Top David Fincher

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés après 1980

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Demi-Lune
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Top David Fincher

Messagepar Demi-Lune » 17 janv. 12, 17:17

Aaaaah, ça faisait longtemps qu'on n'avait pas fait de top, non ? :mrgreen:
Comme ça, Stark, tu vas pouvoir remettre ton propre listing.

Alors, pour moi, garçon, ce sera :

Son meilleur film :
1 - Zodiac (2007)
J'aime beaucoup :
2 - Se7en (1995)
3 - The social network (2010)
Pas mal :
4 - Alien 3 (1992)
5 - Millenium, les hommes qui n'aimaient pas les femmes (2011)
6 - Panic room (2002)
7 - The game (1997)
Moyen :
8 - Gone girl (2014)
Bof :
9 - L’étrange histoire de Benjamin Button (2008)
Je n'aime pas du tout :
10 - Fight Club (1999)
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Re: Top David Fincher

Messagepar Père Jules » 17 janv. 12, 17:24

Son meilleur film
Zodiac

Très bon film
Se7en

Film moyen
The Curious Case of Benjamin Button

Film passable
Alien 3

Je n'aime pas du tout
Fight Club

Pas vu les autres

riqueuniee
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Re: Top David Fincher

Messagepar riqueuniee » 17 janv. 12, 17:25

Très bien Alien 3
Bien Se7en
Bof The Game, Panic Room
Pas vu les autres

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Re: Top David Fincher

Messagepar Rick Blaine » 17 janv. 12, 17:35

Son Meilleur film :
1 - Zodiac (2007), excellente réussite.

Tout près derrière :
2 - Se7en (1995), excellent lui aussi.

Sympathique:
3 - Fight Club (1999)

Moyen :
4 - The Curious Case of Benjamin Button (2008) - esthétiquement réussi, très décevant sur les autres points, un film frustrant

Sans Intérêt/mauvais:
5 - Panic Room (2002)
6 - The Game (1997)

Je n'ai pas vu les autres.

Il n'y a que Se7en et Zodiac que je trouve franchement réussis, sans les considérer comme des films majeurs de mon top personnels, mais j'y prend du plaisir à chaque visionnage, le premier m'avait fait fonder de grands espoirs en lui, le second les a ravivés, mais je trouve le reste fort décevant en regard de ces espoirs, ce qui fait que je ne suis le bonhomme que d'assez loin.
Dernière édition par Rick Blaine le 17 janv. 12, 17:43, édité 2 fois.

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Re: Top David Fincher

Messagepar Watkinssien » 17 janv. 12, 17:40

MEILLEUR FILM :

Se7en

J'ADORE :

The Curious Case of Benjamin Button
The Social Network

INTERESSANT :

Alien³
The Game (revu à la hausse)
Fight Club (revu à la hausse)

INEGAL :

Zodiac

JE N'AIME PAS :

Panic Room
Image

Mother, I miss you :(

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Demi-Lune
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Re: Top David Fincher

Messagepar Demi-Lune » 17 janv. 12, 17:42

Watkinssien a écrit :INEGAL :

Zodiac

:shock:
Tu confonds avec le téléfilm de Claire Keim, non ? Rassure-moi. :|

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Re: Top David Fincher

Messagepar cinephage » 17 janv. 12, 17:50

Je vais participer à celui-ci... D'autant plus que Fincher, avec moi, c'est généralement une fois sur deux, et vraiment en dents de scie, mais je trouve que son style s'améliore avec le temps. Autant dire que j'espère que ce Millenium me plaira, même si la bande-annonce laisse entrevoir une version très proche de l'originale, tout juste neutralisée à la sauce Hollywood.

