Commentaires à propos de votre film du mois

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés après 1980

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Thaddeus
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Thaddeus » 2 juil. 18, 15:45

AntonChigurh a écrit :En fait c'était mon deuxième visionnage hier soir Thaddeus :wink: ; je l'avais découvert pour la première fois en version REDUX sur Arte il y a quelques mois


Au temps pour moi. Je me souviens encore de ma découverte de Redux sur grand écran, le 19 novembre 2001, alors même que je connaissais très bien la précédente version. Je ne m'en suis jamais tout à fait remis.

Il y a tout un tas de chefs-d'oeuvres que je risque de me prendre en pleine face (étant né dans les années 90...) : je n'ai pas encore vu Mulholland Drive ni 2001, j'ai un vague souvenir d'ado' de Full Metal Jacket etc.


Je te souhaite de magnifiques découvertes ; rien qu'avec ces trois-là il y a déjà moyen que tu fasses dix tours dans ton slip.


Pour ma part :


Film du mois de juin


1. Sans un Bruit (John Krasinski, 2018)


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2. La Ville est Tranquille (Robert Guédiguian, 2000)


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3. Hérédité (Ari Aster, 2018)


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Mes découvertes en détail :
Spoiler (cliquez pour afficher)
Quoi ? (Roman Polanski, 1972)
Cette farce érotique bizarrement extravagante, accueillie à sa sortie par des critiques dédaigneuses et souvent considérée comme le vilain petit canard de la filmo polanskienne, est pourtant loin de mériter l’opprobre. En racontant comme une naïve et jolie Américaine (souvent dévêtue) se réfugie dans une somptueuse villa italienne où s’ébroue une galerie de cinglés licencieux en tous genres, l’auteur signe une comédie surréaliste dont les fantasmes ne sont plus motivés par une narration linéaire mais s’entrechoquent en toute liberté, quand bien même l’intrigue fait écho au mécanisme du déjà-vu cher à Buñuel. Faussement bâclée en une suite de saynètes plus ou moins salaces, de tableaux incongrus coloriés selon une mode qui doit au psychédélisme de l’époque, la fantaisie étonne et amuse. 4/6

La ville est tranquille (Robert Guédiguian, 2000)
Dès le premier plan, la caméra décolle de l’anecdote, sort du microcosme du quartier pour embrasser cette Marseille frappée de maux destructeurs que l’auteur indigné affronte avec une ardeur pathétique. Là où tout pourrait valser en ordre dans un décor folklorique, ruptures et pentes sèches se multiplient selon un désir affolé qu’active l’attente des catastrophes à venir. De l’ouvrière courage accablée par la pression du fatum à l’ado héroïnomane, du docker gréviste devenu taxi au socialiste aveuglé, de l’ex-taulard noir posant les bonnes questions au bistrotier cachant un tueur à gages marmoréen, chaque naufragé de la vie nourrit de sa poignante humanité la mosaïque d’un tissu social calcifié, d’un désenchantement politique dépeints avec une force, une noirceur et une violence à vriller les entrailles. 5/6

Notre histoire (Bertrand Blier, 1984)
Le cinéma de Blier fonctionne comme un tourniquet où plus les personnages sont arrimés à leur être ordinaire de Français moyen, plus ils paraissent saisis par l’ange du bizarre et incarnent la sordidité sans espoir de leur condition. Les représentants de commerce, les julots, les retraités pavillonnaires, les instits sportifs, les fleuristes, les divorcées BCBG, tous les spécimens défilent le long de cette rêverie triste où chacun est déprimé, hagard, égaré, et dont la déréalité est un moyen retors d’esquiver le misérabilisme et le lieu commun, d’accentuer jusqu’à l’expressionnisme les traits du mal-être affectif. Parce que c’est moins l’amour qui triomphe au terme du récit que la conjugalité, il est difficile de ne pas y percevoir la vision glacée d’un univers qui n’a aucune raison objective d’envisager le bonheur. 4/6

