Topic Bollywood (Chroniques films, BOF, News, index page 1)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés après 1980

Modérateurs: cinephage, Nestor Almendros, Strum

Messagede Jordan White » 2 Mai 06, 10:50

Jack Griffin a écrit:Disons que son perso est placé au niveau du spectateur et que l'on découvre tous les rebondissements en même temps qu'elle. Elle n'a aucune avance, ne brille pas particulièrment au tribunal et sert juste de relais entre le spectateur et le film.


Rani joue un personnage qui ressemble à une envoyée de Dieu, c'est même répété plusieurs fois dans le film. Elle est aussi un peu à l'image d' Aman dans New York Masala, un mec qui est là pour venir concilier deux protagnistes antinomiques, les faire s'aimer l'un et l'autre, comme un ange descendu du Ciel ( dit texto dans le film).

[spoiler]Il est dans ce long-métrage celui par qui le miracle de la vie intervient contre la sienne propre, puisqu'il va mourir, celui qui permet de projeter l'avenir des deux héros dans l'avenir ( avec la naissance d'un enfant).[/spoiler]

Dans Veer-Zaara, Rani incarne une sorte de parole divine, on ne peut pas non plus ne pas parler de la réincarnation dans l'hindouisme, où les personnes selon la croyance naissent puis revivent d'autres vies. Il n'est pas étonnant qu'un personnage de film dise qu'il aimera telle ou telle personne dans une autre de ses vies.
J'ajoute qu'elle joue aussi le rôle d'une personne qui réconcilie, la voie de la réunification entre l'Inde et le Pakistan; qu'elle veut faire justice, au nom de son Père, mais aussi des autres femmes de son pays ( le Pakistan).

J'y jetterais un oeil alors...le film ne m'a pas paru particulièrement patriotique même si le Pakistan est plus égratigné que l'Inde(c'est là qu'on trouve tous les "méchants" du film)


Le Pakistan égratigné ? Bah le personnage d'Amitabh essaie justement de laisser de côté les préjugés quand elle arrive dans le village du père de Veer, et que celui-ci l'accueille avec chaleur et enthousiasme, en sachant même qu'elle est pakistanaise ( "Pakistanaise en plus, notre pays voisin, voilà une raison de plus de t'accueillir, lui dit-il".)
D'autre part, ShahRukh Khan est de confession musulmane et pakistanais d'origine, son rôle d'indien qui tombe amoureux d'une pakistanaise n'est pas innocent. D'autant que les autorités du pays ne sont pas montrées avec des yeux doux. La fermeté de celles-ci est condamnée autant que certains préjugés indiens sur la population pakistanaise ( magnifié par la cérémonie de Lodi où chacun participe).


Je ne pensais pas vraiment à ce genre de propagandes mais à une description plus sensible et claire des souffrances qui peuvent résulter de l'affrontement entre ces deux pays... surtout après avoir entendu un coup de feu à la fin du générique d'ouverture.


Ah, tout le monde s'est fait avoir, moi le premier y compris, quand je l'ai découvert il y a an. Je pensais

[spoiler]Que Zaara s'était effectivement fait tuée dès le début, et qu'on remontrait à l'origine de son assassinat. En fait pas du tout.[/spoiler]


C'est peut être moi qui ait du mal avec l'actrice alors...Je la trouve trop effacé.


Elle est pourtant de chaque plan ou presque. Pour moi son meilleur rôle à ce jour avec New York Masala.


Toutes les séquences musicales ne sont pas dansées...Il y a assez peu de chorégraphie dans le film il me semble.


Hormis la musique instrumentale qui revient à intervalle, le reste du film, la première partie surtout est agrémentée de séquences musicales et dansées. Tere Liye, Aisa Des Hai Mera, Lodi, Do Paletc...
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Messagede Jordan White » 4 Mai 06, 20:03

Des news de Fanaa qui connaît une aventure commerciale assez mouvementée. La BO ne se vend pas aussi bien que prévu, alors que c'est à n'y rien comprendre. Les compositeurs sont les fameux Jatin-Lalit, auteurs de quelques unes des meilleures et plus célèbres BOF de ces dernières années ( La Famille Indienne, Kuch Kuch Hota Hai c'était eux).
C'est leur dernière collaboration. La musique est somptueuse mais davantage axée sur l'émotion, au détriment peut-être du spectaculaire des autres musiques composées par le duo.