Chef-d’œuvre :
1 - Zodiac (2007)
2 - Se7en (1995)
3 - The Social Network (2010)

Grand film :
4 - Fight Club (1999)

sympathique :
5 - L’Étrange histoire de Benjamin Button (2008)

Je crois que je n'aime pas du tout :
6 - The Game (1997) (mais je serais prêt à le revoir, celui-ci)
7 - Alien 3 (1992) (ma révision récente ne m'a pas emballé plus que ça, et confirme un mauvais souvenir initial)
8 - Panic Room (2002) (celui-ci, je n'ai vraiment pas envie de le revoir)
Obviously the world is not a wish-granting factory (The fault in our stars, Josh Boone, 2014)
Pour caler mes bennos

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Strum
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Re: Top David Fincher

Messagepar Strum » 17 janv. 12, 17:56

Zodiac est un film qui m'a ébloui par sa maitrise formelle et sa capacité à susciter une atmosphère particulière, collant au récit à chaque plan. Un futur classique. Et dieu sait si les histoires de serial killer me cassent les pieds.

J'ai beaucoup aimé The Social Network, sa vitesse et sa structure si légère en apparence, qui laisse s'exprimer sans nuire à l'équilibre de l'ensemble plusieurs points de vue différents sur une même situation.

Je garde un très bon souvenir de Fight Club, de son énergie, et de son côté ludique, de ce récit de faussaire mettant en scène des personnages grotesques qui sont comme des pantins dans les mains d'un marionettiste.

Seven m'avait impressionné lors de sa sortie. Et dieu sait si les histoires de serial killer ... mais je n'éprouve nullement l'envie de revoir un film aussi éprouvant, pessimiste et dirigiste, où le metteur en scène est le serial killer lui-même.

J'ai trouvé Benjamin Button décevant, un peu surfait, un peu trop brillant dans ses textures et ses divers décors, comme si chaque étape de la vie du personnage constituait des scènes de théâtre éparses et fermées sur elles-mêmes, que le scénario inutilement compliqué dans sa structure peinait à relier. Le traitement thématique du récit de Fitzgerald m'avait également déçu. On est loin de l'indicible malaise que laisse la nouvelle.

Je n'irai pas voir Millénium parce que dieu sait si les histoires de serial killer ...

Pas vu le reste.

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AtCloseRange
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Re: Top David Fincher

Messagepar AtCloseRange » 17 janv. 12, 17:57

Très bon:
Zodiac

Bon:
Seven
Fight Club

Pas mal:
The Social Network
Alien 3

Bof:
L’Étrange histoire de Benjamin Button
Panic Room

Mauvais:
The Game
Image

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Major Tom
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Re: Top David Fincher

Messagepar Major Tom » 17 janv. 12, 18:26

Très bien:
Se7en

Bien:
Fight Club

Moyen:
The Game

Bof:
The Social Network
Panic Room

Gros ennui :
Zodiac (plus aucun souvenir aujourd'hui d'ailleurs)

Pouah:
Alien 3

Pas vu:
The Curious Case of Benjamin Button
Millenium
Image
Clique ici... Image A chaque fois que tu oublies de cliquer sur ce lien, Durendal fait une nouvelle vidéo

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Re: Top David Fincher

Messagepar Jeremy Fox » 17 janv. 12, 18:36

Très bons films :

Zodiac (2007)
Se7en (1995)
The Social Network (2010)

Sympathique :

Panic Room (2002)

Je n'ai pas accroché :

Fight Club (1999)
Alien 3 (1992)

Je n'ai pas aimé:

L’Étrange histoire de Benjamin Button (2008)

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Thaddeus
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Re: Top David Fincher

Messagepar Thaddeus » 17 janv. 12, 18:49

Image



(en italiques : films découverts en salle à leur sortie)


Alien 3
À bien y réfléchir, je crois que j’aime vraiment ce film, peut-être parce que (à l'instar des autres pères de la saga) Fincher se voit dans l’obligation de déplacer sa personnalité (encore tâtonnante) sur le terrain d’un univers préétabli. Je suis sans doute moins sensible à sa vision qu’aux deux précédentes, mais davantage qu’à celle de Jeunet. Au-delà de quelques belles idées (dont cette approche de l’alien comme dragon médiéval/monstre babylonien), il développe un huis-clos spatial diablement efficace, qui s’immisce entre réalisme esthético-glaçant et furia imagière, bien nourri par un sens inné du climat glauque et oppressant et par une noirceur franche du collier : le mal n’est plus seulement extérieur mais intérieur, le futur est un cauchemar sale dont le mysticisme est l’expression de la désespérance. 4/6

