Votre film du mois de Novembre 2012

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés après 1980

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-Kaonashi Yupa-
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Re: Votre film du mois de Novembre 2012

Messagepar -Kaonashi Yupa- » 1 nov. 12, 13:04

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Novembre 2012

Film du mois
Le Complexe du castor

Films découverts
X-Men, le commencement (Matthew Vaughn) *
Micmacs à Tire-Larigot (Jean-Pierre Jeunet) ***
Green Zone (Paul Greengrass) **
Le Complexe du castor (Jodie Foster) ****
Polisse (Maïwenn) ***
Les Aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec (Luc Besson) *
Désiré (Albert Dupontel) ***
La Petite princesse (Alfonso Cuaron) ***
Phénix 2772 (Taku SUgiyama) *

Films revus (Hors compétition)
Rencontres du troisième type (Steven Spielberg) ****
Monstres & Cie. (Pete DOcter) *****...
Le Créateur (Albert Dupontel) *****
Le Sorgho rouge (Zhang Yimou) ***

Mes films du mois (depuis mai 2005)


Spoiler (cliquez pour afficher)

2005
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mai : Star Wars : Épisode III - La Revanche des Sith (Georges Lucas)
juin : Les Poupées russes (Cédric Klapish)
juillet : La Fille de Ryan (David Lean)
août : La Femme de Seisaku (Masumura Yasuzo)
septembre : La Ballade de Narayama (Kinoshita Keisuke)
octobre : Cette sacrée vérité (Leo McCarey)
novembre : Les Quatre cavaliers de l'Apocalypse (Vincente Minnelli)
decembre : L'Enfant (Luc et Jean-Pierre Dardenne)


2006
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janvier : Good Night, and Good Luck (Georges Clooney)
février : Le Nouveau monde (Terrence Malick)
mars : L'Incompris (Luigi Comencini)
avril : Scaramouche (Georges Sidney)
mai : La Terre tremble (Luchino Visconti)
juin : The Host (Bong Joon-ho)
juillet : Volver (Pedro Almodovar)
août : Pique-nique à Hanging Rock (Peter Weir)
septembre : Sandra (Luchino Visconti)
octobre : Le Vent se lève (Ken Loach)
novembre : Les Fils de l'homme (Alfonso Cuaron)
décembre : Kwaïdan (Kobayashi Masaki)


2007
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janvier : The Foutain (Darren Aronofsky)
février : Allemagne année zéro (Roberto Rossellini)
mars : Cria Cuervos (Carlos Saura)
avril : La Femme des sables (Teshigahara Hiroshi)
mai : Que le spectacle commence ! (Bob Fosse)
juin : Le Temps des gitans (Emir Kusturica)
juillet : Les Simpson, le film (David Silvermann)
août : Mondovino (Jonathan Nossiter)
septembre : Secret Sunshine (Lee Chang-dong)
octobre : L'Heure suprême (Frank Borzage)
novembre : La dolce vita (Federico Fellini)
décembre : No Country for Old Men (Joel & Ethan Coen)


2008
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janvier : Sweeney Todd, le barbier démoniaque de Fleet Street (Tim Burton)
février : La Graine et le mulet (Abdelatif Kechiche)
mars : There Will be Blood (Paul Thomas Anderson)
avril : Le Bel Antonio (Mauro Bolognini)
mai : Indiana Jones et le royaume du crâne de cristal (Steven Spielberg)
juin : Une histoire d'amour suèdoise (Roy Andersson)
juillet : The Dark Knight (Christopher Nolan)
août : Wall.E (Andrew Stanton)
septembre : Lenny (Bob Fosse)
octobre : Qu'est-il arrivé à Baby Jane (Robert Aldrich)
novembre : L'Echange (Clint Eastwood)
décembre : Fanny et Alexandre (Ingmar Bergman)


2009
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Janvier : Les Innocents (Jack Clayton)
Février : L'Etrange histoire de Benjamin Button (David Fincher)
Mars : Gran Torino (Clint Eastwood)
Avril : Ponyo sur la falaise (Hayao Miyazaki)
Mai : Coraline (Henry Selick)
Juin : Still Walking (Hirokazu Kore-eda)
Juillet : The Fall (Tarsem Singh)
Août : Requiem pour un massacre (Elem Klimov)
Septembre : Inglourious Basterds (Quentin Tarantino)
Octobre : Le Ruban blanc (Michael Haneke)
Novembre : Y a-t-il un pilote dans l'avion ? (Jim Abraham, David Zucker & Jerry Zucker)
Décembre : Avatar (James Cameron)


2010
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janvier : Bright Star (Jane Campion)
février : Le Bonheur (Alexandre Medvedkine)
mars : Le Guerrier silencieux (Nicolas Winding Refn)
avril : Zéro de conduite (Jean Vigo)
mai : Un éléphant ça trompe énormément (Yves Robert)
juin : Moon (Duncan Jones)
juillet : Into the Wild (Sean Penn)
août : Regarde les hommes tomber (Jacques Audiard)
septembre : Poetry (Lee Chang-dong)
octobre : Macadam Cowboy (John Schlesinger)
novembre : Quand passent les cigognes (Mikhail Kalatozov)
décembre : Une belle journée d'été (Edward Yang)


2011
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janvier : Le Vieux fusil (Robert Enrico)
février : Reds (Warren Beatty)
mars : Winter's Bone (Debra Granik)
avril : Bleu (Krzysztof Kieslowski)
Mai : Miracle en Alabama (Arthur Penn)
Juin : Alexandre le bienheureux (Yves Robert)
Juillet : Bienvenue Mister Chance (Hal Ashby)
Août : The Thing (John Carpenter)
septembre : Moby Dick (John Huston)
octobre : Un après-midi de chien (Sidney Lumet)
novembre : Mes chers amis (Mario Monicelli)
décembre : Hunger (Steve McQueen)


2012
janvier : Z (Costa-Gavras)
février : Ivan le terrible (Sergueï M. Eisenstein)
mars : Le Retour (Andreï Zviaguintsiev)
avril : Mad Men saisons 1 à 4 (Matthew Weiner)
mai : Paris (Cédric Klapisch)
juin : De rouille et d'os (Jacques Audiard)
juillet : Shotgun Stories (Jeff Nichols)
août : The Dark Knight rises (Christopher Nolan)
septembre : Koyaanisqatsi (Godfrey Reggio)
octobre : Baraka (Ron Fricke)
Dernière édition par -Kaonashi Yupa- le 3 déc. 12, 14:22, édité 11 fois.
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Miss Nobody
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Re: Votre film du mois de Novembre 2012

Messagepar Miss Nobody » 1 nov. 12, 13:15

FILMS DU MOIS DE NOVEMBRE 2012

Film du mois:
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Films vus:

* Skyfall (Mendes) ●●●●○
Bonne surprise que ce « Skyfall », nouveau grand spectacle bondien qui époussète, vernit et bouscule (gentiment) le mythe. L’intrigue est limpide (une fois n’est pas coutume), l’action est bien dosée, et la mise en image très classieuse. Inclus ingénieusement dans le reste de la saga, souvent à la frontière du premier et du second degré, ce nouvel opus remplit totalement sa fonction divertissante, jusqu’à en faire oublier ses petits défauts.
* Reservoir Dogs (Tarantino) ●●●●●
Ouf! Je ne subirais plus jamais le regard courroucé ou dédaigneux de mes pairs: j'ai enfin vu le film que tout le monde a déjà vu avant moi! Et la bonne nouvelle, c'est que je n'ai même pas été déçue. Au contraire, j'ai pris un plaisir monstre devant cette comédie pop et cruelle qui retourne les codes du film de gangster. Rien à dire: quand un film générationnel vieillit aussi bien, c'est qu'il est tout simplement excellent. Chapeau jeune Tarantino! Mais un peu dommage pour la suite... :oops:
* Le carrosse d'or (Renoir) ●●●●○
« The world is a stage, the stage is a world… ». C’est avec un plaisir immense que j’ai découvert ce Renoir –qui, avouons le, ne me disait rien du tout - sur grand écran, dans une version aux couleurs divinement restaurées. Cette mise en abyme théâtrale très cinégénique est un divertissement maîtrisé, joyeux, dont les dialogues piquants font encore mouche aujourd’hui. La Magnani en fait des tonnes mais reste adorable. Bref, un délicieux vaudeville.
* Frankenweenie (Burton) ●●●○○
A l’aune de la filmographie du réalisateur, ce Frankenweenie possède un intérêt biographique certain... Pour le reste, je suis un peu sceptique. Si la première partie du film (qui introduit une belle galerie de personnages) était pleine de promesse, toute la deuxième partie (faite de péripéties heureusement rapidement expédiées) est quant à elle franchement faible. Reste un petit film malgré tout efficace, doté d’une poésie parfois émouvante, parfois artificielle, entre humour noir et « premier degré » un peu malvenu. On s’accroche aux clins d’œil et à quelques idées sympathiques… mais on reste toujours sur le fil.
* Des oiseaux, petits et grands (Pasolini) ●●●○○
Proche des pérégrinations felliniennes, Pasolini livre ici un drôle d’objet –oscillant entre la farce burlesque quasi surréaliste et la fable politique-. Tout le film n’est pas d’égale valeur mais quelques scènes valent vraiment le détour. Et les deux interprètes sont très attachants. Sans doute à revoir (dans de meilleures conditions).
* La fille à la valise (Zurlini) ●●●○○
La belle Claudia Cardinale, éconduite par un amant très lâche, laisse l’innocent Jacques Perrin se traîner à ses pieds. Tous deux naïfs à leur manière, ils entretiennent une relation maladroite, teintée de narcissisme et de fascination. Le film instaure une jolie ambiance autour de ce couple charmant, mais finit par tourner un peu à vide. Dommage.
* Classe tous risques (Sautet) ●●●●○
Avec ce "premier" film viril et efficace, Sautet signe un polar sec dans la droite lignée de ceux de Melville. Mais derrière le gangster, il y a l'homme, le père, le mari, l'amant, l'ami, et déjà les thèmes de prédilection du cinéaste. Il y a beaucoup de Giovanni également dans ce film, et de son réalisme sans concession. Bref, c'est très sobre mais c'est très bon.
* Une histoire simple (Sautet) ●●●●○
Portrait d’une -et plus généralement de la- femme moderne, incarnée par la classieuse Romy qui, la quarantaine approchante, n’a rien perdu de sa beauté. A l’aube des années 80, la liberté est conquise mais le bonheur toujours fuyant. Sautet dissèque les relations humaines avec toujours autant de brio, et ses constats, amers, restent très justes aujourd’hui. Une histoire simple, un peu triste... les choses de la vie. Du cinéma doux et sensible, dont la pertinence bouleverse par instants.
* Détour (Ulmer) ●●●○○
Al/Tom Neal, cet homme naïf et pathétique qui voulait simplement se marier, n'aura décidément rien réussi de sa pauvre vie si ce n'est de croiser deux fois la mort par mégarde et d'en payer les frais avec de sacrés intérêts. Ulmer s'applique à faire beaucoup avec très peu et, la plupart du temps, on n'y voit que du feu. En une heure de temps, avec son histoire méga-simple, une voiture et quatre acteurs, il parviendra ainsi à nous livrer un des destins le plus injustes et les plus cruels du genre. Un grand petit film? Oui. Un chef d'oeuvre? Quand même pas.
* Convoi de femmes (Wellman) ●●●●●
Le western est un genre que j’explore à tâtons et non sans crainte. Et quelle délicieuse surprise que voilà ! C'est un western féminin totalement dénué de sexisme, émouvant mais pas mièvre, palpitant et subtil tout à la fois. La route vers l’ouest sauvage est pénible, épuisante, semée d’embuches, de morts et de douleurs, mais tout est toujours traité avec une étonnante pudeur… Un film d’aventure à l’atmosphère quasi documentaire, où émergent par instant des touches d’humour sympathiques, mais surtout une humanité belle et profonde qui n’a ni sexe, ni couleur de peau. Un film fort et magnifique.
* Rocco et ses frères (Visconti) ●●●●●
Une belle fresque familiale, lyrique, puissante, où Alain Delon – qui n’aura jamais aussi bien porté sa gueule d’ange –, Renato Salvatori – tragique - et Annie Girardot – sublime - forment un triangle amoureux superbe et décadent. La vie pour eux est un combat perpétuel, un déchirement entre le bien et le mal, entre l’égoïsme et la générosité, entre la culpabilité et l’innocence. Aux grandes envolées larmoyantes (carrément excessives sur la fin, d’ailleurs), j’ai préféré la fragilité de Nadia/Annie Girardot dont le cœur meurtri n’empêche pas de vivre. Elle traverse le film, discrète, belle et mélancolique, telle la bande originale de Nino Rota, beaucoup plus sobre que les sentiments exacerbés qu’elle accompagne.
* Ted (MacFarlane) ●●○○○
Une comédie romantique somme toute très banale agrémentée d’un humour assez gras et rarement drôle (j’ai bien souri deux ou trois fois, mais c’était vraiment pour rentabiliser mon ticket). Très dispensable.
* Cinéma Paradiso - version longue (Tornatore) ●●●○○
Un film nostalgique et amoureux de cinéma qui, en dépit de ses 2h50, ne m’aura pas pleinement rassasiée. Tout ce qui touche à la cinéphilie nous emporte (le curé qui censure, la figure fascinante du projectionniste, le portrait haut en couleurs des villageois, la première séance en plein air, le progrès technique galopant, et puis le très joli final, évidemment) mais le personnage de Salvadore, dès lors qu’il a quitté son adorable bouille d’enfant pour vivre ses amours tourmentées, n’est pas tellement intéressant. La cinquantaine approchante, quand ce dernier réalise qu’il est peut-être passé à côté d’une autre vie : c’est romantique, mais c’est surtout totalement puéril et un peu idiot. Il parait que la version courte du film efface cet ultime rebondissement amoureux et se concentre sur l’enfance du personnage : sans doute est-elle meilleure, alors. C'est joli, mignon, plaisant mais loin d’être le film bouleversant qu’on m’avait vendu.
* Le fanfaron (Risi) ●●●●○
Road-movie très attachant que ce film qui fait voyager un italien gouailleur –proche d’être pénible- et un étudiant timide –quasi coincé- à bord d’une Lancia lancée à toute allure. De ce beau duo inassorti découle une drôlerie pleine d’amertume, quelques situations cocasses, de belles performances d’acteurs mais surtout une fin d’une cruauté et d’une tristesse rare. Sous des abords caricaturaux, la caractérisation des deux personnages est subtile : la plume de Risi est acérée, pertinente, féroce.
* Le gouffre aux chimères (Wilder) ●●●●○
Film sans concession qui charge le monde des médias autant que ceux qui s’en nourrissent et dont le héros est l’un des personnages les plus détestables qui soit. Suffisant, impitoyable, arriviste, Kirk Douglas finit pourtant par se laisser gagner par la culpabilité : loin d’être rédemptrice, celle-ci l’achève littéralement. Brrr… j’avoue que je n’imaginais pas ce « gouffre aux chimères » aussi vertigineux, terrible et glaçant. A revoir en VO.
* The Breakfast Club (Hughes) ●●●○○
« The Breakfast Club » est un teenage-movie qui sort des sentiers battus en se jouant gentiment des stéréotypes. L’intelligence du film : dépeindre l’adolescence comme une période où l’on donne douloureusement naissance à son identité-propre. Ses défauts : il met beaucoup de temps à décoller réellement, ne va pas tellement au fond des choses (une subtilité intéressante poignait pourtant dans le dernier quart d’heure), et finit totalement en jus de chaussette (la weirdo qui finit relookée par la reine de promo : pitié, pas ça !).
* Vacances à Venise (Lean) ●●●○○
Film de transition entre l’intimisme des premières œuvres et la flamboyance des fresques à suivre, « Vacances à Venise » est un film à la beauté très simple, un peu anodin mais charmant malgré tout. Katherine Hepburn, quoiqu’assez irritante dans ses minauderies, interprète un beau personnage de femme, esseulée, en quête d’un épanouissement tardif, dans une Venise sublimée par un technicolor étonnant, quasi surréaliste.
* Mickey One (Penn) ●●○○○
Mickey a brûlé la vie par les deux bouts et doit maintenant fuir le point de jonction. Traqué par la mafia -ou pas-, il se cache, il court, il saute sur des trampolines (sic), regarde des trucs se faire cramer, broyer... enfin bref... C'est nouvelle vague. Un peu prétentieux, parfois abscons, assez vieillot. A sauver: un générique assez captivant et quelques frissons paranoïaques le long de notre échine.
* Comanche Station (Boetticher) ●●●○○
Un bien joli western tout en couleur et en belles intentions. Un peu trop sage à mon goût, malgré une intéressante montée de tension à mi-parcours (mais quand donc les méchants vont-ils se décider à tuer les gentils ?). Ca reste séduisant et efficace, le petit twist final est mignon aussi… Un bon moment.
* Copacabana (Fitoussi) ●●●○○
« Copacabana », ce n’est pas un grand film mais c’est un charmant portrait de femme, porté avec délicatesse par une Huppert super. Babou n’est plus toute jeune mais elle est encore pleine de vie : avec ses imperfections, ses fêlures, ses coups de têtes un peu puérils, elle mène sa barque comme elle l’entend et c’est plaisant à voir. La caractérisation de cette baba-cool anachronique n’est pas aussi simpliste qu’attendue et les situations sont plutôt bien pensées/écrites. Malheureusement, le feel-good final ne fonctionne pas tellement et cela a forcément quelque peu réfréné mon enthousiasme.
* Scarface (Hawks) ●●●○○
Je découvre enfin Scarface dans sa première version, et à 2-3 grandes scènes près (l’ouverture, la fermeture et de jolis jeux d’ombres), je ne déborde pas d’enthousiasme. Les ingrédients archétypiques du film de gangster sont bien tous réunis : c’est sec, violent, ultra-serré, sans musique, sans chichi ni fioritures. Mais ce condensé de vie en 1h30, à force de sécheresse, peine justement à se rendre captivant. De Palma n’a pas à rougir d’avoir remodelé le personnage à sa sauce : d'un bon film un peu vieilli, il a tiré un mythe.
* King Kong (Guillermin) ●○○○○
Ici, c'est tout l'inverse. D'un film formidable et cultissime, Guillermin tire un naveton qui n'arrive pas à la cheville de ses prétentions (et évidemment, encore moins de l'original). C'est calqué, aseptisé, sans charme. C'est censé être du grand spectacle, mais c'est bien simple, on ne ressent rien... et pire, on s'ennuie.
* Klute (Pakula) ●●●●●
« Klute » est un titre mensonger tant le personnage de Sutherland, très secret, se fait voler la vedette par Bree/Jane Fonda, call-girl mélancolique qui a carapacé ses sentiments pour garder quelques illusions (illusion de maîtriser sa vie, illusion d’aimer sa vie, illusion de garder un pouvoir sur les hommes qui la paient). C’est peu de dire que ce personnage m’a touché : il m’a transpercé. Mais ce n’est pas tout : il y a tout l’enrobage aussi… Cette ambiance lugubre, glauque et séduisante à la fois, cette photographie très obscure, cette mise en scène ultra-sobre, ces décors épurés, cette bande originale envoutante. Quant à l’intrigue policière, minimaliste et essentiellement reléguée au second plan, elle est le fil rouge qui nous permet de se raccrocher quand les personnages sombrent et que l’atmosphère lancinante, langoureuse, avec ses lenteurs, ses longueurs, menace de nous engloutir tout à fait.

