Top Ridley Scott

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés après 1980

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AtCloseRange
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Re: Top Ridley Scott

Messagepar AtCloseRange » 28 avr. 14, 19:50

El Dadal a écrit :
AtCloseRange a écrit :
Thaddeus a écrit :2. Il y a peu de choses que j'aime plus qu'un réalisateur qui me surprenne, qui sorte de son pré carré, qui ose de nouvelles choses, qui se remette constamment en question. Faire un film "contre" le précédent, se démarquer de ses propres identifiants, voilà l'une des approches artistiques les plus précieuses qui soient. On va sans doute écarquiller les yeux face à ce que je vais dire mais voilà : je crois en forçant un peu le trait que j'adore voir un grand film derrière lequel je ne saurais reconnaître le réalisateur, car cela signifie que celui-ci n'est pas inféodé à son univers, qu'il ne lui obéit pas, qu'il réfléchit à son film seul plus qu'à ce que l'on attend de lui. Combien de fois a-t-on pu lire qu'on reconnaît un grand réalisateur à l'identité unique qu'il injecte à un plan ? Combien de fois a-on-pu lire qu'"un grand cinéaste réalise toujours le même film" ? Je suis en total désaccord avec ces affirmations. L'un des qualités premières d'un metteur en scène, selon moi, est de prendre des risques, de chercher à faire évoluer son langage, de ne pas se laisser enfermer dans son univers justement - d'une certaine manière, de tenter de "ne pas se faire reçonnaître". Il n'y a rien de pire que la formule.

Et combien de grands réalisateurs font ça?
Quasiment aucun.

Howard Hawks? Richard Fleischer? Robert Wise? William Friedkin? Bertrand Tavernier? Ce ne sont que les premiers noms qui me viennent, je suis certain qu'il y en a un paquet à ne pas se laisser enfermer.

Dans le cinéma classique, c'était effectivement (par la nature du système) encore le cas mais si on se base justement sur tous les grands réalisateur arrivés à partir de la Nouvelle Vague, la plupart des grands ont quasiment tous des signatures évidentes (Bunuel, Bergman, Fellini, Visconti, Tarkovski, etc...)
Et de toute façon, il y a une différence entre prendre des risques et renier ce qui a fait ce qu'on est. Le seul exemple relativement récent qui me vienne vraiment à l'esprit, c'est Match Point (je sais d'ailleurs que Strum est raccord avec moi sur cet exemple) et c'est bien pour ça que le film ne me plaît guère. C'est du Woody qui le ne lui ressemble quasiment pas. A quoi bon?

Et pour reprendre tes exemples, j'aurais bien du mal à déceler un auteur au sens traditionnel du terme chez Wise ou Fleischer. De très bons réalisateurs capables de faire ponctuellement des grands films mais pas des auteurs de mon point de vue.
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Thaddeus
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Re: Top Ridley Scott

Messagepar Thaddeus » 28 avr. 14, 19:51

Outre ceux cités par El Dadal, je pourrais ajouter Coppola comme l'a indiqué Demi-Lune, mais aussi Bergman, Eastwood, Kazan, Truffaut, Spielberg, Huston... Je pense que je pourrais en citer plein : beaucoup de mes réalisateurs préférés sans doute.

Même un artiste à l'identité aussi marquée que Cronenberg a su faire muter son expression, et c'est l'un des aspects les plus remarquables de sa filmographie. On peut penser ce qu'on veut de ses derniers films, mais au moins il cherche à ne pas se laisser enfermer. Chaque film est un peu différent du précédent et s'éloigne toujours plus de ce qu'il a déjà fait. Et voilà comment, tout en préservant intacte la cohérence de son corpus thématique, il réalise aujourd'hui des films très différents, voire carrément opposés, à ceux qu'il faisait il y trente ans. Il ne s'agit pas du tout d'un reniement mais d'une évolution qui donne toujours plus d'ampleur, de force et de perspectives à son oeuvre. Son parcours est un peu un exemple dans l'idée que je veux faire passer.

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Re: Top Ridley Scott

Messagepar Gounou » 28 avr. 14, 19:51

AtCloseRange a écrit :C'est du Woody qui le ne lui ressemble quasiment pas. A quoi bon?