Seven
C’est l’un des meilleurs films de Fincher et l’un de ses plus agaçants, car compromis par certains travers très fâcheux : une complaisance gourmande, une délectation à enluminer le meurtre, à mythifier l’abominable, une forme de prêchi-prêcha très américain comme ultime instance morale (tout le barnum sur cette Gomorre qui croule ses propres péchés). Reste l’essentiel : un thriller ésotérique à la lumière de morgue, bardé de fulgurances assez inouïes – ici une course-poursuite démentielle, là le visage flou du Mal se devinant dans une flaque d’eau… Il y a dans cette plongée au cœur des pulsions et des dépravations contemporaines une inspiration hallucinée franchement saisissante, dont la prodigieuse virtuosité technique et la grande inspiration plastique se mettent constamment au service du propos. 5/6

The game
C’est un jeu de rôles où le héros, golden boy californien odieux et dépressif, doit se laisser entraîner. Les règles sont inconnues, les épreuves imprévisibles. Et curieusement, l’arrogant requin de la finance se mue sans résister en menu fretin gigotant au bout d’une ligne. Menacé, poursuivi, brutalisé, humilié, il sortira bien sûr meilleur de ce cauchemar programmé. Programme, le mot est lâché pour ce film si vide de contenu émotif que je n’en garde que des souvenirs assez vagues... Ceux d’un truc de petit malin qui ne vaut que pour son architecture scénaristique, en plein dans la vague des films à twists imbriqués les uns dans les autres comme il en fleurissait à l’époque. Le tout s’achevant sur une leçon de morale à deux sous. Bref : je n’avais pas vraiment aimé et trouvé l’entreprise vaine. 2/6

Fight club
Je l’ai vu plusieurs fois, à chaque coup il se dégonfle un peu plus. J’en suis à me demander ce que j’ai un jour aimé dans ce film. Sans doute l’efficacité narrative de Fincher, son sens du rythme, certaines idées habiles. Mais voilà : je déteste ses personnages d’ados nombrilistes, sa lourdeur symbolique et sadomorbide, sa mise en scène insupportablement m’as-tu-vu, le portrait aux fraises qu’il prétend m’offrir de son époque, sa complaisance satisfaite, son Pitt et sa Bonham-Carter affreux de cabotinage, et la manière dont il fait son grain de l’époque aseptisée, clinquante et superficielle qu’il affirme dénoncer (le hérault de la lutte contre la société de consommation taillé comme un boys band, hum). En plus d’être cynique, c’est donc parfaitement faux-derche, creux et bouffi d’arrogance. 3/6

Panic room
Cette fois ça y est, la frontière est bel et bien franchie : le réalisateur est passé en mode démo graphique toc et horripilante. Plus de protagoniste, plus de facteur humain, plus d’enjeu solide si ce n‘est celui de vouloir faire un maximum d'acrobaties frimeuses à une caméra virtualisée (hop, on passe dans l’anse d’une cafetière, hop, on slalome par-dessous les portes). On pourra trouver le huis-clos plus ou moins efficace selon ses goûts (personnellement, c'est le moins qui l’emporte), mais ce genre de cinéma tout fier de ses effets et désaffecté au dernier degré me laisse de marbre. Après, reste le pignolage théorique sur l'omnipotence du dispositif cinéma sur le récit et les personnages : je laisse ça à d’autres. Rendu là, je pensais abandonner définitivement Fincher mais... 2/6

