Votre film du mois de Septembre 2012

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés après 1980

Modérateurs : Karras, Rockatansky, cinephage

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Joe Wilson
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Re: Votre film du mois de Septembre 2012

Messagepar Joe Wilson » 1 sept. 12, 13:32

Film du mois

Les Enfants Loups, Ame § Yuki, de Mamoru Hosoda


Films découverts

Les Enfants Loups, Ame § Yuki, de Mamoru Hosoda 7,5/10

La fête du feu, d'Asghar Farhadi 7/10
In the cut, de Jane Campion 7/10

Camille redouble, de Noémie Lvovsky 6,5/10
Cherchez Hortense, de Pascal Bonitzer 6,5/10

To Rome With Love, de Woody Allen 6/10
Les saveurs du palais, de Christian Vincent 6/10

Superstar, de Xavier Giannoli 5,5/10
Sherlock Holmes : Jeu d'ombres, de Guy Ritchie 5,5/10
Jason Bourne : l'héritage, de Tony Gilroy 5,5/10

Des hommes sans loi, de John Hillcoat 5/10








Films revus

Les moissons du ciel, de Terrence Malick 9,5/10




Films des mois précédents


Spoiler (cliquez pour afficher)
Novembre 2005 : La flibustière des Antilles (Jacques Tourneur)
Décembre 2005 : Le port de la drogue (Samuel Fuller)

Janvier 2006 : Le narcisse noir (Michael Powell/Emeric Pressburger)
Février 2006 : Le nouveau monde (Terrence Malick)
Mars 2006 : Le fleuve (Jean Renoir)
Avril 2006 : Colonel Blimp (Michael Powell/Emeric Pressburger)
Mai 2006 : De beaux lendemains (Atom Egoyan)
Juin 2006 : Ordet (Carl Theodor Dreyer)
Juillet 2006 : La prisonnière du désert (John Ford)
Août 2006 : Trois camarades (Frank Borzage)
Septembre 2006 : L'idiot (Akira Kurosawa)
Octobre 2006 : Raging bull (Martin Scorsese)
Novembre 2006 : Raining in the mountain (King Hu)
Décembre 2006 : La condition de l'homme (Masaki Kobayashi)

Janvier 2007 : Au service secret de sa Majesté (Peter Hunt)
Février 2007 : Lettres d'Iwo Jima (Clint Eastwood)
Mars 2007 : Les 13 tueurs (Eiichi Kudo)
Avril 2007 : Les tueurs (Robert Siodmak)
Mai 2007 : Il était une fois en Amérique (Sergio Leone)
Juin 2007 : L'impasse (Brian De Palma)
Juillet 2007 : Le jardin des Finzi Contini (Vittorio De Sica)
Août 2007 : Goyokin (Hideo Gosha)
Septembre 2007 : La dernière séance (Peter Bogdanovich)
Octobre 2007 : Requiem pour un massacre (Elem Klimov)
Novembre 2007 : Faux semblants (David Cronenberg)
Décembre 2007 : Mirage de la vie (Douglas Sirk)

Janvier 2008 : Le temps de l'innocence (Martin Scorsese)
Février 2008 : Assurance sur la mort (Billy Wilder)
Mars 2008 : Comme un torrent (Vicente Minnelli)
Avril 2008 : Stalker (Andrei Tarkovski)
Mai 2008 : Husbands (John Cassavetes)
Juin 2008 : La fille du désert (Raoul Walsh)
Juillet 2008 : La harpe de Birmanie (Kon Ichikawa)
Août 2008 : Seuls les anges ont des ailes (Howard Hawks)
Septembre 2008 : Entre le ciel et l'enfer (Akira Kurosawa)
Octobre 2008 : The Swimmer (Frank Perry)
Novembre 2008 : Two lovers (James Gray)
Décembre 2008 : Demain est un autre jour (Douglas Sirk)

Janvier 2009 : Opening night (John Cassavetes)
Février 2009 : Casino (Martin Scorsese)
Mars 2009 : Distant voices, still lives (Terence Davies)
Avril 2009 : A bout de course (Sidney Lumet)
Mai 2009 : Monika (Ingmar Bergman)
Juin 2009 : Les deux anglaises et le continent (François Truffaut)
Juillet 2009 : Le plaisir (Max Ophüls)
Août 2009 : Le conformiste (Bernardo Bertolucci)
Septembre 2009 : Le monde d'Apu (Satyajit Ray)
Octobre 2009 : Il était une fois la révolution (Sergio Leone)
Novembre 2009 : Vincere (Marco Bellochio)
Décembre 2009 : Tetro (Francis Ford Coppola)

Janvier 2010 : L'adieu aux armes (Frank Borzage)
Février 2010 : Mademoiselle Oyû (Kenji Mizoguchi)
Mars 2010 : The house of mirth (Terence Davies)
Avril 2010 : Henry V (Kenneth Branagh)
Mai 2010 : Le mépris (Jean-Luc Godard)
Juin 2010 : La peau douce (François Truffaut)
Juillet 2010 : Tous les autres s'appellent Ali (Rainer Werner Fassbinder)
Août 2010 : Le visage d'un autre (Hiroshi Teshigahara)
Septembre 2010 : Le rebelle (King Vidor)
Octobre 2010 : Mystères de Lisbonne (Raoul Ruiz)
Novembre 2010 : Nostalgie de la lumière (Patricio Guzman)
Décembre 2010 : L'ange de la rue (Frank Borzage)

Janvier 2011 : Les affameurs (Anthony Mann)
Février 2011 : Fanny et Alexandre (Ingmar Bergman)
Mars 2011 : Les contes de la lune vague après la pluie (Kenji Mizoguchi)
Avril 2011 : Le roi Lear (Grigori Kozintsev)
Mai 2011 : The tree of life (Terrence Malick)
Juin 2011 : Pandora (Albert Lewin)
Juillet 2011 : Le guépard (Luchino Visconti)
Août 2011 : Melancholia (Lars Von Trier)
Septembre 2011 : L'Apollonide, souvenirs de la maison close (Bertrand Bonello)
Octobre 2011 : Portrait de femme (Jane Campion)
Novembre 2011 : Shame (Steve McQueen)
Décembre 2011 : The bitter tea of General Yen (Frank Capra)

Janvier 2012 : Wichita (Jacques Tourneur)
Février 2012 : La vengeance d'un acteur (Kon Ichikawa)
Mars 2012 : Martha Marcy May Marlene (Sean Durkin)
Avril 2012 : Stars in my crown (Jacques Tourneur)
Mai 2012 : Coups de feu dans la Sierra (Sam Peckinpah)
Juin 2012 : The Deep Blue Sea (Terence Davies)
Juillet 2012 : L'Emploi (Ermanno Olmi)
Août 2012 : A propos d'Elly (Asghar Farhadi)
Dernière édition par Joe Wilson le 1 oct. 12, 21:16, édité 7 fois.
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LéoL
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Re: Votre film du mois de Septembre 2012

Messagepar LéoL » 1 sept. 12, 13:34

Septembre 2012

Film du mois :

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Tempête à Washington (Otto Preminger, 1962)

Films (re)découverts :

Tempête à Washington (Otto Preminger, 1962) : 8,5/10
Autopsie d'un meurtre (Otto Preminger, 1959) : 8,5/10
Sept hommes à abattre (Budd Boetticher, 1956) : 8,5/10
Les affameurs (Anthony Mann, 1952) : 8,5/10
Z (Costa-Gavras, 1969) : 8,5/10
La nuit américaine (François Truffaut, 1973) : 8,5/10

Les Enfants Loups - Ame et Yuki (Mamoru Hosoda, 2012) : 8/10
La chevauchée de la vengeance (Budd Boetticher, 1959) : 8/10
Winchester '73 (Anthony Mann, 1950) : 8/10
Compartiment tueurs (Costa-Gavras, 1965) : 8/10

Marc Dixon, détective (Otto Preminger, 1950) : 7,5/10
Au-delà du Missouri (William A. Wellman, 1951) : 7,5/10
Un enfant de Calabre (Luigi Comencini, 1987) : 7,5/10
Comanche Station (Budd Boetticher, 1960) : 7,5/10
L'homme de l'Arizona (Budd Boetticher, 1957) : 7,5/10
Le grand chantage (Alexander Mackendrick, 1957) : 7,5/10
Exodus (Otto Preminger, 1964) : 7,5/10

Stalag 17 (Billy Wilder, 1953) : 7/10
La collectionneuse (Eric Rohmer, 1967) : 7/10
Récit d'un propriétaire (Yasujiro Ozu, 1947) : 7/10
L'aventurier du Texas (Budd Boetticher, 1958) : 7/10

L'homme au bras d'or (Otto Preminger, 1955) : 6,5/10
Killer Joe (William Friedkin, 2011) : 6,5/10
Cherchez Hortense (Pascal Bonitzer, 2012) : 6,5/10
Le déserteur de Fort Alamo (Budd Boetticher, 1953) : 6,5/10
Ambre (Otto Preminger, 1947) : 6,5/10
Un si doux visage (Otto Preminger, 1952) : 6,5/10
Haute pègre (Ernst Lubisch, 1932) : 6,5/10
Ecrit sur du vent (Douglas Sirk, 1956) : 6,5/10
The We and the I (Michel Gondry, 2012) : 6,5/10
Camille redouble (Noémie Lvovsky, 2012) : 6,5/10
Décision à Sundown (Budd Boetticher, 1957) : 6,5/10
Un roi à New-York (Charles Chaplin, 1957) : 6,5/10

Crime passionnel (Otto Preminger, 1945) : 6/10
Sainte-Jeanne (Otto Preminger, 1957) : 6/10
Des hommes sans loi (John Hillcoat, 2012) : 6/10

Carmen Jones (Otto Preminger, 1954) : 5,5/10
Moi, député (Jay Roach, 2012) : 5,5/10
Le cardinal (Otto Preminger, 1963) : 5,5/10

Wrong (Quentin Dupieux, 2012) : 5/10
Superstar (Xavier Giannoli, 2012) : 5/10
Jason Bourne : l'héritage (Tony Gilroy, 2012) : 5/10
Under your spell (Otto Preminger, 1936) : 5/10
L'avare (Jean Girault & Louis De Funès, 1980) : 5/10

The Human Factor (Otto Preminger, 1979) : 4/10

Séries :

Downton Abbey (Saison 2 + Christmas special) : 8/10

Films revus :



Films des mois précédents :
Spoiler (cliquez pour afficher)
Septembre 2007 : Excalibur de John Boorman
Octobre 2007 : Sueurs froides de Alfred Hitchcock
Novembre 2007 : In the mood for love de Wong Kar Wai
Décembre 2007 : Barry Lyndon de Stanley Kubrick
Janvier 2008 : Le péril jeune de Cédric Klapisch
Février 2008 : Eyes Wide Shut de Stanley Kubrick
Mars 2008 : A scene at the sea de Takeschi Kitano
Avril 2008 : Rio Bravo de Howard Hawks
Mai 2008 : Un conte de Noël de Arnaud Despléchin
Juin 2008 : M le maudit de Fritz Lang
Juillet 2008 : The Yards de James Gray
Août 2008 : Todo Sobre Mi Madre de Pedro Almodovar
Septembre 2008 : Sur la route de Madison de Clint Eastwood
Octobre 2008: Metropolis de Rintaro
Novembre 2008: La porte du paradis de Michael Cimino
Decembre 2008: Chantons sous la pluie de Gene Kelly et Stanley Donen
Janvier 2009: Boulevard du crépuscule de Billy Wilder
Février 2009 : Rosemary's Baby de Roman Polanski
Mars 2009: La garçonnière de Billy Wilder
Avril 2009: The Thing de John Carpenter
Mai 2009: La soif du mal de Orson Welles
Juin 2009: Il était une fois dans l'Ouest de Sergio Leone
Juillet 2009: Le mécano de la Général de Clyde Bruckman et Buster Keaton
Août 2009: Tout ce que le ciel permet de Douglas Sirk
Septembre 2009: La Vérité de Henri-Georges Clouzot
Octobre 2009: Pulsions de Brian De Palma
Novembre 2009: Missing de Costa-Gavras
Décembre 2009: Casablanca de Michael Curtiz
Janvier 2010: Eve de Jospeh L. Mankiewicz
Février 2010: Le chagrin et la pitié de Marcel Ophuls
Mars 2010: Sept ans de réflexion de Billy Wilder
Avril 2010: Ces messieurs dames de Pietro Germi
Mai 2010: La vie est belle de Frank Capra
Juin 2010: Qu'elle était verte ma vallée de John Ford
Juillet 2010: Le genou de Claire de Eric Rohmer
Août 2010: L'armée des ombres de Jean-Pierre Melville
Septembre 2010: To Be or not to Be de Ernst Lubitsch
Octobre 2010: L'aventure de Mme Muir de Joseph L. Mankiewicz
Novembre 2010: Quai des orfèvres de Henri-Georges Clouzot
Décembre 2010: French Cancan de Jean Renoir
Janvier 2011: Tous en scène de Vincente Minnelli
Février 2011: Les visiteurs du soir de Marcel Carné
Mars 2011: Madame de... de Max Ophüls
Avril 2011: A.I. de Steven Spielberg
Mai 2011: The Tree of Life de Terrence Malick
Juin 2011: Une séparation de Asghar Farhadi
Juillet 2011: L'année du dragon de Michael Cimino
Août 2011: Dersou Ouzala de Akira Kurosawa
Septembre 2011: La charge fantastique de Raoul Walsh
Octobre 2011: Le trou de Jacques Becker
Novembre 2011: Mr Smith au Sénat de Frank Capra
Décembre 2011: Une journée particulière de Ettore Scola
Janvier 2012 : La rondede Max Ophuls
Février 2012 : Elephant Man de David Lynch
Mars 2012 : Stalker de Andreï Tarkovski
Avril 2012 : La Dame du vendredi de Howard Hawks
Mai 2012 : A nos amours de Maurice Pialat
Juin 2012 : Le deuxième souffle de Jean-Pierre Melville
Juillet 2012 : Gentleman Jim de Raoul Walsh
Août 2012 : Voyage à Tokyo de Yasujirō Ozu
Dernière édition par LéoL le 1 oct. 12, 19:23, édité 18 fois.

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Cathy
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Re: Votre film du mois de Septembre 2012

Messagepar Cathy » 1 sept. 12, 13:51

Film du mois
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Films découverts, redécouverts, ou revus (hors compétition)

Cendrillon (Disney) - 9/10
Que dire sinon que Disney signe ici un de ses plus beaux films, le blu-ray n'apporte pas beaucoup de nouveautés hormis le détail des murs et des pierres, mais le film est un enchantement avec ses méchants caricaturaux mais attachants (Lucifer, Anastasie, Javotte) et ses gentils particulièrement adorables notamment Gus ! Bon une fois encore je râlerai sur cette version française refaite il y a déjà 20 ans et qui ne parvient pas à me faire oublier cette version que j'aimais tant !

M le Maudit, M (Fritz Lang) - 8.5/10
Chef d'oeuvre de l'expressionnisme allemand, un film fort et qui semble encore d'actualité par son thème. On y trouve à la fois noirceur et une certaine forme d'humour et de dérision avec cette chasse au meurtrier souhaité par les honnêtes gens, mais encore plus par les criminels qui ne peuvent plus commettre "tranquillement" leurs méfaits. Un film impressionnant, parfois un peu longuet. On y sent encore l'influence du cinéma muet et ce silence contribue sans doute à l'atmosphère glauque du film dans certaines scènes. Peter Lorre est impressionnant dans son rôle de meurtrier psychotique. Par contre la fin laisse un goût amer. Esthétiquement le film est aussi magnifique et naturellement "Dans le hall du roi des Montagnes" de Peer Gynt fortement entêtant

Two O'clock courage (Anthony Mann) - 8/10
Décidemment le mois de septembre est propice aux découvertes des films d'Anthony Mann, après le palpitant Black book découvert en septembre 2011, voici un charmant petit film policier au rythme effrené.

Dortoir des Anges, The trouble with Angels (Ida Lupino) - 8/10
Dernier film tourné pour le cinéma par l'actrice, nous sommes dans une sympathique comédie qui a pour cadre un pensionnat de jeunes filles tenu par des soeurs. Nous avons donc un portrait de deux amies qui font les quatre cent coup au grand dam de la Mère' supérieure. C'est frais, léger, sans doute quelque peu convenu, mais Ida Lupino signe une très jolie chronique, où Hayley Mills et June Harding tiennent la dragée haute à Rosalind Russell, très sobre en mère supérieure.

Ne mangez pas les marguerites, Please don't eat the daisies (Charles Walters) - 8/10
Charmant comédie familiale emmenée par David Niven et Doris Day. Hobo est vraiment cabot comme tout en chien trouillard, une comédie agréable, revue avec autant de plaisir, même si les chansons n'apportent rien à l'histoire mais permettent juste à Miss Day de faire son numéro.

Harry Potter et les reliques de la Mort, partie 1, Harry Potter and the Deathly Hallows (David Yates) - 8/10
Après la déception de l'adaptation du Prince de Sang Mêlé, on se retrouve ici dans une adaptation beaucoup plus fidèle et plus agréable à voir et on se plonge aisément dans le dernier épisode des aventures du jeune sorcier, même si Daniel Radcliffe semble un peu trop âgé pour un jeune homme de seulement 17 ans. L'univers de JK Rowling est respecté et cela fait plaisir .