Je sais que tu es d'accord avec toi-même là-dessus, mais à part ça... pour moi c'est faux.
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Re: Top Ridley Scott

Messagepar AtCloseRange » 28 avr. 14, 19:54

Thaddeus a écrit :Outre ceux cités par El Dadal, je pourrais ajouter Coppola comme l'a indiqué Demi-Lune, mais aussi Bergman, Eastwood, Kazan, Truffaut, Spielberg, Huston... Je pense que je pourrais en citer plein : beaucoup de mes réalisateurs préférés sans doute

Vu tes exemples, on ne parle donc pas du tout de la même chose (il n'y rien qui ressemble plus à un film de Truffaut qu'un autre Truffaut et ce quelque soit le genre) donc pas vraiment la peine d'en discuter.
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Re: Top Ridley Scott

Messagepar Thaddeus » 28 avr. 14, 19:56

AtCloseRange a écrit :Bergman, Fellini

J'ai cité Bergman dans mes exemples justement, j'aurais pu citer Fellini même si c'est moins évident.
Mais entre les chroniques estivales genre Monika, puis les introspections avant-gardistes à la Persona, puis les analyses sur l'oreiller genre Scènes la vie conjugale, jusqu'à l'ampleur romanesque de la fresque familiale de Fanny et Alexandre, j'ai du mal à voir en quoi Bergman décline toujours la même expression. Voilà l'exemple même de l'artiste qui a exploré à peu près tout le spectre de l'expression cinématographique.
Fellini, c'est un peu la même chose. Partir du néoréalisme "fantaisiste" de La Stada pour arriver aux fantasmagories délirantes d'un Satyricon, ce n'est pas ce j'appelle une stagnation.

EDIT :
AtCloseRange a écrit :
Thaddeus a écrit :Outre ceux cités par El Dadal, je pourrais ajouter Coppola comme l'a indiqué Demi-Lune, mais aussi Bergman, Eastwood, Kazan, Truffaut, Spielberg, Huston... Je pense que je pourrais en citer plein : beaucoup de mes réalisateurs préférés sans doute

Vu tes exemples, on ne parle donc pas du tout de la même chose (il n'y rien qui ressemble plus à un film de Truffaut qu'un autre Truffaut et ce quelque soit le genre) donc pas vraiment la peine d'en discuter.

Ça vaut mieux, en effet. :wink:

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Re: Top Ridley Scott

Messagepar Thaddeus » 28 avr. 14, 20:09

AtCloseRange a écrit :Et de toute façon, il y a une différence entre prendre des risques et renier ce qui a fait ce qu'on est.

C'est aussi ce que je dis.

Le seul exemple relativement récent qui me vienne vraiment à l'esprit, c'est Match Point (je sais d'ailleurs que Strum est raccord avec moi sur cet exemple) et c'est bien pour ça que le film ne me plaît guère. C'est du Woody qui le ne lui ressemble quasiment pas. A quoi bon?

Et pourquoi pas, si le film est bon ? En fait, tu n'aimes pas le film non pas parce qu'il serait mauvais (ce que bien sûr, il n'est pas, et c'est un euphémisme), mais parce qu'il ne correspond pas à l'idée que tu te fais de Woody Allen ?
Si je comprends bien, il faut donc surtout que les auteurs restent bien sagement dans leurs petites cases, qu'il ne surprennent jamais, et qu'il fassent exactement ce que l'on attend d'eux ? Ok.

Pour ma part et je le répète, j'attends d'un réalisateur qu'il fasse un bon, voire un grand film, et non qu'il se conforme à l'idée qu'on se fait de lui. Honnêtement qu'il soit un "auteur" ou pas, que chaque film se place parfaitement à la petite place du puzzle pour qu'on puisse dire à la fin que l'ensemble est harmonieusement cohérent et que, décidément, l'artiste en question est toujours resté fidèle à lui-même sans dévier d'un iota de sa ligne, tout ça je m'en balance un peu. Et je préfère largement un cinéaste réalisant de grands films qui n'ont aucun rapport les uns avec les autres, qu'un "auteur" dont l'œuvre parfaitement cohérente - et si peu surprenante - n'est composée que de films moyens.

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Re: Top Ridley Scott

Messagepar AtCloseRange » 28 avr. 14, 20:19

Thaddeus a écrit :
AtCloseRange a écrit :Et de toute façon, il y a une différence entre prendre des risques et renier ce qui a fait ce qu'on est.

C'est aussi ce que je dis.

Le seul exemple relativement récent qui me vienne vraiment à l'esprit, c'est Match Point (je sais d'ailleurs que Strum est raccord avec moi sur cet exemple) et c'est bien pour ça que le film ne me plaît guère. C'est du Woody qui le ne lui ressemble quasiment pas. A quoi bon?

