Les cinitinéraires de Wontolla

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Re: Les cinitinéraires de Wontolla

Messagepar wontolla » 20 juin 11, 07:37

Je reprends ici des éléments d'un autre fil de discussion:

Grimmy a écrit :Ah quel dommage Wontolla que l'élément clé du film t'ai échappé parce que, effectivement, on sait dès le début que Gere et Brooke Adams sont, en fait, amants et non frère et soeur. (la voix off l'annonce lorsque tout le monde voyage sur le toit du train, si j'ai bonne mémoire). Tout le film et ses enjeux partent de ce postulat là !!
Pour moi un immense chef d'oeuvre (l'image, le son, tout est à tomber) que j'aimerai revoir un jour en BR !! Le dvd est quand même très beau...

J'ai donc revu le film hier soir.
De fait, la petite soeur dit en voix off:
4'41 :"Ils disaient qu'ils étaient frère et soeur.
4'44: "Mon frère voulait que personne sache. Les gens, on leur dit un truc, ils bavardent.



Cela se passe bien lorsqu'ils sont dans le train avec de superbes images du train en pleine campagne. J'ai été distrait pour la phrase Ils disaient qu'ils étaient frère et soeur. J'ai un très vague souvenir de l'avoir "vue"... mais pas "entendue", intégrée.

A noter aussi que les criquets ou sauterelles (?) jouent un rôle important dans la dramatisation du film mais dès la première partie du film on voit un de ces insectes sur du blé. Et la voix off: "Elles nous aiment pas".
A noter que au moins à deux reprises, lors d'un moment de tension entre Bill et le fermier, un événement extérieur vient suspendre celle-ci: l'arrivée des clowns volants et celle des insectes qui ravagent les champs de blé.

J'ai donc revu à tous nouveaux frais le film (et cela m'a permis de "relire" mon propre malaise à tous les moments où j'avais "lu" une situation incestueuse !).
Je me suis permis de faire quelques copies d'écran (pas sur l'ordinateur, mais du grand écran de projection) pour retrouver l'ambiance du film. Il s'agit d'un DVD et pas d'un BR. Il y a de la parallaxe (les côtés de l'écran fuient et ne sont pas parallèles) parce que je ne suis pas dans l'axe horizontal. Il y a aussi du grain car je suis à 3200 ASA pour avoir une vitesse acceptable de 1/20 ou 1/30e environ pour éviter qu'il y ait trop de flou.

NB:Par rapport au fil d'origine, il a des photos supplémentaires ci-dessous (je ne voulais pas squatter le fil dédié).

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Re: Les cinitinéraires de Wontolla

Messagepar wontolla » 21 juin 11, 09:55

Cela se passait hier, ici, dans le film consacré au dernier Malick.


Eusebio Cafarelli a écrit :
wontolla a écrit :
Eusebio Cafarelli a écrit :Sinon, je viens de découvrir The Fountain d'Aronofsky, et bien c'est amusant de le découvrir après le Malick. Il faudrait essayer une comparaison... J'ai été plus passionné par Malick, donc la caméra me semble plus enchanteresse...

Cher confrère... cinématographique ... :wink: tu me donnes-là une idée pour mon film de ce soir (rien de bien passionnant à la TV, sauf Serpico sur TCM... mais j'ai le BR).


Alors là, je ne résiste pas au clin d'oeil en te conseillant L'Enfer :wink: :twisted: de Chabrol sur Arte...

Il en va ainsi que certaines discussions, certains forumeurs me donnent des idées quant au film que je visionnerai. Tel fut le cas pour The Fountain d'c (2006) que j'ai donc regardé hier soir.

J'avais beaucoup aimé Requiem for a dream et Black Swan mais je n'avais pas le projet de regarder The Foutain dans l'immédiat (pas cette année donc :mrgreen:). L'évocation de The tree of life par Eusebio ne pouvait que me tenter.

Que dire après 1h30 de quête de cette fontaine - le titre du livre inachevé d'Izzi - que je n'ai jamais vue.

Spoiler (cliquez pour afficher)
Mais après avoir raconté des c*nneries - qui sont maintenant publiques - à propos des Moissons du ciel ... j'ai intérêt à ne pas m'avancer en eaux marécageuses ou plutôt à m'installer dans une bulle qui traverse les galaxies pour rejoindre une supernovae (dont je n'ai pas retenu le nom !).


Que dire donc ?
Un sentiment d'étrangeté! Une surprise dont je suis incapable de dire que j'ai aimé ou détesté. Détesté n'est d'ailleurs le terme adéquat. C'est plus une curiosité - cinématographique - qui m'a incité à poursuivre l'expérience. Et, de fait, la quintuple vision préalable de The tree of live et même de Printemps, été, automne, hiver… et printemps me préparait à l'inattendu du film d'Aronofsky [et probablement que les curieuses narrations de Amer (Hélène Cattet & Bruno Forzani, 2009) et de Wild Side (Sébastien Lifshitz, 2004)] m'ont aussi aidé]. Si cela avait été diffusé à la télévision, il est fort à parier que j'aurais zappé depuis très longtemps.

Il ya bien sûr de belles images; par moment la bande son est "agréable" (adjectif bizarre pour une BO).
Une étrange mélancolie pour les 15 dernières minutes du film.