Casier Judiciaire, You and me (Fritz Lang) - 7,5/10
Curieuse fable sur la réinsertion des prisonniers à travers leurs nouvelles vies dans un grand magasin dont ils sont les employés. Le film lorgne vers Lubitsch par son introduction musicale, on retrouve l'expressionnisme du réalisateur dans la grande scène de l'évocation de leur vie de gangsters et leur nostalgie, un plan de M le maudit semble même être repris. La fin est abrupte et semble un peu irréaliste de par le temps qui semble réellement se passer. Il reste une comédie romantique menée par George Raft et Sylvia Sidney. Un film à part sans doute dans la filmographie du réalisateur.

Harry Potter et les reliques de la Mort, partie 1, Harry Potter and the Deathly Hallows (David Yates) - 7.5/10
Plus spectaculaire techniquement parlant que la première partie, mais sans doute un peu plus longuette, trop fidèle au roman, certaines scènes qui sont indispensables dans un livre peuvent sans doute être édulcorées sans l'être trop de peur de dénaturer les aventures du sorcier. Mais bon cet opus confirme le très bon niveau de ce dernier épisode même s'il est divisé en deux parties pour satisfaire les fans les plus exigeants. Dommage que la franchise ait eu des hauts et des bas dans ses films alors que les livres ne souffraient pas de ce problème.

Le crime était presque parfait, The unsuspected (Michael Curtiz) - 7.5/10
Un film noir classique dans sa forme, un coupable idéal, par contre pourquoi passe-t'il à l'acte à ce point-là ? Une photo magnifique notamment de superbes reflets dans des tables, leitmotiv des "crimes". Film peu connu curieusement, il manque toutefois quelque chose pour faire de ce très bon polar, un film à la hauteur de Mildred Pierce, sont-ce les personnages qui ne sont pas assez charismatiques, peut-être et une fois encore on notera l'influence d'un portrait dans le genre. En tout cas Claude Rains est impeccable comme d'habitude en grand père, Joan Caulfield manque sans doute de présence dans cette héroïne un peu "gnangnan surtout face à Audrey Totter et surtout Constance Bennett. Enfin Michael North est tout à fait convaincant dans son rôle de jeune premier.

Le Masque de Dimitrios, The Mask of Dimitrios (Jean Negulesco) - 7.5/10
Dimitrios est mort, un écrivain fasciné par le monstre qu'on lui décrit veut en savoir plus et parcourt l'Europe. Un film noir aux multiples flashback, un peu confus parfois et qui dresse le portrait de ce qui est considéré comme un horrible tueur, pourtant de crimes, il n'en commet qu'un visible à l'écran, le reste semble plus relever de l'escroquerie sans scrupule pouvant mener au meurtre que d'un meurtrier avide de sang. Zachary Scott prête son charisme à Macropoulos, Peter Lorre campe avec sa "malice" habituelle cet écrivain en soif de "monstre", et Sidney Greenstreet complète le casting avec sa silhouette si particulière. Un film plus ou moins réussi.

Le chevalier du roi, The Black Shield of Falworth (Rudolph Maté) - 6.5/10
Sans être aussi mauvais que Jeremy le dit, ce film n'est pas vraiment une réussite. La faute en revient sans doute à Tony Curtis à qui la panoplie du preux chevalier ne sied guère. Le début du film est même un peu ridicule avec sa succession de bagarres trop "chorégraphiées". Mais après le film déroule son histoire et finit par atteindre son but, divertir. Janet Leigh est charmante, Herbert Marshall qui a abandonné sa panoplie de séducteur est parfait en seigneur plein de compassion. Mais on a connu des films moyen-âgeux plus inspirés.

Films du mois précédents
Spoiler (cliquez pour afficher)
]Octobre 2009 - L'exilé (Ophuls)
Novembre 2009 - Old acquaintance (Sherman)
Décembre 2009 - The Browning version (Asquith)


Janvier 2010 - Jane Eyre (Stevenson)
Février 2010 - La Reine Christine (Mamoulian)
Mars 2010 - Remember the night (Leisen)
Avril 2010 - Ball of Fire (Hawks)
Mai 2010 - Lettre d'une inconnue (Ophuls)
Juin 2010 - Les Dix commandements (DeMille)
Juillet 2010 - Ninotchka (Lubitsch)
Août 2010 - The Great Ziegfeld (Leonard)
Septembre 2010 - A Royal Scandal (Preminger)
Octobre 2010 - La beauté du diable (Clair)
Novembre 2010 - La vie est belle (Capra)
Décembre 2010 - Les quatre filles du Docteur March (Cukor)

Janvier 2011 - L'ange des ténèbres (Milestone)
Février 2011 - L'homme au bras d'or (Preminger)
Mars 2011 - Pandora (Lewin)
Avril 2011 - Madame Bovary (Minnelli)
Mai 2011 - Témoin à charge (Wilder)
Juin 2011 - Jewel Robbery (Dieterle)
Juillet 2011 - L'amant sans visage (Sherman)
Août 2011 - L'appât (Mann)
Septembre 2011 - Le livre noir (Mann)
Octobre 2011 - Rio (Saldanha)
Novembre 2011 - Un seul amour (Sidney)
Décembre 2011 - Forbidden Love et Ladies of Leisure (Capra)

Janvier 2012 - Baby Face (Green)
Février 2012 - The Artist (Hazanavicius)
Mars 2012 - Pavillon noir (Borzage)
Avril 2012 - Hangover Square (Brahm)
Mai 2012 - Les inconnus dans la maison (Decoin)
Juin 2012 - Les plus belles années de notre vie (Wyler)
Juillet 2012 - Garçonnière pour quatre (Gordon)
Août 2012 - Les Aventures de Tintin (Spielberg)

[b]Septembre 2012{/] - M le maudit (F. Lang)
Dernière édition par Cathy le 30 sept. 12, 21:33, édité 14 fois.

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Major Tom
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Re: Votre film du mois de Septembre 2012

Messagepar Major Tom » 1 sept. 12, 13:58

Films de l'année 2012 :

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Films découverts / Films revus / Film(s) du mois :
(Par ordre de découverte)

● Millénium - Les hommes qui n'aimaient pas les femmes (Män som hatar kvinnor, 2009) de Niels Arden Oplev: Image
Je tenais à voir le film suédois avant de voir (éventuellement) le Fincher. Je n'ai pas lu les romans de Stieg Larsson mais j'ai trouvé le film plutôt très réussi à tous les niveaux, assez trash (rien que pour la comparaison, j'aimerais voir le Fincher qui a tout de même fait couler beaucoup d'encre), je suis plus réservé sur la fin un peu tirée par les cheveux, qui doit certainement mieux passer en lecture, mais je ne sais pas. Hâte de découvrir les deux suites. Noomi Rapace est excellente! Marrant qu'ils aient pris Daniel Craig pour pour reprendre le rôle de Michael Nyqvist à qui il ressemble beaucoup (juste en plus beau, plus connu), il doit être bien décrit physiquement dans le livre...

● Zombie (Dawn of the Dead, version réalisateur, 1978) de George Romero: Image
Je ne sais pas trop s'il faut mettre cette "Director's cut" en revu ou découvert puisque je connaissais déjà très bien le film dans son montage par Dario Argento. J'ai d'ailleurs été un peu perturbé au début puisque je ne savais plus quelle était la "bonne" version du coup... Bref, j'ai surtout été surpris de m'apercevoir que Danny Boyle avait beaucoup plus pioché dedans que je ne l'imaginais pour son 28 jours plus tard, film que j'aime bien au passage... Certes, c'est un peu mal fichu (même pour l'année de sa production), ce n'est pas super bien joué, c'est bourré de faux raccords, mais on s'en fout. C'est un film culte enthousiasmant, bourré de scènes marquantes, avec ces zombies trèèès leeents et vraiment effrayants. L'excellente scène introductive (reprise dans "Hip Albatross" de Gorillaz) nous fiche d'emblée dans le ton... Mon préféré de Romero. Indispensable.

Polisse (2011) de Maïwenn: Image
Alors là, chapeau. Je ne m'attendais pas à grand-chose, surtout que je sais Maïwenn désintéressée du cadre, de l'aspect esthétique qui lui est complètement étranger, mais finalement c'est une très bonne surprise et elle a tout de même, quoi qu'elle en dise, un regard de cinéaste. Ce n'est pas un chef-d'œuvre, c'est sûr, mais son film est diablement efficace. Le générique sur la chanson de "L'Île aux enfants" et certains passages comme celui de la boîte de nuit sont, au choix, de trop (et insupportables musicalement) ou mal faits, mais c'est anecdotique. Le film est très bon, et toute la distribution, dont Joey Starr, excellente (je n'aurais jamais pensé dire ça un jour)...

Le Maître-nageur (1979) de Jean-Louis Trintignant: Image
Un film complètement surréaliste, alternant entre humour burlesque et passages fantastiques. Bilan logiquement très mitigé, toutefois Trintignant s'offre une bonne distribution (interprétant lui-même un petit rôle de jardinier). Guy Marchand et Jean-Clade Brialy sont excellents.

Hostel (2005) d'Eli Roth: Image
Réessayer un film qu'on n'a pas aimé, en général, c'est pour lui offrir une seconde chance. Dans le cas d'Hostel, je me demande si je ne suis pas un peu pervers au fond. Quelques années après la découverte de ce film qui m'avait "un peu" écœuré sur tous les points de vue, rien ne change: ça démarre comme un vrai porno (des acteurs-mannequins et actrices siliconées tout le temps à poil, tout ce monde joue très mal), puis on se rend compte qu'il n'y a pas d'histoire, c'est raciste et ça devient gore en un claquement de doigt. Au final: "tout ça pour ça"...

Genesis (court-métrage, 1998) de Nacho Cerdà: Image
Le réalisateur est connu pour un autre de ses courts, le controversé Aftermath qui m'avait un peu irrité personnellement, moins pour sa violence que par sa médiocrité cinématographique. Ici, non seulement il y a une idée (ah!), mais en plus elle n'est pas mauvaise même si elle sonne un peu "film d'étudiant": un sculpteur reproduit sa femme défunte en statue, celle-ci prend vie peu à peu tandis que lui se transforme en statue. Une idée hélas trèèèès étirée. Ce court-métrage dure au moins trois fois trop longtemps, et surtout c'est réalisé comme un mauvais clip.

Ne réveillez pas un flic qui dort (1988) de José Pinheiro: Image
Alors pourquoi ils l'ont réveillé, bordel? Après le formidable Monsieur Klein, Alain Delon, génial rappelons-le à l'époque de Visconti, de Clément, d'Antonioni et j'en passe, semble avoir décidé d'éviter de rivaliser avec ses anciens rôles, tant au niveau du choix de sujets que du talent. C'est le moins que l'on puisse dire. Comme son pote Bébel, il nous sort le grand jeu du super-flic invincible. Qu'est-ce que c'est con et mal joué! À ce sujet, Michel Serrault écrase toute concurrence niveau cabotinage. J'en ai vu des daubasses dans ma vie mais celle-là, elle est collector.

● Zack et Miri font un porno (Zack and Miri Make a Porno, 2008) de Kevin Smith: Image
C'est amusant quand on connaît un tant soit peu Kevin Smith (matez une de ses conférences geekesques sur YouTube où il s'en prend aux blockbusters de super-héros, à Tim Burton, etc.), car on a l'impression de le voir et de l'entendre parler pendant tout le film. Les dialogues "sonnent" Kevin Smith, les personnages (Seth Rogen mais aussi les autres personnages masculins) ressemblent à Kevin Smith... Un film qui comporte des moments un peu drôles, oui mais... surtout des longueurs. Puis ça se transforme finalement en une comédie romantique tout à fait banale. Dommage.

● Tueurs de flics (The Onion Field, 1979) d'Harold Becker: Image
Une belle distribution qui reste le principal intérêt de ce film de procès comme les Américains adorent. J'ai trouvé celui-ci un peu froid, longuet, mais néanmoins assez réaliste (inspiré de faits réels comme c'est souvent le cas). À la fin, il n'y a vraiment pas grand-chose à en dire... Pour les interprétations de James Woods et John Savage, très impressionnants, ça vaut quand même le détour.

Comédie érotique d'une nuit d'été (A Midsummer Night's Sex Comedy, 1982) de Woody Allen: Image
Le cinéaste new-yorkais, ici sorti de sa ville chérie et encore loin des capitales européennes, est plus intéressant lorsque ses références (Shakespeare, Bergman) sont distillées ou détournées, que lorsqu'il cherche à imiter son fétiche cinéaste suédois comme avec Intérieurs que je trouve pas terrible. C'est la 3ème fois que je vois Comédie érotique... en 5 ans et je passe toujours un bon moment. Belle photographie de Gordon Willis. Bien sûr Woody a déjà fait ou fera mieux, mais il y a toujours beaucoup de talent notamment dans ses dialogues inimitables ("J'ai inventé une machine qui peut retirer les arêtes de poissons et aussi, bien que ça n'en ait aucune utilité, qui peut en mettre."). Une comédie de mœurs légère et agréable.

● Millénium 2 - La fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette (Flickan som lekte med elden, 2009) de Daniel Alfredson: Image
Le premier partait dans plein de sens différents tandis que celui-là est prévisible, plat et tourné comme un téléfilm. Certaines scènes sont vraiment ridicules comme la bagarre dans l'entrepôt, ou le flash-back sur une plaque d'immatriculation, aïe aïe aïe. Heureusement, il y a encore Noomi Rapace qui sauve un peu les meubles mais ça ne suffit pas... En gros, Millénium 1: vachement bien, Millénium 2: vachement moins bien.

Chaplin (1992) de Richard Attenborough: Image
Je suis déçu, même si je savais que le film ne cassait pas des briques. Chaplin est quand même le héros de ma petite enfance! Le seul point positif est que ça m'a donné envie de les revoir (d'ailleurs le film en oublie beaucoup). Pas surpris par la manière de raconter, car en dehors de quelques accélérés ridicules, ça reste une biographie filmée dans ce ce que ça a de plus basique, de plus plat. On a même droit aux encarts "que sont-ils devenus" à la fin (évoquant aussi ce qu'ils n'ont pas eu les moyens ou le temps de filmer). Restent les très bonnes interprétations (Downey Jr. bien sûr), la zic de Barry, mais je me demande si j'ai déjà aimé un film de "Sir (excusez du peu) Attenborough" en tant que cinéaste? Je ne crois pas.

Martyrs (2008) de Pascal Laugier: Image
"Repéré par Christophe Gans", peut-on lire sur la fiche wikipédia du cinéaste. Ça ne m'étonne pas. Quand l'ancien de Starfix a décidé de pourrir le cinéma, il ne le fait pas à moitié. Le talent de son poulain est d'une médiocrité assez semblable. Encore une fois, je n'ai rien contre les films hyperviolents, même quand le scénario est débile (enfin... ça n'aide pas non plus). Mais l'originalité elle est où? Caméra tout le temps à l'épaule, secouée (mais traitez bien votre outil de travail, ringards) et cris interminables obligent, le mal de tête qui en a résulté a failli me faire abandonner à plusieurs reprises. J'aurais dû, franchement. Tout ce mal pour un film sans intérêt, aussi intelligent que les propos du cinéaste en interviews.

RoboCop (1987) de Paul Verhoeven: Image
Le film qui m'a traumatisé quand j'étais gamin. L'humour noir est excellent. Je l'avais déjà revu il n'y a pas si longtemps (2 ou 3 ans?) et je ne me souvenais déjà plus des géniaux interludes publicitaires ou journalistiques malsains mais ô combien jubilatoires. Je suis moins emballé par la fin mais au moins ça a l'avantage de pas s'éterniser. Un des meilleurs Verhoeven, cinéaste qui en général ne me convainc pas beaucoup.

Fitzcarraldo (1982) de Werner Herzog: Image
Je pense qu'Herzog a voulu faire ce film rien que pour le défi technique incroyable, aussi immense que surréaliste, de faire passer un grand bateau sur une colline. Symbole de mégalomanie, elle peut se comparer à la réalisation d'un film. La scène des rapides, assez impressionnante également, est hélas gâchée par des coupes sur des plans de maquettes d'assez mauvais goût. Je ne comprends pas leur intérêt d'ailleurs, car les scènes originales à elles seules suffisaient. Un voyage au cœur d'une fabuleuse Amazonie traversée par l'impérial Klaus Kinski et son physique démoniaque. Un film très beau.

● Transgressing (Trasgedire, 2000) de Tinto Brass: Image
Le Tinto Brass du mois. Voilà voilà (bah non y a rien à dire)...

● La Nurse (The Guardian, 1990) de William Friedkin: Image
Friedkin au plus bas. J'ai cru qu'il s'agissait d'un téléfilm puisque je sais que le réalisateur de To Live And Die in L.A. et L'Exorciste a un peu cachetonné là-dedans... mais non. C'est bien un film de cinéma. Mais qu'est-ce qu'il est allé foutre là-dedans? Niveau distribution, la belle Carey Lowell, l'ex-James Bond girl de Licence to Kill, est super jolie, bien sûr, mais ni elle ni les autres acteurs ne relèvent par leur jeu plutôt médiocre le niveau de ce petit thriller horrifique commercial. Tout est raté, du scénario à l'imagerie fantastique. Si vous le croisez, passez votre chemin.