Et pourquoi pas, si le film est bon ? En fait, tu n'aimes pas le film non pas parce qu'il serait mauvais (ce que bien sûr, il n'est pas, et c'est un euphémisme), mais parce qu'il ne correspond pas à l'idée que tu te fais de Woody Allen ?
Si je comprends bien, il faut donc surtout que les auteurs restent bien sagement dans leurs petites cases, qu'il ne surprennent jamais, et qu'il fassent exactement ce que l'on attend d'eux ? Ok.

A quoi bon si c'est pour faire moins bien que du "Woody Allen" (enfin du que du bon Woody Allen). Mais bon, Woody a fait bon nombre de films alleniens très moyen. Se ressembler n'est pas davantage un gage de qualité.
Mais je le répète, tu vois des "films-contre" quand je n'y vois qu'une continuité donc grossièrement on pense la même chose sauf que tu vois de grandes différences où finalement je ne vois qu'une continuité.
Le seul grand réalisateur moderne qui me vienne à l'esprit à avoir vraiment essayé régulièrement de se remettre en question, c'est Resnais mais de mon point de vue, ça reste une exception. Tu cites Cronenberg mais même si il y a de vraies évolutions, ses obsessions sont quasi toujours présentes.
Je pense que ce que Strum et moi disions n'est rien d'autre que ça.
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Re: Top Ridley Scott

Messagepar Harkento » 29 avr. 14, 01:50

Thaddeus a écrit :Outre ceux cités par El Dadal, je pourrais ajouter Coppola comme l'a indiqué Demi-Lune, mais aussi Bergman, Eastwood, Kazan, Truffaut, Spielberg, Huston... Je pense que je pourrais en citer plein : beaucoup de mes réalisateurs préférés sans doute.

Même un artiste à l'identité aussi marquée que Cronenberg a su faire muter son expression, et c'est l'un des aspects les plus remarquables de sa filmographie. On peut penser ce qu'on veut de ses derniers films, mais au moins il cherche à ne pas se laisser enfermer. Chaque film est un peu différent du précédent et s'éloigne toujours plus de ce qu'il a déjà fait. Et voilà comment, tout en préservant intacte la cohérence de son corpus thématique, il réalise aujourd'hui des films très différents, voire carrément opposés, à ceux qu'il faisait il y trente ans. Il ne s'agit pas du tout d'un reniement mais d'une évolution qui donne toujours plus d'ampleur, de force et de perspectives à son oeuvre. Son parcours est un peu un exemple dans l'idée que je veux faire passer.

+ 10 000 ! :D
Cronenberg est pour moi aussi l'un des cinéastes dont le parcours est le plus impressionnant au vu de sa longue, riche et cohérente filmographie.

Pour ma part, je rejoins les propos de Strum concernant l'anglais. Je le considère plus comme un styliste (très doué !), plutôt que comme un auteur. Je trouve pas que sa filmo soit réellement habité par une cohérence ou se rejoindrait une thématique centrale. On sent dans ses films qu'il a quelques sujets qu'il aime traiter, mais il n'a pas LA vision d'un Tarkoski, Kubrick ou Bunuel pour ne citer que, ou Cronenberg et Lynch pour citer des cinéastes de la même époque que lui. Oui c'est un grand plasticien, je n'en doute absolument pas, mais les détails qu'ils aiment mettre en valeur ne me transcendent jamais pour ma part et c'est justement ses soucis du détail technique qui l'empêche (du moins à mes yeux) de s'affirmer comme un auteur, car je le pense trop préoccupé par la technique justement et pas par le coté 'artistique' du cinéma. Et je trouve que dans son Kingdom of heaven - version longue, il ne réussit pas à donner une ampleur à son film car il laisse trop de place à l'intimité de ses personnages qui, eux, n'ont aucune grandeur et profondeur justement.

Et c'est pareil pour Coppola (que j'aime énormément !!) : en soit, j'ai du mal à le considérer comme un auteur. Dieu sait que c'est un grand artiste mais encore une fois, j'aurais plus tendance à employer les mots "styliste" ou "esthète" le concernant : je ne trouve pas qu'il est un style visuel réellement établi, même s'il a poussé vachement loin les possibilités techniques et artistiques à la fin de années 70 / début 80. Quand je pense Coppola, ok je pense à ses grandes et belles oeuvres que sont Apocalypse now ou One from the heart, mais il sait aussi se montrer plus humble et surtout adapter un visuel en étroite corrélation avec le scénario qu'il va mettre en scène (The conversation pour ne citer que lui).