Devant l'attente suscitée par les producteurs, le disque démarre moins fort que certains gros succès comme Rang de Basanti dont la BO s'est envolée suite au succès historique du film. Pour être considéré comme un hit, il faut faire 10 lakhs, 15 étant considéré comme un Superhit. Concrètement 1 lakh égale 100000 roupies.
Fanaa ne les atteints pour l'instant pas.

C'est le nouveau film de Kajol après cinq ans d'absence ( La Famille Indienne) et quatre ans pour Aamir Khan.

Par ailleurs, un parti nationaliste de l'Etat du Gurajat veut interdire la sortie du film, parce que Aamir Khan y joue. Ce n'est pas que la sortie tout court semble compromise, mais ça fout toujours les boules de voir un parti d'extrême-droite essayer d'empêcher qu'un film sorte sur grand écran.

Enfin, de nouveaux teasers sont à nouveau disponibles sur le site officiel, avec un extrait de soixante secondes combinant les images du premier et deuxième clip. On y voit trois images supplémentaires ( Aamir présente une rose). Ainsi qu'un extrait de Dekha No qui semble réinventer la séquence de pluie dans le film hindi :shock: . En prêtant attention à la dernière expression de Kajol on peut s'apercevoir qu'elle semble découvrir quelque chose....

http://www1.yashrajfilms.com/

Au final, je me suis laissé embarquer dans ce feuilleton (preview, attente etc..), et du coup le film devient LA plus grosse attente de l'année, même devant Kabhi Alvida Na Kehna , le nouveau Karan Johar.
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Messagede Tony Hunter » 4 Mai 06, 20:37

Merci Jordan pour toutes ces news !
Y-a t'il des dates pour Fanaa et le nouveau Johar (Inde, France ou DVD) ?
Merci
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Messagede Jordan White » 4 Mai 06, 20:48

Tony Hunter a écrit:Merci Jordan pour toutes ces news !
Y-a t'il des dates pour Fanaa et le nouveau Johar (Inde, France ou DVD) ?
Merci


Fanaa en Inde le 26 Mai, et en Angleterre, aux Etats-Unis à la même date.
En France, il faudra attendre la sortie DVD.

Pour le Johar, sortie en Juin si tout va bien aussi mais ça peut être reporté en Juillet.
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Messagede Pancake » 4 Mai 06, 22:09

Jack Griffin a écrit: :lol:

Désolé Jordan mais cette scène dansée :arrow:

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est la plus belle que j'ai pu voir dans le cinéma indien jusqu'à ce jour. :wink: Rythme, montage, jeu des actrices...ça frise la perfection (toute comédie musicale confondues)

Du reste les chansons et certaines scènes impriment durablement les tympans et la rétine...


Et je souscris totalement aux propos de sage Jack, tout pareil pour ma part! Et ça marche toujours au 12.000e visionnage.
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Messagede Pancake » 4 Mai 06, 22:42

Pancake a écrit:Et je souscris totalement aux propos de sage Jack, tout pareil pour ma part! Et ça marche toujours au 12.000e visionnage.


Et d'ailleurs tiens PAF 12.001 maintenant.

Sinon j'ai vu Veer-Zaara aussi, et histoire de poser mon petit caillou-hibou-genou...du Bollywood tendance légèrement engagé (relations indo-pakistanaises, place des femmes), et ici c'est du bien soigné, du bien beau, notamment dans sa moitié "joyeuse" qui est un vrai bonheur daddy suc des yeux - la chanson où Shah Rukh fait découvrir son pays à Preity, genre champs de fleurs à perte de vue et nanas qui passent en voile + balançoires du bonheur et mouvements aériens de caméra...on est là pour ça et tu ne vois ça nulle part ailleurs. Pareil pour la scène de la fête de Lodi, explosion colorée à la direction artistique toujours super léchée.

J'ai plus de réserve sur la deuxième moitié dite tragique, je trouve pas les personnages assez profonds pour être vraiment ému (Swades par exemple est assez émouvant même si ça reste très naïf) et ça piétine un peu. Shah Rukh en fait un peu 12 tonnes. Mais ça reste assez agréable, avec cette impression persistante que chaque acteur devait passer se faire des transfusions d'eau vu tout ce qu'ils perdent à chaque scène de larmes...