L’héritage de la chair (Elia Kazan, 1949)
Le succès du Mur Invisible se devait d’être réitéré avec cette dénonciation du racisme dans les états du Sud. Ainsi son prestigieux producteur fit-il appel à Kazan suite au désistement de John Ford, qui le commença sans l’achever. Une fois admise l’excellente Jeanne Crain en "noire à la peau claire" et remis en place tous les indicateurs et référents de l’époque, l’œuvre impose une vigoureuse acuité, désamorce la plupart des poncifs édifiants qui la menacent sans chercher à éviter les recours habituels du procès à charge. La réussite est acquise par le soin apporté à l’atmosphère recréée en studio, par la sincérité d’un propos ne pliant jamais devant la rigueur qu’exige la mise en scène qui l’exprime, par la pondération d’un regard attentif à l’évolution des êtres et aux manifestations de leur ténacité. 4/6

Capitaines courageux (Victor Fleming, 1937)
Sous la houlette de Walsh ou Curtiz, l’épopée maritime fut un genre florissant dans les années trente. Mais aux bondissants films de flibuste le cinéaste préfère la contemporanéité du récit de Kipking, beau roman d’apprentissage par lequel un fils à papa gâté, devenu mousse de fortune sur un chalutier voguant au large de Terre-Neuve, découvre les vertus du travail physique, de la camaraderie et de l’égalité devant l’effort. L’évolution de l’enfant, son admiration pour l’adulte, la tendresse chaleureuse de leurs rapports insufflent une réelle émotion à cette aventure qui fond parfaitement l’action et la psychologie, et où une flopée d’épatants seconds rôles met en valeur le jeu de Spencer Tracy, loup de mer fruste et généreux, et du jeune Freddie Bartholomew, tout de fraîcheur et de sensibilité. 4/6

Trois visages (Jafar Panahi, 2018)
S’employant à contourner l’inaction à laquelle voudraient le contraindre ses censeurs, le cinéaste poursuit une auto-fiction généreusement ouverte sur le monde, sur un ton où le tragique de la condition humaine le dispute à la malice pittoresque de la satire, et avec pour enjeu l’affirmation opiniâtre de sa survie comme homme et comme créateur. Difficile de ne pas percevoir l’ombre de Kiarostami derrière cette déambulation automobile hantée par les motifs de la claustration, du suicide, de la réprobation sociale, du trouble jeté sur la frontière qui sépare la réalité de la fiction. Or la valse des références au maître constitue bien pour Panahi une manière impérieuse de jouer sa liberté, au gré d’une ingénierie dramatique dénuée ni de fantaisie ni de mystère, mais qui s’essouffle hélas un peu en fin de course. 4/6

Maîtresse (Barbet Schroeder, 1976)
Cette maîtresse est une dominatrice professionnelle qui exerce une activité fort lucrative : flagellation, écartèlement, garrottage, musèlement, baîllonnage et même conversation par laquelle elle perd soudain son contrôle, effrayée par ses propres pulsions. Elle est dans ses perruques et son latex comme une tortue, les émotions la suffoquent, car depuis que la consomption n’existe plus, les dames aux camélias modernes défaillent avec le même succès dans les costumes en cuir de Lagerfeld. Et l’idée topographique est de mettre les masos (l’inconscient ?) un étage au-dessous de l’amour. L’absence de regard, l’assèchement clinique auquel se plie le sujet rendent le tout assez ennuyeux, en plus d’être parfois insoutenable à regarder (on se serait bien passé du cloutage de pénis et de l’abattage de cheval en live). 3/6