Curieux, étrange ! Que dire d'autre ? Que je reste... a quia

A cause de cela, mon Père (pas le Père originel de The Foutain :mrgreen: ), vous n'avez pas vu L'Enfer sur Arte !?

Non et finalement oui !
Lorsque la fontaine s'était tarie après un assez long générique, j'ai lu le message au sujet du film de Chabrol.
Trop tard, il était diffusé depuis une demi-heure.
J'ai regardé par curiosité, cherché une possible rediffusion sur le site d'Arte, indiqué la date dans mon agenda et suis revenu devant l'écran sans avoir quitté la chaîne.

L'image était très belle (Arte HD). S'il non pas la source du film en HD, leur upscaling doit être excellent! J'ai continué à regarder. Intéressé, intrigué, jusqu'au dénouement et la "NON FIN" !
Pas de regret, mais je n'enregistrerai pas, malgré le début manqué (et n'achèterai pas le DVD... mais regarderai à l'occasion celui consacré à L'Enfer de Clouzot!).

Là-dessus, je suis allé me coucher en regardant un épisode de Dawson's Creek.

Spoiler (cliquez pour afficher)
Depuis que j'ai mon écran 16/9e de 3 mètres, j'ai installé la TV dans ma chambre.
Et comme pour mes 25 ans d'ordination, on m'a offert un sommier Lattoflex Winx X3 Servomat R2 et un matelas Beka...


Petit retour en adolescence donc, sans se prendre la tête ni se noyer dans une fontaine :uhuh:

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Re: Les cinitinéraires de Wontolla

Messagepar wontolla » 26 juin 11, 22:56

(24/6) A commenter:
- The Offence, Sidney Lumet, 1972
- Pater, Alain cavalier, 2011 (UGC)
- Midnight in Paris, Woody Allen, 2011 (UGC)
- The New World, Terrence Malick, 2005 (version longue)

EDIT: 26/6
- The Anderson Tapes (Le gang Anderson), Sidney Lumet, 1971 (TCM)
- Running on Empty, (A bout de course), Sidney Lumet, 1988 (TCM)

EDIT: 27/6
- Taking Woodstock (Hôtel Woodstock), Ang Lee, 2009 + les bonus

EDIT: 5/7
- Earth vs. the Flying Saucers (Les soucoupes volantes attaquent) Fred F. Sears, 1956
- Les amours imaginaires, Xavier Dolan, 2010 + les bonus
- The passenger (Professione: reporter), Michelangelo Antonioni 1975

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Re: Les cinitinéraires de Wontolla

Messagepar wontolla » 11 juil. 11, 16:34

Je me laisse déborder: regarder des films ou commenter les films, là serait ma question :mrgreen: .

Voici encore à mémoriser:
Revu samedi 9 avec un ami: "J'ai tué ma mère" de Xavier Dolan (2009) + les bonus
ensuite Mildred Pierce (Michael Curtiz, 1945)

Dimanche, revu avec un ami The Offence (Sidney Lumet, 1972) et le documentaire sur Joan Crawford (en bonus du DVD de la veille).

Le soir, à la Cinémathèque, Atmen le premier film de Karl Markovics (2011) [43e Quinzaine des réalisateurs].

Ce soir, ce sera, toujours à la cinémathèque, un film qui m'est spécialement dédié :uhuh: Hors Satan de Bruno Dumont (2011).

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Re: Les cinitinéraires de Wontolla

Messagepar Jordan White » 11 juil. 11, 19:33

wontolla a écrit :Ce soir, ce sera, toujours à la cinémathèque, un film qui m'est spécialement dédié :uhuh: Hors Satan de Bruno Dumont (2011).



Il passe en avant-première à Bruxelles ?
C'est toujours un grand moment de découvrir un Dumont sur grand écran étant donné le génie pictural et technique du metteur en scène.
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Re: Les cinitinéraires de Wontolla

Messagepar wontolla » 11 juil. 11, 19:36

Jordan White a écrit :
wontolla a écrit :Ce soir, ce sera, toujours à la cinémathèque, un film qui m'est spécialement dédié :uhuh: Hors Satan de Bruno Dumont (2011).



Il passe en avant-première à Bruxelles ?
C'est toujours un grand moment de découvrir un Dumont sur grand écran étant donné le génie pictural et technique du metteur en scène.


Oui, il passe à 21 h00 à la Cinémathèque (*), près du Palais des Beaux-Arts (donc pas vraiment une "avant-première").
Je "soupe" (comme on dit en Belgique) et ensuite je m'y rends.
De Dumont, je ne connais jusqu'à présent que Flandres.


(*) dans ce cadre de "Un certain regard".

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Re: Les cinitinéraires de Wontolla

Messagepar Jordan White » 11 juil. 11, 19:40

wontolla a écrit :De Dumont, je ne connais jusqu'à présent que Flandres.