4/6
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Messagede Jordan White » 5 Mai 06, 18:35

1942, A Love Story - Vinod Chopra - 1993
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1942. Les indiens révoltés par l'avilissement du pouvoir anglais qui utilise la force pour mater les opposants au pouvoir en viennent de plus en plus aux armes et aux attentats. Avec le mouvement Quit India, des groupes se forment pour réclamer le départ des colons.
Dans ce tumulte, deux personnages que tout oppose se croisent et s'aiment. Envers et contre tout.


Anil Kapoor n'a aujourd'hui presque plus rien à prouver. Certains considéreront qu'il n'avait déjà plus à le faire en 1993 au moment où a été tourné ce 1942, A Love Story. En revanche la question se posait plus pour Manisha Koirala qui par la suite a souvent joué un personnage qu'elle semble aimer : celui de la jeune femme prisonnière de ses passions, souvent peu volubile, qui se cherche avant d'exploser ( Bombay, Dil Se et ce 1942, A Love Story).
On sent dès les premières minutes que le film date bien d'une décennie. Il en porte j'allais dire les "stigmates". Du moins le style. Tout, avec nos yeux contemporains, paraît aujourd'hui vieillot, frelaté, comme un album d'images dépassées, filtrées par une sorte de halo adoucissant les contours des personnages. En clair, soit on aime soit on déteste.

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Une fois de plus, le sujet est passionnant, mais mollement illustré, que ce soit du point de la photographie comme celui de la mise en scène d'une paresse handicapante. Il ne se passe rien la plupart du temps, et quand les choses s'emballent, ça en devient si cliché et si mal amené que ça ne peut que provoquer au mieux l'irritation au pire le dépit.
Pourquoi cette impression qu'Anil et Kapoor jouent devant un miroir ? Qu'ils répètent plûtot qu'autre chose? Cette sensation bizarre est amplifiée par quelques passages d'un romantisme eau de rose qui a du mal à passer en 2000 : moments champêtres ou déclaration d'amour au ralenti.
Ca coince.

Se débattant malgré lui pour proposer autre chose qu'un amoncellement de clichés et images d'Epinal ( le père joué par Anupam Kher absolument pas crédible, l'image de l'Angleterre et du Général anglais vue plus bas que terre, avec un acteur cabotin qui se surpasse dans le genre " Je serre les mâchoires pour montrer que je suis en colère, etc...), 1942 A Love Story est un mauvais film, dont la fin, à plus d'un égard ridicule plombe le reste.
Au mieux, on peut penser que c'est l'époque qui voulait cela ( en pleine période films violents jusqu'en 1995) et que la réal a depuis fait d'énormes progrès. Au pire c'est un film patriotique de plus, à oublier au plus vite, pour se donner une autre image de ce grand acteur qu'est Anil Kapoor.

DVD Eros DEI qui respecte la photographie (trop) ouatée. Je ne sais pas comment ils font pour proposer des copies aussi bonnes, voire irréprochables, ça m'échappe. Dommage que ça ne tombe pas systématiquement sur des grands films, auquel cas ça serait leur rendre hommage. Là, c'est un bel écrin, pour un truc un peu vide.
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Messagede Jordan White » 5 Mai 06, 19:36

Bose - Senthil Kumar - 2004
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Détachement de forces spéciales, Bose est un commando qui lutte au jour le jour contre les terroristes. Celui qui ambitionne d'être Ministre en chef est ainsi capturé. Il doit sa survie à leur efficacité. Mais quelques heures plus tard, celui qui a été sauvé tente d'abuser d'une jeune fille. C'est sans compter sur l'intervention de Bose, héros éponyme qui comprend alors bien vite à quel homme il a affaire.


