de leur appartement...

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...ça doit serrer dans le falzar de Harford... et je peux le comprendre ! :mrgreen:
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Re: Eyes Wide Shut (Stanley Kubrick - 1999)

Messagepar Rockatansky » 23 août 11, 19:12

jacques 2 a écrit :Toutes ces réactions démontrent en tout cas que c'est un film "creuset" et que chacun tend à y déposer ses propres préoccupations : c'est ainsi que je l'ai perçu comme un grand film pessimiste, voire misanthrope et en cela cohérent avec le reste de la filmographie du Maître ...

Et certains éléments du film peuvent facilement étayer cette hypothèse comme indiqué dans mon post précédent ...


Film "creuset" ?? Kézako ?
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Re: Eyes Wide Shut (Stanley Kubrick - 1999)

Messagepar jacques 2 » 23 août 11, 19:27

Rockatansky a écrit :
jacques 2 a écrit :Toutes ces réactions démontrent en tout cas que c'est un film "creuset" et que chacun tend à y déposer ses propres préoccupations : c'est ainsi que je l'ai perçu comme un grand film pessimiste, voire misanthrope et en cela cohérent avec le reste de la filmographie du Maître ...

Et certains éléments du film peuvent facilement étayer cette hypothèse comme indiqué dans mon post précédent ...


Film "creuset" ?? Kézako ?


C'est une métaphore :
Un creuset, c'est un récipient dans lequel, comme dans tout récipient, on peut déposer ou verser bien des choses différentes ...

D'ou la notion de "films creusets" dans lesquels différentes personnes projettent des préoccupations et interprétations bien différentes et tout à fait justifiables de leur point de vue ...

Cette notion sous entend évidemment une certaine qualité et une richesse thématique de base du matériau : "le gendarme de Saint Tropez", par exemple, ne peut être un "film creuset" car ne supposant pas différentes interprétations possibles.

J'ajoute que je ne suis pas l'inventeur de cette image que je trouve pourtant assez "parlante" ...

:wink:

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Re: Eyes Wide Shut (Stanley Kubrick - 1999)

Messagepar O'Malley » 23 août 11, 19:37

Pour en revenir à la femme nue dans la salle de bain de Ziegler, elle me semble totalement justifiée dans le sens que le personnage de cette femme est le pivot érotique, corporel de l'oeuvre puisqu'à chaque fois qu'elle apparaît dans le film, elle est nue: chez Ziegler, au manoir et enfin à la morgue. Elle représente le corps féminin, porteur du désir des hommes en général et ici de Ziegler, des partouzeurs et de Harford. De même, ce corps nue est inanimé lors de sa première apparition comme il le sera lors de sa dernière. Ainsi, Kubrick semble alerter le spectateur sur ce que sera la danse du désir et du danger (de la mort?) qu'Harford entreprendra durant sa quête nocturne. La mort semble déjà être là, en latence, caché dans la beauté du corps féminin, objet de désir éphèmère.

et montrer Kidman nue dans le premier plan: c'est planter le cadre, le sujet même du film: la femme désirante et désirée. C aussi une façon pour Kubrick de dire: vous avez vu Kidman à poil, vous êtes content maintenant on se concentre sur le film... :mrgreen:
Dernière édition par O'Malley le 23 août 11, 19:42, édité 1 fois.

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jacques 2
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Re: Eyes Wide Shut (Stanley Kubrick - 1999)

Messagepar jacques 2 » 23 août 11, 19:41

O'Malley a écrit :Pour en revenir à la femme nue dans la salle de bain de Ziegler, elle me semble totalement justifiée dans le sens que le personnage de cette femme est le pivot érotique, corporel de l'oeuvre puisqu'à chaque fois qu'elle apparaît dans le film, elle est nue: chez Ziegler, au manoir et enfin à la morgue. Elle représente le corps féminin, porteur du désir des hommes en général et ici de Ziegler, des partouzeurs et de Harford. De même, ce corps nue est inanimé lors de sa première apparition comme il le sera lors de sa dernière. Ainsi, Kubrick semble alerter le spectateur sur ce que sera la danse du désir et du danger (de la mort?) qu'Harford entreprendra durant sa quête nocturne. La mort semble déjà être là, en latence, caché dans la beauté du corps féminin, objet de désir éphèmère.