Au nom du peuple italien (Dino Risi, 1971)
En réunissant deux des stars les plus populaires de la comédie italienne dans un affrontement qui n’entraîne aucune complaisance et leur laisse la part égale quant à l’interprétation, le réalisateur arbitre le duel de deux imaginations, deux idées fixes fonctionnant en sens contraire. La première est celle d’un industriel arriviste et milliardaire, pollueur national et nostalgique du fascisme. La seconde reflète le manichéisme foncier et la logique de classes d’un magistrat incorruptible, ulcéré par la dégradation morale et sociale de son pays, mais interprétant tous les indices en fonction de son idéologie, de son transfert de frustration. Ainsi le film n’enlève-t-il pas l’envie de rire, mais inversement le rire ne s’écarte jamais d’une satire lourde de significations : le chaos institutionnel débouche directement sur la folie. 4/6

L’homme de Berlin (Carol Reed, 1953)
Un personnage candide dans une ville menaçante et divisée, un autre à la fois charmeur et dangereux, trafiquant prêt à tout pour survivre, qui apparaît et disparaît à loisir… Difficile de ne pas établir de parallèle entre ce film d’espionnage sec et percutant et le classique réalisé quatre ans plus tôt. Si le script ne possède pas la construction implacable de celui de Greene, plusieurs lièvres étant levés sans être poursuivis, sa fragilité dramaturgique s’avère un atout : le reflet d’un monde absurde et cruel où rien n’est jamais certain, et dont les situations et les épisodes reviennent comme des réminiscences. Projection surtout d’une Histoire ayant fait des ombres et des ruines encore fumantes de l’ex-capitale nazie, pleine de fantômes inquiets surgis d’un passé trop lourd, le réceptacle des blessures de l’après-guerre. 4/6

Life is sweet (Mike Leigh, 1990)
De son propre aveu, Leigh poursuit l’objectif de faire des films crédibles et intéressants sur la vie quotidienne – cette vie qui n’est pas vraiment sweet mais que son regard de psychosociologue pousse naturellement à l’identification. Sa caméra est comme un microscope chercheur au cœur de l’Angleterre moyenne, muni d’une lentille déformante qui permet de pousser certains personnages et situations jusqu’au grotesque et qui favorise cependant des contrepoints émotionnels préservant la dignité humaine de chacun. L’équilibre est si délicat qu’on frôle parfois la caricature, mais le prosaïsme absolu de la chronique, la sympathie évidente manifestée envers ces êtres qui rêvent plus qu’ils ne vivent, qui subissent plus qu’ils n’assument l’enlisement "thatcherisé" des jours, dénotent la réussite de l’entreprise. 4/6

L’assassin (Elio Petri, 1961)
Par son pivot dramatique (un vrai ou faux innocent persécuté) et sa peinture d’un monde à la lisière de l’absurde, le premier film de Petri opère une consciente mise à jour des thèmes du Procès de Kafka. L’homo Mastroiannus y dilate des plaies felliniennes à travers différentes étapes de sa vie et de sa génération : une dizaine de flash-backs, montés dans un désordre apparent, éclairent sur ses réflexions, ses craintes, son auto-examen, déroulés avec sûreté sur un fil d’allusions insinuantes et de références indirectes. Au cours de l’enquête apparaît le caractère véritable de cet anti-héros, beau garçon, satrape faible et opportuniste, vivant de l’argent des autres sans méchanceté mais sans courage. Ainsi l’auteur apporte-t-il sa voix au scepticisme et au désenchantement italiens à l’aune des années soixante. 4/6

Bécassine ! (Bruno Podalydès, 2018)
Le visage pâle, un peu ingrat mais expressif comme celui d’un nourrisson, les mains noueuses, la coiffe et le tablier blancs découpés sur l’émeraude d’une ample blouse… Voici Bécassine, soubrette bretonne ayant accompagné en planches dessinées quelques générations d’un autre temps. Le cinéaste la ressuscite sans chercher à lui insuffler cette touche de fausse modernité qui aurait trahi un projet entièrement fondé sur la naïve simplicité d’un récit fantaisiste, distendu, émaillé de facétieuses trouvailles poétiques. S’ébrouant dans le rétro Belle-époque d’un monde burlesque et chaleureux, où les barrières de classe s’effacent à la faveur du bien-être commun, le film joue d’un anachronisme jamais passéiste pour mieux s’exonérer des conventions édifiantes de la fable enfantine. Mineur mais charmant. 4/6