Ca été un choc (plastique et émotionnel) pour moi.
Je peux que te conseiller ensuite La Vie de Jésus et L'humanité deux des films français les plus importants de ces quinze dernières années.
Bonne soirée.
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Re: Les cinitinéraires de Wontolla

Messagepar wontolla » 12 juil. 11, 17:41

- The Offence, Sidney Lumet, 1972
Un film de Lumet que je ne connaissais pas et dont je n’avais même jamais entendu parler, même lors de sa « sortie » en 2007. Si ce n’était le hasard d’une promotion chez Wild Side, le film serait resté dans les limbes du cinéma.
Vu il a quelques semaines avec un voisine et ami cinéphile. Le film devait être diffusé sur TCM mais il préférait le voir sur grand écran en vidéoprojection. Aussitôt demandé, aussitôt programmé !

J’ai découvert un excellent film, un grand Lumet, un grand Sean Connery. Un personnage ambigu, torturé par le quotidien de ses enquêtes qu’il n’arrivent pas à séparer de sa vie familiale. La construction du film sous forme de flashback tout d’abord et de trois « huis-clos ». Il s’agit de dialogues/entretien/confrontations entre deux personnages dans une pièce avec pour seul mobilier quasi seulement une table et deux chaises. On n’est pas loin de théâtre filmé. le premier (avec son épouse) et le deuxième (avec son supérieur) sont postérieur à l’événement initial et fondateur qui « initialise » le film (mais sa construction est telle que l’on est quasi dérouté et que c’est seulement au cours du film que l’on se rend compte que l’on est en mode flashback). Le troisième huis-clos revient, à nouveau, en flashback sur « ce qui s’est vraiment/réellement passé ». Comment Sean Connery a commis l’irréparable (sur son interlocuteur dont on ne saura jamais s’il est coupable ou pas) et comment cet interrogatoire « terminal » lui a fait prendre conscience, en « miroir » de ses propres démons.

L’ami cinéphile qui visionnait le film avec moi ne l’a pas du tout apprécié: « un mauvais Lumet et un mauvais Sean Connery (...). Je comprends que le film n’ait pas vraiment été diffusé (...). Je doute même de la sincérité des critiques actuelles. »
Je me suis surpris à une attitude qui ne m’est pas coutumière. Par lâcheté  :?: (quel autre terme utiliser ?) je me suis surpris à aller dans son sens alors que je puis reconnaître devant lui que j’aime Psycho de Gus Van Sant et même Even Cowgirls Get the Blues, ce qui n’est pas peu dire !

Toujours est-il que le lendemain matin je m’offrais un petit plaisir solitaire... en revoyant le film et ensuite les interviews en bonus. Tout me confirmait que j’avais vu un très grand film.

- Pater, Alain cavalier, 2011 (UGC)
Tout autre expérience que celle de Pater.
J’avais écrit dans le topic consacré au Classement Dvdclassik des sorties cinéma 2011:
Je ne sais quelle note donner au film; je dois laisser décanter.
Je coterai plus tard.
Il aurait suscité l'enthousiasme à Cannes (20 minutes d'applaudissements), il est louangé par Les cahiers du cinéma.
Une double (triple ?) mise en abime ?
Un film, sur le film dans le film... dans ?
Ce sera pour mes cinitinéraires !

M’y voici donc et vingt jours après, je suis toujours aussi décontenancé. Je veux bien reconnaître qu’il s’agit d’un chef d’oeuvre mais je n’avais ni la clé ni même la serrure pour y entrer. Un jour, peut-être ?

- Midnight in Paris, Woody Allen, 2011 (UGC)
De ce Woody Allen on disait que ce n’était pas son meilleur. Probablement avec raison. N’empêche, toujours aussi romantique je me suis laissé entrainer dans le film, dans cet improbable retour vers le passé à la rencontre de personnages qui, eux aussi ont la nostalgie d’un âge d’or.
Un voyage enchanté et enchanteur dans un Pari(s) littéraire et musical. Dès mon retour à la maison, je me suis mis du Cole Porter dans les esgourdes... :-)



- The New World, Terrence Malick, 2005 (version longue)
Il ne manquait plus que ce Malick pour terminer sa filmographie.
Tous les films de Malick auront ainsi été visionnés en 5 semaines.
J'ai été impressionné et ébloui par ce film. Moins que pour The tree of life - mais c'était aussi une découverte et une 'première' malickienne - mais très ému cependant.
Je relève la présence obsédante (il me faudrait un autre adjectif) des mains et remarque que se trouvent déjà, en germe, des éléments de l'Arbre de vie.
Je me suis fais la réflexion que les voix off apportaient une sorte de 3D au film, une dimension intérieure supplémentaire qui me permet d'entrer dans un autre champ de perception.

Ce qui a été fascinant, c'est l'itinéraire à rebours où au fur et à mesure du chemin parcouru: L'arbre de vie (5); La ligne rouge (3); La balade sauvage (1); Les moissons du ciel (2) et Le nouveau monde (4) dans le désordre, des clés de lectures complémentaires s'offraient à moi.
Il y a notamment un contraste entre la nature (flore et faune sauvages) dans le "nouveau monde" et celle domestiquée, close, enfermée, dans l'ancien (exemple: les animaux en cage lors de la rencontre avec le Roi, les jardins coupés au cordeau, les arbres taillés par l'homme...).
Un très beau film qui en est devenu mon film du mois en juin.

