Votre film du mois d'Octobre 2009

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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serlo
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Re: Votre film du mois d'Octobre 2009

Messagepar serlo » 3 nov. 09, 10:41

Pour ma part j'ai visionné très peu de films ce mois ci (une dizaine), toutefois j'en retiendrais deux que j'ai trouvé particulièrement géniaux.

Premièrement, et c'est mon film du mois, Le Sacifice d'Andreï Tarkovski.

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C'est peut être mon Tarkovski préféré (et le seul que je n'avais pas encore vu à part ses courts métrages). Inutile de préciser que le film est visuellement à tomber, et si je le précise c'est uniquement parce qu'il m'est difficile d'en parler plus en profondeur. Les personnages sont également magnifiques de complexité et d'humanité, dans leurs qualités comme dans leurs défauts. L'idée centrale du film (le sacrifice du personnage principal) est difficile à interpréter, pour moi il consiste en la destruction de l'idée du bonheur qu'il s'était faite (une maison isolée à la campagne, dans laquelle il vit en compagnie de son fils), qu'il a atteint, et donc à un moyen radical de repartir sur de nouvelles bases, ainsi qu'au besoin de mettre en place une séparation entre lui et ses proches, dont il ne peut plus supporter la proximité.
Bon, je suis peut être à côté de la plaque, en tout cas je dois dire aussi que la scène dans laquelle la Vierge lui donne le courage d'accomplir son sacrifice en lui faisant l'amour m'a particulièrement ému.

Autre film génial vu en ce mois d'octobre : Martin de George Romero

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Idem, c'est peut-être mon Romero préféré, tout le film se déroule du point de vue de Martin, jeune garçon qui imagine être un vampire (mais qui n'a aucun des symptômes du vampire généralement décrit au cinéma), sans que l'on ne sache jamais s'il en est vraiment un ou s'il s'en est simplement persuadé.
Du fait qu'il se déroule entièrement du point de vue de Martin, personnage complètement déconnecté du réel, le film se déroule un peu comme un rêve. Il y a beaucoup d'ellipses, les éléments qui font avancer la narration ne sont jamais introduits mais simplement propulsés dans le film, pour montrer que Martin n'a pas la maîtrise de la réalité, que les évènements se déroulent trop vite pour lui. Les nombreux flashbacks de son passé de vampire et l'étrange ambiance sonore participent aussi à faire du film un rêve éveillé.
Comme souvent chez Romero, derrière son apparence de film de série B se cache en fait une étude psychologique du personnage. La question n'est jamais de savoir si Martin est un vampire ou non, on nous montre simplement les difficultés d'un jeune homme à vivre une vie sociale et sentimentale normale.