Mais pour revenir à Scott, à part quelques exceptions, je ne trouve pas que son cinéma est un réel fond ou une grande profondeur typique (encore une fois) de l'Auteur comme je l'entend (MAis c'est tellement subjectif tout ça non ?!). Je n'ai jamais trouvé qu'à travers ses intrigues transpiraient une certaine vision de l'homme ou de la société ; on le sent plus préoccupé par l'intimité de ses personnages sans que leur émotions imprègnent la pellicule pour autant. D'une certaine manière, on peut peut être le rapprocher du néo-classissisme d'un Michael Mann qui laisse lui aussi beaucoup de place à l'intime plutôt qu'a la grandeur et la flamboyance ....

PS : Pour répondre à Demi-Lune, dans les grands cinéastes anglais contemporains après David Lean, n'oublions pas le trop sous estimé Nicolas Roeg qui a réalisé de très belles oeuvres sur une durée plus grande que Scott, merci ! 8)

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Re: Top Ridley Scott

Messagepar Strum » 29 avr. 14, 10:47

Thaddeus a écrit :Du moins, je suis attaché à deux idées :
1. j'estime que la grandeur d'un cinéaste réside moins dans la déclinaison (la répétition ? la formule ?) d'un univers commun de film en film que dans la capacité à faire des grands films, tout simplement. Et pour être considéré comme tel, un grand film n'a pas à être mis en perspective avec d'autres.

2. Il y a peu de choses que j'aime plus qu'un réalisateur qui me surprenne, qui sorte de son pré carré, qui ose de nouvelles choses, qui se remette constamment en question. Faire un film "contre" le précédent, se démarquer de ses propres identifiants, voilà l'une des approches artistiques les plus précieuses qui soient. On va sans doute écarquiller les yeux face à ce que je vais dire mais voilà : je crois en forçant un peu le trait que j'adore voir un grand film derrière lequel je ne saurais reconnaître le réalisateur, car cela signifie que celui-ci n'est pas inféodé à son univers, qu'il ne lui obéit pas, qu'il réfléchit à son film seul plus qu'à ce que l'on attend de lui. Combien de fois a-t-on pu lire qu'on reconnaît un grand réalisateur à l'identité unique qu'il injecte à un plan ? Combien de fois a-on-pu lire qu'"un grand cinéaste réalise toujours le même film" ? Je suis en total désaccord avec ces affirmations. L'un des qualités premières d'un metteur en scène, selon moi, est de prendre des risques, de chercher à faire évoluer son langage, de ne pas se laisser enfermer dans son univers justement - d'une certaine manière, de tenter de "ne pas se faire reçonnaître". Il n'y a rien de pire que la formule.

Effectivement, ta perspective est totalement différente de la mienne. Je m'intéresse pour ma part essentiellement aux réalisateurs, que je prends beaucoup de plaisir à suivre de film en film. Par ailleurs, tu utilises ici un champ lexical ("déclinaison, formule, répétition, pré-carré, inféodation, enfermement") qui me parait sous-estimer la richesse de l'univers des grands auteurs. Par définition, un grand artiste est quelqu'un qui est à même de proposer un univers si riche et si fécond qu'il lui faut plusieurs oeuvres pour l'explorer, l'exploiter, l'interroger, en faire reculer les frontières, lui donner tout son sens, en nommer les formes, le faire évoluer.

C'est un univers en expansion, en constante évolution, qui nous lave les yeux du réel. Un univers de grand artiste, ce n'est pas un meublé où l'artiste nous offre un siège confortable au milieu d'un aménagement immuable, et quand je parlais d'un seul univers de film en film, je n'entendais pas que cet univers n'évoluait pas. L'univers de l'auteur évolue bien sûr avec lui, comme un univers mental. Mais il ne peut changer du tout au tout - le ton particulier, les caractéristiques formelles et thématiques, quelque chose de reconnaissable, demeurent. Je ne connais pas de grand réalisateur qui se renouvelle totalement à chaque film. Pour moi, le débat relatif à "l'enfermement" de l'artiste dans son univers n'a pas beaucoup d'intérêt et réduit l'acte de création d'un univers d'artiste, qui est le but et l'intérêt ultimes de l'art, à un débat fonctionnel sur l'efficacité d'un procédé. Or cet univers est au contraire pour le spectateur une ouverture vers autre chose, vers un absolu de l'art. Rien de plus passionnant pour moi d'en suivre l'évolution. Cela n'empêche pas l'artiste de se confronter à de nouveaux sujets, de se lancer de nouveaux défis, mais il m'apparaitra d'autant plus intéressant de voir comment il arrive à agrandir les frontières de cet univers, ou à le faire évoluer, pour héberger ce nouveau sujet/défi, voire à remettre en cause les fondations mêmes de son univers (voir l'entreprise de démythification de la dernière période de Ford, par exemple dans Liberty Valance).