La vengeance d’un acteur (Kon Ichikawa, 1963)
On peut être déconcerté par cette œuvre fondée sur les signes et les jeux d’une tradition culturelle dont on ignore à peu près tout, et dont la trame relève de l’espèce d’opéra-bouffe qu’est le kabuki, à sa richesse visuelle, au foisonnement de ses personnages, à ses morceaux de bravoure, sentimentaux ou acrobatiques. La caméra en isole les éléments dans un écrin noir abstrait, une géométrie savante de plans et de lignes, emboîtés selon la sobre division des pièces japonaises. Mais sa stylisation est ce qui fait la valeur de ce théâtre d’insectes comme venu d’une autre planète, où se jouent violence et misère d’une société féodale en proie au brigandage et aux famines organisées, et où l’exécution de la vengeance amène à franchir la frontière intangible à partir de quoi l’homme devient coupable. 4/6


Et aussi :

L'enfant miroir (Philip Ridley, 1990) - 4/6
Désobéissance (Sebastian Lelia, 2017) - 4/6
Sans un bruit (John Krasinski, 2018) - 5/6
Hérédité (Ari Aster, 2018) - 5/6



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Films des mois précédents :
Spoiler (cliquez pour afficher)
Mai 2018Riches et célèbres (George Cukor, 1981)
Avril 2017Séduite et abandonnée (Pietro Germi, 1964)
Mars 2018Mektoub my love : canto uno (Abdellatif Kechiche, 2017)
Février 2018Phantom thread (Paul Thomas Anderson, 2017)
Janvier 2018Pentagon papers (Steven Spielberg, 2017)
Décembre 2017Lettre de Sibérie (Chris Marker, 1958)
Novembre 2017L’argent de la vieille (Luigi Comencini, 1972)
Octobre 2017Une vie difficile (Dino Risi, 1961)
Septembre 2017Casanova, un adolescent à Venise (Luigi Comencini, 1969)
Août 2017La bonne année (Claude Lelouch, 1973)
Juillet 2017 - La fille à la valise (Valerio Zurlini, 1961)
Juin 2017Désirs humains (Fritz Lang, 1954)
Mai 2017Les cloches de Sainte-Marie (Leo McCarey, 1945)
Avril 2017Maria’s lovers (Andreï Kontchalovski, 1984)
Mars 2017À la recherche de Mr Goodbar (Richard Brooks, 1977)
Février 2017Raphaël ou le débauché (Michel Deville, 1971)
Janvier 2017La la land (Damien Chazelle, 2016)
Décembre 2016Alice (Jan Švankmajer, 1987)
Novembre 2016 - Dernières nouvelles du cosmos (Julie Bertuccelli, 2016)
Octobre 2016 - Showgirls (Paul Verhoeven, 1995)
Septembre 2016 - Aquarius (Kleber Mendonça Filho, 2016)
Août 2016 - Le flambeur (Karel Reisz, 1974)
Juillet 2016 - A touch of zen (King Hu, 1971)
Juin 2016 - The witch (Robert Eggers, 2015)
Mai 2016 - Elle (Paul Verhoeven, 2016)
Avril 2016 - La pyramide humaine (Jean Rouch, 1961)
Mars 2016 - The assassin (Hou Hsiao-hsien, 2015)
Février 2016Le démon des femmes (Robert Aldrich, 1968)
Janvier 2016La Commune (Paris 1871) (Peter Watkins, 2000)
Décembre 2015Mia madre (Nanni Moretti, 2015)
Novembre 2015Avril ou le monde truqué (Franck Ekinci & Christian Desmares, 2015)