Films revus:

* Furie (Lang) ●●●●●
Top 100 en gestation oblige, je revois mes classiques. Et je n'avais pas vu ce film depuis... fiou... une séance de "collège au cinéma" si je me souviens bien. J'avais le souvenir d'un film brillant: c'est définitivement un film brillant. Mise en scène hyper efficace, message intelligent, interprétation excellente. Et cette scène de lynchage collective : assurément l'une des scènes les plus terribles et violentes que compte le septième art. Du très grand Fritz Lang.
* Cet obscur objet du désir (Buñuel) ●●●○○
Top 100 en gestation oblige, je me refais quelques Buñuel. Et j'avais peut-être un peu surestimé celui-ci. J'ai toujours trouvé l'histoire de la Femme et du Pantin croustillante et Buñuel a su la rendre particulièrement cruelle. Les rapports de fascination, de répulsion et de destruction qui s'y jouent revêtent, dans la version de Buñuel, des atours excessifs, quasi-absurdes, et en même temps très troublants (sûrement car le réalisateur touche du doigt des perversions qui ne peuvent pas nous être totalement étrangères). Par contre, l'emballage m'a semblé un peu cheap : le jeu des acteurs (et le doublage de Molina, notamment) est parfois approximatif, le rythme n'est pas toujours maîtrisé, la fameuse bascule d'une actrice à l'autre ne fait pas toujours sens... et puis Bouquet... n'est pas du tout fascinante, en fait... Une redécouverte en demi-teinte donc.
* Short Cuts (Altman) ●●●●●
Top 100 en gestation oblige, j'ai décidé de redécouvrir les entrelacs quotidiens de "Short Cuts" qui m'avaient fait grande impression la première fois. Et c'est avec un intérêt toujours intact que je me suis replongée dans ces 22 vies, ces 22 failles... béantes, impudiques. Altman dissèque l'humanité avec tendresse, un soupçon d'ironie, et sans concession. Il y a bien deux ou trois petites choses qui m'ont parue moins pertinentes à la revoyure mais celle-ci ont été vite balayées par le recul qui donne à l'ensemble l'aspect d'un chef d'oeuvre véritable et définitif.
* Scarface (De Palma) ●●●●●
Top 100 en gestation encore et toujours… Et un grand plaisir à la révision de ce « Scarface », grand opéra baroque et décadent avec un petit Pacino nerveux et paranoïaque qui déchoit de manière vertigineuse du trône qu’il pensait tout en haut du monde. Le style emphatique, certains diront grandiloquent, de Brian De Palma sied comme un gant à ce personnage grandiose, à son avidité démesurée et à sa destinée implacable. En outre, une fois n’est pas coutume, l’esthétique cliquante des années 80 (BO immonde incluse) participe totalement à bâtir l’univers factice et tapageur -vulgaire aussi- dans lequel évolue Tony Montana. Bref, c'est un film qui vaut beaucoup plus que sa réputation réductrice et qui transcende littéralement les codes du film de gangster (Michelle Pfeiffer, chercheuse d’or au regard vide qui a enseveli sa mélancolie sous des montagnes de cocaïne, me rappelle toujours qu’il existe de beaux rôles féminins dans les films sous testostérone). Ce n’est pas le meilleur film du monde, mais c’est toujours aussi efficace.
* Les enfants du Paradis (Carné) ●●●●●
Top 100 en gestation oblige, je me repenche sur quelques grands absents de ma liste. « Les enfants du Paradis » mériterait évidemment sa petite place et je me demande d’ailleurs si je ne vais pas faire l’effort de lui en trouver une. C’est un film magique, que le temps n’abîme pas, mais qui ne me convainc jamais pleinement car il a tendance à se traîner un peu (lors des séquences de théâtre filmé notamment, même si celles en pantomime sont assez extraordinaires) et qu’il perd un peu de son charme dans la seconde partie. Mais bon, il y a ces gueules formidables, ces voix, il y a Arletty, et ce Paris en pacotille… et puis Prévert, évidemment. Hommage au monde du théâtre, le film est surtout une ode à la poésie, celle des gestes, celle des mots bien agencés et des réparties bien balancées. Il offre à la langue française le plus beau rôle, finalement, et c’est ce que je goûte le plus dans ce beau film qui ne vieillit guère

FILMS DES MOIS PRECEDENTS:

Spoiler (cliquez pour afficher)
octobre 2005 = L'aventure de Mme Muir (Mankievicz)
novembre 2005 = Match Point (Allen)
decembre 2005 = Voyage à deux (Donen)

janvier 2006 = Wallace et gromit et le lapin garou (Park)
février 2006 = Lettre d'une inconnue (Ophuls)
mars 2006 = Un jour à new york (Donen/Kelly)
avril 2006 = Walk the line (Mangold)
mai 2006 = Une histoire immortelle (Welles)
juin 2006 = La vie est belle (Capra)
juillet 2006 = Beau fixe sur New York (Donen/Kelly)
aout 2006 = La prisonnière du desert (Ford)
septembre 2006 = Les enfants du paradis (Carné)
octobre 2006 = Les 400 coups (Truffaut)
novembre 2006= La mouche (Cronenberg)
decembre 2006= Assurance sur la mort (Wilder)

janvier 2007= The shop around the corner (Lubitsch)
fevrier 2007= La vie des autres (Henckel von Donnersmarck)
mars 2007= Comme un torrent (Minnelli)
avril 2007= Sue, perdue dans Manhattan (Kollek)
mai 2007= The Magdalene Sisters (Mullan)
juin 2007= L'impasse (De Palma)
juillet 2007= Le scaphandre et le papillon (Schnabel)
août 2007= Le boucher (Chabrol)
septembre 2007= Les méduses (Keret & Geffen)
octobre 2007= Loulou (Pabst)
novembre 2007= 2001 l'odyssée de l'espace (Kubrick)
décembre 2007= Hiroshima mon amour (Resnais)

janvier 2008= Le silence (Bergman)
février 2008= No country for old men (Coen)
mars 2008= Faux semblants (Cronenberg)
avril 2008= Ascenseur pour l'échafaud (Malle)
mai 2008= Les fils de l'homme (Cuaron)
juin 2008= The thing (Carpenter)
juillet 2008= Short Cuts (Altman)
Août 2008= Ariane (Wilder)
Septembre 2008= Bonnie & Clyde (Penn)
Octobre 2008= Madame Bovary (Minnelli)
Novembre 2008= Il était une fois en Amérique (Leone)
Décembre 2008= Head-on (Akin)

Janvier 2009= En chair et en os (Almodovar)
Février 2009= Gran Torino (Eastwood)
Mars 2009= Une certaine rencontre (Mulligan)
Avril 2009= Breezy (Eastwood)
Mai 2009= Le voyeur (Powell)
Juin 2009= Etreintes Brisées (Almodovar)
Juillet 2009= Vincent, François, Paul et les autres (Sautet)
Août 2009= L'enfer est à lui (Walsh)
Septembre 2009= Les visiteurs (Kazan)
Octobre 2009= La valse dans l'ombre (LeRoy)
Novembre 2009= L'invasion des profanateurs (Kaufman)
Décembre 2009= L'armée des ombres (Melville)

Janvier 2010= Quand passent les cigognes (Kalotozov)
Février 2010= Le temps d'aimer et le temps de mourir (Sirk)
Mars 2010= Scènes de la vie conjugale (Bergman)
Avril 2010= Les feux de la rampe (Chaplin)
Mai 2010= La scandaleuse de Berlin (Wilder)
Juin 2010= Papillon (Schaffner)
Juillet 2010= Le grand amour (Etaix)
Août 2010= L'impossible monsieur bébé (Hawks)
Septembre 2010= L'aurore (Murnau)
Octobre 2010= L'ange des Maudits (Lang)
Novembre 2010= La fille de Ryan (Lean)
Décembre 2010= Moon (Jones)