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Re: Les cinitinéraires de Wontolla

Messagepar wontolla » 13 juil. 11, 11:54

- The Anderson Tapes (Le gang Anderson), Sidney Lumet, 1971 (TCM)
Ce n’est pas la première fois que je vois ce film. Il y a de plus grands Lumet mais ce film où Sean Connery (dans un rôle bien différent de The Offence) incarne le rôle d’un chef de gang qui va cambrioler tout un immeuble... sous surveillance (d’où le nom original du film... et où l’on voit à la fin l’effacement des bandes enregistrées). D’étage en étage on découvre des appartements, leurs occupants, la façon dont ils réagissent au cambriolage de leurs bien, les gangsters masqués, leurs doutes... Revu donc avec beaucoup de plaisir sur TCM à l’occasion du cycle Lumet.

- Running on Empty, (A bout de course), Sidney Lumet, 1988 (TCM)
A celui-là, je ne le connaissais pas du tout. C’est donc grâce à des forumeurs que je me suis intéressé à ce film. Chance: il était diffusé par TCM qui m’a donc permis de le visionner (le DVD est commandé et arrive demain).

S’appuyant, semble-t-il sur un événement « réel » le film (analysé notamment dans l’excellent numéro 48 de Eclipsesconsacré à Sidney Lumet permet de découvrir comment des enfants sont concernés bien malgré eux par les conséquences d’actes de leurs géniteurs mais surtout comment ceux-ci deviennent eux-mêmes otages - d’une certaine façon - de cette société qu’ils condamnaient. En effet, toute leur vie est désormais conditionnée à la traque dont ils font l’objet. Ils ne pourront jamais être que « réactifs » et non pro-actifs. Ils ne pourront désormais plus gérer leur existence que comme une triste et pale copie des attitudes non consuméristes qu’ils promouvaient lors de leur combat politique (qui eut des conséquences tragiques). Le père, Judd Hirsch (que l’on a pu voir il y a quelques années dans la série NUMB3RS) est lu-même en train de reproduire dans sa cellule familiale et particulièrement vis-à-vis de son fils ainé (remarquablement interprété par River Phoenix (un acteur que j’apprécie beaucoup - que j’aime à revoir - et dont la mort prématurée m’a beaucoup touché).

Ce dernier quitte donc la cellule familiale (et le quasi road movie dans lequel il était embarqué) pour tendre vers une autre vie, amoureuse, mais aussi musicale (celle que sa mère n’a pu vivre et que son père rejette). La fin du film est à la fois déchirure et espérance. Un très beau film.

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Re: Les cinitinéraires de Wontolla

Messagepar wontolla » 20 juil. 11, 17:36

Je reprends mes cinitinéraires!
Comme je l’ai déjà écrit: ce sont les films ou les chroniques. Idéalement, il me faudrait les faire à chaud... mais quand la lampe du projecteur est chaude... je continue à satisfaire mes plaisirs solitaires... ou en groupes si nous regardons un film à quelques-uns.
Donc, les chroniques à froid, avec la mémoire qui flanche... bof.

- Taking Woodstock (Hôtel Woodstock), Ang Lee, 2009 + les bonus
C’est un ami qui m’avait signalé l’existence de ce film de Ang Lee. Sorti donc 40 ans après Woodstock! J’avais 17 ans à l’époque.
Que dire sinon que j’ai pris énormément de plaisir à découvrir cet événement par le regard de Elliot Tiber, joué par le comique Demetri Martin dans un rôle à total contre emploi. Imelda Staunton joue une mère juive plus vraie que nature; Herny Goodman (qui joue aussi dans la série Numb3rs), le père. Le fils et le père se décarcassant pour venir en aide à leur mère/épouse désargentée (enfin, on verra ce qu’il en est au cours du film!).

Liev Schreiber joue à merveille le rôle de Vilma, gay - probablement - et travesti (sûrement).
Est surtout remarquable Jonathan Groff qui habite littéralement le personnage de Michael Lang, jusqu’à la ressemblance physique

Michael Lang:

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Jonathan Groff
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Un très agréable moment, un retour dans le temps vers une époque révolue (à jamais ?) où l’on croyait que l’on pouvait révolutionner le monde par la paix et l’amour.

- Earth vs. the Flying Saucers (Les soucoupes volantes attaquent) Fred F. Sears, 1956
Nous avons regardé ce nanar avec quelques amis, début juillet, après avoir vu un extrais de Mars Attack question de voir l’hommage de Tim Burton. Avouons, le film date un peu mais manifeste les préoccupations d’alors. C’était aussi question de voir les effets spéciaux de Ray Harryhausen (Dans les bonus, l’interview/rencontre avec Tim Burton est excellente!) qui pour une fois n’anime pas des animaux mais des soucoupes.
Pour le fun, j’avais formé une grande soucoupe avec deux plats ronds...

dans lesquelles j’avais mis des :
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pour servir à mes invités durant l'entracte (hosties et soucoupes volantes en même temps,... c'est sûr :uhuh: que cela en jette :fiou: ).

