Ce "Giallo" m'intéresse effectivement grâce à son casting.
Je vais donc revoir "Card Player" car je l'avais abandonné au bout d'une demi-heure...
Jordan White a écrit:A mes yeux, Card Player est quasiment son chef-d'oeuvre, en tout cas je le place très haut- le plan final est peut-être le plus beau qu'il ait fait- à la même hauteur que Profondo Rosso. Bien au dessus de Suspiria, sans aucun doute, mais les films sont si différents que la comparaison n'a peut-être pas lieu d'être, et au vote à main levée, Card Player se prendrait une branlée, alors qu'il me touche bien plus.
Je trouve qu'avec Card Player, Argento se réinventait au moment où je ne m'y attendais plus après la monstrueuse déception Non Ho Sonno et ses deux heures qui m'ont bien fait bailler. Vu à l'époque en salle, j'avais même trouvé la séquence dans le train pas forcément terrible (dans le sens géniale), et je m'étais assoupi avant quelques passages bien réalisés mais ne parvenant malgré tout pas à relancer définitivement mon intérêt et encore moins un quelconque plaisir (le plan sur le tapis, la scène de nuit avec la tête contre le mur, etc). J'avais trouvé l'exercice de style bien vain jusqu'à l'accélération de fin (ironique) du générique.
J'ai en revanche apprécié son film Jennifer. Violent, torturé, mais aussi attirant, bien réalisé et soigné dans ses effets. La Terza Madre est un tel feu d'artifices partant en tous sens, baroque, enlevé, maladroit, bancal à plus d'un titre mais aussi tellement libre, qu'il paraît être réalisé sans contraintes en reprenant des thématiques chères au cinéaste, tout en se permettant des trucs qu'il est un des seuls à se permettre aujourd'hui (la scène de la bibliothèque, qu'un autre metteur en scène n'aurait peut-être même pas voulu ou osé tourner). Je n'ai ressenti aucune contrainte en voyant ce film fou, osé, imparfait mais mettant en scène de belles séquences. Avec Giallo j'espère qu'il y a aura des scènes fortes, des moments qui susciteront des réactions, quelles soient négatives ou positives, mais surtout pas de l'indifférence.
J'ai confiance dans le casting. C'est déjà ça.