Janvier 2011= Johnny Guitar (Ray)
Février 2011= La source (Bergman)
Mars 2011= Stalag 17 (Wilder)
Avril 2011= Série Noire (Corneau)
Mai 2011 = L'année du dragon (Cimino)
Juin 2011 = Bienvenue à Gattaca (Niccol)
Juillet 2011 = A bout de course (Lumet)
Aout 2011 = Du silence et des ombres (Mulligan)
Septembre 2011 = Une femme dangereuse (Walsh)
Octobre 2011 = Drive (Winding Refn)
Novembre 2011 = Monsieur Verdoux (Chaplin)
Décembre 2011= Zelig (Allen)

Janvier 2012= Fanny et Alexandre (Bergman)
Février 2012= Les nuits de Cabiria (Fellini)
Mars 2012 = Liaisons Secrètes (Quine)
Avril 2012 = The Naked Kiss (Fuller)
Mai 2012 = Le festin de Babette (Axel)
Juin 2012 = The strawberry Blonde (Walsh)
Juillet 2012 = La jetée (Marker)
Août 2012 = Stromboli (Rossellini)
Septembre 2012 = My man Godfrey (LaCava)
Octobre 2012 = L'heure suprême (Borzage)
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Major Tom
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Re: Votre film du mois de Novembre 2012

Messagepar Major Tom » 1 nov. 12, 13:15

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Films découverts / Films revus / Film(s) du mois :
(Par ordre de découverte)

La Féline (Cat People, 1942) de Jacques Tourneur: Image
Reprise de mon avis du mois de mai: j'ai lu certaines critiques presse pestant sur le Schrader, parlant parfois de "remake racoleur". Je ne suis pas loin de penser pareil. En tout cas, si Nastassja fera encore longtemps fantasmer les cinéphiles, l'original restera formellement le plus intéressant car non seulement plus subtil et sobre, mais surtout, plus angoissant et novateur. C'est au passage le premier film du cinéma à suggérer pour mieux effrayer. "L'effet-bus", du nom d'une des scènes, vient de ce film et sera repris (comme la scène de la piscine) dans le Schrader mais a aussi inspiré bon nombre de cinéastes fantastiques. Beaucoup plus court que le remake (71min au lieu de 2h), le film gagne en intensité et en intelligence. Un classique qui a sauvé la RKO de la banqueroute de Citizen Kane. Il manque un point à ma note, et remarque, il l'aurait peut-être eu si la chanson de Bowie avait été présente au générique (forcément une des rares choses que je sauve du Schrader)...

Skyfall (2012) de Sam Mendes: Image
Je peux dire que j'aurais enfin vécu mon coup de cœur cinématographique avec la saga 007. La géniale introduction à Istanbul, le générique avec la chanson d'Adele, l'entrée en scène de Raoul Silva (Javier Bardem, excellent), les beautés de Eve/Naomie Harris ou Séverine/Bérénice Marlohe... le film est rempli d'idées et de références pour ravir autant le fan que le spectateur qui connaîtrait mal l'univers bondien. Et cet épisode confirme tout le bien que je pensais de Craig depuis Casino Royale, que je considère tout simplement comme le meilleur interprète de la saga ex-æquo avec Sean! Probable film du mois.

Reservoir Dogs (1992) de Quentin Tarantino: Image
Bon finalement, il redevient mon film préféré de Tarantino, et l'ordre de préférence redevient l'ordre chronologique. Un premier film maîtrisé, brillamment interprété et dialogué.

Paris vu par... (1965) ...Jean Douchet, Jean Rouch, Jean-Daniel Pollet, Éric Rohmer, Jean-Luc Godard et Claude Chabrol: Image
De la Nouvelle Vague comme on aime ou on déteste, dans ce qu'elle a de plus excessif (plans-séquences foireux avec lumière imparfaite et son imperceptible, jeu d'acteurs approximatifs, dialogues interminables, etc.). Les sketchs de Pollet (qui permet de retrouver Claude Melki, un excellent acteur oublié du cinéma) et de Rohmer sont les meilleurs, et le Godard et le Chabrol les plus insupportables de suffisance. L'épisode de Jean Rouch est intéressant, un plan-séquence démarrant dans un appartement (avec Barbet Schroeder) puis se poursuit dans la rue, même si, comme le reste, le son est difficile à saisir. Et sinon les étrangers qui ont vu ce film ont dû vraiment penser que les Françaises sont des connes, des salopes ou des putes.

● Meurtre dans la 17e avenue (Casa d'appuntamento ou The French Sex Murders, 1972): Image
Non, les gialli c'est pas mon truc. C'est aussi mal foutu et aussi joli qu'un sketch de Jean Douchet pour Paris vu par..., aussi captivant qu'un épisode du Renard, aussi dénudé qu'un téléfilm érotique su samedi soir, et aussi bien joué que dans Plus belle la vie. Ça donne envie, hein?

Le Carrosse d'or (1954) de Jean Renoir: Image
Très beau film sur le théâtre, le monde de la comédie, que j'ai trouvé très moderne avec beaucoup de mouvements de caméra gracieux. Magnifique Technicolor, superbes décors et surtout excellente interprétation toute en exubérance de Marthe Villal... Anna Magnani. J'ai même eu la chance de voir ce film (rare) entouré de classikiens, entre Rick Blaine et Père Jules qui ronflaient et Miss Nobody qui parlait avec ses copines par textos. Apparemment ils ont quand même aimé.

Taxi Driver (1976) de Martin Scorsese: Image
Je n'ai pas compté le nombre de fois où je l'ai vu, mais la dernière remontait loin. Comme avec Reservoir Dogs de Tarantino, Taxi Driver redevient mon film préféré de Scorsese, devant After Hours. Le scénario sombre de Schrader, la performance de De Niro, Keitel en effrayant mac, les débuts de Jodie Foster, et puis la toute dernière composition musicale de Bernard Herrmann absolument inoubliable comme le film... bref, immense chef-d'œuvre.

Frustration (1971) de José Bénazéraf: Image
Frustrant.

L'Homme de Rio (1964) de Philippe de Broca: Image
Beaucoup trop vu en fait. Plus je le vois et moins j'ai d'affection pour ce film, la nostalgie ne prend même plus. Ça m'inquiète.

Les Demoiselles de Rochefort (1967) de Jacques Demy: Image
Mais oui, Miss, qu'il est beau ce film plein de peps, de couleurs, de mélodies, et fait avec un enthousiasme certain et communicatif. Les sœurs Dorléac sont magnifiques, Jacques Perrin n'est pas aussi tête à claques (une fois passé le choc) et les chansons ne sont pas du tout insupportables (Parking est là à titre de comparaison). Recommandé à Père Jules.

Predator 2 (1990) de Stephen Hopkins: Image
Le "Predator" est en ville... et il ne s'en prend quasiment qu'aux personnages principaux. Ses apparitions ne me font plus le même effet que durant mon adolescence où j'aimais bien ce film, et c'est dingue ce que ça peut ressembler à un épisode d'Hollywood Night. Il n'y a qu'un seul film valable mettant en scène le Predator et c'est le premier...

● Sex addict (Bad Biology, 2008) de Frank Henenlotter: Image
Dans le genre comédie noire-érotico-stupido-trash, genre que je n'aime pas mais il faut bien se cultiver, c'est plutôt mauvais et vraiment débilitant.

True Lies (1994) de James Cameron: Image

● La Forêt d'émeraude (The Emerald Forest, 1985) de John Boorman: Image

● Coups de feu sur Broadway (Bullets Over Broadway, 1994) de Woody Allen: Image

● Max et les ferrailleurs (1970) de Claude Sautet: Image

Small Soldiers (1998) de Joe Dante: Image

● Détour (Detour, 1945) de Edgar George Ulmer: Image

Performance (1970) de Nicolas Roeg: Image
Ça a vachement mal vieilli ce montage qui devient vite insupportable, et ce n'est même pas joli pour du Roeg. À oublier.

The Indian Runner (1990) de Sean Penn: Image
Très beau film sur la famille qui marque les excellents débuts de Sean Penn derrière la caméra. Oui, pour une première c'est plutôt très réussi. L'interprétation (avec une belle distribution: Morse, Mortensen, Arquette) est remarquable, on sent que le réalisateur aime ses acteurs et les dirige magnifiquement bien, à noter d'ailleurs quelques apparitions de Dennis Hopper.

● Mission impossible : Protocole Fantôme (Mission: Impossible - Ghost Protocol, 2011) de Brad Bird: Image
Assez décevant. Je n'en attendais pas grand-chose, n'étant pas particulièrement fan de la série (je n'ai même pas vu le précédent opus). Donc la déception est plutôt due au manque d'intérêt que ce divertissement aurait pu/dû me procurer, et non à une attente particulière -cela dit, il était vendu comme un épisode très réussi. Tout le début ressemble au premier film de De Palma, avec l'opération qui échoue. Mais dans la deuxième partie, ça s'étire, les longueurs ne manquent pas et ce qu'il y a de mieux dans ce film (Tom Cruise escaladant la tour, la poursuite dans la tempête de sable) se trouvait en partie dans la bande-annonce, j'aurais pu m'en contenter. 4/10 et je suis gentil.

● Le Gouffre aux chimères (Ace in the Hole/The Big Carnival, 1951) de Billy Wilder: Image
Billy Wilder en grande forme. Un film très moderne, très cynique sur le monde des journalistes prêts à tout pour un grand scoop. Un film qui gagnera certainement davantage de points avec le temps, une réévaluation certaine, le temps de digérer tout ça. Kirk Douglas est formidable.

The Breakfast Club (1985) John Hughes: Image
Je suis retombé en adolescence le temps du plus culte des teen movies. J'ai enfin découvert The Breakfast Club, film écrit apparemment en 48h par le cinéaste, qui raconte l'histoire de cinq lycéens -le sportif, la reine de beauté, le fils à papa, le délinquant, et la paumée asociale- pendant leur journée de retenue... Le film s'éloigne vite de ces stéréotypes, alternant entre rire et larmes avant de finir par nous convaincre qu'il s'agit peut-être du meilleur film sur l'adolescence. Ça faisait longtemps que je voulais le voir et je suis sûr qu'il aurait pu être (comme à beaucoup de monde) mon film culte d'ado si je l'avais découvert plus d'une décennie en arrière.

Navajo Joe (1966) de Sergio Corbucci: Image
Depuis que j'ai découvert Boetticher et que j'apprécie davantage le western classique, j'ai beaucoup plus de mal avec les westerns spaghettis (même de Leone). Sur le principe du héros -ici indien- valant une armée à lui seul et qui veut venger le scalp de sa femme, ce western transalpin contient quelques morceaux réussis, mais demeure assez moyen et n'est pas franchement très intéressant. Il m'a même un peu fatigué d'Ennio Morricone dont la musique, volontairement emphatique, se révèle parfois casse-pied (Tarantino avait pioché dans cette B.O. deux ou trois thèmes pour son Kill Bill).

● Vacances à Venise (Summertime, 1955) de David Lean: Image

● Dans la ligne de mire (In the Line of Fire, 1993) de Wolfgang Petersen: Image

Copacabana (2010) de Marc Fitoussi: Image

Mickey One (1965) d'Arthur Penn: Image
Un peu mitigé. Warren Beatty est bon, la photographie en noir & blanc de Ghislain Cloquet magnifique, mais la réalisation et le côté art contemporain 60's ne me bouleversent pas... En fait ça m'a surtout donné envie de revoir Histoires extraordinaires (le film à sketches d'après les nouvelles de Poe) et surtout le sketch surréaliste Toby Dammit de Federico Fellini (avec le thème inoubliable de Nino Rota), tellement génial que c'en était déloyal pour Vadim et Malle qui signaient les deux autres sketches, forcément moins bons. Beatty et Penn feront ensemble leur grand chef-d'œuvre peu après, avec Bonnie & Clyde.

Scarface (1932) d'Howard Hawks: Image / Scarface (1983) de Brian De Palma: Image
Rien à faire, malgré tout l'amour que j'ai pour le cinéma noir américain des années 30, 40, 50 et le plaisir que me procure le Hawks (qui reste cela dit un film de gangsters assez mineur au fond), ma préférence ira toujours vers le De Palma. Impossible d'oublier l'interprétation de Pacino et la démesure jubilatoire de De Palma, servi par un scénario d'Oliver Stone écrit sous coke dans un appart' à Paris. Reste que le Hawks a forcément l'avantage de l'antériorité. En passant, j'ai été surpris en le revoyant de me rendre compte qu'Oliver Stone avait été beaucoup plus fidèle à la trame de ce film que dans mon souvenir.

Les Enfants du paradis (Le Boulevard du crime, L'homme blanc, 1945) de Marcel Carné: Image
Comme il a été souvent dit, le temps n'a pas de prises sur ce petit chef-d'œuvre en deux parties signé Prévert et Carné. Entendre quelques-unes des répliques les plus célèbres du cinéma pour la première fois dans le film original, ça fait forcément son petit effet. Film immense, avec une distribution formidable...

Comanche Station (1960) de Budd Boetticher: Image
Critique du mois de septembre 2012: Encore une bonne surprise venue du Far West et du duo Boetticher/Scott. Ce mois-ci, j'ai été gâté (merci TCM). Randolph Scott, hyper charismatique, et l'art de la concision de Boetticher fonctionnent toujours...