- Les amours imaginaires, Xavier Dolan, 2010 + les bonus
Le mec n’est pas apprécié par tous, certains le trouvent poseur: perso, je trouve qu’à 20 ans il se débrouille pas mal. J’avais été troublé par J’ai tué ma mère. Alors, il y a des tics (les ralentis notamment) mais malgré cela cette histoire d’un improbable trio ou triangle inamoureux m’a passionné. Niels Schneider qui avait un rôle moins important dans le film précédent excelle dans ce personnage énigmatique et sans amour. Ambigu sans s’en rendre compte. Si hétéro qu’il ne se rend pas compte de la charge affective et sexuelle qu’il dégage vis-à-vis de Francis (Xavier Dolan) et de l’attirance qu’il exerce auprès de marie (Monia Chokri).
A noter un courte apparition à la fin du film, d’un autre de mes acteurs fétiches, Louis Garrel, qui lui aussi... jouera le rôle d’un séducteur (qui s’ignore ? ou qui ignore les autres, imperturbable dans son aséité!

- The passenger (Professione: reporter), Michelangelo Antonioni 1975
Acheté ce film récemment et regardé tout aussi vite suite aux messages postés par plusieurs sur ce forum. Un excellent Jack Nicholson en quête d’une identité et qui jouera le rôle d’un homme dont il usurpe l’identité. Hasard d’une rencontre et d’une mort qui lui permettront de vivre quelques temps une existence inattendue qui le conduira à une délivrance qui nous vaut une très beau et long plan séquence à la fin du film après une rencontre avec Maria Schenider qui passera dans sa vie comme un ange.
Entre le vide du désert et celui de sa vie, lui qui cherchait l’événement sera désormais à leur merci. Sa vie se calquant sur l’agenda d’un autre et sur les conséquences de rencontres imprévues et imprévisibles pour celui qui ne savait pas.
Au plan technique, je me suis demandé comment le plan séquence a pu être réalisé (la caméra qui passe à travers les barreau pour faire demi-tour).
Spoiler (cliquez pour afficher)
Je ne vois, pour l’instant qu’une hypothèse: utiliser des barreaux souples et mobiles d’une part et un mur pouvant s’ouvrir à l’endroit des barreaux pour laisser passer la caméra et ensuite se refermer pour le retour de celle-ci.


- J’ai tué ma mère" de Xavier Dolan (2009) + les bonus
Revu avec un ami qui m’a demandé de le voir après avoir découvert l’avant-veille, chez moi Les amours imaginaires.
Je reprends ici en gros ce que j’en écrivais en janvier dernier:

J’ai été tour à tour curieux, étonné, furieux, mécontent, joyeux, triste, bluffé, interpellé par ce film. A noter le savoureux accent du Québec (avec sous-titrage désactivable sur certains passages) et les expressions typiques: « J’ai mis une brassée dans la laveuse ! ».
Convenons tout de go que s’agissant d’un premier film il y a des erreurs de jeunesse (et vu l’âge de Dolan, c’est même au sens littéral). Ainsi de certains effets, d’emprunts ou de citations d’autres films/réalisateurs. J’avais l’impression qu’à certains moments l’utilisation de la musique me semblait copier celle de In the mood for love tout en songeant que n’est pas Wong Kar-wai qui veut.

Je trouvais le conflit mère/fils, fils/mère très exagéré (j’y reviendrai plus bas) mais j’étais interpellé par ces expressions d’amour/haine entre un fils de 16/17 ans et sa mère qui l’élève seule. Celui-ci outre la gestion de son identité sexuelle et sa quête affective est en recherche d’autonomie. Entre sa mère (extraordinaire Anne Dorval), son chum, sa professeure, le pensionnat, son père (quasi absent), l’aventure/amitié avec Eric - au collège, les conséquences de l’homophobie, ce n’est pas simple pour Hubert.

J’ai supposé qu’il devait y avoir une part autobiographique dans le film et je me disais:
- « Xavier, es-tu occupé à rendre compte de ton passé ou à régler tes comptes avec lui » ?
- «  Xavier, tu es auteur, réalisateur, producteur, acteur..., c’est beaucoup, il te faudra probablement apprendre la démaîtrise... mais en même temps, c’est ton premier film et tu n’as pas fait d’école de cinéma. Bravo donc. »

Donc surprise, irritation durant le film, mais, à la fin, globalement séduit, malgré mes réserves.

Je reviens sur l’exagération du conflit mère/fils. En lançant ce fil, après avoir vu Tarnation, il est probable que moi aussi, sur le versant descendant de ma vie, je suis occupé à ma petite démarche cathartique ! J’ai déjà parlé de ma mère (décédée en 2001, après la mort de mon frère puîné). Aucune commune mesure entre celle-ci et celles des films d’Honoré et de Dolan. N’empêche, me reviennent des conflits à la mémoire. Quand j’avais 17/18 ans, lors d’une querelle, celle qui m’avait dit un jour que je n’étais pas désiré (Votre père ne s’est pas retiré à temps) m'interpelle: « Mais que voulez-vous? Nous faisons tout pour vous! Nous vous avons offert le Larousse en dix volumes, vous laissons faire des études,...». Moi de répondre: « Ce que je veux ? Un peu de tendresse et d’amour !» Elle: « Tendresse! Amour! Encore des idées que vous avez apprises à l’école! Et que vous allez donner à votre frère et votre soeur! Cela vaut bien la peine de vous envoyer à l’école pour apprendre cela !»
Songeant à l’échange entre Hubert et sa mère
Lui: Que feras-tu si je meurs aujourd’hui?;
elle: Je mourrai demain!.

