Notez les films Juin 2011

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés après 1980

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styx
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Re: Notez les films Juin 2011

Messagepar styx » 7 juin 11, 23:49

X Men First Class 5/10, franchement là je comprends pas le truc :o c'est le spin off, une Television Pilot? en tout cas c'est pas terrible, mais je peux me tromper :?

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Re: Notez les films Juin 2011

Messagepar styx » 8 juin 11, 17:27

SECRET ORIGIN : THE STORY OF DC COMICS (Warner). Je n'ai pas trop lu de comics, même si pourtant gamin j'en avais à disposition, , je ne lis pas de manga non plus, Je ne joue pas aux jeux vidéos, bref suis pas un geek, mais je n'apprécie pas non plus ni la danse, ni l'opéra par exemple, en tous cas pas à haute dose, mais je comprends ceux qui apprécient, et je mets cela en terme de méconnaissance et/ou de blocage intellectuel personnel, par contre je regarderai pendant des heures des docs sur ces sujets s'ils sont passionnants...là vu le titre vous savez de quoi ça parle, et c'est un doc excellent, au moins pour un néophyte pas complètement obtus comme moi...après aux "pros" de la chose de détailler, moi j'ai adoré, j'en avais des frissons -8,5/10

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Re: Notez les films Juin 2011

Messagepar styx » 9 juin 11, 00:24

Seul contre tous (Gaspard Noé) ça fonctionne un quart d'heure, mais ça semble long après, c'est pas du Scorsese.

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Profondo Rosso
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Re: Notez les films Juin 2011

Messagepar Profondo Rosso » 9 juin 11, 03:21

Eureka de Nicolas Roeg (1983)

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Au Canada, en 1925, Jack McCann, perturbé par le désespoir et entouré par la mort, devient subitement un homme riche en découvrant un filon d'or. 20 ans plus tard, désabusé et installé sur une île jamaïcaine, il vit reclus avec sa femme alcoolique, sa fille mariée à un homme qu'il déteste, et son associé qui essaie à son insu, via la mafia, de construire un casino.

Cinquième film de Nicolas Roeg, Eureka apportait une nouvelle preuve de sa singularité avec cette histoire simple et profonde mais à nouveau narrée de manière anticonformiste. Le film adapte le livre Who Killed Sir Harry Oakes? de Marshall Houts inspiré d'un des crimes les plus mystérieux (et irrésolu) qui soit avec la mort du milliardaire Harold Oakes. Celui-ci était un aventurier chercheur d'or qui fit fortune en 1912 avec la découverte d'une mine d'or dont il réussit à la force du poignet à conserver le contrôle et faire fructifier. Bien des années plus tard, milliardaire et réfugié aux Bahamas pour échapper au fisc il est assassiné de la manière la plus barbare qui soit, brûlé vif et décapité. Son beau-fils sera accusé, jugé puis acquitté, faisant du meurtre d’Oakes une des plus grandes énigmes criminelles de son temps.

Nicolas Roeg suit très fidèlement la tournure des évènements telle qu'on la connaît mais comme toujours avec lui le résultat final ne ressemble à rien de connu. Le film s'ouvre dans un pur enfer blanc enneigé où Jack McCann (Gene Hackman) oppose sa volonté de fer à la fureur des éléments avec un objectif inébranlable : trouver un filon d'or. Roeg instaure une pure atmosphère fantastique et cauchemardesque où McCann doit abandonner toute humanité pour survivre, renoncer à l'amour et l'amitié pour achever sa quête. Les visions dantesques s'enchaînent avec un traumatisant et très graphique suicide, des loups qui comme effrayé par la détermination de Jack renoncent à le dévorer et bien évidemment la découverte de la fameuse mine. Là, Roeg déploie une symphonie visuelle, un tourbillon sensoriel par son sens du montage où Jack devient soudain le centre de l'univers, tout puissant et comblé. On ne le sait pas encore mais le climax du film vient déjà de se dérouler avec ce qui sera le moment le plus exaltant de l'existence de Jack.

Nous le retrouvons ainsi bin plus tard, vieil homme riche et repu vivant dans l'opulence de son île Eureka. Cette volonté et cette hargne qui l'ont maintenu en vie dans les neiges hostiles se sont estompées et il semble avoir perdu toute raison de vivre. Pourtant autour de lui avance la jeune génération, toute aussi exaltée qu'il ne lui fut dans sa quête de réussite. cela se manifeste par un homme d'affaires mafieux incarné par Joe Pesci souhaitant lui racheter un terrain pour construire un casino, voire même sa propre fille (Theresa Russel) qui le défie dans la passion qu'elle voue à un homme qu'il méprise (Rutger Hauer). Roeg élève magnifiquement son récit au-delà du crime sordide servant de postulat au départ pour une réflexion sur l'ambition, le sens de la vie. Le rythme se fait boiteux à l'image de l'existence de cet homme qui s'est arrêté et Roeg délivre à nouveau des moments extrêmes et expérimentaux dont il le secret pour illustrer ses thèmes. On retiendra un étouffant et hystérique rituel vaudou et surtout l'incroyable séquence d'assassinat de Jack qui même en partie censurée par le studio est aussi insoutenable que fascinante. L'apparition furtive d'une boule à neige fait le lien avec Citizen Kane (là encore un faux biopic qui partait complètement ailleurs) et fait le lien avec le souvenir le plus joyeux de leur personnage principal.