Klute (1971) de Alan J. Pakula: Image

King Kong (1976) de John Guillermin: Image

● L'Homme sans ombre (Hollow Man, 2000) de Paul Verhoeven: Image

Courage, fuyons (1979) d'Yves Robert: Image


Barème :

Image : La mélodie du bonheur
Image : Un numéro du tonnerre
Image : La cité de la joie
Image : Le crime était presque parfait
Image : La vie est un long fleuve tranquille
Image : La loi du milieu
Image : Un pont trop loin
Image : L'ennui
Image : Danger immédiat
Image : Une raison pour mourir
Image : L'enfer est à lui

Précédents films du mois :

2008

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2009

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2010

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2011

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2012

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reuno
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Re: Votre film du mois de Novembre 2012

Messagepar reuno » 1 nov. 12, 13:31

Novembre 2012

Film du mois

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Films découverts

Beasts of The Southern Wild (Benh Zeitlin) 5/6
Looper (Rian Johnson) 5/6
The We and the I (Michel Gondry) 4/6
Frankenweenie (Tim Burton) 4/6
Au-delà des collines (Cristian Mungiu) 4/6
Sinister (Scott Derrickson) 4/6
The Bay (Barry Levinson) 1/6
Extraterrestre (Nacho Vigalondo) 1/6

Films revus

Emergo (Carles Torrens) 5/6

Films des mois précédents
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Octobre : Kotoko (Shinya Tsukamoto)
Septembre 2012 : Himizu (Sono Sion)
Août 2012 : ParaNorman (Chris Butler)
Juillet 2012 : The Incident (Alexandre Courtès)
Juin 2012 : Les Raisins de la colère (John Ford)
Mai 2012 : Moonrise Kingdom (Wes Anderson)
Avril 2012 : The Plague Dogs (Martin Rosen)
Mars 2012 : Bellflower (Evan Glodell)
Février 2012 : Il était une fois en Anatolie (Nuri Bilge Ceylan)
Janvier 2012 : Love (William Eubank)
Décembre 2011 : Versailles (Pierre Schoeller)
Novembre 2011 : Safe (Todd Haynes)
Octobre 2011 : Polisse (Maïwenn)
Septembre 2011 : Redline (Takeshi Koike)
Août 2011 : Cold Fish (Sono Sion)
Juillet 2011 : Memory Lane (Mikhaël Hers)
Juin 2011 : Biutiful (Alejandro González Inárritu)
Mai 2011 : The Tree of Life (Terrence Malick)
Avril 2011 : Animal Kingdom (David Michôd)
Mars 2011 : Tetsuo The Bullet Man (Shinya Tsukamoto)
Février 2011 : Il était une fois dans l'Ouest (Sergio Leone)
Janvier 2011 : Ondine (Neil Jordan)
Décembre 2010 : Mishima: A Life in Four Chapters (Paul Schrader)
Novembre 2010 : L'Enigme de Kaspar Hauser (Werner Herzog)
Octobre 2010 : Monsters (Gareth Edwards)
Septembre 2010 : Nord (Xavier Beauvois)
Août 2010 : Big Wednesday (John Millius)
Juillet 2010 : The Reflecting Skin (Philip Ridley)
Juin 2010 : Code 46 (Michael Winterbottom)
Mai 2010 : Enter the Void (Gaspard Noé)
Avril 2010 : The Andromeda Strain de Robert Wise
Mars 2010 : Onibaba de Kaneto Shindô
Février 2010 : Faust - Eine deutsche Volkssage de F.W. Murnau
Janvier 2010 : Le Décalogue de Krzysztof Kieslowski
Décembre 2009 : Avatar de James Cameron
Novembre 2009 : The Box de Richard Kelly
Octobre 2009 : Pat Garrett & Billy the Kid de Sam Peckinpah
Septembre 2009 : The Offence de Sidney Lumet
Août 2009 : La Femme des Sables de Hiroshi Teshigahara
Juillet 2009 : La Graine et le mulet Abdellatif Kechiche
Juin 2009 : The Sky Crawlers de Mamoru Oshii
Mai 2009 : Possession de Andrezj Zulawski
Avril 2009 : Le Trou de Jacques Becker
Mars 2009 : Shotgun Stories de Jeff Nichols
Février 2009 : The Wrestler de Darren Aronofsky
Janvier 2009 : The Curious Case of Benjamin Button de David Fincher
Décembre 2008 : Clean, shaven de Lodge Kerrigan
Novembre 2008 : Låt den rätte komma in de Tomas Alfredson
Octobre 2008 : Bled Number One de Rabah Ameur-Zaimeche
Septembre 2008 : Omohide Poro Poro de Isao Takahata
Août 2008 : Hellboy II : The Golden Army de Guillermo Del Toro
Juillet 2008 : La Condition de L'Homme de Masaki Kobayashi
Juin 2008 : Angst de Gerald Kargl
Mai 2008 : The Proposition de John Hillcoat
Avril 2008 : Love and Honor de Yoji Yamada
Mars 2008 : The Mist de Frank Darabont
Février 2008 : Twin Peaks - Fire Walk With Me de David Lynch
Janvier 2008 : [REC] de Jaume Balaguero et Paco Plaza
Décembre 2007 : Requiem Pour Un Massacre de Elem Klimov
Dernière édition par reuno le 27 nov. 12, 19:26, édité 6 fois.

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Akrocine
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Re: Votre film du mois de Novembre 2012

Messagepar Akrocine » 1 nov. 12, 13:31

Film du Mois de Novembre 2012 :

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Films découverts :

- Andrey Rublyov (Andrei Roublev) de Andrei Tarkovsky : 9/10
- Brute Force (Les démons de la liberté) de Jules Dassin : 9/10
- Vicky Cristina Barcelona de Woody Allen : 8.5/10
- Dupa dealuri (Au-delà des Collines) de Cristian Mungiu : 8/10 (Ciné)
- Skyfall de Sam Mendes : 8/10 (Ciné)
- Man in the Wilderness (Le convoi sauvage) de Richard C. Sarafian : 8/10
- Angela de Roberta Torre : 7.5/10
- Whatever Works de Woody Allen : 7.5/10
- Kirikou et les Hommes et les Femmes de Michel Ocelot : 7.5/10 (Ciné)
- You Will Meet a Tall Dark Stranger (Vous allez rencontrer un bel et sombre inconnu) de Woody Allen : 7/10
- Dial M for Murder (Le Crime Etait Presque Parfait) de Alfred Hitchcock : 7/10 (Ciné)
- Underneath (A Fleur de Peau) de Steven Soderbergh : 7/10
- Dark Crystal de Jim Henson et Frank Oz : 7/10
- Racing with the Moon (Les moissons du printemps) de Richard Benjamin : 6.5/10
- Tie saam gok (Triangle) de Ringo Lam, Johnnie To et Tsui Hark : 6/10
- Sweeney Todd: The Demon Barber of Fleet Street de Tim Burton : 6/10
- Lucky Luciano de Francesco Rosi : 5.5/10
- Les Revenants de Robin Campillo : 5/10
- Tron de Steven Lisberger : 4/10
- Falsche Bewegung (Faux mouvement) de Wim Wenders : 3/10 (Ciné)
- Miroir de Raymond Lamy : 2/10

Films revus :


- Suna no Onna (La Femme des Sables) de Hiroshi Teshigahara : 10/10
- Indiana Jones Raiders of the Lost Ark de Steven Spielberg : 10/10
- Pulp Fiction de Quentin Tarantino : 10/10
- Jackie Brown de Quentin Tarantino : 9.5/10
- Reservoir Dogs de Quentin Tarantino : 9/10
- Gallipoli de Peter Weir : 8/10
- Cube de Vincenzo Natali : 8/10
- Blade de Stephen Norrington : 7.5/10
- The Frighteners (Fantômes contre fantômes) de Peter Jackson : 6.5/10
- Blade II de Guillermo Del Toro : 6.5/10
- Me, Myself & Irene (Fou d'Irène) des frères Farrelly : 6/10
- Moonraker de Lewis Gilbert : 2/10

Films des mois précédents :
Spoiler (cliquez pour afficher)

Novembre : Brute Force de Jules Dassin
Octobre : Die Büchse der Pandora (Loulou) de Georg Wilhelm Pabst
Septembre :Waterloo Bridge de Mervyn Leroy
Aout : Suna no Onna (La Femme des Sables) de Hiroshi Teshigahara
Avril : Cure de Kiyoshi Kurosawa
Mars : Shotgun Stories de Jeff Nichols
Février : Blood Simple des Frères Coen
Janvier : The Artist de Michel Hazanavicius
Décembre : Shame de Steve McQueen
Novembre : Paths of Glory de Stanley Kubrick
Octobre : Yellow Sky de William A. Wellman
Septembre : Take Shelter de Jeff Nichols
Aout : Insomnia de Erik Skjoldbjærg
Juillet : Collapse de Chris Smith
Juin : Essential Killing de Jerzy Skolimowski
Mai : The Tree of Life de Terrence Malick
Avril : Heat de Michael Mann
Mars : Shunpu Den (Histoire d'une Prostituée) de Seijun Suzuki
Février : Incendies de Denis Villeneuve
Janvier 2011 :
Décembre : La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier
Novembre : Electra Glide in Blue de James William Guercio
Octobre : Sandra de Luchino Visconti
Septembre : Keoma de Enzo G. Castellari
Aout : The Red Shoes de Michael Powell et Emeric Pressburger
Juillet : Boogie Nights de Paul Thomas Anderson
Juin 2010 : Munich de Steven Spielberg
Dernière édition par Akrocine le 3 déc. 12, 22:08, édité 12 fois.
"Mad Max II c'est presque du Bela Tarr à l'aune des blockbusters actuels" Atclosetherange

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Re: Votre film du mois de Novembre 2012

Messagepar cinéfile » 1 nov. 12, 15:13

Novembre 2012

DECOUVERTES

Profession reporter (M. Antonioni, 1975) 8/10
Parfum de femme (D. Risi, 1975) 7,5
Fous d'Irène (Farelly Bros., 2000) 7,5/10
Un Jeu Brutal (J-C. Brisseau, 1982) 7/10
Les Innocents (J. Clayton, 1961) 7/10
Appelez Nord 777 (H. Hathaway, 1948) 7/10
Espion(s) (N. Saada, 2009) 6/10
Le Prénom (De la Patellière & Delaporte, 2012) 6/10
Skyfall (S. Mendes, 2012) 5/10
Persécution (P. Chéreau, 2009) 5/10
Très bien, merci (E. Cuau, 2007) 5/10
Looper (R. Johnson) 4/10

RE-DECOUVERTES

Faux Semblants (D. Cronenberg, 1988) 8/10
Gremlins (J. Dante, 1986) 7/10
Dernière édition par cinéfile le 1 déc. 12, 14:14, édité 7 fois.

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Re: Votre film du mois de Novembre 2012

Messagepar semmelweis » 1 nov. 12, 15:17

Film du mois de Novembre


Film découverts:
Skyfall,Sam Mendes(Ciné) 7/10
Looper,Rian Johnson(Ciné) 8/10
Frankenweenie,Tim Burton(Ciné) 8/10
The rise and fall of Legs Diamond, Budd Boetticher(DVD) 6/10
Cop, James B.Harris(DVD) 6,5/10
Argo,Ben Affleck(Ciné) 6/10
La conquête,Xavier Durringer(DVD) 4/10
The American,Anton Corbijn(DVD) 7/10
La chasse,Thomas Vinterberg(Ciné) 7/10
The Killers, Robert Siodmak(DVD) 8/10
Le coup de l'escalier,Robert Wise(DVD) 7/10

Films revus:
Melancholia,Lars Von Trier(Blu Ray) 9/10

Séries TV:

Documentaires:


Films des mois précédents:
Spoiler (cliquez pour afficher)
Octobre/La toile blanche d'edward hopper, Jean Pierre Devillers
Septembre/Little Odessa, James Gray/ Prix spécial : Obsession,Brian de Palma
Aout/Le cercle rouge, Jean Pierre Melville/Casablanca, Michael Curtiz
Juillet/Faust, Alexandre Sokourov
Juin/De rouille et d'os,Jacques Audiard/ Prix spécial: Paris Céline de Patrick Buisson
Mai/Eternal Sunshine of the spotless mind,Michel Gondry
Avril/Titanic,James Cameron
Mars/Dead Ringers,David Cronenberg-Hunger,Steve McQueen
Fevrier/Rango,Gore verbinski-La Taupe,Thomas Alfredson
Janvier/Millenium,the girl with the dragoon tatoo,David fincher
Année 2011
Décembre/[color=#000000]Le cheval de Turin,Bela Tarr[/color] FILM DE L'ANNEE 2011
Novembre/Hors Satan,Bruno Dumont
Octobre/Cure,Kiyoshi Kurosawa
Septembre/Hana Bi,Takeshi Kitano/L'Appolonide,souvenirs de maison close,Bertrand Bonnelo
Aout/Melancholia,Lars Von Trier
Juillet/Deep End,Jerzy Skolimowski/The Passenger,Michelangelo Antonioni (Prix spécial:The Texas Chainsaw Massacre,Tobe Hooper)
Juin/Badlands,Terrence Malick
Mai/The Tree of life,Terrence malick
Avril/The lady from Shanghai,Orson Welles/Enquete sur un citoyen au dessus de tout soupcon,Elio Petri
Mars/The duellists,Ridley Scott/To live and die in LA,William Friedklin
Février/Phantom of the Paradise,Brian de Palma
Janvier/Suspiria,Dario Argento/Irreversible,Gaspar Noé
Année 2010
Decembre/Profondo Rosso,Dario Argento
Novembre/[color=#000000]Le silence,Ingmar Bergman[/color] FILM DE L'ANNEE 2010
Octobre/The Fly,David Cronenberg
Septembre/Des hommes et des dieux,Xavier Beauvois/Oncle Boonmee,Apichatpong Weerasethakul
Aout/Days of Heaven,Terrence Malick
Juillet/Crash,David Cronenberg/A bout de souffle,Jean Luc Godard
Juin/Il Divo,Paolo Sorrentino
Mai/Catch me if you can,Steven Spielberg
Avril/Wall Street,Oliver Stone/Redacted,Brian de Palma
Mars/Blue Velvet,David Lynch
Février/Raging Bull,Martin Scorsese
Janvier/Zodiac,David Fincher/Macbeth,Roman Polanski
Année 2009:
Décembre/Vidéodrome,David Cronenberg
Novembre/[color=#000000]Cris et chuchotements,Ingmar Bergman[/color] FILM DE L'ANNEE 2009
Octobre/Le ruban blanc,Michael Haneke
Septembre/Un prophète,Jacques Audiard
Aout/There will be blood,Paul Thomas Anderson
Juillet/Manhunter,Michael Mann
Juin/Antichrist,Lars Von Trier
Mai/Le temps de l'innocence,Martin Scorsese
Avril/Last Days,Gus Van Sant
Mars/Blow out,Brian de Palma
Février/Révélations,Michael Mann
Dernière édition par semmelweis le 26 nov. 12, 23:28, édité 12 fois.