Bose est un gros film d'action comme il s'en produit pas mal dans le Sud de l'Inde. Avec des moyens bien inférieurs aux blockbusters hollywoodiens pour des résultats parfois comparables, sinon pas très en deça.
Les visages changent des habituels Kajol, Shah Ruh Khan, Rani Mukherji, Salman Khan. On est ici en présence de Sneha et Srikanth. On ne s'embête pas trop avec les présentations, une fois le générique de début fini, on s'attaque à un bon gros morceau de fusillade ou de baston.
Si les effets sont visibles ( l'image change de colorimétrie d'un plan à l'autre), le résultat est le même : ça prend le spectateur à chaud comme ça.

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Bose mitraille ensuite consciemment l'univers politique corrompu qu'il décrit, en en faisant des tonnes, mais je doute aussi que la réalité soit éloignée, surtout au plus haut niveau où les manigances se monnayent et se règlent de façon à mon avis pas très orthodoxes.
L'intérêt vient de l'interprétation, les deux rôles principaux se tirant avec les honneurs de quelques dialogues taillés à la serpe, à l'humour pas toujours subtil ou au comique répétitif. Faut s'y faire, moi j'y arrive à moitié. Mais c'est déjà le cas pour les films hindi, j'ai un peu de mal avec l'humour indien dans certains films surtout quand c'est surligné par les cloches ou les "blang" dans la bande-son. Je remarque aussi des différences au niveau des montages. Celui de Bollywood est plus vif, les plans sont davantage coupés, alors que celui de Kollywood laisse davantage les choses se poser, on est presque à l'opposé de films comme New York Masala.

Après nous avoir refait le remake de Predator en ouverture sans les extraterrestres belliqueux, Bose se pose un peu, puis reprend sa flamme romantique de plus belle. Avec cette fois ci un humour bien plus avenant, fait de faux airs désincarnés, de fausses pistes et de répliques bien senties. Il faut dire que Sneha incarne la jeune fille en fleur avec une précieuse innocence dans le regard et l'attitude. Les mauvaises langues pourraient même penser que c'est un peu trop de la mettre dans les bras d'un type qui a dix balais de plus qu'elle au moins.

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Bose accumule ensuite les scènes de poursuite ( film d'action oblige) avec moult câbles, cascades qui en jettent ( un peu trop), absence totale de réalisme ou de cohérence, invraisemblances en chaînes, etc... On passe même par une baston dans une salle de ciné, et non pas à l'extérieur. Avec des types qui s'effondrent du haut du balcon, d'autres qui se mangent des pieds dans la tronche à la sortie. De la folie, avec en arrière-plan une affiche du Médaillon avec Jackie Chan, et celle de Bad Company ( gag involontaire ?)
Le héros se montre tel quel : il n'a pas froid aux yeux mais craint pour sa famille.

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Toute la fin vaut pour ses rebondissements, son sens du timing, sa virtuosité aussi, gratuite, comme lors de la dernière chorégraphie introduite par un plan-séquence de deux minutes. On a un peu de mal à s'attacher aux persos tout de suite, mais ça vient avec le temps.
C'est gros, il y a une envie de cinoche qui ne fait pas de doutes, mais ça reste limité au seul spectacle que ça offre. Zéro psychologie, pas d'émotion ou presque.
Mais c'est bien.

DVD Ayngaran original, rien à en redire de particulier, sauf que l'image ne m'a pas semblé aussi bonne que certains autres Ayngaran, mais comme il y a eu moins bon, ça reste très convenable.
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Messagede Ryo_Saeba » 5 Mai 06, 19:47

Je sais pas si ça a été dit mais Black sort le 28 juin au cinéma et plus tard en DVD sous la bannière de Bodega.
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Messagede Jordan White » 5 Mai 06, 21:14

Un compte-rendu complet avec photos, bref la totale, de la Bollywood Week, fait par l'équipe de fantastikasia, jour après jour.

Je ne fais pas de copié/collé ni ne reproduis de textes ici, c'est leur boulot, ils l'ont bien fait, en plus d'avoir été co-organisateur de l'évènement, je renvoie aux liens :


Photos 26 Avril Rani
http://www.fantastikasia.net/article.ph ... brique=157

Photos 26 Avril Preity
http://www.fantastikasia.net/article.ph ... brique=157

Shah Rukh enflamme Paris
http://www.fantastikasia.net/article.ph ... brique=157

Conférence de presse
http://www.fantastikasia.net/article.ph ... brique=157

Masterclass Yash Chopra
http://www.fantastikasia.net/article.ph ... brique=157

Masterclass Ashutosh Gowariker
http://www.fantastikasia.net/article.ph ... brique=157