Pour rendre cela moins abstrait, comme le disait Atclose, quand Woody Allen s'essaie au récit d'apprentissage social anglais façon Thackeray avec Match Point, je reconnais les caractéristiques du récit anglais du 19e, mais le film me parait anecdotique car lui manquent le ton et les couleurs de l'univers allenien.

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Edouard
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Re: Top Ridley Scott

Messagepar Edouard » 24 mai 15, 10:21

J'ai mis la note précise pour ceux figurant dans mes films du mois ou pour ceux dont le doute n'est pas possible.

Chef d'œuvre (20/20)
Blade Runner - 20/20

Excellent (de 18 à 19,5/20)
Prometheus
Alien (Alien, le huitième passager)
Matchstick Men (Les Associés)
Thelma & Louise (Thelma et Louise)
Gladiator - A revoir

Très bon (de 16 à 17,5/20)
The Martian (Seul sur Mars)
American Gangster

Bon (de 13 à 15,5/20)
Hannibal
Black Hawk Down (La Chute du faucon noir)
Black Rain
Robin Hood (Robin des Bois) - 13,5/20

Pas mal (de 9 à 12,5/20)
Body of Lies (Mensonges d'État)
The Duellists (Les Duellistes) - A revoir
Kingdom of Heaven - A revoir
Legend

Très moyen (de 5,5 à 8,5/20)
Alien: Covenant - 8/20

Quelques trucs à sauver (de 1,5 à 5/20)
GI Jane (À armes égales)

Inutile de perdre son temps (de 0 à 1/20)

Pas vus
Someone to Watch Over Me (Traquée)
1492: Conquest of Paradise (1492 : Christophe Colomb) - je crois l'avoir vu mais pas certain
White Squall (Lame de fond)
A Good Year (Une grande année)
The Counselor (Cartel)
Exodus: Gods and Kings (Exodus)
Dernière édition par Edouard le 17 nov. 18, 15:46, édité 5 fois.
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Re: Top Ridley Scott

Messagepar mannhunter » 24 mai 15, 14:29


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Mosin-Nagant
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Re: Top Ridley Scott

Messagepar Mosin-Nagant » 24 mai 15, 14:48

1. Alien
2. Blade Runner
3. Gladiator
4. Black Hawk Down
5. Kingdom of Heaven
6. Legend
7. Prometheus
8. Thelma & Louise
9. Robin Hood
10. Body of Lies

Le reste, à revoir...
Matchstick Men
American Gangster
Hannibal
Black Rain


...ou à oublier
The Counselor

Pas vus, pas pris :
The Duellists
Someone to Watch Over Me
1492: Conquest of Paradise
White Squall
GI Jane
A Good Year
Exodus: Gods and Kings
Dernière édition par Mosin-Nagant le 24 mai 15, 15:10, édité 2 fois.
Every day's a gift. It's just... does it have to be a pair of socks?
Spoiler (cliquez pour afficher)
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Edouard
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Re: Top Ridley Scott

Messagepar Edouard » 24 mai 15, 14:48

mannhunter a écrit :

J'ai le BR qui m'attends et rien que pour ça, je suis curieux.
Et puis bon, on a bien eu Plastic Bertrand dans un Scorsese alors pourquoi pas Alizée chez Ridley Scott ?
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mannhunter
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Re: Top Ridley Scott

Messagepar mannhunter » 19 janv. 16, 21:23

Ridley Scott interviewé par Thierry Ardisson:

https://www.ina.fr/video/I07235277

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Re: Top Ridley Scott

Messagepar odelay » 18 sept. 16, 13:47

Vous connaissiez ceci de 2013 avec Matthew Goode? Il s'agirait d'un pilote sans lendemain seulement noté par 40 personnes.

The Vatican
http://imdb.com/rg/an_share/title/title/tt2608220/