Malice (1993) d'Harold Becker: Image
Au début, je pensais que ce film serait au minimum honnête en voyant la distribution: Pullman, Kidman et Baldwin, et le nom du réalisateur, Harold Becker (surtout connu pour avoir sorti Pacino de sa traversée du désert des années 80 avec un honorable thriller érotique, Mélodie pour un meurtre). Mais la musique du générique (par Goldsmith, qui fait du sous-Danny Elfman par moments!) est tellement mauvaise que ça annonce finalement le ratage intégral à venir. Pur produit 90's, c'est un thriller faussement compliqué, tiré par les cheveux, mal joué, avec une B.O. emphatique et facile... Et en plus, même en étant complètement incohérents, les rebondissements arrivent à être prévisibles. 'Faut le faire...

L'Insoumis (1964) d'Alain Cavalier: Image
Ils ne sont pas nombreux les films français inspirés par la Guerre d'Algérie (c'est le moins qu'on puisse dire), évoquant l'OAS, les tortures... Inspiré d'un fait divers réel, sur un mutin de la Légion Étrangère qui a aidé une prisonnière à s'évader, le film d'Alain Cavalier suit un Alain Delon absolument excellent dans le rôle principal, aidant la belle Léa Massari à s'enfuir, non sans être blessé par balle, blessure qu'il traîne avec lui jusqu'au bout... Sorte de chronique de la fuite de cet homme qui ne pense qu'à rentrer chez lui, et de l'amour naissant avec l'ex-prisonnière, c'est un film rare, sorti amputé sur décision de tribunal (et dans seulement quelques salles). La télévision, comme le dira le cinéaste, lui donne une seconde chance malgré ses vingt minutes toujours manquantes. La photographie de Claude Renoir est fantastique.

● Le Village des damnés (Village of the Damned, 1995) de John Carpenter: Image
Carpenter a un indéniable talent, et même si parfois ce film sombre dans le ridicule grand-guignolesque, il ne méritait cependant pas sa nomination au Razzie du pire remake en 1996 (Sabrina de Pollack pouvait, lui). Il n'y a absolument aucune surprise dans la succession des évènements, je ne suis pas fan de l'histoire, mais la mise en scène reste la chose que je sauverai. Dernier rôle à l'écran de Christopher "Superman" Reeve avant son accident. Il n'a jamais été un excellent acteur, certes, mais je ne l'ai pas trouvé mauvais du tout dans celui-ci.

● Le Village des damnés (Village of the Damned, 1960) de Wolf Rilla: Image
Le jeu de George Sanders est évidemment largement supérieur à celui de Christopher Reeve (puisque j'ai vu le remake avant celui-ci), mais la qualité du film tient surtout à ses premières minutes pour moi. En effet cette séquence de l'endormissement de la ville reste le meilleure passage du film (et ça l'était également dans le Carpenter). Après, le scénario est exactement le même, et tout classique qu'il est, ça reste tiré par les cheveux et très mou.

Les Moissons du ciel (Days of Heaven, 1978) de Terrence Malick: Image
Le chef-d'œuvre de Terrence Malick, du moins à mes yeux qu'il fallait laver des précédentes découvertes de cette liste (excepté L'Insoumis). Il faut savoir se tourner vers des valeurs sûres parfois... Son précédent, La Balade sauvage, était déjà assez exceptionnel. Dommage qu'au fur et à mesure de sa petite filmographie, le goût de Malick pour la métaphysique et la contemplation ont pris davantage le dessus sur l'écriture d'intrigue. Son cinéma philosophico-intello-maniériste post-Ligne Rouge (son dernier bon film) me désintéresse totalement. Les idées remarquables dans Les Moissons du ciel se comptent par milliers, et puis bien sûr, excellente musique de Morricone inspirée du Carnaval des animaux.

Jackie Brown (1997) de Quentin Tarantino: Image
Finalement, c'est peut-être mon film préféré de Tarantino, avec Reservoir Dogs et enfin Pulp Fiction. Comme vous le savez, je n'aime pas le reste. Cette redécouverte de Jackie Brown m'a fait du bien. Malgré ses longueurs, le film compte de sacrées qualités: la distribution, le scénario et la mise en scène restent formidables.

L'Aventurier du Texas (1953) de Budd Boetticher: Image
Découverte de mon cinquième western de Budd Boetticher (les quatre autres figurent parmi mes films favoris!) et verdict... c'est toujours aussi bon! Un western qui a de la gueule avec pour la première fois de l'humour (d'habitude c'est très sérieux, très viril). Randolph Scott a la classe. Il n'a jamais été aussi cool, évoquant déjà un peu le futur personnage décontracté qu'incarnera Eastwood chez Leone. Excellent scénario, dans le style dépouillé et "droit au but" de Boetticher. Hâte de découvrir le reste.

● Le Phare du bout du monde (The Light at the Edge of the World, 1971) de Kevin Billington: Image
J'ai été plutôt agréablement surpris par ce film de pirates, où les personnages tourmentés s'en prennent plein la tronche pendant presque tout le film. Le scénario prend nos attentes à contrepied, notamment sur l'histoire d'amour, voguant parfois dans un certain onirisme. Quelques longueurs ponctuent le film, et puis c'est vrai que dans le genre il y a mieux, mais il comporte en tout cas quelques scènes de violence parfois bien sadiques (arrachage de chair humaine, grand viol collectif...), alors que je m'attendais plutôt à un film enfantin pour cette adaptation finalement assez libre du roman de Jules Verne. Kirk Douglas est évidemment formidable. Et puis il y a la divine Samantha Eggar.

La Mort dans la peau (The Bourne Supremacy, 2004) de Paul Greengrass: Image
Comme le parodierait AtCloseRange: "J'aime bien les films d'action, mais pendant les scènes d'action je zappe car ça m'ennuie". C'est ça ici, car j'aime bien ce film, mais il n'y a rien à faire pour me réconcilier avec la réalisation. Pour éviter le mal de crâne, j'ai préféré faire autre chose pendant les dernières poursuites et les bagarres, comme lire mes mails, ou aller sur Facebook (j'avais l'ordi à côté de la télé). Je connaissais déjà ce film, alors ça va. J'ai été surpris de constater que finalement cette histoire, que j'avais trouvée prévisible la première fois, n'était pas si mal, juste faussement compliquée par la mise en scène et le sur-découpage qui va avec, auxquels je ne peux physiquement pas adhérer.

● Si douces, si perverses (Così dolce... così perversa, 1969) de Umberto Lenzi: Image
Un des principaux intérêts (avec Trintignant) est d'utiliser un lieu que j'avais moi-même utilisé pour un de mes tournages: le square Rapp à Paris, même si je pense que les intérieurs du film ont été tournés en Italie. Je trouvais que ça pouvait servir de fantastique décor pour un giallo (bien vu donc). La première moitié de ce film reste la plus réussie. Le film perd presque tout intérêt dans la deuxième, quand Trintignant sort de l'histoire (il était dans tous les plans jusque là, encore une référence à Psychose dans un giallo donc). Cela devient un thriller horrifique assez basique, avec vrais/faux rebondissements... Après, Lenzi se lâche pas mal sur les gimmicks propres au genre: filtres bleus, rouges, jaunes, jeunes filles en nuisette...

● La Chevauchée de la vengeance (Ride Lonesome, 1959) de Budd Boetticher: Image
Comme l'avait judicieusement évoqué Jeremy Fox dans son excellente critique sur le site, la première chose qui marque dans ce film, c'est l'emploi d'un Cinémascope splendide. Dès le premier plan, Brigade arrêtant Billy, on est à la fois frappé par cette installation brillamment filmée et mise en scène, et par cette intrigue qui démarre illico, sans attendre. Pour le reste, à défaut de devenir mon Boetticher préféré (je pense que, parmi ceux avec Randolph Scott, Sept hommes à abattre gardera ce titre), on a affaire à un très, très bon western avec une excellente distribution (Scott, Coburn, Van Cleef, et puis Karen Steele), et on ne s'ennuie à aucun moment. Excellent!

Le Fanfaron (Il sorpasso, 1962) de Dino Risi: Image
Un film puissant dont il est impossible d'en décrocher une fois commencé. Sorte de road movie italien, le film montre une tranche de vie d'un duo de personnages rencontrés par hasard, un duo formé de magnifiques géants du 7ème art: Gassman et Trintignant, tout en racontant une autre histoire, celle de l'Italie du début des années 60. Une comédie au ton très pessimiste et mélancolique qui est ma grande claque du mois.

Le Sexe qui parle (1975) de Claude Mulot: Image
Je passe d'un extrême à un autre, de Dino Risi à Claude Mulot. Pardon pour ce blasphème. C'est la première fois que je découvre un film dont le titre doit représenter également le scénario à lui seul. C'est très fort. Il fallait que je vois ce célèbre porno dit "de l'âge d'or" tant ça m'avait l'air... con. Ce n'est évidemment pas excitant du tout, imaginez un peu les gros plans, c'est donc... un sexe féminin... poilu (oh je n'ai rien contre, au contraire je déteste l'antihygiénique rasage intégral, mais... on est en 1975 quoi)... et qui parle. C'est imbandable!... Bon. Je décide quand même de repasser à un autre extrême, histoire de sauver mes derniers neurones:

Nevada Smith (1966) d'Henry Hathaway: Image
Magnifique western partant du bon vieux thème de la vengeance cher au genre, mais très bien réalisé et avec beaucoup de sensibilité. Un jeune homme part à la recherche des trois hommes qui ont massacré ses parents. D'une ville inhospitalière aux déserts des grands parcs américains, d'un bagne dans les bayous au Mississippi, il ira également de rencontres en rencontres, gaillards virils ou moines, prostituées ou tribus indiennes... ces rencontres de hasard représenteront chacune une étape et une leçon dans sa vie. Très beau film réservant de grands moments (la bagarre au milieu d'un troupeau de bétail, la baignade avec Naissa la prostituée indienne, l'évasion du bagne avec la jeune femme des rizières...) et McQueen est immense.

● Josey Wales hors-la-loi (The Outlaw Josey Wales, 1976) de Clint Eastwood: Image
Je ne pensais pas enchaîner aussitôt sur un autre western après Nevada Smith, qui plus est encore avec le thème d'un homme voulant venger sa famille. Toutefois c'est un second film également réussi mais très différent sur le sujet. Nevada Smith était un jeune naïf qui s'endurcissait progressivement, humain, commettant des erreurs et se blessant, tandis que Josey Wales devient presque aussitôt une figure de démon qui fait parler les armes, invincible même seul face à cinquante tueurs, un "suppôt de Satan" comme dira la vieille femme. Eastwood signe un western brutal et cruel (il y a je ne sais combien de morts, tous les personnages féminins se font violer ou y échappent de peu) et très bien réalisé.

La Colline des hommes perdus (The Hill (1965) de Sidney Lumet: Image
Un des meilleurs Lumet qui représente un dépucelage dans ma cinéphilie. Je l'ai vu très jeune, à l'époque où je regardais beaucoup de divertissement du style James Bond, Belmondo, Indy, etc., très en-dessous de l'âge requis (à l'époque il était interdit aux moins de 16 ans, le premier film "interdit" que je voyais d'ailleurs) et c'est à ce moment-là que je découvrais tout ce que le cinéma d'auteur pouvait m'apporter. Par la même occasion je découvrais Sean Connery dans un rôle dramatique, et quel choc de le voir dans une interprétation aussi intense, sensible. Le film, sans aucune musique, est très proche dans son traitement de The Offence que Lumet réalisera plus tard avec encore Sean Connery (et Ian Bannen). Un signe qui ne trompe pas: il m'est arrivé de revoir Goldfinger trois fois par jour quand j'étais enfant, et pourtant il m'arrive encore de mélanger des scènes. Je n'avais vu qu'une seule fois The Hill et, pendant des années et encore aujourd'hui en le revoyant, je me rends compte qu'il est resté totalement imprimé dans ma tête.

Poulet au vinaigre (1985) de Claude Chabrol: Image
Il passe et repasse en ce moment. Je vais finir par le connaître par cœur, ce bon petit polar où Chabrol remet évidemment le couvert sur la petite bourgeoisie provinciale pas très irréprochable, avec une très bonne distribution (comme Michel Bouquet, Caroline Cellier, ou la regrettée et très sexy Pauline Lafont), surtout Jean Poiret, le héros qui n'apparaît qu'à la moitié du film, comme dans un Colombo.

● Fondu au noir (Fade To Black, 1980) de Vernon Zimmerman: Image
Un geek solitaire, victime de brimades, passant son temps à regarder des vieux films, s'inspire du cinéma pour tuer ceux qui se moquent de lui. Amoureux de Monroe, il tombe sous le charme de son sosie (Linda Kerridge, sosie dans la vraie vie). Un film-hommage au cinéma jusqu'à l'excès et présentant un fan caricatural. C'est bien gentil de citer des centaines de films, mais il ne faut pas oublier d'être cohérent: le geek tue ses victimes en se déguisant en cow-boy, en Dracula, en momie ou en Cody Jarrett (il choisit de changer de nom pour celui-là), tue avec une vieille mitraillette des années 40 trouvée on ne sait où (??), touche parfois ses victimes avec ses mains nues, et toujours dans des lieux publics où personne ne se rue pour le désarmer même quand il leur tourne le dos (scène où il tue un producteur). Quant aux flics, malgré les indices énormes, ils n'interviennent qu'à la fin. Ah ils ont le sens du suspens, contrairement au réalisateur.

La Fugue (Night Moves, 1975) d'Arthur Penn: Image
J'étais quasiment conquis d'avance. Le point de départ est un classique du genre: un privé est chargé de retrouver la fille d'une ancienne star de cinéma alcoolique, cachant une sombre histoire d'argent. Il faut voir comment Arthur Penn le traite. Le schéma en trois parties est au fond assez classique également. Les deux premiers tiers sont très faciles à suivre, le premier installant l'histoire, le second montrant notre héros blasé (magnifique Gene Hackman) musardant, en proie au doute et à la mélancolie. La dernière partie, relançant l'histoire de polar, vient compliquer les choses. Mais ce qui intéresse en réalité le cinéaste, ce sont moins les péripéties que les relations entre les protagonistes. Dans le livre de Brion sur l'Héritage du film noir, il y a un extrait d'un interview d'Hackman qui dit n'avoir lui-même toujours pas compris l'histoire. Comme le rappelle Brion, c'est avant tout un film de personnages. Hackman incarne le sien à la perfection, son jeu est formidable. Penn le montre très humain, commettant des erreurs, se faisant avoir y compris dans sa vie privée, et il en est très touchant. Excellent concurrent face au Fanfaron, c'est dire.

Une Affaire d'hommes (1981) de Nicolas Ribowski: Image
Un polar franchouillard des années 80 loin d'être honteux à défaut d'être un grand film. Le scénario manque de rebondissements (et qu'on devine très vite le vrai coupable) mais tous les défauts sont relativement balayés par l'interprétation du duo d'acteurs principaux, Claude Brasseur et Jean-Louis Trintignant, parfaits. À propos de ce dernier je commence à en être de plus en plus fan, après une découverte ce mois-ci d'un giallo mineur (pléonasme) qui ne vaut quasiment que pour lui (Si douces, si perverses), et d'un chef-d'œuvre (Le Fanfaron). Acteur exceptionnel... Le film de Ribowski comprend aussi une bonne distribution de seconds rôles (dont Jean Carmet et Roland Giraud).

Le Solitaire (Thief, 1981) de Michael Mann: Image
J'ai enfin réussi à le voir d'une seule traite. Avant, ce film m'ennuyait tellement que je m'arrêtais au milieu pour le reprendre plus tard. Il est vrai qu'il a des longueurs, et je ne suis pas particulièrement ému par les situations et les personnages, mais cette fois-ci j'ai plus accroché à leurs états d'âmes que les précédentes fois. Pour le reste, c'est un très honnête polar, bien mis en scène, assez inspiré et très bien interprété (Caan, Weld, Prosky, Belushi). Quant à la musique, rien à faire c'est une horreur.

S.O.S Fantômes (Ghostbusters, 1984) d'Ivan Reitman: Image
Pas revu depuis un bail. Un film que je matais en boucle quand j'étais petit, fan de la série animée et possesseur de figurines. C'est parfois amusant (heureusement qu'il y a Bill Murray), pas trop mal fichu (sauf les scènes des bestioles qui poursuivent Super Seb qui me gênaient déjà quand j'étais gamin), mais c'est très chiant sur la durée. J'ai toujours eu un mauvais souvenir de la fin: ça m'a toujours gavé de voir la centaine de personnes, réunies en bas d'un immeuble qui menace de s'écrouler, crier "Ghostbusters!" en applaudissant leurs héros. Je me suis arrêté peu avant, histoire de louper le happy end et la chanson. Première fois que je le voyais en VO d'ailleurs...