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Alcatel
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Re: Votre film du mois de Novembre 2012

Messagepar Alcatel » 1 nov. 12, 16:34

NOVEMBRE 2012

Films découverts
French Connection (William Friedkin - 1971) 8/10
Le dernier combat (Luc Besson - 1983) 7/10

Film du mois

Films revus
Dernière édition par Alcatel le 1 nov. 12, 22:33, édité 1 fois.
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Gounou
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Re: Votre film du mois de Novembre 2012

Messagepar Gounou » 1 nov. 12, 16:35

Novembre 2012

Film du mois

Films découverts
SKYFALL (Sam Mendes) 7,5/10
LUNE DE FIEL (Roman Polanski) 6,5/10
DAMSELS IN DISTRESS (Whit Stillman) 6,5/10
LOOPER (Rian Johnson) 6/10
THE LIFE AND DEATH OF COLONEL BLIMP (Michael Powell & Emric Pressburger) 8,5/10
THE 13TH WARRIOR (John McTiernan) 7/10

Films revus
BIRTH (Jonathan Glazer) 8/10 (=)
THE LIVING DAYLIGHTS (John Glen) 6,5/10 (-)
BLUE VELVET (David Lynch) 8,5/10 (=)
LICENSE TO KILL (John Glen) 6,5/10 (-)
TOMORROW NEVER DIES (Roger Spottiswoode) 5/10 (-)
LES ENFANTS DU PARADIS (Marcel Carné) 8/10 (=)
DIAL M FOR MURDER 7/10 (-)
CONTAGION (Steven Soderbergh) 7/10 (=)
LA BELLE ET LA BÊTE (Jean Cocteau) 7,5/10 (=)

CINEMA - DVD - BLURAY - TELEVISION
Dernière édition par Gounou le 26 nov. 12, 22:49, édité 19 fois.
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Kevin95
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Re: Votre film du mois de Novembre 2012

Messagepar Kevin95 » 1 nov. 12, 21:54

Novembre 2012

Film du mois :

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Films découverts et revus :

- Brewster McCloud (Robert Altman, 1970) : Image

Au delà d’être un tour d'essais avant son Nashville (1975), Brewster McCloud est un film assez méconnu dans la filmographie en dents de scie de Robert Altman quand bien même il gagne à figurer en haut du panier. Film choral et bordélique (à ce point là, ce n'est plus un défaut mais un partie-pris) Brewster McCloud est l'occasion pour le réalisateur après le carton de MASH, d’expérimenter une narration partant dans tous les sens, de tenter un humour à froid et de régler ses comptes avec une industrie qu'il déteste déjà (il n'est pas, en 1970, un cinéaste majeur du cinéma américain). Film méchant et mélancolique, parfois vain mais souvent audacieux... voilà clairement une illustration qu'Altman est un artiste unique à Hollywood, hier comme aujourd'hui.

- Martin (George A. Romero, 1976) : Image

L'intrigue du film est pour le moins originale et disons-le fascinante (un adolescent mal dans sa peau se prends pour un vampire). Celle-ci permets à un Romero plus intimiste qu'à l’accoutumé, d'utiliser la parabole de l'horreur pour parler du mal être de cette période. Un vrai lien se tisse alors entre Martin et un autre film traitant aussi de l’adolescence par le biais du cinéma d'horreur (plus particulièrement d'un être frêle qui parce que marginalisé, va adopter l'image que les autres lui renvoie pour mieux les détruire) à savoir la Carrie de Brian De Palma (datant aussi de 1976). Seulement George A. Romero n'a pas vraiment le même budget que De Palma et le jeu approximatif des comédiens, l'aspect bricolé de la mise en scène et le rythme trainant du récit font défaut au film qui en l'état reste une tentative très intéressante de la part du réalisateur de Night of the Living Dead, mais certainement pas une de ses plus grande réussite. Un coup dans l'eau certes, mais un coup tout de même.

- Savages (Oliver Stone, 2012) : :|

Je ne sais pas quoi en penser... du mal, surement. J'ai arrêté le visionnage du film au bout de 45 minutes en raison notamment d'une photo "Pub Club Med", d'une intrigue simpliste et de seconds rôles réservés à des stars cabos vieillissants. A la rigueur, mené par un réalisateur iconoclaste cela peut donner un film fun, border line ou tout simplement jouissif, mais Oliver Stone n'est plus un grand cinéaste d'une part mais il n'est pas non plus le regretté Tony Scott (d'ailleurs, Savage évoque le clairement plus réussi Revenge). Mais LE problème, l’élément qui n’obligea à arrêter à une heure de film (et ainsi gagner une heure de ma vie) c'est le trio au cœur de l'intrigue. Comment croire, ne serait-ce que deux minutes, que ces tronche de couvertures magasines puissent être des dealers craints et dangereux. Pourquoi Hollywood n'assume plus les tronches, les personnages sur la ligne morale, aussi cruels qu'instantanément cultes ? Mystère, en tout cas l'anciennement inspiré Oliver Stone continue dans la joie et la bonne humeur à s'enterrer. D’après son interview à Positif, il en a fini des fictions... à mes yeux cela fait près de dix ans qu'il a raccroché.

- Un taxi pour Tobrouk (Denys de La Patellière, 1960) : Image

Classique du cinéma populaire français toujours aussi plaisant. Si de La Patellière n'est pas un génie de la mise en scène, il parvient en revanche à tenir son intrigue, à rendre infiniment attachant les personnages qu'il mets en scène et se permets un antimilitarisme et un final pessimiste à l'opposé de ce que l'on attends d'un film dit "populo" très Gaullien en ce temps là. Laissons certaines critiques de la Nouvelle Vague de coté pour profiter pleinement de cette réussite qui n'a définitivement pas à rougir (bien au contraire) au coté de son modèle Sahara (Zoltan Korda, 1943).

- Pour une poignée de dollars (Sergio Leone, 1964) : Image

Pour être tout à fait honnête, je suis obligé de reconnaitre une toute petite perception par rapport au souvenir que j'avais du premier western de Sergio Leone. Entendons nous bien, Pour une poignée de dollars est un très bon film, bien foutu et ultra plaisant. Mais on sent Leone encore un peu timide avec le genre, lequel n'ose pas employer la mise en scène (SA mise en scène) baroque et opératique qui fait sa marque, hormis lors de deux trois séquences (les meilleures) telle son superbe final. Leone, comme handicapé par le film qu'il remake (Yôjinbô d'Akira Kurosawa, 1961) filme sans risque son intrigue tout en jonglant avec un budget minimal (expliquant sans doutes, la modestie de la réalisation). Bon, j’arrête de jouer les pisse froid et reconnais au film un vrai panache, une vraie énergie dans une relecture christique (cet aspect là n'avait complétement échappé, mais les références à la Passion sont légion) et réussite du film japonais.

- Erotissimo (Gérard Pirès, 1969) : Image

Pur délire 60's, Erotissimo peut très vite lasser les adorateurs du cinéma de Robert Bresson comme peut rejouir les clients d'un cinoche français improbable, fou mais inventif. Un fil narratif prétexte au grand n'importe quoi jouissif (comme les films de la même période de Michel Audiard cinéaste) où passent les copains se nommant Francis Blanche, Serge Gainsbourg, Jacques Martin, Jacques Higelin ou bien sur le couple vedette Annie Girardot / Jean Yanne. Ajoutez y une excellente musique pop de William Sheller et une géniale chanson ("La Femme aux faux-cils") par Michel Polnareff et vous avez 1h30 de plaisir (non) coupable.

- Sudden Death (Peter Hyams, 1995) : Image

Après l'excellente surprise que fut Timecop (1994), voilà un autre Vandammexploitation de très bonne facture signé par le même Peter Hyams (qui rappelons-le fut le réalisateur du génial Outland en 1981). Sudden Death peut targuer d'être un des meilleurs ersatz de Die Hard (John McTiernan, 1988) qui fleurissaient durant la première moitié des années 90. Le pitch est photocopié sur celui-ci du film de McTiernan mais le talent de technicien de Hyams et la sincerité d'un Van Damme persuadé de redevenir "in" avec ce projet, permettent audit film de sortir la tête haute. Évidemment, on oubliera poliment deux trois effets spéciaux foirés ou la niaiserie de l'intrigue parallèle dans laquelle un père doit montrer à ses deux mômes qu'il en a dans le pantalon (thème qui visiblement touche Van Damme car elle est très proche de celle de Lionheart de Sheldon Lettich, 1990). Une très bonne série B donc avec (il est bon de le noter) un Powers Boothe ultra cabot mais franchement génial dans son rôle de bad guy sans foi ni loi (il est d'une méchanceté et d'une violence pour le moins inédits pour les productions très lissées de l'époque).

- Quelques messieurs trop tranquilles (Georges Lautner, 1973) : Image

Une telle bonne humeur, un tel capital sympathie, il m'est impossible de résister longtemps à ces Quelques messieurs trop tranquilles dirigés par (le trop sous-estimé) Georges Lautner. Toute une époque comme dirait Blier dans Les Tontons Flingueurs mais que voulez vous, si certains crient à la ringardise moi je fond. Rien que de voir le trio Galabru / Guybet / Lefebvre je me régale, alors d'assister à la rencontre improbable de Galabru et d'une bande de hippies ou encore un règlement de compte au pistolet et au cocktail Molotov entre André Pousse et nos trois gaillards... j'exulte. Franchouillard peut être, mais dieu que ça fait un bien fou.

- Ted (Seth MacFarlane, 2012) : Image

Un poil déçu par le premier film de l'auteur de la génialissime série animée Family Guy. Devant Ted, je n'ai exprimé que quelques sourires ou deux trois rires timides (mais francs) mais certainement pas la crise de rire attendue. MacFarlane, comme intimidé par le saut de la télévision vers le cinéma, ronge son frein et calme son humour qui fait tache pour un autre certes parfois acide mais globalement plus "tous public". Family Guy se caractérisait notamment par une vulgarité brandie en étendard (comme ses ainés The Simpson et South Park) mixée à des vannes drôles aux 125e degrés et en lien à la pop culture (ce qui explique pourquoi la série n'a jamais pris en France ou que beaucoup semble la détester). Dans Ted, tout cela est réduit, pas effacé pour autant mais si policé qu'il est impossible pour un fan (comme moi) de ne pas ressentir une certaine déception. En revanche à défaut d'être hilarant, Ted est assez touchant lorsqu'il traite de l'infantilisation d'une gente masculine qui via la symbolique de l'ours en peluche, doit tuer "l’icône" pour devenir un homme. L'intrigue parallèle avec le pourtant génial Giovanni Ribisi est foireuse, mais tout ce qui touche au couple et au passé de Mark Wahlberg est intéressant, rendant au final l'inégal Ted attachant.

- Lola (Jacques Demy, 1961) : Image

J'entame une rétrospective Demy avant l'exposition à la cinémathèque, me permettant pour le coup de découvrir une partie de sa filmographie (au-delà de la célèbre trilogie avec Catherine Deneuve). Bien avant d’entamer la période obscure du cinéaste (oui oui, je vais enfin voir ce fameux Parking) j'ai visionné son premier long métrage à la réputation certaine (Lola donc) et le charme à pris. La caméra est virtuose, l'émotion bien présente, certaines scènes sont magnifiques (la séquence de la fête foraine avec le marin et la jeune Cécile est sublimissime) et le final un crève cœur. Mes seuls réserves tournent autours d'un budget pas à la hauteur des ambitions du réalisateur (et cela se voit à l'écran), d'une post-synchronisation assez bâclée et enfin du jeu outrancié d'Anouk Aimée. L'actrice connue pour sa retenue, en fait ici des caisses dans le genre Marilyn du pauvre et si lors des passages dramatiques cela ne se voit pas tellement, dans ceux plus joyeux ou disons léger, c'est assez gênant. Mais comme dirait mamie, laissons le temps fait son travail car à chaud j'ai tout de même beaucoup de sympathie pour ce film.

- Roman Polanski : Wanted and Desired (Marina Zenovich, 2008) : Image

C'est dommage ça commençait bien. Si la première demi-heure du documentaire est passionnante puisque la réalisatrice visiblement admirative de la carrière de Polanski entends utiliser sa filmographie afin d'éclairer sous un jour nouveau les multiples drames (plus particulièrement l'un d'entre eux, sont procès pour viol sur mineur) qui jalonne la vie du cinéaste. Par la suite et plus le film avance et plus les films de Polanski sont mis de coté au profit de la retranscription des événements du procès. Les fans de procédures judiciaires doivent être aux anges mais pour les cinéphiles, c'est laborieux. Le doc ne nous épargne aucun détails des faits et gestes de la justice américaine, même la vie privée du juge en charge de l'affaire, et malheureusement adopte la forme et la narration des diverses émissions télévisées autours de fais divers (avec pseudo retournement de situation, déclarations chocs etc...). Reste donc un film intéressant pour qui est intrigué par la vie (voir le temps d'une poignée de minutes au cinéma) de Roman Polanski, mais LE film sur le réalisateur reste à faire.