Zodiac
Arrive ce grand thriller architectural, posé, dont la virtuosité sereine s'affiche dans une admirable sobriété. C'est le pendant mûr et magistral de Seven, qui cerne admirablement son sujet et lui confère une forme inédite de tristesse désenchantée. Contre toute attente, le cinéma de Fincher acquiert une inquiétude quasi existentialiste, tandis que les personnages, mus par une commune ardeur du déchiffrement, de la compréhension du chaos de signes qui les entourent, cherchent la vérité jusqu’à s’y perdre. Au fil d’une narration ample imbriquant protagonistes et spectateur dans sa spirale d’hypothèses et de virtualités, se dessine le portrait mélancolique d’une époque glorieuse (les années 70), et de la façon dont elle se fait presque cannibaliser par le réseau d’angoisses souterraines qu’elle entretient malgré elle. 5/6
Top 10 Année 2007

L'étrange histoire de Benjamin Button
Fincher a toujours été pour moi un réalisateur cérébral, froid, peu enclin à exprimer ce qui relève du sentiment. Du coup, le voir se confronter à un sujet aussi romanesque que celui-ci relève pour lui du défi. Au final, le constat initial se confirme et le cinéaste s’avère incapable d’insuffler au récit la dimension recherchée d’un lyrisme sans retenue. Le film n’est pas dénué de qualités (telle sa narration longue, anti-spectaculaire au possible, comme aspirée par une langueur mortifère), mais que ce film est boursouflé, empesé, alignant les chromos caramélisés et les leçons de vie pontifiantes ! Il essaie de la fuir à chaque instant, mais il saute pieds joints dans la grosse fresque hollywoodienne à Oscars, à l’image d’un final métaphorique d’une pachydermique finesse. 3/6

The social network
Si le héros demeure seul tout au long du film, ce n’est pas parce que son génie et ses facultés intellectuelles l’excluent du monde mais, comme le dit explicitement sa copine au tout début, parce qu’il est un sale con. Voilà sans doute pourquoi je ne suis pas ému par ce film brillant et intelligent sur l’incapacité de vivre son rapport à l’autre et, plus largement, la redéfinition des relations humaines dans notre société actuelle. Très réfléchi, très (trop) conscient de son intelligence (dialogues mitraillettes, fluidité des transitions entre discours indirect et discours indirect), le film me captive sans jamais m’emporter vraiment (peut-être aussi parce que me sens totalement étranger à l’univers de Facebook et que son geekisme ne me parle pas). C’est un peu le Citizen Kane du pauvre, quand même. 4/6

Millenium : Les hommes qui n’aimaient pas les femmes
Le générique gueulard et pubard donne le ton d’un thriller glauque et nihiliste qui installe un climat hivernal, dense, prenant, mais dont la science du storytelling est régulièrement rattrapée par une complaisance crapoteuse (le viol et son pendant vengeur, très douteux, sur le gros porc dégueulasse). On y suit les pas d’une hackeuse punko-gothique à baffer, totalement tue-l’amour, tenant davantage du microprocesseur que de l’être doté de sentiments. Fincher y donne un tour de vis à la froideur technologique de son inspiration, poursuit son décryptage de notre monde de signes et de la solubilité de l’humain dans le virtuel, tout ça tout ça. J’avoue que ça m’en touche une sans bouger l’autre, et qu’au terme d’une dernière demi-heure parfaitement inutile j’en avais déjà oublié l’essentiel. 3/6

Gone girl
C’est bien lorsque Fincher remise au placard sa panoplie de petit malin que ses ambitions d’analyste psycho-sociétal trouvent le plein accord de son brio : thriller de très haute volée, orchestré au millimètre et dont chaque séquence multiplie les potentialités de la suivante, ce impeccable jeu de retournements et de faux-semblants radiographie le naufrage d’un couple idéal en éclairant avec méticulosité chaque sphère dans laquelle il se dissimule (familiale, collective, médiatique). La satire, féroce bien qu’un peu convenue, s’éprouve ainsi à l’angoisse d’un grand trou noir : l’opacité inviolable du conjoint, le poison des relations domestiques, l’envers des apparences. Quant aux excellents seconds rôles (la flic, l’avocat et surtout la sœur, véritable nœud de conscience), ils préservent le récit du cynisme facile. 5/6


Mon top :