Flesh and Bone (1993) de Steven Kloves: Image
Ce qui est étonnant avec ce polar, c'est que malgré l'intrigue (et l'intro) on n'a pas le sentiment justement d'être dans un polar pendant une bonne partie du film, plutôt dans un road-movie, une romance avec un suspens, avant la dernière partie attendue. J'ai beaucoup aimé en partie grâce aux interprétations. Le seul véritable point faible à mes yeux vient des répétitions ou des dialogues inutiles, un peu comme si le cinéaste s'adressait d'abord aux spectateurs les plus réactifs avant de redonner l'info pour le bouffeur de pop corn texan qui n'aurait pas suivi. Pour donner un exemple anodin mais parlant, Quaid caresse le visage de Meg Ryan et dit: "C'est vite parti." On a compris de quoi il parle puisqu'on a vu le même film jusque là... Puis il ajoute: "...ton œil au beurre noir." Chose un peu gênante quand ça se passe avec les rebondissements, mais ça ne gâche pas tant que ça le plaisir.

Monty Python: le sens de la vie (The Meaning of Life, 1983) de Terry Gilliam, Terry Jones: Image
Revision qui confirme le sentiment que j'en avais: c'est un film à sketches complètement inégal où les Monty Pythons se montrent parfois peu inspirés. On sent que Gilliam s'éloigne de plus en plus du groupe pour faire sa carrière solo (il apparaît deux ou trois fois et signe leur premier sketch un peu longuet mais qui s'avère être un des meilleurs). Pour le reste, je n'en retiens qu'à peine la moitié, dont le fameux match élèves contre professeurs.

Who? (1973) de Jack Gold: Image
Pauvre Elliott Gould. Qu'est-ce qu'il est allé faire là-dedans? Le début (un important savant Américain est gravement blessé, secouru par des Russes qui le transforment à moitié en robot pour le ramener à la vie, ce qui le rend méconnaissable) est déjà stupide, mais en plus pour un film de 1973 il paraît avoir 20 ans de retard! Le costume de robot est ridicule. Après, le suspense c'est juste: est-ce que celui qui est revenu à l'Ouest est le cher et bon savant ricain, ou un méchant et mauvais agent russe? Une chance sur deux.

Qui? (1970) de Leonard Keigel: Image
Ce film n'a absolument aucun rapport avec le précédent (heureusement), juste un pur hasard d'enregistrement. Ce giallo à la française vaut principalement pour les interprétations de Romy Schneider (et sa plastique) et Maurice Ronet, un de mes acteurs préférés. Rien que pour ce couple, je ne pouvais pas louper ce film. Un film pas mauvais, avec de jolies séquences, mais pas formidable non plus. Certains tics de thriller d'époque, un peu "too much", gâchent certains passages.

Thelma et Louise (Thelma And Louise, 1991) de Ridley Scott: Image
Ridley Scott aime les femmes. Il leur confie parfois le rôle principal comme dans ses films de SF (Alien ou dernièrement Prometheus), ou offre un meilleur rôle que celui du faire-valoir du héros, comme c'était souvent le cas dans le polar 80's (Traquée, qui inverse les rôles, où c'est la femme frappe le mari d'un coup de poing et c'est ce dernier -le héros!- qui pleure). Dans sa représentation de la femme, toujours forte de caractère, il est capable du pire (la daube militariste et dégueulasse de G.I. Jane) comme du meilleur avec ce fameux Thelma et Louise, road-movie féministe de grande qualité où les femmes donnent une bonne leçon aux hommes. Je regrette toujours ce dernier plan ridicule d'Harvey Keitel courant au ralenti derrière la voiture, comme s'il pouvait la rattraper.

La Chair et le sang (Flesh And Blood, 1985) de Paul Verhoeven: Image
Peinture d'un monde cruel baignant souvent dans la complaisance (Verhoeven aimant titiller le spectateur au risque de franchir la frontière du ridicule), qui évoque Bruegel, Bosch... Un film pas mauvais, très bien interprété, mais j'ai toujours eu beaucoup de mal avec la scène où un des protagoniste se libère de ses chaînes par électrocution avec la foudre. Impardonnable.

Dans ses yeux (El secreto de sus ojos, 2009) de Juan José Campanella: Image
Ce film se bonifie au fil des revisions et avec le recul, je me dis qu'il aurait pu être un des mes films du mois.

Comanche Station (1960) de Budd Boetticher: Image
Encore une bonne surprise venue du Far West et du duo Boetticher/Scott. Ce mois-ci, j'ai été gâté (merci TCM). Randolph Scott, hyper charismatique, et l'art de la concision de Boetticher fonctionnent toujours... J'ai pensé pendant une bonne partie du film que La Fugue était en danger mais je compte toujours retenir le formidable et donc indétrônable film d'Arthur Penn. Au terme d'un mois avec plusieurs découvertes formidables de sa filmo, c'est dommage de ne pas placer une seule de ses perles en film du mois (ça n'est jamais arrivé alors que j'adore ses films!). Octobre sera peut-être le mois de la triche. Je vais poursuivre prochainement avec Decision At Sundown (après, il ne me restera plus que Westbound à découvrir du cycle Ranown). Affaire à suivre.


Barème :

Image : La mélodie du bonheur
Image : Un numéro du tonnerre
Image : La cité de la joie
Image : Le crime était presque parfait
Image : La vie est un long fleuve tranquille
Image : La loi du milieu
Image : Un pont trop loin
Image : L'ennui
Image : Danger immédiat
Image : Une raison pour mourir
Image : L'enfer est à lui

Films de l'année 2011 :

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Films de l'année 2010 :

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Films de l'année 2009 :

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Films de l'année 2008 :

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Re: Votre film du mois de Septembre 2012

Messagepar Miss Nobody » 1 sept. 12, 13:58

FILMS DU MOIS DE SEPTEMBRE 2012

Film du mois:
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Films vus:

* Polisse (Maïwenn) ●●●○○
Il est vrai que le film est remarquable à bien des égards, d'abord car il parvient à installer un vrai réalisme dans toutes les situations montrées à l'écran, ensuite car il parvient à nous tenir en haleine avec des histoires soit banales soit totalement sordides, enfin car il zigzague habilement entre les gros écueils qui surgissent dès lors que l'on parle de police ou de pédophilie. Evidemment subjectif, le point de vue reste toujours (ou presque) sobre, en retrait, dans l'observation plutôt que dans le jugement. La première heure du film m'a totalement bluffée. La deuxième un peu moins mais Maïwenn maîtrise quand même très bien l'évolution de son intrigue, jusqu'au final très abrupt (dont le montage un peu mal-foutu laisse une sensation bizarre mais qui pousse la réflexion plus loin). Bref, pari réussi.
* Malice (Becker) ●○○○○
Ennuyant dans sa première partie et carrément grotesque sur la fin, "Malice", qui fait voisiner une sombre histoire d'ovaire nécrosé, une vieille folle alcoolique et un violeur en série amateur de cheveux, est définitivement... un polar tout pourri.
* My man Godfrey (La Cava) ●●●●○
Une comédie pleine de charme: drôle, élégante, un poil barrée, qui vaut surtout pour son irrésistible galerie de personnages. Les minauderies de Carole Lombard, l'impassibilité de William Powell, et la divine Alice Brady qui s'en donne à coeur joie dans son rôle de mère idiote et fantasque. Dommage que le film nous assène dans le même temps (par petites touches heureusement) la bonne vieille morale américaine qui exalte le self-made-man, le volontarisme social et l’épanouissement par le travail. Mais bon... on savoure l'enrobage et on s'en contente largement. Une petite boule en moins pour le coup de la décharge transformée en night-club, j’ai le droit ?
* Blue Valentine (Cianfrance) ●●○○○
Déçue par ce film que j’imaginais déjà sur le podium. Au final, si « Blue Valentine » fait montre de beaucoup de justesse, notamment dans la caractérisation de ses personnages, et contient quelques belles scènes touchantes, il m’a semblé généralement trop peu attachant, trop redondant dans sa démonstration, trop glauque... presque complaisamment déprimant… Le réalisateur arrive rarement à transcender la banalité de son histoire et ne nous dit pas grand chose sur ce mal que l’on craint tous : le désamour. Parfois conquise, parfois partagée entre ennui et malaise, je ne retiendrais de ce film que quelques instants très fugaces de justesse et d’émotion et, bien sûr, les deux interprétations sans faute du couple Gosling-Williams.
* La rue de la mort (Mann) ●●●●○
Très classique dans son scénario, ce film noir vaut surtout pour la subtilité de sa mise en scène et pour une excellente direction d’acteurs. Farley Granger, anti-héros extrêmement attachant, révèle une belle palette de jeu. Bien que le suspense à proprement parlé soit assez inexistant (on sait très bien comment la chose va se finir), on se laisse prendre par les tripes et les sentiments. On crierait presque devant notre téléviseur « Mais va voir la police ! », « Non, pas par là ! », « Attention ! »… mais cet imbécile, d’une naïveté extrême, persiste à vouloir s’engouffrer dans la « Rue de la mort ». Rha là là…
* Le grand couteau (Aldrich) ●●○○○
Aldrich signe une adaptation bavarde et surdramatisée d'une pièce de théâtre qui n'a d'incisive que le nom. Cette critique en huis-clos de l'industrie hollywoodienne se révèle finalement assez soporifique. Les quelques plans de biais ou en contre-plongée ne suffisent pas à effacer l'aspect très théâtral et sentencieux de l'ensemble. Et Jack Palance, la gueule abimée, le sourire en coin, est particulièrement crispant dans ce rôle de jeune premier qui ne lui sied guère. Ida Lupino sauve les meubles, mais c'est bien peu.
* Confessions à un cadavre / The Nanny (Holt) ●●●○○
Etonnant film d'angoisse qui tire vers le drame psychologique, "The nanny" instille une atmosphère étrange et enveloppante au creux des failles d'un foyer anglais bien sous tout rapport... Si, la conclusion est un peu lourde, l'ensemble se tient étonnamment bien. Bette Davis, loin des excès aldrichiens, livre une interprétation glaçante. Affublée des sourcils de Groucho Marx, il est vrai qu'on s'attend au pire au début, mais elle offrira finalement un jeu plein de retenue, du miel dans la voix et une lueur de folie dans l'oeil. Son jeune partenaire, William Dix, ne démérite pas à ses côtés: à 10 ans, il porte une bonne partie du film sur ses épaules sans aucune peine.
* Camille redouble (Lvovsky) ●●●○○
Dommage que Coppola, avec sa Peggy Sue, ait déjà exploré une trame très similaire, car ce "Camille redouble" est bourré de charme et d'émotion. Entre rire et larme, j'ai navigué avec un grand plaisir dans ce petit film maîtrisé, léger et tendre comme un premier baiser.
* Le temps de l'innocence (Scorsese) ●●●○○
Beau film, belle musique, beaux décors et beau casting. Tout cela est fort bien mis, très propre. Mais, à l’exception de courtes minutes d’érotisme contenu qui peuvent faire frissonner, cela manque un peu d’âme. Et j’ai trouvé la mise en scène un peu artificielle. Les petites audaces que se permet Scorsese (sûrement pour ne pas s’enliser dans l’académisme, écueil si fréquent de ce genre d’adaptation en costume) ne m’ont pas fait le meilleur effet. Les jeux d’éclairages et de montages, de surimpressions, et cette caméra ultra-mobile qui lèche le luxueux décor, à coup de travelling, de gros plans, de plongées vertigineuses… C’est un peu trop à mon goût. Reste le fond : le jeu des apparences, l’amour tourmenté, l’hypocrisie et les renoncements. Mmmhh...
* Le sens de la vie pour 9,99$ (Rosenthal) ●●●●○
Un film d'animation assez rudimentaire dans sa technique mais vraiment brillant dans son scénario, entrelacs de scenettes drôles, touchantes, absurdes, et de personnages fort bien croqués. Ca n'est pas miraculeux, mais c'est intelligent et amer. J'ai eu la gorge serrée pendant toute la durée du film.
* Le choc des mondes (Maté) ●●●○○
De la SF vintage diablement efficace… et en couleur s’il vous plait. Le film est imprégné de désuétude, et pourtant, grâce à un montage dynamique et condensé, il reste percutant. J’ai souris à la fin en pensant, bêtement (mais que voulez-vous), qu’il serait plus amusant de voir toute l’expédition périr en arrivant. Dommage que l’on soit à Hollywood.

Films revus:

*

FILMS DES MOIS PRECEDENTS:

Spoiler (cliquez pour afficher)
octobre 2005 = L'aventure de Mme Muir (Mankievicz)
novembre 2005 = Match Point (Allen)
decembre 2005 = Voyage à deux (Donen)

janvier 2006 = Wallace et gromit et le lapin garou (Park)
février 2006 = Lettre d'une inconnue (Ophuls)
mars 2006 = Un jour à new york (Donen/Kelly)
avril 2006 = Walk the line (Mangold)
mai 2006 = Une histoire immortelle (Welles)
juin 2006 = La vie est belle (Capra)
juillet 2006 = Beau fixe sur New York (Donen/Kelly)
aout 2006 = La prisonnière du desert (Ford)
septembre 2006 = Les enfants du paradis (Carné)
octobre 2006 = Les 400 coups (Truffaut)
novembre 2006= La mouche (Cronenberg)
decembre 2006= Assurance sur la mort (Wilder)

janvier 2007= The shop around the corner (Lubitsch)
fevrier 2007= La vie des autres (Henckel von Donnersmarck)
mars 2007= Comme un torrent (Minnelli)
avril 2007= Sue, perdue dans Manhattan (Kollek)
mai 2007= The Magdalene Sisters (Mullan)
juin 2007= L'impasse (De Palma)
juillet 2007= Le scaphandre et le papillon (Schnabel)
août 2007= Le boucher (Chabrol)
septembre 2007= Les méduses (Keret & Geffen)
octobre 2007= Loulou (Pabst)
novembre 2007= 2001 l'odyssée de l'espace (Kubrick)
décembre 2007= Hiroshima mon amour (Resnais)

janvier 2008= Le silence (Bergman)
février 2008= No country for old men (Coen)
mars 2008= Faux semblants (Cronenberg)
avril 2008= Ascenseur pour l'échafaud (Malle)
mai 2008= Les fils de l'homme (Cuaron)
juin 2008= The thing (Carpenter)
juillet 2008= Short Cuts (Altman)
Août 2008= Ariane (Wilder)
Septembre 2008= Bonnie & Clyde (Penn)
Octobre 2008= Madame Bovary (Minnelli)
Novembre 2008= Il était une fois en Amérique (Leone)
Décembre 2008= Head-on (Akin)

Janvier 2009= En chair et en os (Almodovar)
Février 2009= Gran Torino (Eastwood)
Mars 2009= Une certaine rencontre (Mulligan)
Avril 2009= Breezy (Eastwood)
Mai 2009= Le voyeur (Powell)
Juin 2009= Etreintes Brisées (Almodovar)
Juillet 2009= Vincent, François, Paul et les autres (Sautet)
Août 2009= L'enfer est à lui (Walsh)
Septembre 2009= Les visiteurs (Kazan)
Octobre 2009= La valse dans l'ombre (LeRoy)
Novembre 2009= L'invasion des profanateurs (Kaufman)
Décembre 2009= L'armée des ombres (Melville)

Janvier 2010= Quand passent les cigognes (Kalotozov)
Février 2010= Le temps d'aimer et le temps de mourir (Sirk)
Mars 2010= Scènes de la vie conjugale (Bergman)
Avril 2010= Les feux de la rampe (Chaplin)
Mai 2010= La scandaleuse de Berlin (Wilder)
Juin 2010= Papillon (Schaffner)
Juillet 2010= Le grand amour (Etaix)
Août 2010= L'impossible monsieur bébé (Hawks)
Septembre 2010= L'aurore (Murnau)
Octobre 2010= L'ange des Maudits (Lang)
Novembre 2010= La fille de Ryan (Lean)
Décembre 2010= Moon (Jones)

Janvier 2011= Johnny Guitar (Ray)
Février 2011= La source (Bergman)
Mars 2011= Stalag 17 (Wilder)
Avril 2011= Série Noire (Corneau)
Mai 2011 = L'année du dragon (Cimino)
Juin 2011 = Bienvenue à Gattaca (Niccol)
Juillet 2011 = A bout de course (Lumet)
Aout 2011 = Du silence et des ombres (Mulligan)
Septembre 2011 = Une femme dangereuse (Walsh)
Octobre 2011 = Drive (Winding Refn)
Novembre 2011 = Monsieur Verdoux (Chaplin)
Décembre 2011= Zelig (Allen)

Janvier 2012= Fanny et Alexandre (Bergman)
Février 2012= Les nuits de Cabiria (Fellini)
Mars 2012 = Liaisons Secrètes (Quine)
Avril 2012 = The Naked Kiss (Fuller)
Mai 2012 = Le festin de Babette (Axel)
Juin 2012 = The strawberry Blonde (Walsh)
Juillet 2012 = La jetée (Marker)
Août 2012 = Stromboli (Rossellini)
:arrow: Récapitulatif en image de mes films du mois

Miam miam?
●●●●● Excellent
●●●●○ Très bon
●●●○○ Bon
●●○○○ Moyen
●○○○○ Pas bon
○○○○○ Très mauvais
Dernière édition par Miss Nobody le 2 oct. 12, 11:32, édité 29 fois.