- La Fille sur le pont (Patrice Leconte, 1999) : Image

C'est franchement dommage que Leconte ne tienne pas plus ses films, ne fasse pas preuve de plus de rigueur car l'ombre d'une très beau film plane sur beaucoup de ses films, en l'état "juste" bons. C'est le cas de cette Fille sur le pont, comédie dramatique plutôt réussite mais qui pèche par une absence de structure dramatique et visuelle. Leconte n'est un cinéaste que l'on aime à voir trop libre car il est capable de tout, y compris du très mauvais. A titre d’exemple (tiré de La Fille sur le pont), pourquoi donc filmer le subjectif d'une mouche (si si) ? On imagine bien le réalisateur s'en foutre un peu et se dire sur l'instant que c'est une bonne idée, mais cela fait tache dans un film jusqu'ici élégant et (entre guillemets) profond. Le noir et blanc y est certes stylisé, mais cela ne suffit pas à rendre un récit sublime et émouvant (cf. le travail acharné des grands réalisateurs classiques de l'age d'or du cinéma américain). Reste un plaisir des yeux (évident) et le plaisir d'admirer Daniel Auteuil, absolument remarquable dans son rôle à la Depardieu de la belle époque. Mais la réussite totale de Tandem (1987) ou de Monsieur Hire (1989) semble bien loin (à l'époque et) maintenant.

- Le Professeur (Valerio Zurlini, 1972) : Image

Réévaluation d'un film que je jugeais à l'époque comme ennuyeux, Le Professeur n'est pas facile d'approche tant la déprime de son sujet semble se distiller sur l'ensemble du projet, de la mise en scène à la réception du spectateur. Obscure et lancinent, le film de Zurlini se traine comme le personnage d'Alain Delon, mais là où je ne voyais qu’emmerdement il y a quelques années, aujourd'hui j'y vois une certaine mélancolie dans une Italie quasiment chaotique autours d'un être (le prof du titre) paumé, qui prône la révolution tout en lisant Le Figaro. On est en 1972, les idéaux de 68 semble s’évaporer devant la dure réalité de l'époque et ce film-ci illustre parfaitement l'impasse dans laquelle se trouve le pays. Le rôle que Delon tient rappel celui qu'il interprétera plus tard dans Notre histoire (Bertrand Blier, 1984) tout comme sa relation sans issus avec une jeune étudiante rappelle un autre film de Blier, à savoir Beau-père (1981). Un film à redécouvrir donc.

- Glengarry Glen Ross (James Foley, 1992) : Image

...

- The Doors (Oliver Stone, 1991) : Image

Pas aussi mauvais que sa réputation ne laisse présager, The Doors par Oliver Stone est un titre mensonger puisque le réalisateur s'attarde sur le figure christique de Jim Morrison. Stone prends des risques formellement et... ça passe ET ça casse comme l’illustre parfaitement ses films de l'époque (je pense bien sur à la montagne russe Natural Born Killers en 1994). De grands moments de ridicule (le trip indien, magnifiquement parodié dans Wayne's World 2) se brassent avec quelques bonnes idées (le montage autours de la fin du rêve américain du tournant fin 60's) le tout avec une telle rapidité qu'il est impossible d'analyser quoique ce soit. Val Kilmer y est pas mal, en revanche la nazebroke Meg Ryan y est comme à son habitude consternante. Film amusant, The Doors se regarde pour la peinture d'une époque, pour sa bande originale et pour s'assurer du fait que Oliver Stone est un expérimentateur plus qu'un grand cinéaste.

- Argo (Ben Affleck, 2012) : Image

Je craignais que l'auteur du sympathique The Town (2010) se prenne les pieds dans le tapis en raison d'une folie des grandeurs et... il n'en est rien. L'acteur médiocre est décidément un bonne artisan, capable comme ici de produire une œuvre soignée, bien écrite, jamais prétentieuse et rudement bien narrée. On a certes déjà vu ça des dizaine et des dizaines de fois dans le cinéma américain, mais que voulez-vous, moi je marche !

- Looper (Rian Johnson, 2012) : Image

Je suis un peu gêné de reconnaitre n’être pas totalement admiratif d'un film qui séduit à peu près tout le monde. Je ne sais pas pourquoi, mais un truc me chiffonne, quelque chose d’inabouti se dégage du film du metteur en scène qui m'avait pourtant offert une comédie mélancolique délicieuse (The Brothers Bloom, 2008). Peut être es-ce le fait d'être lassé par les multiples films autours du voyage temporel ou encore le fait d'être mal à l'aise devant le thème de l'enfant diabolique rappelant à ma mémoire de terribles moments cinématographiques (en premier lieu le navrant The Omen de Richard Donner, 1976). Après je noircie le tableau car le film est agréable, doté de quelques idées magnifiques (je retiens entre autres la scène où Bruce Willis essaye de se remémorer le visage de la femme qu'il aime alors qu'au même moment, lui jeune, tombe amoureux d'une autre femme) et globalement Looper reste une réussite. Mais une réussite mineure, clairement imparfaite contrairement à son statut (déjà) de film culte.

- Casino (Martin Scorsese, 1995) : Image

Montagne cinématographique, le film de Scorsese même après X vision reste une expérience esthétique et émotionnelle folle et intense. Certaines scènes me donnent le frisson alors que je les connais plan par plan, la bande originale donne le tournis, les comédiens sont TOUS exceptionnelles et la mise en scène de Marty est touchée par la grace. Masterpiece !

- Le Marginal (Jacques Deray, 1983) : Image

Moins désastreux que sa réputation ne le laisse penser, Le Marginal à certes pris un sérieux coup de vieux (je crois que déjà à l'époque il était daté) mais déroule son intrigue avec un tel rythme et un tel amour du genre (le polar) qu'on ne peut que lui pardonner ses fautes de gout (le summum pourrait être le club gay ou la présence de Carlos Sotto Mayor). Symbole d'une époque, le film de Jacques Deray est un pur plaisir de cinéma d'exploitation où Belmondo hésite constamment entre son visage comique et celui (Melvillien) de marbre tout en lâchant deux trois clins d’œil à un spectateur conquis. Le Professionel de Lautner (1981) est mieux foutu mais qu'importe, personnellement je m’éclate devant ce type de film avant que le policier français ne sente le souffre (depuis le milieu des 80's jusqu'à nos jours, à quelques exceptions près).

- Scarlet Street (Fritz Lang, 1945) : Image

Remake de mon Renoir préféré (La Chienne, 1931), Scarlet Street n'a certainement pas à rougir de l’œuvre d'origine puisque Lang fidèle à son génie et à ses thématiques, s’approprie l'intrigue et la redirige vers une vision plus cynique et plus personnelle que celle du réalisateur français (intéressant de constater que l'un met en scène une déchéance sociale quand l'autre met en scène une déchéance morale). Rien à reprocher au film (ou presque), tout y est soigné : la mise en scène (venant de Lang c'est quasiment une évidence), le casting (mention spéciale au tordu Dan Duryea dans le rôle du maquereau) et la transposition du récit dans une Amérique des années 40. Ce n'est que lorsque que l'on opère une comparaison entre le film de 1931 et celui de 1945, qu'émerge un tout petit reproche concernant Scarlet Street à savoir de ne pas être aussi noir et sec que le film de Jean Renoir. Les artifices du cinéma hollywoodien permettent à Lang de réaliser un film élégant mais dans un même temps de ne pas être aussi tranchant que La Chienne. Quoiqu'il en soit, c'est un nouveau coup de maitre par ce diable de Fritz Lang.

- Flaming Star (Don Siegel, 1960) : Image

M'attendant à un "Elvisploitation" somme toute basique, quelle surprise d'assister à un western bien fichu, visuellement soigné et émotionnellement profond (à ce titre, la dernière séquence est absolument magnifique). On évitera par politesse de le comparer à The Searchers (John Ford, 1956) avec qui il partage de nombreux points communs, car Flaming Star traite de la question raciale, des liens de sang contre les liens sociaux et mets en scène un conflit entre deux demi-frères comme le fait le formidable film de Richard Brooks, Something of Value (1957). Siegel expédie en une scène au tout début du film l'aspect folklorique de sa star (une séquence chantée improbable) pour lui offrir un rôle intéressant d'un être violent, impulsif et perdu entre les valeurs paternels (blanches) et maternelles (indiennes). Assurément un des meilleurs films interprétés par Elvis Presley avec Jailhouse Rock (Richard Thorpe, 1957) et Viva Las Vegas (George Sidney, 1964).

- Ce cher Victor (Robin Davis, 1975) : Image

Curiosité comme seul le cinéma français des 70's peut en réserver, Ce cher Victor sous ses aspects de comédie populaire cache en réalité un film d'une noirceur et d'un pessimisme certain. Pour se donner un ordre d'idée, le premier film du futur réalisateur de La Guerre des polices (et ancien assistant de Georges Lautner dont le cinéma ludique est à l'opposé de Ce cher Victor) peut se définir comme une comédie avec les vieux du Muppet Show réalisée par Georges Simenon (tout un programme !). Visiblement influencé par la méchanceté des comédies italiennes, Robin Davis prends à malin plaisir à peindre la vie glauque et cruelle de deux retraités aussi haineux l'un envers l'autre que pitoyables. Impossible ne pas ressentir un certain malaise voir par moment une réelle tristesse tant les deux personnages ont leurs lot de scènes humiliantes. Davis évite de justesse le film froid et cynique grâce d'une part à un duo de comédiens exceptionnel (et je pèse mes mots) Jacques Dufilho et Bernard Blier et de l'autre à un attachement sincère (bien que tardif) à ses personnages (quand bien même il ne les gâte pas tout le long du film). Bizarre mais pas mauvais, Ce cher Victor se regarde avec intérêt pour qui ne ressent pas une empathie extrême avec les personnages de cinéma (car le film est bien noir).

- La Baie des anges (Jacques Demy, 1963) : Image

Lola avait ses beaux moments, mais j'ai vraiment la sensation que c'est avec ce film-ci que le talent de Demy prend de l'ampleur. La Baie des anges est un film sur la dépendance, dépendance d'une femme pour les jeux et dépendance d'un homme pour cette femme. Une histoire à priori simpliste mais qui permet au réalisateur d'être virevoltant et à sa mise en scène d'être aérienne. Une impression de liberté se dégage de l’œuvre à l'instar des meilleurs films de la Nouvelle Vague, quelque chose de palpable sans pour autant être définissable. On pourra toujours reprocher au film de ne pas approfondir son intrigue ou de laisser ses comédiens sans repères (Claude Mann y est par exemple très mauvais) mais c'est justement le prix à payer pour une telle légèreté. Pas vraiment conte moral à la Bresson, La Baie des anges est une ode à l'amour sincère et sans flonflons amorçant avec panache les chefs d’œuvres à venir du metteur en scène.

- How Do You Know (James L. Brooks, 2010) : Image

Comédie romantique sympathique à défaut d'être originale, qui malgré une durée un poil trop longue pour ce type de film (2h de sucrerie ça fait dure la digestion) se suit sans déplaisir grâce notamment à un scénario assez bien écrit (la mise en scène en revanche ne va pas plus loin que le champ/contrechamp en gros plan... très télévisée en somme). La trame est usée mais les dialogues sont vifs et s'enchainent à une rapidité rappelant le Woody Allen des grands jours (des derniers grands jours... faut pas déconner non plus). Coté casting et hormis une Reese Witherspoon toujours aussi transparente, c'est du tout bon. Nicholson s'en cogne et cabotine à outrance (amusant), Owen Wilson toujours aussi bon dans son rôle de benêt et enfin Paul Rudd et sa belle gueule qui comme d'hab emporte le morceau via son œil pétillant et son auto-dérision. Pas sur que How Do You Know reste dans ma mémoire d'ici un mois mais peut importe j'ai eu ma dose de sourires, voir de rires (comme la référence foireuse à Kramer vs. Kramer).

- Exit Wounds (Andrzej Bartkowiak, 2001) : Image

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Re: Votre film du mois de Novembre 2012

Messagepar Frances » 1 nov. 12, 23:01

Film du mois

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Films découverts ou redécouverts
All I desire (Douglas Sirk) 7/10
La ronde de l'aube - The Tarnished Angels- (Douglas Sirk) 9/10
Demain est un autre jour - There is always tomorrows - (Douglas Sirk) 7/10
Les amants de Salzbourg - Interlude - (Douglas Sirk) 4/10
Le secret magnifique -the magnificent obsession - (Douglas Sirk) 8.5/10
Tout ce que le ciel permet - All heaven allows - (Douglas Sirk) 10/10
Le temps d'aimer et le temps de mourir - (Douglas Sirk) 8/10
La perle du pacifique sud (Allan Dwan) 5/10
Mirage de la vie -Imitation of life - (Douglas Sirk) 8/10
Le fleuve sauvage - Wild river - Elia Kazan - 9/10
Les chaussons rouges - M. Powell - 10/10
Le narcisse noir - M. Powell - 9.5/10
La tempête qui tue - F. Borzage - 7/10
The swimmer (Frank Perry) 6.5/10
La balade sauvage (Terence Malick) 6.5/10
L'ange de la rue (Frank Borzage) 8/10
Les bas fonds new yorkais -Samuel Fuller 9/10
La reine de la prairie - Allan Dwan - 3.5/10


Films revus
Les enfants du paradis (Marcel Carné) 9/10
Stalag 17 (Billy Wilder) 5/10
Le loup garou - George Waggner - 7/10
Winchester 73 -Anthony Mann - 9/10
Dernière édition par Frances le 30 nov. 12, 08:26, édité 8 fois.