Ephémère voire futile : façon théorique de parler d'ailleurs car elle est vraiment très belle (bien plus que Kidman AMHA) ...

Sinon, joli développement : bravo ... :D :wink:

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Re: Eyes Wide Shut (Stanley Kubrick - 1999)

Messagepar Mama Grande! » 6 sept. 11, 00:37

Kubrick est un cinéaste qui a énormément compté pour moi, mais duquel je m'étais quelque peu éloigné ces dernières années. 2001 au feu Gaumont grand écran Italie a été le vrai point de départ de ma cinéphilie, si bien que je l'ai longtemps considéré comme le meilleur film du monde. Barry Lyndon au Max Linder fut un choc comparable. Quant à Eyes Wide Shut, que je n'ai pas eu la chance de découvrir sur grand écran, je l'avais beaucoup aimé aussi même s'il n'avait pas eu pour moi la portée de 2001 ou Barry Lyndon. Puis j'ai grandi, mes goûts se sont affirmés, ont changé, j'ai découvert d'autres grands cinéastes, et le souvenir ému de la découverte des films de Kubrick est devenu plus diffus. Eyes Wide Shut, que je n'avais vu qu'une fois, s'est peu à peu effacé de ma mémoire pour ne laisser que quelques images déconnectées les unes des autres.

Ces derniers jours, en passant à la fnac où je l'ai vu à 10 euros, j'ai été pris par l'envie de le revoir, comme si j'étais curieux de savoir ce que je penserais aujourd'hui de mes premiers amours cinéphiliques.

Et cette redécouverte de l'étrange aventure du Dr. Harford dans un Manhattan somnambulique aux airs d'Overlook Hotel m'a tour à tour envouté, déconcerté, amusé. Il m'est donc difficile d'en parler.

En effet, au début du film, on a du mal à comprendre où Kubrick veut nous emmener. Dès la première partie, il se débarrasse de tous les clichés du film de couple en crise (la vie routinière, la tentation de l'adultère), pour pouvoir emmener le spectateur ailleurs ensuite. La scène pivot du film, celle de la confession d'Alice à Bill a aussi de quoi dérouter: on a l'impression que Bill, un homme pourtant relativement jeune, découvre à peine qu'une femme peut avoir des fantasmes et des tentations aussi, et est complètement bouleversé. Beaucoup ont moqué ce passage du scénario. Comment à l'époque où est sorti le film peut-on être choqué par ça? On avait quand même Sex and the City qui rencontrait un grand succès à la télé américaine. On avait alors dit que Kubrick n'avait pas su rester en phase avec son temps, que c'était la tentative de choquer d'un vieux. A mon avis, il s'agit d'un malentendu complet, car on oublie complètement l'ironie mordante de Kubrick. A travers le fantasme d'Alice, il ne cherche pas à choquer le spectateur en montrant une femme de la haute société épouse et mère modèles qui pense à tromper son mari, mais à mettre en avant la destabilisation inattendue de son mari. Bill Harford est un homme moderne sûr de lui et de sa réussite tant sur le plan professionnel que privé. Mais il est pourtant incroyablement superficiel, et n'a apparemment jamais cherché à voir sa femme hors de son rôle d'épouse et de mère, même s'il l'aime sincèrement. Il est comme un enfant dans une cage dorée qui ne connaît rien à la vie. Il s'imaginait fort, mais il n'en est rien. Ainsi, la révélation du fantasme de son épouse lui fait entrevoir un monde dont il n'a pas soupçonné l'existence avant. Un monde loin de son foyer luxueux et rassurant fait de dangers en tout genre, de sociétés secrètes aussi grotesques qu'inquiétantes, de violence, de vanité, mais dont il sortira adulte (comme quoi, Kubrick n'était pas aussi pessimiste qu'on le dit). L'ironie avec laquelle il montre ce personnage est je pense la clé du film.