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cinephage
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Re: Votre film du mois de Septembre 2012

Messagepar cinephage » 1 sept. 12, 13:58

SEPTEMBRE 2012

FILM DU MOIS:

Baraka, de Ron Fricke (1992) 10/10 - Une incroyable combinaison d'images magnifiques et de sons envoutants. Un véritable voyage...

FILMS DECOUVERTS:
L'ange ivre, d'Akira Kurosawa (1948) 7,5/10 - Vu en rétrospective, le film apparait comme un brouillon de Barberousse, mais donne à Shimura une belle occasion de faire briller son talent.
Superstar, de Xavier Giannoli (2012) 6/10 - D'une très belle idée de départ, le film s'enlise en seconde partie sans savoir comment conclure. Belle BO.
The campaign, de Jay Roach (2012) 6,5/10 - Quelques bons gags, une certaine pertinence d'ensemble, mais le film manque aussi de rythme et de rebonds.
A slight case of murder, de Lloyd Bacon (1938) 5,5/10 - Comédie policière enjouée, mais pas toujours drole...
A perdre la raison, de Joachim Lafosse (2012) 7,5/10 - Un drame fort bien traité.
El Cid, d'Anthony Mann (1963) 8/10 - Grandiose, des plans magnifiques, un score de Rosza fabuleux. Un chouia long, mais ce n'est pas bien grave...
Les aventures du Prince Ahmed, de Lotte Reiniger (1926) 7,5/10 - Brillant par la forme, très inventive à l'époque. Reste que le fond est un conte de base, assez fourre-tout.
Bernie, d'Albert Dupontel (1996) 8/10 - Une vraie comédie alternative, transgressive et pas convenue pour deux sous. Tout ne marche pas, mais on se demande constamment quel est l'étape suivante, et le film construit un véritable univers. Remarquable.
Fort invincible / Only the Valiant (1951) 8,5/10 - Gros coup de coeur pour ce western pessimiste en forme de huis-clos, à l'ambiance poisseuse et aux héros ambigus.
99 and 44/100% Dead, de John Frankenheimer (1974) 7/10 - Polar pop, à l'argument policier faiblard, mais à la mise en scène limite conceptuelle, traitant l'underworld comme un monde fantastique (cadavres dans l'eau, crocos dans les égouts...) dissimulé derrière le monde "normal". Plus intriguant que réussi, mais malgré tout atypique, le film reste une vraie curiosité.
The Secret / The Tall Man, de Pascal Laugier (2012) 6,5/10 - Pas inintéressant, mais un peu mou par moments, surtout dans la seconde partie.
Los Olvidados, de Luis Bunuel (1950) 8/10 - Un Bunuel limite néo-réaliste, décrit la misère sociale d'une bande d'enfants mexicains, entre violence, abandon et déshérance. Emouvant et juste, même si je préfère la verve surréaliste de Bunuel.
Grand prix, d'Ivo Caprino (1975) 7,5/10 - Très belle animation, et un récit charmant.
Samsara, de Ron Fricke (2012) 8,5/10 - Tout aussi envoutant, quoiqu'un peu plus pessimiste.
Excision, de Richard Bates Jr (2012) 4/10 - Pour un joli casting de seconds roles. Mais l'intrigue est tirée par les cheveux, et l'héroïne n'est ni convaincante ni attachante, ce qui me gêne pour un film de ce type.
Before Sunset, de Richard Linklater (2004) 8/10 - Enrichi par l'univers bohème de Julie Delpy, cette suite m'emballe plus que le premier opus. Notamment, j'adore la façon dont il s'achève. Une vraie réussite.
South Sea Woman, d'Arthur Lubin (1953) 4/10 - Comédie manquée, totalement surjouée par des acteurs cabotins, sauf Burt Lancaster qui joue avec un sérieux impressionnant, et, au vu de l'ensemble, un peu ridicule...
Le mystère Silkwood, de Mike Nichols (1983) 8,5/10 - Un excellent film-dossier, tiré d'une histoire vraie. Mention spéciale à un casting en or, tiré vers le haut par Meryl Streep.
Le monde d'Apu, de Satyajit Ray (1959) 9,5/10 - Chef d'oeuvre d'émotion et de sensibilité. Musique admirable, photographie impeccable... N'a pas volé sa réputation.
Camille redouble, de Noémie Lvovsky (2012) 8,5/10 - Décidément, le cinéma de Lvovsky me parle à l'oreille et m'émeut plus que de raison.
Lawless, de John Hillcoat (2012) 7/10 - Filmé sans génie, le film fonctionne bien grace à l'alchimie d'un beau casting. La BO est sans doute très belle, mais surutilisée et un peu encombrante (reprendre le velvet version country pour les années 40, ben ça me gêne un peu).
La queue du scorpion, de Sergio Martino (1971) 6/10 - Formellement intéressant, mais l'intrigue reste bien anecdotique.
Cinq soirées, de Nikita Mikhalkov (1979) 8/10 - A la fois essai formel passionnant, récit en huis-clos étouffant, drame amoureux romantique, mais aussi critique politique discrète, Cinq soirées est une formidable réussite, et un des meilleurs film du cinéaste. A revoir.
The Crusades, de Cecil B. DeMille (1935) 6/10 - Un formidable début, un casting éclatant, un savoir-faire formel remarquable, mais une dernière demi-heure qui tourne le dos à l'action et vire à la bondieuserie bavarde... Dommage, pour un film trop long...
Bob le flambeur, de Jean-Pierre Melville (1956) 8/10 - Quelle magnifique plongée dans le milieu parisien ! Paris (Pigalle) superbement filmée, l'argot mitonné aux petits oignon... Et un final à tomber par terre ! Je suis très enthousiaste, et me réserve le droit d'augmenter la note.
Miss Daisy et son chauffeur, de Bruce Beresford (1989) 7,5/10 - Un formidable duo d'acteurs, filmés à la juste distance.
Brainstorm, de Douglas Trumbull (1983) 6/10 - D'un postulat de départ SF intriguant, on dérive vite sur des considérations politico-métaphysiques oiseuses, dans lesquelles le film s'enlise.
The Bourne Legacy, de Tony Gilroy (2012) 7,5/10 - Un vrai bon script, qui tire vers le haut ce classique récit d'espionnage, avec quelques belles séquences de poursuites.
Quelques heures de printemps, de Stéphane Brizé (2012) 4/10 - Bien joué, mais quel ennui !
Kirikou et les hommes et les femmes, de Michel Ocelot (2012) 7,5/10 - Une nouvelle série d'aventures de Kirikou, avec de beaux moments d'animation.
Séduite et abandonnée, de Pietro Germi (1964) 6,5/10 - Très sombre, l'humour y perd beaucoup...
Les trois mousquetaires, de Richard Lester (1973) 7,5/10 - Traiter le récit de Dumas par la farce fonctionne bien, le casting est énorme, tout comme la musique de Legrand. On rit donc beaucoup (toutes les gamelles que se mange Raquel Welch :lol: ). Une vraie réussite.
Sans lendemain, de Max Ophuls (1939) 6,5/10 - Inutilement dramatisé, ce portrait d'une femme de mauvaise vie qui ne s'assume pas est illuminé par une Edwige Feuillère en très grande beauté.
The Gypsy Moths, de John Frankenheimer (1969) 7,5/10 - Pas parfait, mais du film émane une belle ambiance à la fois nostalgique et triste, qui contraste avec l'enthousiasme d'un Gene Hackman flamboyant. Très touchant.
Monsieur Lazhar, de Philippe Fallardeau (2012) 7,5/10 - Un film pertinent, juste et touchant.
Resident Evil : Retribution, de Paul W. Anderson (2012) 7,5/10 - Une narration efficace, des séquences ludiques et réussies, au final un bon moment de cinoche.
Robot and Frank, de Jake Schreier (2012) 7/10 -
Compliance, de Craig Zobel (2012) 6,5/10 - Un film porté par la force (toute relative) de son récit. Intrigant.
Love me or leave me, de Charles Vidor (1955) 8/10 - Un magnifique film, porté par un casting en or. Le Martin Snyder de James Cagney est vraiment singulier et émouvant. Je suis emballé.
Love Exposure, de Sono Sion (2008) 7,5/10 - Oscillant entre le très grand film et le total n'importe quoi, Love Exposure est difficile à classer. Une réussite, mais aussi un film bizarre et entêtant, entre potacherie et métaphysique... Sans doute à revoir.
Champagne Charlie, d'Alberto Cavalcanti (1944) 6/10 - Un sympathique récit de music-hall.

FILMS REVUS:
Advise and Consent, d'Otto Preminger (1962) 8,5/10 - Excellent thriller politique, aux longs plans Premingériens... Sans parler du casting !
The Awakening, de Nick Murphy (2011) 7,5/10 - Mention spéciale à une photo et une BO d'ambiance très réussies.
Killer Joe, de William Friedkin (2012) 8/10 - Révision réjouissante, qui permet de noter, au delà d'un sujet provoc, un vrai talent dans la mise en scène et dans la direction d'acteur. Sacré film !
The last days of Disco, de Whit Stillman (1998) 7,5/10 - Révision d'un film que j'avais totalement oublié, mais qui reste assez attachant.
Shane, de George Stevens (1953) 7,5/10 - Révision à la hausse, pour sa belle photographie, et sa violence abrupte. D'ailleurs, le gamin est moins gonflant en VF... :mrgreen:

Films des mois précédent
Spoiler (cliquez pour afficher)
janvier 2010=Tetro (Coppola)
février 2010= Day of the Outlaw (de Toth)
mars 2010= Une femme disparait (Hitchcock)
avril 2010= Cria Cuervos (Saura)
mai 2010= La liste de Schindler (Spielberg)
juin 2010=The Man in the Moon (Mulligan)
juillet 2010=Spoorlos (Sluizer)
aout 2010=Nobody knows (Kore-Eda)
septembre 2010=The Black Swan (King)
octobre 2010=Des hommes et des dieux (Beauvois)
novembre 2010=Une vie difficile (Risi)
décembre 2010=A brighter summer day (Yang)
janvier 2011=Incendies (Villeneuve)
février 2011=Portrait of Jennie (Dieterle)
mars 2011=Orgueil et préjugés (Wright)
avril 2011=Murder by Contract (Lerner)
mai 2011=Vincent, François, Paul, et les autres (Sautet)
juin 2011=Les contes cruels du Bushido (Imai)
juillet 2011=Underworld (Von Sternberg)
aout 2011=L'heure suprême (Borzage)
septembre 2011=L'Apollonide, souvenirs de la maison close (Bonello)
octobre 2011=The ox-bow incident (Wellman)
novembre 2011=The Movie Orgy (Dante)
décembre 2011=Mission Impossible : le protocole fantôme (Bird)
janvier 2012=Take Shelter (Nichols)
février 2012=Gentleman Jim (Walsh)
mars 2012=Le miroir (Tarkovski)
avril 2012=Divorce à l'italienne (Germi)
mai 2012=La cabane dans les bois (Goddard)
juin 2012=Les meilleures années de notre vie (Wyler)
juillet 2012=Feux dans la plaine (Ichikawa)
aout 2012=Wichita (Tourneur)
Obviously the world is not a wish-granting factory (The fault in our stars, Josh Boone, 2014)
Pour caler mes bennos

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feb
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Re: Votre film du mois de Septembre 2012

Messagepar feb » 1 sept. 12, 14:21

Septembre 2012

Films vus (* : film redécouvert / ** : film revu)


Fast Workers - Tod Browning (1933) : 6,5/10

Little Miss Sunshine - Jonathan Dayton, Valerie Faris (2006) : 6/10
Mon nom est personne - Tonino Valerii (1973) : 6/10

Le cavalier de la mort (Man in the Saddle) - André De Toth (1951) : 5,5/10
West Point - Edward Sedgwick (1928) : 5,5/10

**L'homme du Nevada (The Nevadan) - George Sherman (1950) : 5/10

Personnel et confidentiel - Jon Avnet (1996) : 4,5/10

Mariage (A wedding) - Robert Altman (1978) : 4/10
Les petits matins - Jacqueline Audry (1962) : 4/10


Films des mois précédents
Spoiler (cliquez pour afficher)
2010
Aout 2010 : French Cancan - Jean Renoir
Septembre 2010 : Peter Ibbetson - Henry Hathaway
Octobre 2010 : Psycho - Alfred Hitchcock
Novembre 2010 : Lonely are the brave - David Miller
Décembre 2010 : Yellow Sky - William A. Wellman
2011
Janvier 2011 : The Quiet man - John Ford
Février 2011 : Souvenirs goutte à goutte (Omohide Poro Poro) - Isao Takahata
Mars 2011 : White Heat - Raoul Walsh
Avril 2011 : Ball of fire - Howard Hawks
Mai 2011 : A Woman's Face - George Cukor
Juin 2011 : Scaramouche - George Sidney
Juillet 2011 : They were expendable - John Ford
Aout 2011 : Love - Edmund Goulding
Septembre 2011 : The Ox-Bow Incident - William A. Wellman
Octobre 2011 : The Artist - Michel Hazanavicius
Novembre 2011 : The Unknown - Tod Browning
Décembre 2011 : Je suis un évadé - Mervyn LeRoy
2012
Janvier 2012 : Garbo talks - Sidney Lumet
Février 2012 : À l'Ouest, rien de nouveau - Lewis Milestone
Mars 2012 : Convoi de femmes - William A. Wellman
Avril 2012 : To Be or Not to Be - Ernst Lubitsch
Mai 2012 : The Single Standard - John S. Robertson
Juin 2012 : The Docks of New York - Josef von Sternberg
Juillet 2012 : Gentleman Jim - Raoul Walsh
Aout 2012 : La Chevauchée des bannis - André De Toth
Septembre 2012 : Fast Workers - Tod Browning
Dernière édition par feb le 30 sept. 12, 10:38, édité 12 fois.
ed a écrit :Portrait de la jeune fille en feu
L'un des films les plus rigoureux, scénaristiquement et formellement, qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps (...)

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Dunn
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Re: Votre film du mois de Septembre 2012

Messagepar Dunn » 1 sept. 12, 14:24

SEPTEMBRE 2012
CINÉMA-DVD-BLURAY-TV-LD

FILM DU MOIS NOUVEAUTE
KILLER JOE
Image

FILM DU MOIS HORS NOUVEAUTE
LA CANONNIÈRE DU YANG-TSÉ
Image

FILMS DECOUVERTS NOUVEAUTES
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-HIT AND RUN: 1/10
-MOI,DÉPUTÉ: 4,5/10
-KILLER JOE: 7/10
-THE SECRET: 5,5/10
-LE GUETTEUR: 5/10
-WRONG: 4/10
-CHERCHEZ HORTENSE: 6/10
-LES ENFANTS LOUPS AME & YUKI: 6/10
-DES HOMMES SANS LOI: 6/10
-CAMILLE REDOUBLE: 6,5/10
-THE WE AND THE I : 3/10
-ROBOT AND FRANK: 6/10
-ALYAH: 6/10
-QUELQUES HEURES DE PRINTEMPS: 6,5/10
-LE MAGASIN DES SUICIDES: 3/10
-LES SEIGNEURS: 5/10

FILMS DECOUVERTS HORS NOUVEAUTES
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-THE SWIMMER: 8,5/10
-LES MARIÉS DE L'AN DEUX: 8/10
-UN TAXI POUR TOBROUK: 7/10
-LE RÔDEUR: 8/10
-LES DIABLES: 7/10
-LA CANONNIÈRE DU YANG-TSÉ: 9/10
-POUIC POUIC: 6/10
-THE LAST STARFIGHTER: 5/10

FILMS REDECOUVERTS (hors compétition)
ImageImageImageImageImageImageImageImageImageImage
-PREDATOR: 9,5/10
-STARSHIP TROOPERS: 9/10
-LES AVENTURES D'ARSÈNE LUPIN: 8/10
-LE BOSSU: 8/10
-LAST ACTION HERO: 9/10
-MAIS OÙ EST DONC PASSÉ LA SEPTIÈME COMPAGNIE?: 8/10
-MARY A TOUT PRIX: 8/10
-VOYAGE A DEUX: 8/10
-MELANCHOLIA: 8,5/10
-LA NUIT DU CHASSEUR: 9/10

SERIE TV
Image
-BREAKING BAD SAISON 5 EPISODE 8: 9,5/10
Dernière édition par Dunn le 1 oct. 12, 21:25, édité 27 fois.

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Kevin95
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Re: Votre film du mois de Septembre 2012

Messagepar Kevin95 » 1 sept. 12, 14:40

Septembre 2012

Film du mois :

Image

Films découverts et revus :

Image :: Génial !

- The Expendables 2 (Simon West)

- Sitting Target (Douglas Hickox)

- Killer Joe (William Friedkin)

- Airplane ! (Jim Abrahams, David Zucker & Jerry Zucker)

- Reservoir Dogs (Quentin Tarantino)

- Outland (Peter Hyams)

Image :: Vachement bien !

- Mikey and Nicky (Elaine May)

- The Light at the Edge of the World (Kevin Billington)

- Yellow Submarine (George Dunning)

- Mado (Claude Sautet)

- Blue Valentine (Derek Cianfrance)

- Eraserhead (David Lynch)

- Wrong (Quentin Dupieux)

- The Campaign (Jay Roach)

- Coffy (Jack Hill)

- Staying Alive (Sylvester Stallone)

- Ténèbres (Dario Argento)

- Ace Ventura : Pet Detective (Tom Shadyac)

- Breathless (Jim McBride)

- Fingers (James Toback)

Image :: Bien sympa !

