Burning (Lee Chang-dong - 2018)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Alexandre Angel
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Re: Burning (Lee Chang-dong - 2018)

Messagepar Alexandre Angel » 27 sept. 18, 17:45

Flol a écrit :Moi je voulais juste dire que la modernité du cinéma passe par la sobriété d'une forme de naturalisme plus ou moins tempérée par quelques poses esthétiques évocatrices de tout un tas de transpositions initiales au delà des frontières.

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Coxwell
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Re: Burning (Lee Chang-dong - 2018)

Messagepar Coxwell » 27 sept. 18, 19:12

Alexandre Angel a écrit :
Coxwell a écrit :Ce n'est pas parce qu'il est difficile de faire la séparation de ce qui est endogène et de ce qui exogène au processus de création et d'aboutissement d'une oeuvre qu'on ne peut pas considérer que remettre en question le produit proposé soit un procès d'intention ipso facto

Celui qui a compris cette phrase du premier coup a toute mon admiration.


Quel est le problème exactement ?
Répliquer par "procès d'intention" me semble tout aussi expéditif et automatique que le fonds de la critique qui m'est reproché. Il me paraît difficile de ne voir qu'un produit émanant du seul artiste, de sa volonté propre , du "soi", dune intériorité détachée de tout processus externe (d'ailleurs est-ce simplement possible sur le plan philosophique ?) et qu'il existe tout un tas de paramètres relevant aussi du conditionnement extérieur, et de facto, d'une stratégie artistique aboutissant à un produit à exposer et à faire exister.

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Alexandre Angel
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Re: Burning (Lee Chang-dong - 2018)

Messagepar Alexandre Angel » 27 sept. 18, 20:24

Coxwell a écrit :Quel est le problème exactement ?

Il n'y en a pas, puisque tu donnes une explication qui éclaircit quelque peu la phrase d'ores et déjà culte que j'ai quotée :D

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Re: Burning (Lee Chang-dong - 2018)

Messagepar Strum » 28 sept. 18, 10:11

Coxwell a écrit :Répliquer par "procès d'intention" me semble tout aussi expéditif et automatique que le fonds de la critique qui m'est reproché. Il me paraît difficile de ne voir qu'un produit émanant du seul artiste, de sa volonté propre , du "soi", dune intériorité détachée de tout processus externe (d'ailleurs est-ce simplement possible sur le plan philosophique ?) et qu'il existe tout un tas de paramètres relevant aussi du conditionnement extérieur, et de facto, d'une stratégie artistique aboutissant à un produit à exposer et à faire exister.


Pas "automatique", non. L'impression de procès d'intention nait de la nature de tes interventions qui toutes ont pour objet de dire que le film est un "produit exotique fait pour les occidentaux" sans entrer dans le détail et sans analyse approfondie du film, comme si c'était une évidence alors que c'est une hypothèse que tu poses. En plus d'un procès d'intention, c'est d'ailleurs un "lieu commun" de la critique (certains cinéastes asiatiques, notamment, ont déjà essuyé ce genre de reproche par le passé et pas des moindres, Kurosawa étant l'exemple le plus connu). On peut évidemment critiquer un film, y compris en contestant sur le fond la vision du monde ou de la société du réalisateur. Mais je trouve plus intéressant de recourir à une véritable argumentation plutôt qu'à ce type de procédé un peu...disons... facile. :)

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Re: Burning (Lee Chang-dong - 2018)

Messagepar Coxwell » 29 sept. 18, 06:31

Strum a écrit :
Coxwell a écrit :Répliquer par "procès d'intention" me semble tout aussi expéditif et automatique que le fonds de la critique qui m'est reproché. Il me paraît difficile de ne voir qu'un produit émanant du seul artiste, de sa volonté propre , du "soi", dune intériorité détachée de tout processus externe (d'ailleurs est-ce simplement possible sur le plan philosophique ?) et qu'il existe tout un tas de paramètres relevant aussi du conditionnement extérieur, et de facto, d'une stratégie artistique aboutissant à un produit à exposer et à faire exister.