De ce voyage que les époux Harford font chacun de leur côté ("la réalité d'une nuit n'est pas toute la réalité, et un rêve n'est jamais complètement un rêve"), Kubrick tire une sublime ballade à la fois drôle et angoissante, dont l'équilibre tient à un fil. Outre les inépuisables travellings avant et arrière kubrickiens et la beauté de la photographie, qui vient beaucoup du contraste entre le bleu froid et onirique, et les couleurs chaudes des nuits de Noël, l'utilisation du 1:33 donne au parcours de Bill Harford une impression de manque de repères qui traduit à merveille son inexpérience du monde. Certaines scènes peuvent compter comme parmi les plus marquantes de la filmo de Kubrick, comme les confessions d'Alice après avoir rêvé, ou l'orgie à la fois sauvage mais extrêmement ritualisée. Néanmoins, ma préférée reste la scène du magasin de costume. Mise en scène comme un théâtre de marionnettes, où les mannequins du décor font aussi consistants que les humains que Bill rencontrera, elle exprime avec une grande pertinence la vanité de la haute société telle que la voit Kubrick. Et puis, Leelee Sobieski arrive à être marquante malgré un rôle minuscule.

C'est aussi je trouve son film le plus ouvertement poétique, à travers les correspondances mystérieuses entre les aventures de Bill et les rêves de son épouse, et surtout le personnage d'Alice. De loin le plus beau rôle féminin chez Kubrick, elle est à la fois objet de désir, gardienne des rêves et fantasmes, conteuse de rêves, et élément le plus mature du couple. Le hasard a fait que j'ai revu Vertigo quelques jours avant, et j'ai trouvé une certaine ressemblance avec le rôle de Kim Novak. Peut-être parce que c'est encore une blonde qui raconte ses rêves.

En conclusion, Eyes Wide Shut est un grand Kubrick, à l'univers riche et obsédant, que l'on a envie de revoir pour en déchiffrer les mystères.

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Re: Eyes Wide Shut (Stanley Kubrick - 1999)

Messagepar cinéfile » 25 août 16, 11:10

Mama Grande! a écrit :Néanmoins, ma préférée reste la scène du magasin de costume.


Pour avoir revu le film l'autre soir sur ARTE, je placerais également cette scène comme un des sommets du film. Ce que j'adore par dessus tout, c'est le personnage totalement loufoque du commerçant, génialement interprété par cet acteur croate, Rade Šerbedžija, qui j'ai découvert avec ce film. Sa présence physique, son accent prononcé, la manière dont il est cadré... et puis sa réaction lorsqu'il débusque sa fille avec les deux asiatiques. Cette scène est géniale ! :D Digne du théâtre de l'absurde.



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Re: Eyes Wide Shut (Stanley Kubrick - 1999)

Messagepar Supfiction » 6 août 17, 12:14


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Major Tom
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Cate Blanchett dans Eyes Wide Shut

Messagepar Major Tom » 8 juin 19, 23:12

En revoyant Eyes Wide Shut, la voix de la mystérieuse femme du bal masqué me paraissait de plus en plus familière, d'autant que sa voix "sonnait" quand même très pro -- je n'ai rien contre Abigail Good qui interprète le personnage "en chair"...

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...mais c'est le genre de voix qui faisait clairement penser à une vraie actrice.
Après quelques recherches, je suis tombé sur un tweet qui relaie cette info : dans le livre Eyes Wide Shut: Stanley Kubrick and the Making of his Final Film de Robert P. Kolker, Nathan Abrams, on apprend que la voix est en réalité celle de Cate Blanchett, mais elle n'est créditée nulle part. :o Et re-revoir la séquence en connaissant l'anecdote, tout de suite ça paraît évident. :)

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