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Re: Votre film du mois de Novembre 2012

Messagepar vic » 2 nov. 12, 00:58

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The White Diamond (Werner Herzog, 2004)


Skyfall (Sam Mendes, 2012) ++
The Island of Dr. Moreau (John Frankenheimer, 1996) +++
Casino Royale (Martin Campbell, 2006) +++
The White Diamond (Werner Herzog, 2004) +++++
The Pajama Game (George Abbot & Stanley Donen, 1957) +
Le Mercenaire (Sergio Corbucci, 1968) ++
La Jetée (Chris Maker, 1962) +++++
L'Ile nue (Kaneto Shindo, 1960) ++++
The Hunted (William Friedkin, 2003) +++
The Little girl who lives down the lane (Nicolas Gessner, 1976) ++++
The Serpent and the Rainbow (Wes Craven, 1988) ++++
Extreme Prejudice (Walter Hill, 1987) ++
Fitzcarraldo (Werner Herzog, 1982) ++++
Far West Story (Sergio Corbucci, 1972) +++
Beast Cops (Gordon Chan & Dante Lam, 1998) +++++
The Wild Blue Yonder (Werner Herzog, 2005) +++++
La Famille indienne (Karan Johar, 2001) 0
Cinemania (Angela Christlieb & Stephen Kijak, 2002) ++++
Rio Conchos (Douglas Gordon, 1964) ++++
Krull (Peter Yates, 1983) 0
Manhunter (Michael Mann, 1986) ++++
Le Couperet (Costa-Gavras, 2005) +++
Angel Guts: Red Classroom (Chusei Sone, 1979) +++
Evil Man of Edo (Masahiro Makino, 1959) +++
Looper (Rian Johnson, 2012) ++
The Sword of Swords (Chen Kang, 1968) ++
J'ai toujours rêvé d'être un gangster (Samuel Benchetrit, 2008) +++
Jimi Hendrix: Voodoo Child (Bob Smeaton, 2010) +
Fear and Desire (Stanley Kubrick, 1953) x
Once upon a time in America (Sergio Leone, 1984) +++++
Horizons West (Budd Boetticher, 1952) ++++
The Brothers Bloom (Rian Johnson, 2008) ++++
The Cimarron Kid (Budd Boetticher, 1952) ++++
Only the Valiant (Gordon Douglas, 1951) +++
Raw Deal (Anthony Mann, 1948) ++++
Air Force (Howard Hawks, 1943) ++
A Personal Journey with Martin Scorsese Through American Movies (Martin Scorcese & Michael Henry Wilson, 1995) +++
The Rolling Stones Rock and Roll Circus (Michael Lindsay-Hogg, 1996) +++
The Song remains the same (Peter Clifton & Joe Massot, 1976) +++
Unconquered (Cecil B DeMille, 1947) +++
Ride Lonesome (Budd Boetticher, 1959) +++++
Gun Fury (Raoul Walsh, 1963) ++
The true story of Jesse James (Nicolas Ray, 1957) +
Haut les mains ! (Jerzy Skolimowski, 1967) +++
Barberousse (Akira Kurosawa, 1965) ++++
Get him to the Greek (Nicholas Stoller, 2010) x
Gladiator (Ridley Scott, 2000) ++
Kingdom of Heaven (Ridley Scott, 2005) +++
Genpin (Noami Kawase, 2010) +++
Ben-Hur: a tale of the Christ (Fred Niblo, 1925) +++
Royal Warriors (David Chung, 1986) ++
Bunny Lake Is Missing (Otto Preminger, 1965) ++++
Captain Sinbad (Byron Haskin, 1963) +
La Chanson de Roland (Frank Cassenti, 1978) +
Something Wild (Jonathan Demme, 1986) +++
Cleopatra (Ceil B DeMille, 1934) +++
The Man Who Would Be King (John Huston, 1975) +++++
The Cockfighter (Monte Hellman, 1974) ++++
Plunging on alone: Monte Hellman's life in a day (Paul Joyce, 1986) +++
Dernière édition par vic le 1 déc. 12, 18:00, édité 15 fois.
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Withdrawing in disgust is not the same thing as apathy.

Consistency is the last refuge of the unimaginative. Oscar Wilde

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johell
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Re: Votre film du mois de Novembre 2012

Messagepar johell » 2 nov. 12, 08:49

Film du mois :
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WEEK-END SAUVAGE (Death Weekend) de William Fruet (1976)

Films découverts
WEEK-END SAUVAGE (Death Weekend) de William Fruet (1976) : 8/10
LOOPER de Rian Johnson (2012) : 8/10
SKYFALL de Sam Mendes (2012) : 8/10
LES ENFANTS LOUPS, AME & YUKI (Okami Kodomo No Ame To Yuki) de Mamoru Hosoda (2012) : 7/10
UN AMOUR ABUSIF DEVIANT ET DEVERGONDE (Ijô Seiai Kiroku: Harenchi) de Teruo Ishii (1969) : 7/10
GYO de Takayuki Hirao (2012) : 7/10
TWILIGHT - CHAPITRE 5 : REVELATION 2E PARTIE (The Twilight Saga: Breaking Dawn - Part 2) de Bill Condom (2012) : 6/10
LIBERTE SEXUELLE de Ovidie (2012) : 6/10
THE IMPOSSIBLE (Lo Imposible) de Juan Antonio Bayona (2012) : 6/10
ARGO de Ben Affleck (2012) : 6/10
LA CHASSE (Jagten) de Thomas Vinterberg (2012) : 5/10
STARS 80 de Frédéric Forestier (2012) : 4/10
APRES MAI de Olivier Assayas (2012) : 2/10
LES CINQ LEGENDES (Rise Of The Guardians) de Peter Ramsey (2012) : 2/10
FRANKENWEENIE de Tim Burton (2012) : 2/10
SILENT HILL : REVELATION de Michael J. Bassett (2012) : 1/10



Série TV
AMERICAN HORROR STORY - Saison 1 - de Ryan Murphy & Brad Falchuk (2011) : 3/10


Films revus
LA NUIT DU CHASSEUR (Night Of The Hunter) de Charles Laughton (1955) : 10/10
TERMINATOR (The Terminator) de James Cameron (1984) : 10/10
L'ETRANGE CREATURE DU LAC NOIR (The Creature From The Black Lagoon) de Jack Arnold (1954) : 10/10
SHAME de Steve McQueen (2011) : 10/10
LES LIAISONS DANGEREUSES (Dangerous Liaisons) de Stephen Frears (1988) : 10/10
BARBE BLEUE de Catherine Breillat (2009) : 10/10
MARTHA MARCY MAY MARLENE de Sean Durkin (2011) : 9/10
NOUVEAU DEPART (We Bought A Zoo) de Cameron Crowe (2011) : 9/10
A SINGLE MAN de Tom Ford (2009) : 9/10
LE RETOUR DES MORTS-VIVANTS (Return Of The Living Dead) de Dan O'Bannon (1985) : 8/10
HYSTERICAL BLINDNESS de Mira Nair (2002) : 8/10
TARZAN ET SA COMPAGNE (Tarzan And His Mate) de Cedric Gibbons (1934) : 8/10
OCEANS de Jacques Perrin & Jacques Cluzaud (2009) : 8/10
THE TREE OF LIFE de Terrence Malick (2009) : 8/10
DEMONS (Dèmoni) de Lamberto Bava (1985) : 7/10
TARZAN S'EVADE (Tarzan Escapes) de Richard Thorpe (1936) : 7/10
TARZAN, L'HOMME SINGE de W.S. Van Dyke (1932) : 7/10
LES 8 VERTUS BAFOUEES (Bôhachi bushidô: Poruno Jidaigeki) de Teruo Ishii (1973) : 7/10
DEMONS 2 (Dèmoni 2) de Lamberto Bava (1986) : 6/10
TARZAN TROUVE UN FILS (Tarzan Finds A Son!) de Richard Thorpe (1939) : 6/10
LES TROIS MOUSQUETAIRES (The Three Musketeers) de Paul W.S. Anderson (2011) : 6/10


ROUGE = Films vus en salles


Films des mois précédents/

Spoiler (cliquez pour afficher)
Janvier 2007 = A BOUT DE COURSE / RUNNING ON EMPTY de Sidney Lumet (1988)
Février 2007 = THE HOST / GWOEMUL de Joon-ho Bong (2006)
Mars 2007 = MAD COWGIRL de Gregory Hatanaka (2006)
Avril 2007 = BOULEVARD DU CREPUSCULE / SUNSET BLVD. de Billy Wilder (1950)
Mai 2007 = LES SEPT SAMOURAIS / SHICHININ NO SAMURAI de Akira Kurosawa (1954)
Juin 2007 = HOT FUZZ de Edgar Wright (2007)
Juillet 2007 = MUSHISHI de Katsuhiro Ôtomo (2006)
Août 2007 = DANGER : DIABOLIK! / DIABOLIK de Mario Bava (1968)
Septembre 2007 = LA VENGEANCE DANS LA PEAU / THE BOURNE ULTIMATUM de Paul Greengrass (2007)
Octobre 2007 = VA, VA, VIERGE POUR LA DEUXIEME FOIS / YUKE YUKE NIDOME NO SHOJO de Koji Wakamatsu (1969)
Novembre 2007 = JUDEX de Georges Franju (1963)
Décembre 2007 = SINGAPORE SLING / SINGAPORE SLING: O ANTHROPOS POU AGAPISE ENA PTOMA de Nikos Nikolaidis (1990)
Janvier 2008 = POLICE SPECIALE / THE NAKED KISS de Samuel Fuller (1964)
Février 2008 = HÄXAN, LA SORCELLERIE A TRAVERS LES ÂGES / HÄXAN de Benjamin Christensen (1922)
Mars 2008 = THERE WILL BE BLOOD de Paul Thomas Anderson (2007)
Avril 2008 = LES INNOCENTS / THE INNOCENTS de Jack Clayton (1961)
Mai 2008 = LE VISAGE D'UN AUTRE / TANIN NO KAO de Hiroshi Teshigahara (1966)
Juin 2008 = LE FANTÔME DE MILBURN / GHOST STORY de John Irvin (1981)
Juillet 2008 = LET THE RIGHT ONE IN / LAT DEN RÄTTE KOMMA IN de Tomas Alfredson (2008)
Août 2008 = BIENVENUE DANS L'AGE INGRAT / WELCOME TO THE DOLLHOUSE de Todd Solondz (1995)
Septembre 2008 = REBELLION / JÔ-UCHI : HAIRYÔ TSUMA SHIMATSU de Masaki Kobayashi (1967)
Octobre 2008 = VINYAN de Fabrice Du Welz (2008)
Novembre 2008 = THE VISITOR de Thomas McCarthy (2007)
Décembre 2008 = ORGIES SADIQUES DE L'ERE EDO / ZANKOKU IJÔ GYAKUTAI MONOGATARI: GENROKU ONNA KEIZU de Teruo Ishii (1969)
Janvier 2009 = HOUSE / HAUSU de Nobuhiko Obayashi (1977)
Février 2009 = LE DUO DE LA MORT / FEMINA RIDENS de Piero Schivazappa (1969)
Mars 2009 = LA MALEDICTION DES WHATELEY / THE SHUTTERED ROOM de David Greene (1967)
Avril 2009 = PONYO SUR LA FALAISE/ GAKE NO UE NO PONYO de Hayao Miyazaki (2008)
Mai 2009 = POSSESSION de Andrzej Zulawski (1981)
Juin 2009 = LES PROIES / THE BEGUILED de Don Siegel (1971)
Juillet 2009 = LEFT BANK / LINKEROEVER de Pieter Van Hees (2008)
Août 2009 = COLLEGE ROCK STARS / BANDSLAM de Todd Graff (2009)
Septembre 2009 = DEMINEURS / THE HURT LOCKER de Kathryn Bigelow (2008)
Octobre 2009 = LA NUIT DES SANGSUES / NIGHT OF THE CREEPS de Fred Dekker (1986)
Novembre 2009 = L'OEUF DE L'ANGE / TENSHI NO TAMAGO de Mamoru Oshii (1985)
Décembre 2009 = LOVE LETTER de Shunji Iwai (1995)
Janvier 2010 = UNE NUIT A NEW YORK / NICK & NORAH : INFINITE PLAYLIST de Peter Sollett (2008)
Février 2010 = A SINGLE MAN de Tom Ford (2009)
Mars 2010 = THIRST / BAKJWI de Chan-wook Park (2009)
Avril 2010 = SPIDER BABY de Jack Hill (1968)
Mai 2010 = ORLANDO de Sally Potter (1992)
Juin 2010 = MARIANNE DE MA JEUNESSE de Julien Duvivier (1955)
Juillet 2010 = STEFANIES GESCHENK de Mathieu Seiler (1995)
Août 2010 = L'ENFANT MIROIR / THE REFLECTING SKIN de Philip Ridley (1990)
Septembre 2010 = CANINE / KYNODONTAS de Yorgos Lanthimos (2009)
Octobre 2010 = MES NUITS AVEC...ALICE, PENELOPE, ARNOLD, MAUD ET RICHARD de Michel Barny & Frédéric Lansac (1975)
Novembre 2010 = LA RANDONNEE / WALKABOUT de Nicolas Roeg (1971)
Décembre 2010 = ENQUÊTE SUR UN CITOYEN AU-DESSUS DE TOUT SOUPCON / INDAGINE SU UN CITTADINO AL DI SOPRA DI OGNI SOSPETTO de Elio Petri (1970)
Janvier 2011 = POUPOUPIDOU de Gérald Hustache-Mathieu (2011)
Février 2011 = DEAD PEOPLE / MESSIAH OF EVIL : THE SECOND COMING de Willard Huyck (1973)
Mars 2011 = MARIE POUPEE de Joël Seria (1976)
Avril 2011 = LA BALLADE DE L'IMPOSSIBLE / NORUWEI NO MORE deTran Anh Hung (2010)
Mai 2011 = LA SOLITUDE DES NOMBRES PREMIERS / LA SOLITUDINE DEI NUMERI PRIMI de Saverio Costanzo (2010)
Juin 2011 = LE ORME de Luigi Bazzoni (1975)
Juillet 2011 = HANNA de Joe Wright (2011)
Août 2011 = AUPRES DE MOI TOUJOURS / NEVER LET ME GO de Mark Romanek (2010)
Septembre 2011 = JEUX INTERDITS DE L'ADOLESCENCE / MALADOLESCENZA de Pier Giuseppe Murgia (1977)
Octobre 2011 = DEATH BED - THE BED THAT EATS de George Barry (1977)
Novembre 2011 = LA FEMME DU VEME / THE WOMAN IN THE FIFTH de Pawel Pawlikowski (2011)
Décembre 2011 = LES NEIGES DU KILIMANDJARO de Robert Guediguian (2011)
Janvier 2012 = LE SAMOURAÏ de Jean-Pierre Melville (1967)
Février 2012 = MATINS CALMES A SEOUL / BOOK CHON BANG HYANG de Sang-Soo Hong (2011)
Mars 2012 = JOHNNY S'EN VA-T-EN GUERRE / JOHNNY GOT HIS GUN de Dalton Trumbol (1971)
Avril 2012 = TWIXT de Francis Ford Coppola (2011)
Mai 2012 = LISA ET LE DIABLE / LISA E IL DIAVOLO de Mario Bava (1974)
Juin 2012 = L'EDEN ET APRES de Alain Robbe-Grillet (1970)
Juillet 2012 = SCHIZOPHRENIA - LE TUEUR DE L'OMBRE... / ANGST de Gerald Kargl (1983)
Août 2012 = PSYCHOMANIA de Don Sharp (1973)
Septembre 2012 = L'OEIL DU MALIN / EYE OF THE DEVIL de J. Lee Thompson (1966)
Octobre 2012 = FUEGO de Armando Bo (1969)
Dernière édition par johell le 3 déc. 12, 16:52, édité 6 fois.