Gene Hackman, intense ou totalement éteint est absolument incroyable et le film ne retrouve plus cette hauteur une fois son personnage disparu. Le procès, les atermoiements du couple Rutger Hauer/Theresa Russell, tout cela s'avère bien moins passionnant et surligne ce qu'on avait saisi sans explications (Jack a organisé son propre suicide) même si de beaux moments demeurent comme ce dialogue suspendu et hors du temps dans le tribunal. La conclusion semble suggérer que seul ceux n'ayant pas encore réalisés leur rêve ou déterminé sa nature sont destinés vibrer encore (le personnage le plus indéterminé s'envolant vers d'autres cieux) les autres n'ayant plus que la solitude. Sans atteindre la magie de Walkabout ou le malaise de Ne vous retournez pas encore une grande réussite pour Nicolas Roeg.4,5/6

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Anorya
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Re: Notez les films Juin 2011

Messagepar Anorya » 9 juin 11, 12:20

Bel avis Profondo pour un Roeg que j'avais beaucoup aimé, vibrant, exalté, hors-norme comme souvent avec le monsieur.
Je t'encourage vivement a recopier ton avis dans le topic du film. ;)
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Profondo Rosso
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Re: Notez les films Juin 2011

Messagepar Profondo Rosso » 9 juin 11, 12:40

Anorya a écrit :Bel avis Profondo pour un Roeg que j'avais beaucoup aimé, vibrant, exalté, hors-norme comme souvent avec le monsieur.
Je t'encourage vivement a recopier ton avis dans le topic du film. ;)


Hop c'est fait je n'avais pas vu le topic ! Encore une claque de Roeg oui je trouve d'ailleurs que la seule scène où Hackman découvre l'or au début enterre presque tout le dernier Malick :mrgreen:

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Re: Notez les films Juin 2011

Messagepar nobody smith » 9 juin 11, 19:31

A BUG’S LIFE de John Lasseter
Revu dans son sublime blu-ray. J’ai toujours une approche problématique avec le deuxième film de Pixar. D’un côté, il y a une ambition monstrueuse. Après Toy Story, Lasseter et son équipe ont décidé de placer la part très haut ("on a eu l’impression de passer directement de la première année d’étude à la thèse" déclare-t-il dans l’excellente table ronde en bonus). Adieu les jouets en plastique, bonjour la nature la plus pure ! Adieu le timoré 1.78, bonjour le cinémascope ! Adieu la dizaine de personnages à bichonner pendant des heures pour être présentable, bonjour les gigantesques scènes de foule ! En dépit de quelques effets vieillots (le climax sous la pluie), le spectacle demeure impressionnant. L’histoire reste également captivante en alliant plusieurs niveaux de lecture à une réinvestissement de l’histoire des 7 samourais. Le souci véritable, c’est que a bug’s life ne m’amuse que modérément. Outre des personnages que je trouve pas plus attachant que ça, les gags m’interpellent peu et je les trouvent au bout du compte trop souvent basique. Déjà à sa découverte en salle, je trouvais l’humour un peu infantile mais maintenant ça marche vraiment péniblement. Il reste une qualité de divertissement mais ça ne m’empêche pas de le classer dans le bas du panier des œuvres du studio.

CRY_WOLF de Jeff Wadlow
Sans être une grande réussite, cry_wolf fait partie de ses films condamné à une sortie DTV un brin injuste. On comprend cela dit rapidement pourquoi les distributeurs l’ont condamné à un tel sort. Malgré une affiche mettant en avant un mec un treillis armé d’un gros couteau, le long-métrage de Jeff Wadlow n’a rien d’un survival ou d’un slasher. En faite, ça n’est même pas un film d’horreur à proprement parler. Bien que je ne le connaisse que de réputation, il me semble que le film rejoint le cas de week-end de terreur de Fred Walton qui interpellait un public amateur de meurtres saignants pour au bout du compte "l’entuber". Wadlow et son scénariste se montre ainsi plus apte à développer son whodunit en cultivant l’art du mensonge des personnages et un suspense réinventé au fur à mesure de l’intrigue. Dommage que la réalisation plutôt efficace dans l’ensemble peine néanmoins à sortir du lot et rame parfois dans l’approche de la terreur (zéro iconisation de la figure du tueur… et pour cause). Par rapport à ses intentions, ça reste quand même un honnête spectacle.
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Re: Notez les films Juin 2011

Messagepar riqueuniee » 9 juin 11, 19:37

J'ai revu 1001 pattes récemment. J'ai trouvé le film tout aussi épatant que quand je l'ai découvert. Certes, l'humour est enfantin (plutôt qu'infantile), mais ce premier degré repose, tant on a vu de films qui jouaient un peu trop sur la dérision, le second degré et les différents niveaux de lecture. (même si le film est bien évidemment inspiré des 7 Mercenaires (et de son modèle les 7 samouraïs).