Ma mère et moi, à dix-huit ans:
Elle: Vous allez me faire mourir
moi: Eh bien j’irai à ton enterrement.
Trente ans plus tard, c’est moi qui présidait la messe de ses funérailles!

On comprendra donc, finalement, que je n’ai plus trouvé que Dolan exagérait dans la façon de rendre compte du conflit mère/fils, mais aussi que je suis probablement trop impliqué pour avoir un jugement objectif sur ce film, sur la gestion de la haine/amour et, j’y reviens, pourquoi j’ai été bouleversé par Tarnation.

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Re: Les cinitinéraires de Wontolla

Messagepar wontolla » 20 juil. 11, 18:15

- Mildred Pierce (Michael Curtiz, 1945)
J’avais un petit coffret consacré à Joan Crawford. Un de mes invités me demande si l’on peu regarder l’un des films. Je lui laisse choisir et il jette son dévolu sur ce film.
A la fois roman social et policier (oui, oui !) mais aussi un grand et beau drame qui n’est pas sans lien avec la vie personnelle de Joan Crawford.
La scène de début est excellente car il nous titille durant tout le film, nous entraînant sur une piste de traverse.
Historie d’autant plus piquante que Bette Davis avait refusé ce rôle.
Si Zachary Scott et Jack Carson sont excellents dans leurs rôles respectifs, c’est celui d’Ann Blyth qui m’a bluffé. Elle devait avoir 16 ans au moment du tournage et elle joue à merveille le rôle d’une pré-adolescente, garce de chez garce et qui le restera tout au long du film. Ce fut pour moi le temps d’une adorable détestation de ce personnage.

S’il n’y avait eu The Passenger, j’aurais pu en faire mon film du mois.

- The Offence (Sidney Lumet, 1972) et le documentaire sur Joan Crawford (en bonus du DVD de la veille).
Revu avec des amis avec toujours autant d’émotion (film déjà chroniqué un peu plus haut).
Le documentaire sur Joan Crawford est passionnant.

- Atmen le premier film de Karl Markovics (2011) [43e Quinzaine des réalisateurs].
Alors là, une véritable claque qui risque de laisser The Passenger sur le côté dans le titre de film du mois.
Je l’ai découvert à la Cinémathèque, où il concourait dans le cadre du cycle « Age d’’or et Cinédécouvertes ».
L’intrigue:
Roman Kogler, 18 ans, a déjà purgé la moitié de sa peine dans un centre de détention pour mineurs et pourrait être libéré sur parole. Il a cependant peu de chances : il n'a aucune famille et ne s'adapte pas en société. Après de nombreuses tentatives, il trouve un travail de réinsertion à la morgue de Vienne. Un jour, il tombe sur le cadavre d'une femme qui porte son nom de famille. Même s'il découvre vite que ce n'est pas sa mère, Roman part alors à la recherche de son passé et de sa mère.


Quelques photos:
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J’ai été bluffé par ce premier film, par le jeu des acteurs, par l’histoire, par cette quête d’une mère, par le changement des relations humaines permis par la toilette d’un cadavre, par l’histoire d’une cravate, d’un pull qui étouffe, le milieu carcéral, les fouilles au corps, la rencontre dans un Ikéa, l’histoire d’un corbillard qui arrive trop vite, le nettoyage des cercueils, le rejet par les condisciples de celui qui touche les morts...

Un film à découvrir absolument.
NB: Il a obtenu le prix du public de la Cinémathèque.

- Hors Satan de Bruno Dumont (2011).
Le lendemain, je suis retourné à la cinémathèque pour voir ce film de Dumont (dont je n’avais vu jusqu’à présent que Flandres.
J’ai été déstabilisé ou plutôt déconcerté par ce film qui a obtenu le prix du jury.
Alors, bon il a été primé. J’ai raté quelque chose; il faudra que je le revoie.
J’écrivais à un ami cinéphile après avoir vu le film:

Quant à Dumont ?
Déconcertant (l'avais-tu vu ?).
Je ne connaissais que Flandres.
On y retrouve les paysages - très bien filmés - ici, le "personnage" principal.
Les "gueules", pas belles, pas hideuses, des "gueules"...
Pas de musique.
Un texte qui tiendrait sur deux pages A4 pour tous les dialogues !

Mais un film trop long.
Trop hermétique. Bizarre. "religieux ?" (du côté du bien/mal ?).
Une histoire d'exorciste ?
L'humain dans ce qu'il a de vil, de mauvais, de noir.
Des paysages à couper le souffle.
Des copulations (peu et moins brèves que dans Flandres) sauvages.
Mais dans une nature sublime et sublimée malgré un "mal" sourd et présent.

J'ai coté à 2,5/5 entre les eux, car j'étais balancé.
J'ai l'impression que Dumont a voulu faire du "Dumont" et c'était peut-être "too much".

J’ajouterais que durant le film j’ai songé à la série True Blood où il y a aussi une historie d’exorcisme mais surtout la même dynamique où le vampire Bill vient au secours de Sookie.

Mais j’irai revoir le film. Ce n’est pas la première fois que cela m’arrive: être intrigué et ensuite beaucoup aimer (ou l’inverse d’ailleurs).