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gnome
Iiiiiiil est des nôôôôtres
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Re: Votre film du mois de Novembre 2012

Messagepar gnome » 2 nov. 12, 11:02

Films du mois : Novembre 2012

Film du mois
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Les films vus (par ordre décroissant de préférence) - Les redécouvertes - Les films revus


Image Chef d'oeuvre !!!
- Control (Anton Corbijn) 10/10
Corbijn sait instiller un humour bien senti au milieu du désespoir et dépeint la misère émotionnelle d'un écorché vif comme personne. Un film tendu, aussi noir que la superbe photographie en noir et blanc qui le sert. Emotion est le maitre mot. Puis il y a cette musique que je ne connaissais que de réputation mais qu'il me tardait d'avoir l'occasion de découvrir ! C'est chose faite et c'est un choc tant musical que cinématographique !

- Les enfants du Paradis (Marcel Carné) 10/10
Découvert dans la splendide copie passée sur arte. Pas de doute, le film est un chef d'oeuvre. Difficile d'expliquer mon ressenti. j'avoue l'avoir abordé sans grande attente, affichant bien malgré moi ces dernières années un à priori contre les films des années 40 à fortiori français, la faute à un surjeux limite théâtral, à des acteurs cabotins etc Ajoutez à ça le fait que j'ai un peu de mal avec Arletty et sa gouaille parisienne... Atmosphères atmosphère n'y étant pas pour rien... Dans le genre donc, le film commençait fort avec des dialogues certes brillants de Prévert, mais clamés d'une manière si anti-naturelle, si théâtrale... Normal direz-vous, on est dans le théâtre... Le problème, c'est que je ne parle pas là des scènes théâtrales elles-même, mais bien des échanges entre les personnages hors contexte du théâtre. Les dialogues n'y sont pas pour rien. Par moments très beaux et poétiques, mais parfois sur-travaillés et donc manquant de naturel. Pourtant, malgré ces réserves, je n'ai pas mis longtemps à me faire happer par cette histoire prenante, par les merveilleux numéros de pantomime de Jean-Louis Barrault. Finalement, cette tragédie amoureuse m'a emporté, ému par moments, amusé... Comblé en un sens. J'ai mis 10/10, mais je pourrais mettre quelques bémols (le jeu par moment daté des acteurs, une fin assez décevante) mais ce n'est rien en regard des qualités extraordinaires du film.

Image On est vraiment pas loin de la masterpiece!
- Tetro (Francis Ford Copolla) 9/10

- Triangle (Tsui Hark, Ringo Lam, Johnny To) 9/10
Trois pointures réunies pour un film jouissif sur bien des points. Les critiques pointent souvent la dernière partie réalisées par Johnny To et son mémorable gunfight comme étant la meilleure partie du film. C'est la partie assurément la plus amusante, bourrée d'humour et de rebondissements presque burlesques, mais paradoxalement, c'est la partie qui fait perdre un point au film pour moi. Toute l'introduction tendue de Tsui Hark ne démérite pas non plus avec son montage au couteau et l'épisode central de Ringo Lam approfondissant les relations entre les personnages est excellent aussi. Personnellement, j'ai pris mon pied.

- The descent (Neil Marshall) 9/10
Son Dog soldiers m'avait déjà fait passer un bon moment, mais là... Il nous livre un film claustrophobique, tétanisant... J'avais pas flippé comme ça depuis bien longtemps !!!!


- La chasse (Thomas Vinterberg) 9/10
Lucas (impérial Mads Mikkelsen), séparé de son épouse, vit seul avec Fanny, son chien. Pour gagner sa vie et espérer récupérer la garde de son fils, il trouve un boulot de surveillant dans un jardin d'enfants. Hormis le manque cruel que représente l'absence de son fils avec lequel il entretient d'excellentes relations, la vie se déroule calmement pour lui, rythmée par le boulot où il fait connaissance de Nadja et les parties de chasses avec ses amis, jusqu'au jour où Klara, la fille de son meilleur ami l'accuse d'avoir "montré son zizi"... Se met alors en route un engrenage qui va mener Lucas en enfer. La chasse est un film brillant, tétanisant, magistralement réalisé et interprété. Le film a fait polémique parce qu'il ose pointer du doigt une vérité qui peut faire mal. Oui, les enfants peuvent mentir et quand bien même ils ne l'ont pas fait pour le mal, ces mensonges peuvent avoir des répercussions énormes. Mais le film n'est en rien provocateur pas plus qu'il ne place l'ensemble des pédophiles comme des victimes. Vinterberg a soin d'agencer intelligemment son propos. Il se contente de montrer comment un malheureux concours de circonstances (Lucas va refuser un cadeau de la petite Klara) va pousser l'enfant "qui se sent repoussée par un adulte-ami de la famille qu'elle aime" va cracher son désarroi en racontant des "bêtises" qui seront lourdes de conséquences.


Image Excellent !
- L’ennemi silencieux (H.P. Carver) 7.5/10
Excellent documentaire romancé.

- Les fantômes de Goya (Milos Forman) 8/10
Mention à la première partie excellente notamment dans sa charge jubilatoire contre "La Question". Quelques scènes éprouvantes justement dans cette première partie et une Nathalie Portman très juste. Deuxième partie tout à fait honorable quoique un peu moins percutante et un peu plus convenue.

- Rapt (Lucas Belvaux) 8/10
Inspirée de l'affaire Empain, cette histoire d'enlèvement sait captiver sans réellement emporter. Yvan Attal est impeccable, mais le reste du casting (du moins du côté de la police et de la famille) a du mal à sortir d'un académisme un peu raide.

Image Tout à fait honorable
- Dante 01 (Marc Caro) 6.5/10

- Wassup Rockers (Larry Clark) 7/10
Découvert en VF avec un doublage abominable. Pas le meilleur Clark, mais quelques très bons moments comme cet échange entre Kico et la fille dans a chambre à Beverly Hills.

Image Pourquoi pas, mais peut mieux
Image A oublier
- Eden Log (Franck Vestiel) 4/10
Ça partait de bonnes intentions, un chouette idée de départ, puis, la faute à une narration hésitante, confuse, à un éclairage quasi constamment verdâtrequi se veut glauque mais qui est plus fatiguant qu'autre chose, au bout du compte, on ne voit pas bien où Vestiel veut en venir et on regarde ça en attendant que ça passe; pire, on s'ennuie assez par moments... Le film est trop long. On a l'impression que ça n'avance jamais. On ne comprend pas la moitié de ce qui se passe. Comme quoi, l'enfer est pavé de bonnes intentions.


Image Le dessin est clair, non?


Films du mois précédents :
Spoiler (cliquez pour afficher)
2006

Juin Image Juillet Image Août Image Septembre Image Octobre Image Novembre Image Décembre Image
2007

Janvier Image Février Image Mars Image Avril Image Mai Image Juin Image
Juillet Image Août Image Septembre Image Octobre Image Novembre Image Décembre Image
2008

Janvier Image Février Image Mars Image Avril Image Mai ? Juin Image Juillet Image Août Image Septembre Image Octobre Image Novembre Image Décembre Image
2009

Janvier Image Février Image Mars Image Avril Image Mai Image Juin Image Juillet Image Août Image Septembre (Rien vu) Octobre Image Novembre Image Décembre Image
2010

Janvier Image Février Image Mars Image Avril Image Mai Image Juin Image Juillet Image Août Image Septembre Image Octobre Image Novembre Image Décembre Image
2011

Janvier Image Février Image Mars Image Avril Image Mai Image Juin Image Juillet Image Août Image Septembre Image Octobre Image Novembre Image Décembre Image
2012
Janvier Image Février Image Mars Image Avril Image Mai Image Juin Image Juillet Image Août Image Septembre Image Octobre Image
Dernière édition par gnome le 17 déc. 12, 15:05, édité 13 fois.
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scottspeed
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Re: Votre film du mois de Novembre 2012

Messagepar scottspeed » 2 nov. 12, 17:48

Film du mois de novembre : Paris, Texas (Wim Wenders, 1984)

Classement du mois de novembre :

10/10
- Paris, Texas (Wim Wenders, 1984)

9/10
- Aviator [The Aviator] (Martin Scorsese, 2004)
- Jeux dangereux [To Be or Not to Be] (Ernst Lubitsch, 1942)
- Fantômas - À l'ombre de la guillotine (Louis Feuillade, 1913)

8/10
- Taking Off (Milos Forman, 1971)
- Quand Harry rencontre Sally [When Harry Met Sally...] (Rob Reiner, 1989)
- La Graine et le Mulet (Abdellatif Kechiche, 2007)
- Naissance d'une nation [The Birth of a Nation] (D.W. Griffith, 1915)
- Deep End (Jerzy Skolimowski, 1970)
- Le Gaucher [The Left Handed Gun] (Arthur Penn, 1958)

7/10
- Planète interdite [Forbidden Planet] (Fred M. Wilcox, 1956)
- 8 femmes (François Ozon, 2002)
- Hot Spot [The Hot Spot] (Dennis Hopper, 1990)
- Breaking the Waves (Lars von Trier, 1996)
- Nous ne vieillirons pas ensemble (Maurice Pialat, 1972)
- Entre le ciel et l'enfer [Tengoku to jigoku] (Akira Kurosawa, 1963)
- Kramer contre Kramer [Kramer vs. Kramer] (Robert Benton, 1979)
- L'Énigme du Chicago express [The Narrow Margin] (Richard Fleischer, 1952)
- Dracula (Tod Browning, 1931)

6/10
- Chronique d'un scandale [Notes on a Scandal] (Richard Eyre, 2006)
- La Soupe au canard [Duck soup] (Leo McCarey, 1933)
- Les Déjantés de Beverly Hills [Slums of Beverly Hills] (Tamara Jenkins, 1998)
- Hunger (Steve McQueen, 2008)

5/10
- Blue Gate Crossing [Lanse Da Men] (Yee Chin-yen, 2002)
- Jamais le dimanche [Poté tin kyriakí] (Jules Dassin, 1960)

4/10
- La Dernière Maison sur la gauche [The Last House on the Left] (Wes Craven, 1972)
- L'Enfant de l'hiver Olivier Assayas, 1989)
- Les Fugitifs (Francis Veber, 1986)

28 films, moyenne : 6,9/10

Film des mois précédents :
Spoiler (cliquez pour afficher)
Octobre 2012 (31 films, moy=6,5/10) - Blow-Up (Michelangelo Antonioni, 1966)
Septembre 2012 (44 films, moy=7,0/10) - Quand passent les cigognes [Letyat zhuravli] (Mikhail Kalatozov, 1957)
Aout 2012 (19 films, moy=7,1/10) - Katie Tippel [Keetje Tippel] (Paul Verhoeven, 1975)
Juillet 2012 (44 films, moy=6,9/10) - Les Enchaînés [Notorious] (Alfred Hitchcock, 1946)
Juin 2012 (39 films, moy=6,6/10) - La Fièvre dans le sang [Splendor in the Grass] (Elia Kazan, 1961)


Notation :
Spoiler (cliquez pour afficher)
10/10 : Magique (exceptionnel)
9/10 : Excellent
8/10 : Très bon
7/10 : Bon
6/10 : Assez bon
5/10 : Moyen
4/10 : Médiocre
3/10 : Mauvais
2/10 : Nul
1/10 : Minable
Dernière édition par scottspeed le 29 nov. 12, 00:19, édité 21 fois.