1. Zodiac (2007)
2. Gone girl (2014)
3. Seven (1995)
4. Alien 3 (1992)
5. The social network (2010)


Lorsque je vois un film de Fincher, j’ai l’impression qu’un ordinateur est derrière la caméra. Je ne me sens pas vraiment d'affinités avec son expression intellectualisée, distanciée, peu concernée par l'humain, l'affect, le sentiment, d’autant plus qu’il semble s’être fait une spécialité des personnages très antipathiques (Tyler Durden, Mark Zuckerberg, Lisbeth Salander…). La raison de mon désintérêt se situe essentiellement ici : rarement Fincher m'émeut, tout simplement. Je le mets dans la même catégorie que Nolan, dont il partage l’obsession du contrôle, la froideur latente, sans que jamais il ne parvienne à les transcender (n’est pas Kubrick qui veut). Le cinéma de Fincher évide la chair émotionnelle du cinéma pour créer une esthétique de la surface, y déplacer les enjeux, et créer des objets numériques sur-travaillés. On dit souvent que ses films reflètent le monde d’aujourd’hui ; si tel est le cas, c’est un triste monde. L’excellent article "Les experts" paru dans Les Cahiers du Cinéma de mai 2012, résume parfaitement ma position sur le bonhomme (et sur d’autres réalisateurs du même acabit). Pourtant, avec la régularité d’un métronome (exactement une fois sur quatre), Fincher vient relancer l’intérêt que je peux lui porter. Du coup, puisque j’ai beaucoup aimé Gone Girl, je pense que je vais pouvoir me passer de ses trois prochains films.


Demi-Lune a écrit :Chef-d’œuvre :
1 - Zodiac (2007)
2 - Se7en (1995)

Plus deux grands films qui suivent... Il te faut quoi pour qu'un réalisateur accède au statut de "maître" ? :mrgreen:

Strum a écrit :mettant en scène des personnages grotesques qui sont comme des pantins dans les mains d'un marionettiste.

Plutôt d'accord avec ça, mais c'est bien ce qui en fait un film assez antipathique à mes yeux.

J'ai trouvé Benjamin Button décevant, un peu surfait, un peu trop brillant dans ses textures et ses divers décors, comme si chaque étape de la vie du personnage constituait des scènes de théâtre éparses et fermées sur elles-mêmes, que le scénario inutilement compliqué dans sa structure peinait à relier. Le traitement thématique du récit de Fitzgerald m'avait également déçu. On est loin de l'indicible malaise que laisse la nouvelle.

C'est d'autant plus frustrant que le potentiel romanesque et philosophique du postulat est énorme, mais tout est surligné, empesé, assez laborieux. Outre la joliesse toute léchée de ce livre d'images, c'est le côté "leçon de vie" qui me gonfle un peu dans ce film.
Dernière édition par Thaddeus le 17 janv. 19, 19:29, édité 10 fois.

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hellrick
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Re: Top David Fincher

Messagepar hellrick » 17 janv. 12, 18:56

Chef d'oeuvre:
Fight Club

Très bon
:
Seven

Sympa mais décevant:
Alien 3

Très moyen:
L’Étrange histoire de Benjamin Button
Panic Room

Mauvais:
The Game
Critiques ciné bis http://bis.cinemaland.net et asiatiques http://asia.cinemaland.net

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locktal
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Re: Top David Fincher

Messagepar locktal » 17 janv. 12, 18:56

Pour moi aussi, David Fincher est un cinéaste intéressant mais que je trouve un peu inégal.

Très bien :
Zodiac
The social network

Bien
Fight club
Se7en
Alien 3

Pas mal
L'étrange histoire de Benjamin Button

Je n'ai pas aimé
The game
Panic room


J'attends de voir Millenium pour me prononcer sur cet opus...
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Atime2love
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Re: Top David Fincher

Messagepar Atime2love » 17 janv. 12, 19:15

1. Zodiac (2007)
2. The Social Network (2010)
3. Benjamin Button (2009)
4. Panic Room (2000)
5. Fight Club (1999)

A revoir (ou pas): Seven; The Game

A voir: Alien 3