Journée Samedi
http://www.fantastikasia.net/article.ph ... brique=157

Journée Dimanche
http://www.fantastikasia.net/article.ph ... brique=157

Journée Lundi
http://www.fantastikasia.net/article.ph ... brique=157
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Messagede Addis-Abeba » 5 Mai 06, 21:33

Shah Rukh défie le temps, il ne bouge pas d'un iota.
Dommage que ce ne sois pas le cas de son jeu, qui n'est plus que cabotinage. Shah Rukh fait du Shah Rukh et plus rien d'autre, et pourtant il reste magique...
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Messagede Tite Bouh » 6 Mai 06, 09:00

J'ai été faire quelques achats hier dans nos petites boutiques Lilloise, et j'ai finalement trouvé Raju Chaha à un prix plus qu'abordable ( :D ) sur tes conseils Jordan j'ai aussi acheté Koi Mil Gaya que j'ai hâte de découvrir ( :mrgreen: ). Et j'ai également pris Hameshaa, un film avec Kajol et Saif Ali ...
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Messagede Tite Bouh » 6 Mai 06, 09:47

Bunty aur Babli

Je reste sur ma faim ...

Un film très sympa, plein de couleurs et d'idées originales. Les chansons sont toutes très entrainantes. Mon petit coup de coeur va à celle de l'apparition d'Aish, très charmante, très drôle, très fraîche, avec elle on sort un peu du film et c'est assez agréable.

Le couple Abishek Bachchan et Rani Mukherjee fonctionne très bien. Ce n'est pas la magie qui unit Kajol et Shahrukh c'est certain, mais leur couple dégage un petit quelque chose qui rend à merveille à l'écran.

Le film est un peu long à se mettre en route, mais son gros défaut est surtout qu'il est très répétitif. A la fin de la première heure et demi, on se demande ce qui peut bien encore arriver. Evidemment le personnage d'Amitabh apporte du nouveau au film, mais la trame reste sensiblement la même.

Malgré ses quelques défauts, le film reste très agréable à regarder, mais je suis un peu déçue, j'en attendais un peu plus.
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Messagede Jordan White » 7 Mai 06, 20:45

Ayutha Ezhutu - Mani Ratnam - 2004
Trois histoires différentes, trois destins, qui se recoupent au final.
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Il n'est pas rare sinon courant que les films du sud soient remakés par le Nord quand ils sont des succès. Certaines réalisateurs font plusieurs versions d'un même film, en doublant du tamoul à l'hindi par exemple. le contraire n'est pas non plus impossible. C'est le cas ici, avec Mani Ratnam qui fait le même film sous deux titres différents ainsi qu'un casting différent, à l'exception d'Esha Déol.
Basé sur la narration à personnages, en forme de puzzle, avec le début annonçant l'intrigue à venir qui va se développer en étant constituée de trois parties distinctes qui se recoupent pour aboutir à un final révélateur. La démarche est loin d'être inédite, on l'avait déjà vu dans L'ultime Razzia de Kubrick ou Rashomon de Kurosawa.

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Retrouvant quelques uns de ses acteurs fétiches, dont bien sûr Madhavan, Mani Ratnam, le Maître indien (forme et narrations au top, place de l'homme dans le récit qui compte, mysticisme des personnages, recherches plastiques, audaces techniques, etc...) nous conte une histoire à la fois sombre et romantique comme il en a le secret. Inspiré du quotidien, des faits divers, il a déjà démontré son savoir faire indéniable en terme de reconstitution historique et/ou politique ( Dil Se, Bombay), ou en drame humain à visée sociale ( Kannathil Muthamittal).
Ici, le concept du film à tiroir et intrigues multiples lui permet de développer ses personnages en construisant une histoire solide.