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Re: Notez les films Juin 2011

Messagepar styx » 9 juin 11, 22:44

Après l'excellent recapitulatif sur le topic de Sam Raimi par l'équipe de dvdclassic, je me suis gratté jusqu'au sang pour resister à revoir un Raimi, c'était comme une drogue, alors j'ai craqué et revu pour la dixième fois "The Gift" ptin ça m'a fait du bien :oops: c'était trippant :P

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Re: Notez les films Juin 2011

Messagepar riqueuniee » 10 juin 11, 17:57

Gianni et les femmes A l'image de son héros, un film nonchalant, mais qui ne manque pas de charme. Cet amusant catalogue de "râteaux" (les tentatives de drague de Gianni échouent toutes lamentablement) a été vu en Italie comme une satire sur les scandales sexuels liés à Berlusconi. Il est surtout une réflexion douce-amère surle temps qui passe et la peur de vieillir.
Dernière édition par riqueuniee le 10 juin 11, 22:58, édité 1 fois.

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Re: Notez les films Juin 2011

Messagepar Joe Wilson » 10 juin 11, 22:12

Le complexe du castor (Jodie Foster)

Foster parvient à donner une crédibilité à un scénario improbable, malgré une mise en scène qui demeure jusqu'au bout fonctionnelle. Cependant, elle affronte les réalités d'une dépression avec une certaine finesse, grâce notamment à une performance d'actrice intense malgré un positionnement ingrat : le couple qu'elle forme avec Mel Gibson ne semble jamais artificiel, sur le fil entre déchirements et renouveaux.
Mel Gibson est à la fois un atout et une faiblesse du film. Il incarne son rôle jusqu'à l'exagération, voire la complaisance...il fait vivre un personnage, mais prend le risque d'étouffer le film par une présence trop envahissante. Car la trame dramatique ne suit pas vraiment, manquant de rigueur et offrant un regard trop distant, parfois presque amusé.
Le complexe du castor devient alors déséquilibré et inoffensif, malgré sa sensibilité. Et les seconds rôles (Anton Yelchin, Jennifer Lawrence) ne peuvent trouver leur place.
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Re: Notez les films Juin 2011

Messagepar nobody smith » 11 juin 11, 09:53

THE PRODIGIES d’Antoine Charreyron
Nouveau projet d’animation française très ambitieuse mais se ramassant sévèrement faute de bénéficier d’un script consistant. Le côté Akira et subversif de la production surprend agréablement mais je me suis ennuyé sur la durée face aux manques de teneurs de l’intrigue. Le principal problème tient surtout dans le développement des personnages. Ceux-ci sont taillés à la serpe et les scénaristes ne sont pas à une facilité près pour présenter ses ados comme "pauvres petits génies martyrisés par le monde". En dépit de son manque d’originalité, Renaissance se montrait d’une tout autre teneur. Ce dernier se targuait également d’un choix visuel captivant qui manque à Prodigies. Apparemment, la post-production a été très houleuse et le film a dû être finalisé dans la douleur, ce qui donne un tour inachevé aux graphismes. Heureusement que Charreyron ne se prive pas pour exploiter les possibilités d’une mise en scène libérée de toutes contraintes. En dépit de concept laborieusement exploité (l’utilisation du monde parallèle), la mise en scène brille par quelques fulgurances bienvenues (le plan séquence d'ouverture). Ça me permet de ravaler un peu plus facilement ma déception.
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Re: Notez les films Juin 2011

Messagepar styx » 11 juin 11, 16:22

Locked Down - du free fight en prison...pour gamin de douze ans ou par hasard à la télé. :|

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frédéric
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Re: Notez les films Juin 2011

Messagepar frédéric » 11 juin 11, 16:55

London Boulevard

Petit polar british qui ressemble un peu à ceux des années 70 (La loi du milieu) avec des acteurs à contre emploi, dont des assez délirants David Thewlis ou Ben Chaplin. Cela dit, on a déjà vu ça mille fois et la fin est assez prévisible, mais l'ensemble n'est pas désagréable.

PS : Pitié, faudrait qu'ils rayent définitivement le mot fuck de leur vocabulaire ces fichus anglo saxons, ça commence à être pénible.
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Cinéma Actuel : http://sallesobscures2.over-blog.fr/

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Re: Notez les films Juin 2011

Messagepar styx » 11 juin 11, 18:00

Coach Carter (Thomas Carter- 2004) Un ancien élève et joueur de Richmond reprend en main l'équipe de Basket de l'école avec ses méthodes. Si vous n'aimez pas les biopic, toujours un peu classique dans la manière (ici la vie de Ken Carter), ni le basket, et ni Samuel L Jackson (ha non ce dernier point n'est pas possible :) ) vous pouvez être un peu déçu par l'exploitation. J'ai beaucoup apprécié pour ma part, tout est bien fichu, du jeu des acteurs aux filmage des scène de jeu, bien rendues; scénario assez classique mais c'est un peu la loi du genre. 7,5/10

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