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Re: Les cinitinéraires de Wontolla

Messagepar wontolla » 23 juil. 11, 15:09

- About Elly Asghar Farhadi (2009)

J’ai vu ce film à deux reprises à quelques jours d’intervalle.
Il y a une semaine, des amis s’annoncent pour passer une soirée et souhaiteraient voir About Elly: j’ouvre mon salon, ils apportent le repas et le vin. Aussitôt proposé, aussitôt accepté. Après avoir vu Une séparation, il me tardait de voir le précédent.

Un banal week-end entre amis et connaissances issus de la classe moyenne iranienne va tourner au cauchemar. Deux vies sont en jeu. Mais il y a aussi un autre jeu: amoureux, relationnel, autour d’Elly. Une jeune iranienne que des amis, croyant bien faire, veulent proposer à un de leur amis iranien qui vient de divorcer. Les choses ne se passeront pas comme souhaité: le logement réservé n’est plus libre. Une personne que l’on pensait l’être ne l’est pas !
Comme dans Psycho, une héroïne disparaît au premier tiers du film environ mais son absence ne la rendra que plus présente: « une absence réelle » si l’on me permet un private joke professionnel.
Où l’on découvrira que de petits mensonges en omissions, les relations dérapent; les images des uns et des autres se brouillent. Les questions d’honneur de l’une et de l’un seront « en jeu »; celle de la vérité, jamais véritablement dévoilée (comme dans Une séparation, d’une certaine façon) qui se terminera dans l’enlisement !

J’ai été tellement impressionné par ce film (le bonus est éclairant, avec notamment la question de l’artificialité du port du voile par les actrices pour les scènes d’intérieur, sur les questions de censure et le dépassement de celle-ci par son respect même) qu’en en parlant à des ami(e)s, on s’est retrouvé quelques jours plus tard pour (re)voir le film !

- L’homme qui voulait vivre sa vie Eric Lartigau (2010)
C’est ce soir là que l’un de nous me parle du film de Lartigau et me propose de me le prêter. S’agissant de l’acteur Romain Duris, dont j’ai déjà écrit ici beaucoup de bien, il y a toujours, pour moi, le risque de la partialité...
Je suis entré dans cette histoire qui n’était pas sans me rappeler celle de The passenger.
Bien entendu on ne joue pas dans la même cours et il serait bien difficile d’égaler, d’atteindre ou de prétendre quelque comparaison avec Antonioni.
N’empêche, le divertissement fut tel que j’ai commandé le BR qui devrait arriver lundi !

- La ligne rouge (Terrence Malick)
Ces amis, sachant que je possédais le BR de La ligne rouge, me proposèrent de venir le regarder chez moi quelques jours plus tard; eux m’invitant, cette fois-ci à souper chez eux.
Ce fut pour moi une nouvelle claque. Il faudrait pouvoir montrer ce film à tous les jeunes américains avant qu’ils n’entre dans des bureaux de recrutement pour signer un engagement.
Remarque: mon ami a beaucoup aimé le film qu’il revoyait pour la troisième fois; sa compagne qui le découvrait était plus mitigée. Elle n’était pas vraiment en accord avec la femme telle qu’elle apparaissait dans l’imaginaire du soldat.


- Le grand détournement (Michel Hazanavicius et Dominique Mézerette, 1993)

Vu ce petit divertissement sur mon MacBook Pro dans le train, hier. Que dire ?
Qu’il me sera maintenant bien difficile de revoir des classiques comme Les hommes du président sans que me viennent d’autres dialogues à l’esprit!

- Find Me Guilty (Jugez-moi coupable, Sidney Lumet, 2006).
Le soir j’ai regardé de film avec Vin Diesel dans un rôle à total contre-emploi de ses rôles habituels.
Tiré d’une histoire véridique (là aussi les bonus sont très éclairants), je me suis laissé entraîné dans une très forte empathie pour tous ces mafieux et en particulier Giacomo DiNorscio. J’avais vu, je ne sais plus quand la deuxième partie de ce film, en français je crois, et je souhaitais le voir en entier.
Une passion actuelle pour Lumet me fit acheter le film... et de fil en film...

Pas le plus grand Lumet mais des jeux d’acteurs excellents. Un bon film: divertissant et intelligent.

****

Un petit mot des séries (et un jour, promis, juré, je fais un topo sur les séries): j’entre dans la deuxième saison de True Blood et je suis arrivé au 9e épisode de la 5e et avant-dernière saison de Dawson.

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Re: Les cinitinéraires de Wontolla

Messagepar wontolla » 23 juil. 11, 22:26

J'ai regardé avec un ami cinéphile durant cette journée pluvieuse Le Soupirant de Pierre Etaix (Cela me fait songer que j'ai oublié de signaler que j'avais vu le 14 juillet Tant qu'on a la santé).
Ensuite, je lui ai proposé d'entrer dans l'univers de Malick: Badland et ensuite Days of Heaven. Il vient de partir en me disant combien il avait apprécié chacun des trois films. On poursuivra donc l'itinéraire Malick.

Il me restera à faire écho prochainement des deux films de Pierre Etaix.