- Le Départ (Jerzy Skolimowski)

- On l'appelle Trinita (Enzo Barboni)

- Out of Africa (Sydney Pollack)

- Flag (Jacques Santi)

- You Will Meet a Tall Dark Stranger (Woody Allen)

- Superstar (Xavier Giannoli)

- The Jokers (Michael Winner)

- Lawless (John Hillcoat)

- Coming Home (Hal Ashby)

- Internal Affairs (Mike Figgis)

- La Baston (Jean-Claude Missiaen) * et je suis gentil !

- CQ (Roman Coppola)

- Harold and Maude (Hal Ashby)
Dernière édition par Kevin95 le 30 sept. 12, 21:44, édité 22 fois.
Les deux fléaux qui menacent l'humanité sont le désordre et l'ordre. La corruption me dégoûte, la vertu me donne le frisson. (Michel Audiard)

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Jeremy Fox
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Re: Votre film du mois de Septembre 2012

Messagepar Jeremy Fox » 1 sept. 12, 15:45

Septembre 2012


Film du mois


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Films découverts, redécouverts ou revus (Hors competition) par ordre décroissant d'appréciation


* Je suis un aventurier (The Far Country) : Anthony Mann 1955 : 9/10

* Battlestar Galactica - The Mini-series : Michael Rymer 2003 : 8.5/10

* The Artist : Michel Hazanavicius 2011 : 8/10
* Battlestar Galactica / Saison 1 : 2004 : 8/10

* Fin août début septembre : Olivier Assayas 1999 : 7.5/10
* Les Enfants Loups, Ame § Yuki (Mamoru Hosoda) 2012 : 7,5/10

* Papa Longues Jambes (Daddy Long Legs) : Jean Negulesco 1955 : 7/10
* Hawaï police d'état saison 6 (Hawaii Five-0) : 1973 : 7/10
* L'Homme qui n'a pas d'étoiles (The Man without a Star) : King Vidor 1955 : 7/10
* Irma Vep : Olivier Assayas 1996 : 7/10

* Fort Yuma : Lesley Selander 1955 : 6.5/10
* Le Fleuve de la dernière chance (Smoke Signal) : Jerry Hopper 1955 : 6.5/10
* Bully : Larry Clark 2001 : 6.5/10
* Les Neiges du Kilimandjaro : Robert Guediguian 2011 : 6.5/10

* Dommage que tu sois une canaille (Peccato che sia una canaglia) : Alessandro Blasetti 1954 : 6/10
* Le Juge Thorne fait sa loi (Stranger on Horseback) : Jacques Tourneur 1955 : 6/10
* Sitting Bull : Sidney Salkow 1954 : 6/10
* La Plume blanche (White Feather) : Robert D. Webb 1955 : 6/10

* Dix hommes à abattre (Ten Wanted Men) : Bruce Humberstone 1955 : 5.5/10

* Mon Oncle d'Amérique : Alain Resnais 1980 : 5/10
* The Ghost Writer : Roman Polanski 2010 : 5/10

* Clean : Olivier Assayas 2004 : 4/10
* Fort Massacre : Joseph M. Newman 1958 : 4/10

* Project Moonbase : Richard Talmadge 1953 : 3.5/10

* Cinquante huit minutes pour vivre (Die Hard 2) : Renny Harlin 1990 : 3/10
* Antichrist : Lars von Trier 2009 : 3/10

* L'Aventure fantastique (Many Rivers to Cross) : Roy Rowland 1955 : 2.5/10

* De la terre à la lune (From the Earth to the Moon) : Byron Haskin 1958 : 1/10
* Tempête sous la mer (Beneath the 12-Mile Reef) : Robert D. Webb 1953 : 1/10


Mes films du mois

Spoiler (cliquez pour afficher)
Mai 2005 : Je suis un évadé (I was a fugitive from a chain gang) : Mervyn LeRoy
Juin 2005 : Le Kid de Cincinatti (The Cincinatti Kid) : Norman Jewison
Juillet 2005 : Haute société (High society) : Charles Walters
Aout 2005 : De battre mon coeur s'est arrêté : Jacques Audiard
Septembre 2005 : La Charge des Tuniques Bleues (The last frontier) : Anthony Mann
Octobre 2005 : Tempête à Washington (Advise and consent) : Otto Preminger
Novembre 2005 : A.I. : Steven Spielberg
Décembre 2005 : Capitaine de Castille : Henry King
FILM DE L'ANNEE 2005 : A.I.
Janvier 2006 : Coups de feu dans la Sierra (Ride the High Country) : Sam Peckinpah
Février 2006 : Le Nouveau monde (The New World) : Terrence Malick
Mars 2006 : 42ème rue (42nd Street) : Lloyd Bacon
Avril 2006 : Pompoko : Isao Takahata
Mai 2006 : La Dernière caravane (The Last Wagon) : Delmer Daves
Juin 2006 : La Ville abandonnée (Yellow Sky) : William Wellman
Juillet 2006 : La Porte du paradis (Heaven's gate) : Michael Cimino
Août 2006 : L'Appat (The Naked Spur) : Anthony Mann
Septembre 2006 : Nuages d'été (Iwashigumo) : Mikio Naruse
Octobre 2006 : Assurance sur la mort (Double Indemnity) : Billy Wilder
Novembre 2006 : Nausicaa de la vallée du vent : Hayao Miyazaki
Décembre 2006 : Le Rebelle (The Fountainhead) : King Vidor
FILM DE L'ANNEE 2006 : LE NOUVEAU MONDE
Janvier 2007 : El Perdido (The Last Sunset) : Robert Aldrich
Février 2007 : L'homme de nulle part (Jubal) : Delmer Daves
Mars 2007 : Le Cheval de fer (The Iron Horse) : John Ford
Avril 2007 : Les Contes de Terremer : Goro Miyazaki
Mai 2007 : Le Passage du Canyon (Canyon Passage) : Jacques Tourneur
Juin 2007 : A History of Violence : David Cronenberg
Juillet 2007 : Steamboy : Katsuhiro Otomo
Aout 2007 : Le Mariage est pour demain (Tennessee's Partner): Allan Dwan
Septembre 2007 : Le Temps de l'Innocence (The Age of Innocence) : Martin Scorsese
Octobre 2007 : Sur la Piste des Comanches (Fort Dobbs) : Gordon Douglas
Novembre 2007 : Stars in My Crown : Jacques tourneur
Décembre 2007 : Liaisons secrètes (Strangers when we Meet) : Richard Quine
FILM DE L'ANNEE 2007 : LE PASSAGE DU CANYON
Janvier 2008 : La Flèche et le Flambeau (The Flame and the Arrow) : Jacques Tourneur
Février 2008 : No Country for Old Men : Joel et Ethan Coen
Mars 2008 : Retour à Howards End (Howards End) : James Ivory
Avril 2008 : La plus belle fille du monde (Billy Rose's Jumbo) : Charles Walters
Mai 2008 : L'Attaque de la malle-poste (Rawhide) : Henry Hathaway
Juin 2008 : La Brigade Héroïque (Saskatchewan) : Raoul Walsh
Juillet 2008 : Et au milieu coule une rivière (A River Runs Through It) : Robert Redford
Aout 2008 : La Peau d'un autre (Pete Kelly's Blues) : Jack Webb
Septembre 2008 : Amants et fils (Sons and Lovers) : Jack Cardiff
Octobre 2008 : The Great American Broadcast : Archie Mayo
Novembre 2008 : Bastogne (Battleground) : William Wellman
Décembre 2008 : La Chevauchée de la Vengeance (Ride Lonesome) : Budd Boetticher
FILM DE L'ANNEE 2008 : LA CHEVAUCHEE DE LA VENGEANCE
Janvier 2009 : La Nuit nous appartient (We Own the Night) : James Gray
Février 2009 : Lili : Charles Walters
Mars 2009 : La Montagne des neuf Spencer (Spencer's Moutain) : Delmer Daves
Avril 2009 : Papa Longues jambes (Daddy Long Legs) : Jean Negulesco
Mai 2009 : La Vie de Jésus : Bruno Dumont
Juin 2009 : Autant en emporte le vent : Victor Fleming
Juillet 2009 : Max et les ferrailleurs : Claude Sautet
Août 2009 : Inglourious Basterds : Quentin Tarantino
Septembre 2009 : La Complainte du sentier : Satyajit Ray
Octobre 2009 : Oliver : Carol Reed
Novembre 2009 : Tous les Matins du monde : Alain Corneau
Décembre 2009 : Ponyo sur la falaise : Hayao Myiazaki
FILM DE L'ANNEE 2009 : AUTANT EN EMPORTE LE VENT
Janvier 2010 : Le Mépris : Jean-Luc Godard
Février 2010 : La Princesse et la grenouille : John Musker et Ron Clements
Mars 2010 : Can Can : Walter Lang
Avril 2010 : Cabaret : Bob Fosse
Mai 2010 : L'accompagnatrice : Claude Miller
Juin 2010 : La Femme Défendue : Philippe Harel
Juillet 2010 : La Vie Moderne : Raymond Depardon
Aout 2010 : Les Incorruptibles : Brian De Palma
Septembre 2010 : La Meilleure façon de Marcher : Claude Miller
Octobre 2010 : La Harpe de Birmanie : Kon Ichikawa
Novembre 2010 : Bright Star : Jane Campion
Décembre 2010 : Raiponce : Nathan Greno et Byron Howards
FILM DE L'ANNEE 2010 : LE MEPRIS
Janvier 2011 : Breaking the Waves : Lars Von Trier
Février 2011 : Agora : Alejandro Amenabar
Mars 2011 : Lady Chatterley : Pascal Ferran
Avril 2001 : La Porte du Diable : Anthony Mann
Mai 2011 : Tomahawk : George Sherman
Juin 2011 : L'Echange : Clint Eastwood
Juillet 2011 : Les Plages d'Agnès : Agnès Varda
Août 2011 : Les Inconnus dans la ville : Richard Fleischer
Septembre 2011 : Melancholia : Lars Von Trier
Octobre 2011 : Aguirre, la colère de Dieu : Werner Herzog
Novembre 2011 : Le Gamin au vélo : Les Frères Dardenne
Décembre 2011 : Là-haut : Pete Docter
FILM DE L'ANNEE 2011 : LA PORTE DU DIABLE
Janvier 2012 : Tree of Life : Terrence Malick
Février 2012 : The Descendants : Alexander Payne
Mars 2012 : Joe Dakota : Richard Bartlett
Avril 2012 : L'heure d'été : Olivier Assayas
Mai 2012 : La forêt d'émeraude : John Boorman
Juin 2012 : Prometheus : Ridley Scott
Juillet 2012 : Wall-E : Andrew Stanton
Août 2012 : Polisse : Maïwenn
Septembre 2012 : The Artist : Michel Hazanavicius

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Re: Votre film du mois de Septembre 2012

Messagepar Best » 1 sept. 12, 15:50

Septembre 2012

Film du mois

Walkabout (Nicolas Roeg)

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Films découverts (Re)

La vérité (Henri-Georges Clouzot) 8,5/10
A Bittersweet Life (Kim Jee-woon) 8,5/10
La loi du silence (Alfred Hitchcock) 8/10
Le Plus sauvage d'entre tous (Martin Ritt) 8/10
Robot and Frank (Jake Schreier) 8/10
Détour (Edgar G. Ulmer) 8/10
Killer Joe (William Friedkin) 8/10
Monsieur Lazhar (Philippe Falardeau) 7,5/10
Safe (Boaz Yakin) 7,5/10
Clannad - Le Film (Dezaki Osamu) 7,5/10
Camille Redouble (Noémie Lvovsky) 7,5/10
A l'abordage (George Sherman) 7/10
A Moment To Remember (Lee Jae-Han) 7/10
Deux hommes dans l'ouest (Blake Edwards) 7/10
A perdre la raison (Joachim Lafosse) 7/10
Public ennemies (Michael Mann) 7/10
Savages (Oliver Stone) 6,5/10
Des hommes sans loi (John Hillcoat) 6,5/10
Le sorcier et le serpent blanc (Tony Ching Siu-Tung) 6,5/10
Cherchez Hortense (Pascal Bonitzer) 6,5/10
Les Saveurs du palais (Christian Vincent) 6,5/10
Wrong (Quentin Dupieux) 6,5/10
Les seigneurs (Olivier Dahan) 6/10
Eva (Kike Maillo) 6/10
Le 51e Etat (Ronny Yu) 6/10
Jason Bourne : l'héritage (Tony Gilroy) 6/10
Soukyuu No Fafner - Heaven and Earth (Toshimasa Suzuki) 6/10
Le Dieu de la Guerre (Jimmy Wang Yu) 6/10
Resident Evil: Retribution (Paul W.S. Anderson) 5,5/10
The We and the I (Michel Gondry) 5,5/10
Le chien du Tibet (Masayuki Kojima) 5,5/10
Onigamiden, la légende du Dragon Millénaire (Hirotsugu Kawasaki) 5/10
Quelques heures de printemps (Stéphane Brizé) 4,5/10
Kung fu wing chun (Joe Cheung) 4,5/10
Associés contre le crime... (Pascal Thomas) 4,5/10
Voisins du troisième type (Akiva Schaffer) 4/10
Vous n'avez encore rien vu (Alain Resnais) 3/10
Le guetteur (Michele Placido) 3/10




Films revus (Hors compétition)

Aladdin (John Musker, Ron Clements) 9,5/10
Avengers (Joss Whedon) 9/10
Kung fu panda 2 (Jennifer Yuh) 9/10
Les Pirates ! Bons à rien, Mauvais en tout (Peter Lord) 9/10
Trigun : Badlands rumble (Satoshi Nishimura) 8,5/10
Psychose (Alfred Hitchcock) 8/10
Atlantide, l'empire perdu (Kirk Wise, Gary Trousdale) 6/10




Notation

10/10 : Je suis en extase
9,5/10 : Je suis aux anges
9/10 : Je jubile
8,5/10 : J'adore
8/10 : J'aime beaucoup
7,5/10 : J'aime
7/10 : J'aime bien
6,5/10 : J'aime assez
6/10 : J'aime moyennement
5,5/10 : J'aime sans plus
5/10 : Entre deux eaux
4/10 : Je n'aime pas vraiment
3/10 : Je n'aime pas
2/10 : Je n'aime pas du tout
1/10 : Je déteste
0/10 : Où est mon pulvérisateur ?


Mes films du mois de Mai 2005 à Août 2012

Spoiler (cliquez pour afficher)
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Père Jules
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Re: Votre film du mois de Septembre 2012

Messagepar Père Jules » 1 sept. 12, 17:08

Septembre 2012
(films vus, revus et redécouverts)

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La porte du paradis (Michael Cimino, 1980) Image
Un film d'une ampleur incroyable traversé par des images d'une grande beauté et la saisissante maîtrise de Vilmos Zsigmond à la photographie. Vu la version longue évidemment, 3h40 d'une fresque historique inoubliable en dépit que quelques moments creux et d'imprécisions. Il manque sans doute ce petit supplément d'âme qui en ferait définitivement l'un des grands chefs-d'œuvre du cinéma mais qu'importe, je tiens d'ores et déjà un candidat potentiel au titre de film du mois.

La passion Béatrice (Bertrand Tavernier, 1987) Image
Un film dont j'ignorais totalement l'existence il y a encore deux jours. Rarement citée, cette œuvre de Tavernier, est, il faut bien le dire, complètement ratée. La faute à une mise en scène hésitante (l'impression d'être face à un auteur balbutiant son cinéma comme s'il s'agissait de son premier film est particulièrement désagréable), à un rythme incroyablement soporifique, à des comédiens pathétiques (y compris le louangé Bernard-Pierre Donnadieu) et à une musique insupportable. Un film chiant du début à la fin. Restent les beaux paysages languedociens... Féru d'histoire médiévale et admirateur de notre Tatav' national, je tombe de haut et comprends mieux l'anonymat dans lequel le film est plongé.

Dark Star (John Carpenter, 1974) Image
Pastiche un peu couillon et résolument cheap, ce film a pris un coup de vieux monumental. Deux ou trois moments rigolos et un générique sympathique n'ont jamais fait un bon film. Celles et ceux qui se risqueraient à vouloir y déceler une quelconque trace du cinéaste de génie qu'allait devenir Carpenter n'en sortiront probablement pas indemnes. Pour complétistes uniquement.

La bonne année (Claude Lelouch, 1973) Image
Je n'aime pas Lelouch. Le personnage m'est totalement antipathique. Le cinéaste, quant à lui, je ne le connaissais absolument pas avant hier soir. Son cinéma, de ce que j'ai pu en voir ne m'intéresse absolument pas. Sauf que, ne voulant pas mourir totalement idiot, j'ai tenté un Lelouch. Je crois que j'ai fait le bon choix avec ce film-ci. Excellents acteurs (Ventura, Falcon, Fabian, Gérard), dialogues bien écrits et quelques scènes très réussies (le restaurant et le repas du réveillon chez Françoise Fabian notamment) concourent à faire de La bonne année une œuvre pour laquelle j'ai désormais une vraie tendresse. Pas certain en revanche que le reste de la filmographie de M. Lelouch me procure le même plaisir...

