La Taupe (Tomas Alfredson - 2011)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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-Kaonashi Yupa-
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Re: La Taupe (Tomas Alfredson - 2011)

Messagepar -Kaonashi Yupa- » 15 mars 12, 13:26

Demi-Lune a écrit :
-Kaonashi Yupa- a écrit :J'aime beaucoup cette scène.

A noter que John Le Carré y fait un caméo, dans les convives.

Effectivement, c'est le vieil homme qu'on voit se lever quand la musique commence. :o

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Jeremy Fox
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Re: La Taupe (Tomas Alfredson - 2011)

Messagepar Jeremy Fox » 10 juin 14, 09:15

Ratatouille a écrit :Superbement mis en scène, parfaitement maîtrisé, avec la crème de la crème des comédiens britishs...pour au final un film lénifiant, pas très passionnant, et surtout un peu chiant à cause d'un récit labyrinthique pour pas grand-chose.
En gros, je suis avant tout d'accord avec cette partie de la critique de Demi :
Demi-Lune a écrit :Pourtant, Alfredson ne réussit pas un film "définitif" car son film accuse des longueurs injustifiées et des complexifications narratives pas forcément toutes pertinentes (par exemple, pourquoi montrer que Mark Strong a survécu AVANT qu'Oldman ne le découvre lui-même ? Ces scènes avec l'enfant à lunettes n'ont par ailleurs aucun intérêt). Il est clair que le film ne passionne pas toujours, frise la confusion par endroits, et que les différents flash-back (qui alourdissent l'intrigue) sont inégalement négociés

Voilà. Et c'est davantage ça que je retiens du film, malheureusement...même si j'applaudis des 2 mains le fait d'avoir voulu faire un film beaucoup plus intelligent que la moyenne (ça fait du bien, parfois).



Voilà mon avis bien résumé ici. Pas grand chose à en redire (jolie mise en scène, interprétation aux petits oignons, beaux thèmes musicaux...) mais beaucoup trop labyrintique pour mon cerveau qui a toujours eu du mal avec l'espionnage style LeCarré, grandement intéressant mais trop touffu à mon goût. Je pense mieux apprécier à une prochaine vision quand certains points obscurs se seront décantés.

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shubby
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Re: La Taupe (Tomas Alfredson - 2011)

Messagepar shubby » 10 juin 14, 15:43

A priori dans la même veine (non ?) :

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2014/06/09/un-ordinateur-reussit-le-legendaire-test-de-turing_4434781_1650684.html

En voilà un bon buzz pour lancer The Imitation Game de Tyldum ! Qui retrace la vie mouvementée d’Alan Turing.
Tyldum = l’excellent Headhunters, donc ça peut le faire méchant + ce combo Cumberbatch + Strong + réal’ nordique + UK + gay attitude qui rappelle méchamment ce très bon film d’Alfredson. En passant, ce test de Turing est joliment évoqué dans la bancale mais fascinante petite série B « The Machine » de Caradog W. James, réalisateur à suivre. Si qq'un lui laisse sa chance parce qu'en ce moment v'la la tronche du marché...

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Max Schreck
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Re: La Taupe (Tomas Alfredson - 2011)

Messagepar Max Schreck » 12 déc. 17, 14:43

J'ai toujours aimé jusqu'ici les adaptations ciné de Le Carré, dont la vision très réaliste et intime du monde des espions se prête assez bien à la transposition. J'ai été assommé par la lenteur complaisante du film. L'impression que tout a été mis en façade : photographie, costumes tirés à 5 épingles, reconstitution d'époque des intérieurs qui se veut authentique jusqu'aux trombones. On dirait qu'Alfredson s'est laissé allé à une fascination pour le casting classieux et les moyens mis à sa disposition, et se révèle incapable d'assurer une narration un peu intéressante et fluide. Je n'ai rien contre la lenteur en soi, mais encore faut-il qu'elle crée du trouble ou bien que cette fascination qui l'inspire soit partagée. Or je n'ai strictement rien capté à l'enquête et aux méthodes de Smiley qui fait que lorsqu'arrive le moment de résoudre l'affaire, tout le monde semble soudainement tomber les masques, après avoir dépeint un monde rempli d'individus autoritaires et pleins d'assurance. Oldman fait le choix d'arborer un masque impénétrable, mais j'ai trouvé cette raideur totalement contre-productive là où elle aurait du donner un poids au personnage
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(encore une fois, pourquoi ses ex-collègues acceptent de se confesser tout décomposés face à ce type qui s'est fait officiellement virer ?).


On se contente alors des passages finalement les plus superficiels, mais forcément les plus efficaces, ceux où il s'agit de jouer la carte du suspense, de l'infiltration, sorte de passage obligé du genre film d'espionnage. Mais de la part d'Alfredson, j'attendais mieux que ce truc finalement assez impersonnel, écrasant d'académisme. Il sera vraiment intéressant de comparer avec la mini-série d'Alec Guinness, dont j'ai toujours eu de bons échos.
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