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Re: Les cinitinéraires de Wontolla

Messagepar wontolla » 25 juil. 11, 18:13

Le 6 février 2011, wontolla a écrit :(...)
Aussi, pour me préparer, j'ai regardé cette après-midi, l'original de Henry Hathaway (1969, titre français: Cent dollars pour un shérif) que j'avais acheté en ayant à l'esprit de comparer les deux films. Je n'avais jamais vu l'original. J'ai profité des soldes Pixmania Belgique: 2,20 euros le DVD.

NB: Petit problème irritant: un défaut, invisible de pressage - est-ce cela qui a entraîné les soldes ? faudra que je teste d'autres DVD - bloque le disque vers 1h30. Seule solution, passer au chapitre suivant, revenir en arrière et accepter de perdre 2 minutes du film. Impossible de récupérer avec un logiciel de récupération. Je vais tenter de le faire échanger... mais pas sûr que cela fonctionne pour les soldes.

J'ai donc fait appel au SAV qui m'a demandé de renvoyer mon DVD (début février).
Ils m'ont renvoyé le DVD arguant qu'il était en mauvais état (et de fait, celui qu'ils m'ont renvoyé était comme passé dans une rape à fromage).
J'ai réclamé et on m'a demandé de renvoyer à nouveau. Ce que j'ai fait début mars.
Ensuite ils m'ont écrit qu'ils avaient reçu mon colis sans rien dedans !
J'ai de nouveau réclamé à plusieurs reprises.
Finalement j'ai dit que je posterai sur le site les arnaques.
Une médiatrice m'a alors contacté début mars en vue de trouver une solution.
Après plusieurs échanges de mars à mai, il est apparu que l'on ne pouvait pas me remplacer le DVD car il n'était plus stock.
En réalité il l'était mais sous une autre référence et plus cher (le prix passait tour à tour de 9,99 à 19,99 et même à 29,99) mais comme ce n'était pas la même référence que celle de mon achat (qui était dans le cadre des soldes) pas moyen de m'envoyer ce DVD !

Plusieurs coups de téléphone, très courtois en mai et juin. J'ai tenté d'expliquer à la médiatrice que les divers traitements par le SAV, nos échanges entre elle et moi, toute l'administration devaient coûter pas mal à Pixmania et bien plus que la valeur actuelle du DVD sur le site.

J'étais invité à patienter.
La semaine dernière, de guère las, j'ai acheté le BR à la Fnac.

J'ai contacté la médiatrice cette après-midi.
Pixmania accepte finalement de me rembourser.
Cela se fera par un crédit sur ma carte Visa.
Je viens de recevoir le courriel me confirmant que l'autorisation de remboursement de 2 euros 18 était lancée !

Je suis peut-être une exception, mais il semble donc que le SAV Pixmania n'a pas la souplesse d'Amazon, par exemple !

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Re: Les cinitinéraires de Wontolla

Messagepar wontolla » 1 août 11, 17:35

Il est plus que temps de désigner mon film du mois de juillet.
En attendant, pour ne pas en perdre mémoire, je répertorie déjà les films vus et revus (en bleu, ceux revus et déjà recensés):
- Tant qu'on a la santé de Pierre Etaix (j'avais oublié de l'indiquer, vu le 14/7)
- About Elly vu le 15/7 avec un ami (film déjà recensé) et revu le 18/7 avec d'autres amis !
- L'homme qui voulait vivre sa vie (déjà recensé et acheté depuis en BR) prêté par un couple qui était venu la veille pour About Elly
- La ligne rouge de Malick (déjà recensé et revu à la demande d'un couple d'amis déjà venus pour Asghar Farhadi !
- Le soupirant de Pierre Etaix, Badland et Days of Heaven de Terrence Malick, le 23/7 avec un ami à qui je souhaitais faire découvrir l'univers de Terrence Malick.
- Le lendemain, 24/7, des voisins et amis sont venu passer la soirée avec Chloé d'Atom Egoyan.
- Le surlendemain, vu, chez un ami phocomèle [sa maman avait pris du softenon (Thalidomide) durant sa grossesse] que j'aidais dans une installation informatique, le film Affaire de famille (Claude Drexel, 2008) à la TV (enregistré la veille sur le câble et regardé en attendant la fin d'un backup TimeMachine).
- Le 27/7, Stranger in the train (Hitchcock, 1951)
Le 28, Forbidden Planet (Fred M. Wilcox, 1956) suivi le soir de What's Up, Doc? de Peter Bogdanovich (1972).
Le 30, toujours avec l'ami qui souhaitait découvrir Malick, je revois The Thin Red Line (1998) et The New World (2005).
Je termine le mois en beauté avec le même ami pour The tree of live qu'il découvre à l'UGC... et que je revois pour la sixième fois !

En août, c'est un peu relâche jusqu'à présent !
- Le déjeuner du 15 août, (Pranzo di ferragosto, Gianni Di Gregorio, 2008)
- Je veux seulement que vous m'aimiez (Ich will doch nur, daß ihr mich liebt, R. W. Fassbinder, 1976)
- Sailor et Lula (Wild at Heart, David Lynch, 1990)
- Les sentiers de la gloire (Paths of glory, S. Kubrick, 1957)
- Network, Sidney Lumet, 1976
Dernière édition par wontolla le 26 août 11, 10:21, édité 1 fois.