Pas "automatique", non. L'impression de procès d'intention nait de la nature de tes interventions qui toutes ont pour objet de dire que le film est un "produit exotique fait pour les occidentaux" sans entrer dans le détail et sans analyse approfondie du film, comme si c'était une évidence alors que c'est une hypothèse que tu poses. En plus d'un procès d'intention, c'est d'ailleurs un "lieu commun" de la critique (certains cinéastes asiatiques, notamment, ont déjà essuyé ce genre de reproche par le passé et pas des moindres, Kurosawa étant l'exemple le plus connu). On peut évidemment critiquer un film, y compris en contestant sur le fond la vision du monde ou de la société du réalisateur. Mais je trouve plus intéressant de recourir à une véritable argumentation plutôt qu'à ce type de procédé un peu...disons... facile. :)


Sans avoir développé en profondeur une analyse, j’ai donné quelques éléments liés à la mise en scene, esthétiques qui me semblent être un début de réponse. Je n’ai pas beaucoup le temps développer malheureusement. Cela dit, je n’ai pas vu beaucoup d’arguments contraires qui ne soient pas non plus une autre forme de jugement tout aussi expéditif. :wink:

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Re: Burning (Lee Chang-dong - 2018)

Messagepar G.T.O » 30 sept. 18, 17:43

Absolument pas convaincu par ce Burning, entreprise éléphantesque qui se dégonfle à mesure qu'il avance... :?
Je salue l’ambition et relative habilité de Lee Chang-Dong à vouloir naturaliser, par adoption à la forme de la chronique, un récit à portée symbolique et politique. A venir nourrir, par l’affect et le réel, la métaphore. Mais le trait est si lourd, que ce soit dans l’établissement de la morphologie de classe ( Jong-Soo bouche entrouverte, l’air bête VS sourire et séduction bourgeoise) ou dans ce qui relève de la dimension méta, avec notamment l’évacuation du récit du personnage d’Hae-Mi n’aboutissant à aucun vertige existentiel antonionien, ou bien encore le procédé de la chronique si sabordée par la construction paroxystique de polar, nous conduisant à l’inexorable geste final meurtrier de Jong-soo, que Burning finit par annuler tout son séduisant postulat et belle incertitude, au profit de la démonstration basique et des personnages-fonctionnels. Reste quelques scènes ici et là, sans surmoi et références appuyées (oh les beaux plans tarkovskiens de brasier et références sans intérêt à Faulkner :? ), beaux moments en sourdine relevant du portrait individuel de Jong-Soo plus que du conflit social rudimentaire - je ne pense évidemment pas à cette scène de danse sur fond de Miles Davis dont l'aspect branlette rappelle l’horrible cinéma démonstratif de Sorrentino.
Dernière édition par G.T.O le 30 sept. 18, 20:53, édité 1 fois.

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Re: Burning (Lee Chang-dong - 2018)

Messagepar MJ » 30 sept. 18, 18:32

G.T.O a écrit : - je ne pense évidemment pas à cette scène de danse sur fond de Miles Davis dont l'aspect branlette rappelle l’horrible cinéma démonstratif de Sorrentino.
J'ai eu le même malaise devant la séquence sous l'arbre dans Le Poirier Sauvage (qui entretient beaucoup de liens velléitaires et provinciaux avec le film de Lee Chang-dong) quand le vent fait bruisser les feuilles... comme si le script avait inclus un passage encadré au stabilo "attention, la Beauté descend dans le monde"...
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Re: Burning (Lee Chang-dong - 2018)

Messagepar Alexandre Angel » 30 sept. 18, 18:38

G.T.O a écrit :je ne pense évidemment pas à cette scène de danse sur fond de Miles Davis dont l'aspect branlette rappelle l’horrible cinéma démonstratif de Sorrentino.

Je me suis absenté pour pisser un coup (car c'était intenable) au moment, je crois, où ils fument un pétard. Du coup je ne suis arrivé qu'à la fin de cette séquence. Je n'en pense donc malheureusement pas grand chose. Certains (dont tu ne fais pas partie :mrgreen: ) ont dit sur Classik que c'était le sommet du film.

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Re: Burning (Lee Chang-dong - 2018)

Messagepar G.T.O » 30 sept. 18, 18:43

MJ a écrit :
G.T.O a écrit : - je ne pense évidemment pas à cette scène de danse sur fond de Miles Davis dont l'aspect branlette rappelle l’horrible cinéma démonstratif de Sorrentino.
J'ai eu le même malaise devant la séquence sous l'arbre dans Le Poirier Sauvage (qui entretient beaucoup de liens velléitaires et provinciaux avec le film de Lee Chang-dong) quand le vent fait bruisser les feuilles... comme si le script avait inclus un passage encadré au stabilo "attention, la Beauté descend dans le monde"...