M.A.S.H. (Robert Altman, 1970) Image
Un joyeux bordel aussi hilarant qu'irrévérencieux que je redécouvre avec un plaisir immense. Gould et Sutherland sont monstrueux et trois séquences absolument géniales: Burns et Hot Lips qui baisent, le suicide de Painless et le match de football américain. Du très grand Altman.

Le monde, la chair et le diable (Ranald MacDougall, 1959) Image
Je ne sais ce qui l'emporte finalement: la joie de la découverte ou la déception. Le monde, la chair et la diable est découpé en trois parties (chaque tiers du titre pour faire simple) dont l'intensité, censée aller crescendo m'a en réalité fait l'effet inverse. Les 30 premières minutes sont absolument remarquables et on aurait aimé que tout le film soit une variation autour de la solitude en milieu urbain. Sans faire de spoilers, il est difficile de parler du film mais je dois dire que mon intérêt pour ce que je voyais à l'écran fut de moins en moins soutenu à mesure que j'avançais dans les deuxième et troisième parties. La faute à un défaut d'écriture sans doute et à des ficelles un peu grosses lorsqu'il s'agit d'évoquer la question du racisme. Dommage, on aurait pu avoir un petit chef-d'œuvre.

Cookie's Fortune (Robert Altman, 1999) Image
Comme d'habitude avec le grand Altman, c'est superbement réalisé: mouvements de caméra classieux et fluides, montage au poil, superbe photographie. Seulement ici, il manque de la magie qui caractérise les plus grands chefs-d'œuvre du maître. Le film est peut-être un peu trop long, la prestation de Glenn Close, sans doute un peu trop irritante et le scénario peut-être un peu trop paresseux. Reste un film agréable, mais un Altman mineur.

Cent mille dollars au soleil (Henri Verneuil, 1964) Image
Film commercial de bonne facture, porté par de belles images du désert marocain et l'excellent duo Belmondo/Ventura. C'est aussi la confirmation que Blier père fut le meilleur interprète des dialogues de Michel Audiard. Pour le reste c'est un peu long à démarrer et laborieux sur sa fin.

Victor Victoria (Blake Edwards, 1982) Image
Elégance, finesse, intelligence. Trois mots qui résument admirablement ce film de Blake Edwards que m'avait chaudement recommandé un certaine Miss Nobody. Si je n'ai toutefois pas retrouvé la drôlerie de mes deux dernières découvertes edwardsiennes (S.O.B. et Elle) l'ensemble mérite largement les éloges tant il parvient à traiter avec une extrême sensibilité un sujet éminemment casse-gueule. C'est pour l'instant la confirmation qu'au sein de la filmographie du bonhomme, je n'ai pour l'instant décelé aucune faute de goût.

Le privé (Robert Altman, 1973) Image
Chef-d'œuvre.

La fugue (Arthur Penn, 1975) Image
Une très, très grande découverte. A ce jour, sans doute l'une des quatre ou cinq plus importantes de mon année de cinéphile. Avec La fugue, Arthur Penn signe une œuvre grave, désenchantée, dans laquelle le personnage de Gene Hackman (absolument remarquable mais rien d'étonnant) semble errer sans jamais pouvoir à un seul instant maîtriser la situation. Pris entre ses difficultés de couple et une affaire sordide, il est condamné à subir les événements qui se succèdent. La réalisation est superbe, les acteurs inspirés (parmi lesquels les jeunes James Woods et Melanie Griffith), le scénario très solide. Un chef-d'œuvre, indiscutablement le meilleur film de Penn que j'ai pu voir.

Le masque du démon (Mario Bava, 1960) Image
Moué... Pas franchement emballé. Certes, la photographie est sublime, certes, quelques plans respirent indéniablement la maîtrise, mais ce n'est malheureusement pas suffisant pour relever le niveau d'une histoire écrite à la va-vite et pour combler les immenses lacunes des comédiens, très mauvais pour la plupart. Et pourtant, les cinq premières minutes étaient prometteuses. Dommage.

Evil Dead (Sam Raimi, 1981) Image
Aïe ! C'était donc ça le fameux "film culte" loué par d'innombrables cinéphiles ? Sans avoir véritablement détesté (les 20 premières minutes sont pas mal), j'ai trouvé ça grotesque au possible, gratuit et sans véritable intérêt. On me rétorquera peut-être qu'il s'agit d'un film très second degré, que le côté parodique est très prononcé, mais du point de vue horrifique, comme du point de vue comique, ça n'a absolument pas fonctionné chez moi. J'en avais marre au bout de 40 minutes (soit la moitié du film). La toute fin est en revanche bien foutue et intrigante à souhait (et appelle évidemment à une suite, que je ne suis pas près de voir) et le générique tout à fait tordant dans la manière qu'il a de trancher avec tout ce qui nous a été infligé auparavant. Passons à autre chose...

Mort ou vif (Sam Raimi, 1995) Image
Ah non, en fait, c'est beaucoup moins bon que dans mon souvenir. Alors oui, Raimi sait réaliser, mais nom de Dieu, quelle prétention ! Chaque idée respire la frime: ralentis, montage accéléré, travelings compensés, flash-back... Une succession de plans caricaturaux et de personnages écrits à la va-vite (parfois fringués n'importe comment - Lance Henriksen sans déconner !) qui irritent assez rapidement, sans oublier évidemment une bande originale complètement conne. Au final qu'avons-nous ? La beauté immaculée de Sharon Stone et la prestation exceptionnelle de Gene Hackman. Dans un cas comme dans l'autre, ça n'a jamais fait un film.

Le barrage de Burlington (George Sherman, 1948) Image
Ce n'est pas terrible. Bien que le contexte de départ soit assez original (l'univers des bûcherons), le traitement est lui beaucoup plus conventionnel. Si le début est emprunt d'un ton léger, assez frais, le tout s'embourbe rapidement dans un humour pataud, une intrigue sans grand intérêt et une réalisation des plus plates. Pas à proprement parler un western (plutôt une tranche d'americana, par essence désuète), ce River Lady fait preuve d'un singulier manque d'ambition. Certes, ce n'est pas aussi mauvais que le désolant Black Bart, mais c'est tout à fait dispensable. Et Rod Cameron est particulièrement mauvais.

Têtes vides cherchent coffres pleins (William Friedkin, 1978) Image
Quel titre français à la con ! Mais il faut savoir aller au-delà de ses préventions, surtout lorsque le titre original est The Brink's Job et que l'homme aux manettes n'est autre que William Friedkin. Cette histoire de malfrats à la fois stupides, maladroits et absolument pas discrets qui réussissent le casse du siècle tranche énormément avec l'idée qu'on se fait du cinéma de Friedkin (coincé entre Sorcerer - que j'ai vu - et Cruising - que je vais voir) mais se laisse regarder avec beaucoup de plaisir. Mention spéciale à l'excellent Peter Falk qui porte le film sur ses épaules. Agréable découverte.

La chasse (William Friedkin, 1980) Image
Un film où rien ne nous est épargné. Cette virée dans l'enfer des milieux sordides gays à haute dose de sado-masochisme a de quoi en dégoûter plus d'un. C'est le problème de cette "œuvre totale": à trop vouloir nous mettre mal à l'aise, on risque grandement de se détourner du film. Sinon, Pacino fait du Pacino et on se réjouit de la présence lumineuse de Karen Allen pour respirer un peu.

La femme des sables (Hiroshi Teshigahara, 1964) Image
Version cinéma. Quel étrange film que voilà, coincé entre réflexion sur notre monde contemporain à travers le prisme de l'enfermement et quasi-odyssée charnelle entre deux êtres que tout semble opposer. Etrange et à la fois fascinant. Par la beauté de la mise en images d'une part, par le cheminement narratif aussi (l'apprentissage de l'autre) et l'entêtante musique d'autre part. Teshigahara signe avec La femme des sables une œuvre hors du temps, hors du monde, traversée par de nombreuses fulgurances visuelles (le sable, encore et toujours le sable, sous tous les angles, à toutes les sauces). Belle réussite.

Sept hommes à abattre (Budd Boetticher, 1956) Image
Toutes ces discussions autour du duo Boetticher/Scott, ben moi, ça m'a donné envie de m'y replonger. Et ce soir, comme la fois précédente, c'est à un chef-d'œuvre pur et simple que j'ai été confronté. Je le redis ici, Boetticher est avec Anthony Mann mon réalisateur de western favori, très loin devant ceux auxquels on a l'habitude de faire référence (notamment un qui ne parle que d'Irlande et d'officiers dans ses films). Et quelle fin mes amis ! Quelle fin !

GoldenEye (Martin Campbell, 1995) Image
Les souvenirs d'adolescence sont parfois trompeurs. Après les 75 minutes d'épure et de génie de Seven Men from Now, voilà 2h10 d'un spectacle affligeant. Ce film est tout pourri, n'ayons pas peur des mots. Pierce Brosnan est une pâle endive, les effets-spéciaux sont d'une laideur assez hallucinante pour une franchise aussi pétée de thunes, les personnages sont caricaturaux au possible (mention spéciale à Famke Janssen, insupportable), la trahison de Sean Bean est évidente dès le générique, les cascades sont grotesques, l'humour tombe systématiquement à plat. Bref, c'est un naufrage. Et comme l'a intelligemment soufflé Anorya, le jeu sur Nintendo 64 était autrement plus réussi. Au final, cette unique étoile, c'est pour Izabella Scorupco qui est pour le coup aussi jolie que dans mon souvenir.

Bellflower (Evan Glodell, 2011) Image
Le pitch m'avait branché, le côté petit film indépendant réalisé, monté, produit et interprété par le même mec, également. Le résultat est plus discutable bien que pas inintéressant. Curieusement, alors que ça me fait souvent sortir des films, l'aspect frénétique et alambiqué du montage m'a plutôt convaincu dans sa première partie. Tout comme les liens qui se tissent entre les personnages. Sans trop en dire, on peut seulement souligner qu'il y a un avant et un après la tromperie et que mes sentiments à l'égard de ces deux parties sont diamétralement opposés. Et il est toujours dommage de terminer sur une mauvaise impression...

Braquages (David Mamet, 2001) Image
Je n'avais vu jusqu'ici que trois films de Mamet: Homicide, Engrenages et La prisonnière espagnole. Trois films qui ont leurs défauts mais qui continuent de me fasciner par la qualité de leur écriture et le plaisir que j'éprouve à les faire découvrir à mes proches. Ce Braquages est un bon film quoique sans doute en mode mineur par rapport aux trois autres. La faute probablement à ce faux rythme qui empêche le spectateur d'être véritablement scotché à son écran. Peu de suspense en vérité ici, et globalement peu d'inventivité de la part de Mamet qui se contente de recycler la (bonne) recette qui a fait son succès.

Polisse (Maïwenn, 2011) Image
Je ne pensais pas aimer, j'avais tort. En dépit d'un aspect technique laissé quelque peu de côté et de choix artistiques douteux (le montage alterné final pour ne citer que celui-ci), Maïwenn réalise un film qui prend aux tripes et dont l'intérêt reste constant. Dans la lignée de L.627 (la maîtrise en moins donc), ce film "de flics" au cœur du quotidien déprimant de la Brigade de Protection des Mineurs émeut souvent, bouleverse parfois, fait rire aussi (le coup de la "pipe pour un portable", c'est tragique mais franchement, c'est tordant). Deux heures passionnantes et passionnées portées par une distribution remarquable (Karin Viard et Joey Starr en tête).

L'épouvantail (Jerry Schatzberg, 1973) Image
Road movie mélancolique qui ne chante pas les vertus du grand ouest et de la nature, L'épouvantail est un film sur lequel il m'est difficile d'avoir un jugement tranché. J'ai eu beau y réfléchir vingt-quatre heures, je n'arrive à avoir d'enthousiasme que pour la prestation (et le personnage) de Gene Hackman. Le film, lui, m'a laissé sur ma faim.

La baie des anges (Jacques Demy, 1963) Image
Spéciale dédicade à Miss Nobody. Demy filme avec une acuité certaine deux passions dévorantes: l'amour d'un côté, le jeu de l'autre. Deux passions qui ne finissent par ne faire plus qu'une lorsque le héros, petit banquier initié à la roulette par un collègue, rencontre Jackie, une droguée du jeu enjouée et pleine de charmes. Traité avec une extrême sobriété (noir et blanc épuré, cadres et mouvements d'appareil dépourvus d'artifices, dialogues nettoyés de toute forme d'emphase), le film est une brillante étude sur les rapports humains et la manière dont, malgré les avertissements (incarnés ici par la figure du père), un être normalement constitué, doué de raison et de bon sens, sombre malgré tout dans l' "enfer du jeu", ses aléas, ses déceptions, et son inéluctable conclusion. J'ai adoré la scène d'ouverture, loué tout au long du film la raideur de Claude Mann, la légèreté de Jeanne Moreau, j'ai été fasciné par l'aspect hypnotique des parties de roulettes, mais dieu que j'ai été agacé par cette fin aussi abrupte (pour ne pas dire baclée) qu'inattendue. La manière dont se nouent et se dénouent les rapports entre Jean et Jackie ne peuvent en aucun cas amener à ce dénouement heureux. Dommage.

Little Odessa (James Gray, 1994) Image
Le premier film de James Gray - réalisé à seulement 25 ans - est déjà une œuvre solidement maitrisée où s'affirment ses thèmes de prédilection (famille, pègre, rédemption). Une réalisation qui donne là aussi déjà à l'auteur l'occasion de briller comme directeur d'acteurs. Les interprétations de Tim Roth, d'Edward Furlong et de Maximilian Schell dominent un ensemble de très bonne facture.

La famille Tenenbaum (Wes Anderson, 2001) Image
Une bien jolie découverte. Humour nonchalant, chronique familiale mélancolique, personnages attachants, The Royal Tenenbaums dispose de nombreux atouts. Le tout porté par une indéniable maitrise technique de la part de Wes Anderson, une extraordinaire bande originale (Beatles, Stones, Velvet, Van Morrison, Nick Drake, Clash...) et Gene Hackman (dont je m'aperçois que je suis inconsciemment en train de me faire un petit cycle). Content le Père Jules.

Moonrise Kingdom (Wes Anderson, 2012) Image
Deuxième film consécutif de Wes Anderson, l'un des plus gros succès d'estime de cette année 2012. Et c'est amplement mérité. La patte du réalisateur est immédiatement identifiable avec ses mouvements de caméra géométriques, ses compositions de cadres léchés et sa remarquable photographie. Côté scénario, le film n'est pas en reste. A travers ces deux ados amoureux, l'enfance (le thème phare de l'œuvre de Wes Anderson avec la famille) est une nouvelle fois au centre des préoccupations. C'est drôle, émouvant, intelligent, fin. Et quand le tout est défendu par une pléiade d'acteurs aussi excellents les uns que les autres, on se dit, qu'effectivement, Moonrise Kingdom est une vraie réussite.

Les aventuriers (Robert Enrio, 1967) Image
En dépit d'une distribution de premier plan, de l'élégante musique de François de Roubaix et de tout le bien que j'avais pensé des Grandes gueules, je dois dire qu'à aucun moment je n'ai été intéressé par ce film. De facture correcte, je n'ai pourtant ressenti que de l'ennui. Déception.

Le seul témoin (Peter Hyams, 1990) Image
Remake plus qu'honnête de l'excellent film de Richard Fleischer, L'énigme du Chicago Express. De l'épure et de l'extrême nervosité de l'original, Hyams n'a conservé que le second aspect ce qui ne signifie pas pour autant que sa réalisation porte préjudice au résultat final, bien au contraire. Remise au goût du jour, l'intrigue fonctionne toujours aussi bien et ce Seul témoin volontairement plus spectaculaire captive le spectateur tout le long de ses 90 minutes. Gene Hackman (encore lui), s'il n'a pas le physique de Charles McGraw, n'en reste pas moins très à son aise et offre à son personnage une vraie profondeur. On regrettera cependant cette fin aussi téléphonée que paresseuse, tant l'ensemble tenait jusqu'ici bien la route.

Mes films du mois

Spoiler (cliquez pour afficher)
Août 2012: Ascenseur pour l'échafaud (Louis Malle, 1958)
Juillet 2012: S.O.B. (Blake Edwards, 1981)
Juin 2012: Coup de torchon (Bertrand Tavernier, 1981)
Mai 2012: L.627 (Bertrand Tavernier, 1992)
Avril 2012: À 23 pas du mystère (Henry Hathaway, 1956)
Mars 2012: Guêpier pour trois abeilles (Joseph L. Mankiewicz, 1967)
Février 2012: Fat City (John Huston, 1972)
Janvier 2012: Macbeth (Roman Polanski, 1971)

Décembre 2011: Deep End (Jerzy Skolimowski, 1970)
Novembre 2011: Les chaussons rouges (Michael Powell & Emeric Pressburger, 1948)
Octobre 2011: Sous le soleil de Satan (Maurice Pialat, 1987)
Septembre 2011: Antoine et Antoinette (Jacques Becker, 1947)
Août 2011: Sherlock Jr. (Buster Keaton, 1924)
Juillet 2011: Le couteau dans l'eau (Roman Polanski, 1962)
Dernière édition par Père Jules le 30 sept. 12, 23:11, édité 48 fois.