Madhavan, à mon sens le Aamir Khan du Sud par la panoplie variée de son jeu démontre ici sa capacité à s'approprier la psychologie de son personnage pour en faire un tyran capable d'émotions. Il est tour à tour terrifiant, monstrueux ou pathétiquement attachant. Un acteur génial.
Ici en petite frappe qui veut un futur pour son gosse, il effraie ou émeut.
Un rôle dur à tenir, un challenge aussi.
A contrario Surya Virakumhar, que je découvre est bien plus inoffensif sans pour autant être neutre. Il impose ses idées très vite et veut les porter coûte que coûte.
Il n'y a que Siddharth, la figure la plus juvénile du film qui détonne, avec son physique glabre, sa nonchalance et ses rêves plein la tête.

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La première histoire est la plus sombre, la seconde est la plus engagée, la dernière est la plus romantique, la plus exaltée, celle durant laquelle les expérimentations se succèdent ( caméra couchée à terre, mouvements de "Technocrane" à la renverse qui revient à l'endroit comme dans Evil dead quand Ash voit la pendule et est armé de son fusil). Cette maestria technique n'est en rien gratuite. Elle évoque souvent un état second, une sorte d'hébétude, un état grisant pour ceux qui la vivent.
Alors que la première et la seconde partie sont basées sur des faits dramatiques, la dernière s'attache à raconter une histoire idyllique, en recourant à des effets simples qui répondent à la timidité des deux amoureux : l'un et l'autre se sentent attirés mais ne peuvent se livrer. Ratnam réussi à retranscrire ce qui semble indicible, à savoir le moment divin où l'on se sent amoureux(se).

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Ce qui intéresse ici le cinéaste est là façon dont des petits évènements, et surtout leur enchaînement peut détruire, bouleverser ou au contraire sauver une vie. Mis côte à côté les uns et les autres, ils provoquent un effet domino qui agit sur chaque vie. Le scénario qui paraît de prime abord simple ( un criminel violent qui veut avoir un enfant et enfin se ranger, un étudiant engagé qui rêve de changer les choses, une couple de jeunes adultes qui se rencontrent et s'aiment) abouti à une multitudes de questions qui n'amènent pas de réponses toutes faites. Si l'un rencontre l'autre, le risque est qu'un acte engendre un autre acte qui risque de menacer l'existence d'une tierce personne, etc.... toute action a une conséquence.

Le tout est rendu extrêmement crédible par l'interprétation générale, que ce soit Madhavan, mais aussi et c'est une surprise Esha Déol, qui pour une fois joue très bien, alors qu'elle n'a jamais eu de rôle à cette hauteur dans le cinéma hindi. Suffisait-il qu'elle rencontre Mani Ratnam pour exprimer sa vraie valeur ? Sans doute.
Les autres ne sont pas en reste, même si je n'accroche pas complètement à celui de Siddharth, déjà vu dans un rôle encore plus casse-gueule dans Rang de Basanti et qui m'avait déplu.

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Ratnam n'a pas son pareil pour décrire les états d'âmes, mais aussi l'engagement, les drames personnels comme collectifs, l'intime comme l'universel, le détail comme l'infini plus grand.
Ayutha Ezhutu démontre une fois de plus la maîtrise stupéfiante d'un réalisateur unique, profondément interpelé par les problèmes de son pays, moderne à chaque fois, enchaînant les uns après les autres les films d'envergure, sinon les chefs-d'oeuvre. Il y a lui, Ashutosh Gowariker, Karan Johar, Faran Akhtar, Deepa Metha. Voilà les meilleurs aujourd'hui.

DVD Ayngaran original. Très bonnes pistes audio qui ont le mérite de ne pas tout axer sur le bourrinage, malgré le mixage DTS qui a de quoi faire peur. Or la piste est pleine de finesse, au contraire de certaines autres qui sont vite barbantes à force d'en faire de trop.
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Messagede Jordan White » 8 Mai 06, 21:26

Le prochain film international tourné en anglais après Coup de Foudre à Bollywood de Aishwarya Rai s'intitule Provoked. Il est inspiré d'une histoire vraie :
Il retrace la vie d'une jeune femme mariée (Aishwarya Rai) partie vivre en Angleterre avec son mari (Naveen Andrews). Malheureusement pour elle, elle est confrontée aux violences conjugales. Finalement elle se retrouve en prison, après avoir assassiner son mari.
Le film sera projeté en avant-première au Festival de Cannes le 17 Mai. Joli casting, avec outre Aishwarya, Nandita Das.
Le site officiel :
http://www.provokedthemovie.com/
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