J'ai été surpris par son étonnante facilité, son caractère presque démagogique. La scène transpire, hurle même, sa volonté d'élévation. C'est une grandeur que je trouve suspecte; en plus d'être déconnectée du reste.

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Re: Burning (Lee Chang-dong - 2018)

Messagepar Coxwell » 1 oct. 18, 08:24

G.T.O a écrit :
MJ a écrit :
G.T.O a écrit : - je ne pense évidemment pas à cette scène de danse sur fond de Miles Davis dont l'aspect branlette rappelle l’horrible cinéma démonstratif de Sorrentino.
J'ai eu le même malaise devant la séquence sous l'arbre dans Le Poirier Sauvage (qui entretient beaucoup de liens velléitaires et provinciaux avec le film de Lee Chang-dong) quand le vent fait bruisser les feuilles... comme si le script avait inclus un passage encadré au stabilo "attention, la Beauté descend dans le monde"...


J'ai été surpris par son étonnante facilité, son caractère presque démagogique. La scène transpire, hurle même, sa volonté d'élévation. C'est une grandeur que je trouve suspecte; en plus d'être déconnectée du reste.


Je ne suis pas le seul à ressentir cette facilité racoleuse. Pour un film qui cherche le naturalisme, cette scène transpire l’écriture maladroite mélangé d’un tape-à-l’œil faussement authentique dans son environnement comme dans ses émotions.

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Re: Burning (Lee Chang-dong - 2018)

Messagepar G.T.O » 1 oct. 18, 09:19

Coxwell a écrit :
G.T.O a écrit :
MJ a écrit :
G.T.O a écrit : - je ne pense évidemment pas à cette scène de danse sur fond de Miles Davis dont l'aspect branlette rappelle l’horrible cinéma démonstratif de Sorrentino.
J'ai eu le même malaise devant la séquence sous l'arbre dans Le Poirier Sauvage (qui entretient beaucoup de liens velléitaires et provinciaux avec le film de Lee Chang-dong) quand le vent fait bruisser les feuilles... comme si le script avait inclus un passage encadré au stabilo "attention, la Beauté descend dans le monde"...


J'ai été surpris par son étonnante facilité, son caractère presque démagogique. La scène transpire, hurle même, sa volonté d'élévation. C'est une grandeur que je trouve suspecte; en plus d'être déconnectée du reste.


Je ne suis pas le seul à ressentir cette facilité racoleuse. Pour un film qui cherche le naturalisme, cette scène transpire l’écriture maladroite mélangé d’un tape-à-l’œil faussement authentique dans son environnement comme dans ses émotions.


Non du tout, tu n'es pas le seul. :) Faut dire que la scène en question clignote un peu. Cette événementialité est si facile et si grossièrement produite. Alors, qu'avant il y a de si belles choses lorsque les personnages sont assis à contempler en silence le coucher de soleil. Ces petits moments sont finalement plus beaux et signifiants, que cet imposant effet de manche...N'évoquons pas non plus cette autre facilité, qui est de terminer son film et ce "voyage", par un meurtre. Assassinat qui, en tant que tel, est probablement la trouvaille la moins inventive qui soit, en même temps que le plus symptomatique de l'échec global du projet de subversion de Lee Chang-Dong de débordement de la chronique par le film symbolique et politique, et à rendre compte au sens figuré d'un conflit sociétal voire du pays entier, depuis le conflit interne, vaguement connoté artistiquement, du personnage de Jong-soo.

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Re: Burning (Lee Chang-dong - 2018)

Messagepar bruce randylan » 1 oct. 18, 10:01

Coxwell a écrit : Pour un film qui cherche le naturalisme


Ah bon ?

C'est étonnant car c'est asbolument l'inverse pour moi. Et pour une raison : Haruki Murakani, l'auteur de la nouvelle dont s'inspire Lee pour Burning et étrangement absent des débats ici.
Je n'ai plus de souvenirs de la version papier (ça remonte à une dizaine d'année) mais j'ai été frappé pendant la découverte du film par la manière dont le cinéaste parvenait à s’approprier et retraduire le style de l'écrivain. J'ai retrouvé ce mélange troublant, à la fois impalpable et concret, de réalité fuyante, de fantasmes éveillés, de temporalité parallèle, de flottement éthéré, de détails saugrenus... sans parler des thèmes : frustration sexuelle, le double, le jazz, le héros mal dans sa peau...