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Akrocine
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Re: Votre film du mois de Septembre 2012

Messagepar Akrocine » 1 sept. 12, 17:14

Film du Mois de Septembre 2012 :

Image

Films découverts :

- Waterloo Bridge (La Valse dans l'Ombres) de Mervyn Leroy : 8.5/10
- Killer Joe de William Friedkin : 8/10
- The Narrow Margin (L'énigme du Chicago Express) de Richard Fleischer : 7.5/10
- Black Narcissus (Le Narcisse Noir) de Michael Powell, Emeric Pressburger 7/10
- Das Mädchen vom Moorhof (La Fille des Marais) de Douglas Sirk : 6.5/10
- Saddle the Wind (Libre Comme le Vent) de Robert Parrish : 6.5/10
- MS. 45 (L'Ange de la Vengeance) de Abel Ferrara : 6.5/10
- Dikkenek de Olivier Van Hoofstadt : 6/10
- Yuke yuke nidome no shojo (Va va vierge pour la deuxième fois) de Kôji Wakamatsu : 6/10
- Armored Car Robbery de Richard Fleischer : 4/10
- Okasareta Hakui (Les Anges Violés) de Kôji Wakamatsu : 4/10
- The Spikes Gang (Du Sang dans la Poussière) de Richard Fleischer : 4/10
- Child of Divorce de Richard Fleischer : 3/10
- Greetings de Brian De Palma : 3/10 Autant j'avais apprécié Hi Mom! Autant j'ai détesté celui-ci!
- Stützen der Gesellschaft (Les Pilliers de la Société) de Douglas Sirk : 2/10
- Fast and Furious 4 de Justin Lin : 2/10 Au moins je me suis bien poilé!

Films revus :

- The Departed (Les Infiltrés) de Martin Scorsese : 10/10
- Miami Vice de Michael Mann : 9.5/10
- Shining de Stanley Kubrick : 9/10 (Ciné Version US)
- Serpico de Sidney Lumet : 7.5/10
- Children of Men (Les Fils de l'Homme) de Alfonso Cuaron : 7/10
- Profondo Rosso (Les Frissons de l'Angoisse) de Dario Argento : 7/10

Films des mois précédents :
Spoiler (cliquez pour afficher)

Septembre :Waterloo Bridge de Mervyn Leroy
Aout : Suna no Onna (La Femme des Sables) de Hiroshi Teshigahara
Avril : Cure de Kiyoshi Kurosawa
Mars : Shotgun Stories de Jeff Nichols
Février : Blood Simple des Frères Coen
Janvier : The Artist de Michel Hazanavicius
Décembre : Shame de Steve McQueen
Novembre : Paths of Glory de Stanley Kubrick
Octobre : Yellow Sky de William A. Wellman
Septembre : Take Shelter de Jeff Nichols
Aout : Insomnia de Erik Skjoldbjærg
Juillet : Collapse de Chris Smith
Juin : Essential Killing de Jerzy Skolimowski
Mai : The Tree of Life de Terrence Malick
Avril : Heat de Michael Mann
Mars : Shunpu Den (Histoire d'une Prostituée) de Seijun Suzuki
Février : Incendies de Denis Villeneuve
Janvier 2011 :
Décembre : La Princesse de Montpensier de Bertrand Tavernier
Novembre : Electra Glide in Blue de James William Guercio
Octobre : Sandra de Luchino Visconti
Septembre : Keoma de Enzo G. Castellari
Aout : The Red Shoes de Michael Powell et Emeric Pressburger
Juillet : Boogie Nights de Paul Thomas Anderson
Juin 2010 : Munich de Steven Spielberg
Dernière édition par Akrocine le 2 oct. 12, 23:32, édité 15 fois.
"Mad Max II c'est presque du Bela Tarr à l'aune des blockbusters actuels" Atclosetherange

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monk
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Re: Votre film du mois de Septembre 2012

Messagepar monk » 1 sept. 12, 18:32

SEPTEMBRE


** DECOUVERTES **

Graine de violence de Richard Brooks
Annie Hall de Woody Allen
Manhattan de Woody Allen
Les forbans de la nuit de Jules Dassin
Man hunt de Frtitz Lang
Les bas fonds de Frisco de Jules Dassin
La nuit de l'iguane de John Huston
La fièvre dans le sang de ELia Kazan
Les visiteurs de Elia Kazan
Alamo de John Wayne
Le traitre du Texas de Budd Boetticher
L'attaque de la malle poste de Henry Hathaway
Duel dans la Sierra de George Sherman
La fille des prairies de George Sherman
La dernière chasse de Richard Brooks


** RE VISIONS **

Twister de Jan De Bont
Ridicule de Patrice Leconte
Contagion de Steven Soderbergh
Robocop 2 de Irvin Kerschner


** TIVI CHAUDS **

Fringe S4 (en cours)




Mois précédents :

Spoiler (cliquez pour afficher)
AOUT

** DECOUVERTES **

Quand la ville dort de John Huston
Frisco Jenny de William Wellman
Female de Michael Curtiz
3 on a match de Mervyn Leroy
Night Nurse de William Wellman
The purchase price de William Wellman
Rebelle de M. Andrews, B. Chapman et S. Purcell
St. Elmo's fire de Joel Schumacher
The sting de George Roy Hill
Les bourreaux meurent aussi de Fritz Lang
To be or not to be de Ernst Lubitsch
La dernière piste de Kelly Reichart
La main au collet d'Alfred Hitchcock
La chatte sur un toi brûlant de Richard Brooks
Un tramway nommé désire de Elia Kazan
Sur les quais de Elia Kazan
Viva Zapata ! de Elia Kazan
A l'est d'Eden de Elia Kazan
Le fleuve sauvage de Elia Kazan
Avengers de Joss Whedon


** RE VISIONS **

Jurassic park de Steven Spielberg
Les temps modernes de Charles CHaplin


** TIVI CHAUDS **

Californication S3


----------------------------------------------

JUILLET

** DECOUVERTES **

L'âge de glace 4 de Steve Martino et Mike Thurmeier
Madagascar 3 de Eric Darnell, Tom McGrath et Conrad Vernon
Le retour de Franck James de Fritz Lang
Furie de Fritz Lang
La femme au portrait de Fritz Lang
La rue rouge de Fritz Lang
The misfits de John Huston
Clash by night de Fritz Lang
The town de Ben Affleck
Desirs humains de Fritz Lang
La porte du diable de Anthony mann
The dark knight rises de Christopher Nolan
James Bond contre Dr No de Terrence Young
Greenberg de Noah Baumbach


** RE VISIONS **

The dark knight de Christopher Nolan


** TIVI CHAUDS **

Breaking Bad S4 (fin)
The big bang theory S4 (fini)

-----------------------------------------

JUIN

** DECOUVERTES **

Take shelter de Jeff Nichols (7.5/10)
Hondo de John Farrow
Prometheus de Ridley Scott
The descendants d'Alexander Payne
La soif du mal de Orson Welles
Heroes for sale de William Wellman
Wild boys of the road de William Wellman
Other men's women de William Wellman
Le rodeur de Jospeh Losey
Gilda de Charles Vidor
Nightfall de Jacques Tourneur
Joe Dakota de Richard Bartlett (updaté ici)
All that jazz de Bob Fosse (6.5/10)


** REVISIONS **

Alien (director's cut) de Ridley Scott (9/10)
Aliens (version longue) de James Cameron (8/10)
Alien 3 (version 2003) de David Fincher (5/10)
The tree of life de Terrence Malick

** Tivi Chow **

Breaking Bad S4 (en cours)

----------------------------------------

MAI


** DECOUVERTES **

The tin star d'Anthony Mann
Mission: impossible 3 de JJ Abrams
Au delà du missouri de William Wellman
La charge victorieuse de John Huston
Quand les tambours s'arrêteront de Hugo Fregonese
Mission: impossible - protocole fantome de Bard Bird
A feu et à sang de Budd Boetticher
L'Ange et le mauvais garçon de James Edward Grant
Hugo Cabret de Martin Scorsese
Le narcisse noir de Powell & Pressburger
L'appel de la foret de William Wellman
Track of the cat de William Wellman
La lance brisée d'Edward Dmytryck
Je n'ai pas tué Lincoln de John Ford


** REVISIONS **

La folle journée de Ferris Bueller de John Hugues


** Tivi Chow **

True blood S3


-------------------------------------------

AVRIL

** DECOUVERTES **

La rivière Tumen de Lu Zhang (5/10)
Le deserteur de Fort Alamo de Budd Boetticher
La ville abandonnée de William A Wellman
Convoi de femmes de William A Wellman
Sur la pistedes Mohawks de John Ford
La mission du commandant Lex de André de Toth
L'odyssée des Mormonts de Henry Hathaway (6.5/10)
Children who case lost voices from deep below de Makoto Shinkai
Carnage de Roman Polanski
The breakfast club de John Hughes
The furies de Anthony Mann
Le fleuve de Jean Renoir


** REVISIONS **


** Tivi Chow **

Game of Throne S1
The Big Bang Theory S3

-------------------------------------------------

MARS 2012

** DECOUVERTES **

Tron Legacy de Joseph Kosinski
Life without principle de Johnnie To
Bleak night de Sung-Hyun Yoon
The fourth portrait de Mong-Hong Chung (jamais fini)
Sept ans de réflexion de Billy Wilder
Vacances à Venise de David Lean
Le portrait de Dorian Gray de Albert lewin


** REVISIONS **

Planète rouge de Antony Hoffman (4/10)


** Tivi Chow **

Justified S2


----------------------------------------------------

FEVRIER 2012

** DECOUVERTES **

5 cm par seconde de Makoto Shinkai
Mai mai miracle de Sunao Katabuchi
My dear enemy de Lee Yoon-Ki
Katatsumori de Naomi Kawase
See heaven de Naomi Kawase
Hi wa katabuki de Naomi Kawase
Panique sur Floria Beach de Joe Dante
Drive de Nicolas Winding Refn
Ad-lib night de Lee Yoon-Ki
Come rain, come shine de Lee Yoon-Ki

** REVISIONS **

...

** Tivi Chow **

Mad Men S4
Justified S2 (en cours)

----------------------------------------------------

JANVIER 2012

** DECOUVERTES **

Marché De Brutes d'Anthony Mann
Incident De Frontière d'Anthony Mann
Rue De La Mort D'Anthony Mann
Le Voleur De Bicyclette de Vittorio De Sica
Le Port De La Drogue de Samuel Fuller
Agora d'Alejandro Amenabar
Les Amants de la Nuit de Nicholas Ray
La maison dans l'ombrede Nicholas Ray
Derrière le mirroir de Nicholas Ray
Party Girl de Nicholas Ray
Un homme est passé de John Sturges
Rêglement de comptede Fritz Lang
House by the river de Fritz Lang
Brève rencontre de David Lean


** REVISIONS **

Le Magicien D'Oz de Victor Flemming
Hellboy de Guillermo Del Toro
Brazil de Terry Gilliam
Labyrinth de Jim Henson


** TV chaud **

Mad Men S4 (en cours)

------------------------------------------------------

DECEMBRE 2011

¨¨ Découvertes ¨¨

He walked by night de Alfred L. Werker (et Anthony Mann)
Contagion de Steven Soderbergh
La brigade du suicide d'Anthony Mann
Super 8 de JJ Abrams
Le Chat Potté de John Doe
Kiseki (I WIsh) de Hirokazu Kore-Eda
Vampyr de Carl Theodor Dreyer
La Planete des Singes: Les Origines de Rupert Wyatt
Rango de Gore Verbinski
Captain America de Joe Johnston
Thor de Kenneth Branagh
Autant en Emporte Le Vent de Victor Fleming

¨¨ Revoyures ¨¨

Harry Potter et les reliques de la mort part2 de David Yates

¨¨ TV Shows ¨¨

Fringe S3

-------------------------------------------------------

NOVEMBRE 2011

*** Découvertes ***

Scarface de Howard Hawks
Pina de Wim Wenders
Un Monstre à Paris de Bibo Bergeron
Le Faucon Maltais de John Huston
La Grande Evasion de Raoul Walsh
Jules Cesar de Joseph Mankiewicz
L'Homme De La Rue de Franck Capra
Laura de Otto Preminger
Assurance sur la mort de Billy Wilder
Les Tueursde Robert Siodmak
The Naked City de Jules Dassin
Arrietty de Hiromasa Yonebayashi


*** Revoyures ***

--

*** TV shows ***

Fringe S3 (en cours)

-----------------------------------------------------

OCTOBRE 2011

*** Decouvertes

L'homme Sauvage de Robert Mulligan
La Dernière Caravane de Delmer Daves
L'homme de nul part de Delmer Daves
(Escape From) Fort Bravode John Sturges
The Law And Jake Wade de John Sturges
Rio de John Doe
Rêglement de Comptes à OK Corral de John Sturges
Red Line de Takeshi Koike
Poongsan de Juhn Jaihong
Dream Home de Ho-Cheung Pang
X-Men First Class de Matthew Vaughn

*** Revoyures

The Tree Of Life de Terrence Malick
Baraka de Ron Fricke
Le pont de la rivière Kwai de David Lean

*** TV Shows

Mad Men S3 (en cours)

-------------------------------------------------------

SEPTEMBRE 2011

***Découvertes

J'ai rencontré le diable de Kim Jee-woon
Toilet de Naoko Ogigami
Children... de Lee Kyu Man
The Magnificent Ambersons de Orson Welles
Source Code de Duncan Jones
True Grit de Joel Coen
The Tall T de Budd Boetticher
Decision at Sundown de Budd Boetticher
Buchanan Rides Alone de Budd Boetticher
Ride Lonesome de Budd Boetticher
Comanche Station de Budd Boetticher
La Guerre Des Boutons d'Yves Robert
La Dame de Shanghai d'Orson Welles
Saddle The Wind de Robert Parrish
The Incredible Shrinking Man de Jack Arnold

***Révisions

Citizen Kane de Orson Welles

***Série

Breaking Bad S3
Mad Men S3 (en cours)


Et dans les épisodes précédents...

(Aout 2011)
Le jardin du Diable de Henry Hathaway
Vera Cruz de Robert Aldrich
Le gaucher de Arthur Penn
Miracle en Alabama de Arthur Penn
Les hommes préfèrent les blondes de Howard Hawks
La rivière sans retour de Otto Preminger
3:10 pour Yuma de Delmer Daves
La colline des potences de Delmer Daves
Jeremiah Johnson de Sydney Pollack
The Fighter de David O. Russell
127 Heures de Danny Boyle
Killing Bono de Nick Hamm
Paul de Greg Mottola
Tetsuo the bullet man de Shinya Tsukamoto

Juillet 2011
L'appat de Anthony Mann
Je suis un Aventurier de Anthony Mann
La charge des tuniques bleues de Anthony Mann
Fort Apache de John Ford
Niagara de Henry Hathaway
The Murderer de Na Hong-Jin

Juin 2011
Le convoi des braves de John Ford
La flèche brisée de Delmer Daves
L'homme de la plaine de Anthony Mann
L'homme de l'ouest de Anthony Mann
Winchester '73 d'Anthony Mann
Les affameurs d'Anthony Mann
Dernière édition par monk le 26 sept. 12, 09:07, édité 18 fois.

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Gounou
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Re: Votre film du mois de Septembre 2012

Messagepar Gounou » 1 sept. 12, 20:14

Septembre 2012

Film du mois


Films découverts
L'HOMME QUI VENDIT SON ÂME (Jean-Paul Paulin) 6/10
COP (James B. Harris) 6,5/10
THE AVENGERS (Joss Whedon) 6/10
SHERLOCK HOLMES (Guy Ritchie) 6/10
ZACK AND MIRI MAKE A PORNO (Kevin Smith) 5,5/10
KILLER JOE (William Friedkin) 7/10
THE BOURNE LEGACY (Tony Gilroy) 5/10
CARNAGE (Roman Polanski) 4,5/10
A FOREIGN AFFAIR (Billy Wilder) 7/10
TAKEN (Pierre Morel) 2/10
THE MURDERER (Na Hong-Jin) 6/10
RESIDENT EVIL: RETRIBUTION (Paul W.S. Anderson) 0/10
LES PARENTS TERRIBLES (Jean Cocteau) 7/10

Films revus
COP LAND (James Mangold) 7/10 (-)
SUPERBAD (Greg Motolla) 6,5/10 (=)
GREENBERG (Noah Baumbach) 7,5/10 (=)
THE COTTON CLUB (Francis Ford Coppola) 7,5/10 (-)
BLACK DEATH (Christopher Smith) 7/10 (+)
THE SQUID AND THE WHALE (Noah Baumbach) 7/10 (=)
TO LIVE AND DIE IN L.A. (William Friedkin) 7/10 (=)
WHEN HARRY MET SALLY (Christopher Smith) 8/10 (=)
EDWARD SCISSORHANDS (Tim Burton) 8,5/10 (=)

CINEMA - DVD - BLURAY - TELEVISION
Dernière édition par Gounou le 1 oct. 12, 10:26, édité 21 fois.
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