Burning m'a davantage fait penser au chat de Schröder et ce n'est pas un hasard si le chat est à la fois présent et absent dans la première moitié. On est constamment à la lisière du surnaturelle, du rêve, de la projection : le double, le reflet du soleil sur la tour, des souvenirs partagés, l'existence du puits, la propagande nord-coréenne...
Réduire le film à une simple lecture sociale me parait un total contre-sens.
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Re: Burning (Lee Chang-dong - 2018)

Messagepar Alexandre Angel » 1 oct. 18, 10:21

bruce randylan a écrit :Réduire le film à une simple lecture sociale me parait un total contre-sens.

Il y a une dimension politique importante au sens où on sent de la colère devant l'injustice de la distribution des cartes.
Cette colère trouvera à exploser de façon quelque peu attendue sur la fin (mais cela arrive-t-il vraiment?).
Lee Chang-dong nous parle de notre monde, et pas seulement de la Corée du Sud.
Mais on ne saurait réduire le film à un tract ou à un brûlot : c'est autre chose.

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Re: Burning (Lee Chang-dong - 2018)

Messagepar G.T.O » 1 oct. 18, 11:07

Alexandre Angel a écrit :
bruce randylan a écrit :Réduire le film à une simple lecture sociale me parait un total contre-sens.

Il y a une dimension politique importante au sens où on sent de la colère devant l'injustice de la distribution des cartes.
Cette colère trouvera à exploser de façon quelque peu attendue sur la fin (mais cela arrive-t-il vraiment?).
Lee Chang-dong nous parle de notre monde, et pas seulement de la Corée du Sud.
Mais on ne saurait réduire le film à un tract ou à un brûlot : c'est autre chose.



Et, pourtant, on en est jamais très loin de la démonstration et du didactisme; y compris dans le coup de la disparition de Hae-mi, que le film utilise uniquement comme un moyen de renforcer le conflit principal de deux mâles, de venir nourrir ce discours sur le mépris de classe ( remarque sur les nouveaux riches-Gatsby-coréens), entre l'impunité des privilégiés et l'injustice, frustration des prolos. Sa disparition ne fait pas dévier le film de sa trajectoire, ni en faveur d'une angoisse existentielle à la Antonioni ni en faveur d'une crise à la Pirandello. Sans oublier le passage à l'acte final extrêmement important dans la construction du film; ce meurtre, fruit de la frustration et de la misère sexuelle contre cet idéal bourgeois incarné par Ben, qui résonne, à un autre niveau, comme le constat de rupture avec cette autre Corée. Très clairement, le film possède une dimension symbolique et politique qui structure véritablement le récit. C'est moins l'errance premier degré d'un frustré et d'un mal dans sa peau, que la métaphore filée d'une image de la société clivée coréenne, traduite à travers la relation conflictuelle d'un trio, puis d'un duo. En un mot, la représentation du livre de Jong-soo, ce "Faulkner coréen". De manière littérale, c'est l'histoire sans panache d'un mec qui tente d'écrire, imagine son histoire, passe son temps à se branler - ce qui est, avouant-le, une description ultra réaliste du métier d'écrivain. :mrgreen:
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Supfiction
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Re: Burning (Lee Chang-dong - 2018)

Messagepar Supfiction » 1 oct. 18, 11:09

Alexandre Angel a écrit :
G.T.O a écrit :je ne pense évidemment pas à cette scène de danse sur fond de Miles Davis dont l'aspect branlette rappelle l’horrible cinéma démonstratif de Sorrentino.

Je me suis absenté pour pisser un coup (car c'était intenable) au moment, je crois, où ils fument un pétard. Du coup je ne suis arrivé qu'à la fin de cette séquence. Je n'en pense donc malheureusement pas grand chose. Certains (dont tu ne fais pas partie :mrgreen: ) ont dit sur Classik que c'était le sommet du film.


Je ne l’ai pas dit mais j’étais d’accord avec lui.

C’est la fin qui est totalement à côté de la plaque et en même temps tellement facile. On trouve le même dénouement convenu et tellement dans l’air du temps dans Dogman de Garrone sauf que là au moins ça restait dans la logique du genre.