Octobre 2015Voyage à deux (Stanley Donen, 1967)
Septembre 2015Une histoire simple (Claude Sautet, 1978)
Août 2015La Marseillaise (Jean Renoir, 1938)
Juillet 2015Lumière silencieuse (Carlos Reygadas, 2007)
Juin 2015Vice-versa (Pete Docter & Ronaldo Del Carmen, 2015) Top 100
Mai 2015Deep end (Jerzy Skolimowski, 1970)
Avril 2015Blue collar (Paul Schrader, 1978)
Mars 2015Pandora (Albert Lewin, 1951)
Février 2015La femme modèle (Vincente Minnelli, 1957)
Janvier 2015Aventures en Birmanie (Raoul Walsh, 1945)
Décembre 2014Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon (Elio Petri, 1970)
Novembre 2014Lifeboat (Alfred Hitchcock, 1944)
Octobre 2014Zardoz (Sean Connery, 1974)
Septembre 2014Un, deux, trois (Billy Wilder, 1961)
Août 2014Le prix d’un homme (Lindsay Anderson, 1963)
Juillet 2014Le soleil brille pour tout le monde (John Ford, 1953)
Juin 2014Bird people (Pascale Ferran, 2014)
Mai 2014Léon Morin, prêtre (Jean-Pierre Melville, 1961) Top 100
Avril 2014L’homme d’Aran (Robert Flaherty, 1934)
Mars 2014Terre en transe (Glauber Rocha, 1967)
Février 2014Minnie et Moskowitz (John Cassavetes, 1971)
Janvier 201412 years a slave (Steve McQueen, 2013)
Décembre 2013La jalousie (Philippe Garrel, 2013)
Novembre 2013Elle et lui (Leo McCarey, 1957)
Octobre 2013L’arbre aux sabots (Ermanno Olmi, 1978)
Septembre 2013Blue Jasmine (Woody Allen, 2013)
Août 2013La randonnée (Nicolas Roeg, 1971)
Juillet 2013Le monde d’Apu (Satyajit Ray, 1959)
Juin 2013Choses secrètes (Jean-Claude Brisseau, 2002)
Mai 2013Mud (Jeff Nichols, 2012)
Avril 2013Les espions (Fritz Lang, 1928)
Mars 2013Chronique d’un été (Jean Rouch & Edgar Morin, 1961)
Février 2013 – Le salon de musique (Satyajit Ray, 1958)
Janvier 2013L’heure suprême (Frank Borzage, 1927) Top 100
Décembre 2012 – Tabou (Miguel Gomes, 2012)
Novembre 2012 – Mark Dixon, détective (Otto Preminger, 1950)
Octobre 2012 – Point limite (Sidney Lumet, 1964)
Septembre 2012 – Scènes de la vie conjugale (Ingmar Bergman, 1973)
Août 2012 – Barberousse (Akira Kurosawa, 1965) Top 100
Juillet 2012 – Que le spectacle commence ! (Bob Fosse, 1979)
Juin 2012 – Pique-nique à Hanging Rock (Peter Weir, 1975)
Mai 2012 – Moonrise kingdom (Wes Anderson, 2012)
Avril 2012 – Seuls les anges ont des ailes (Howard Hawks, 1939) Top 100
Mars 2012 – L'intendant Sansho (Kenji Mizoguchi, 1954)
Février 2012 – L'ombre d'un doute (Alfred Hitchcock, 1943)
Janvier 2012 – Brève rencontre (David Lean, 1945)
Décembre 2011 – Je t'aime, je t'aime (Alain Resnais, 1968)
Novembre 2011 – L'homme à la caméra (Dziga Vertov, 1929) Top 100 & L'incompris (Luigi Comencini, 1967) Top 100
Octobre 2011 – Georgia (Arthur Penn, 1981)
Septembre 2011 – Voyage à Tokyo (Yasujiro Ozu, 1953)
Août 2011 – Super 8 (J.J. Abrams, 2011)
Juillet 2011 – L'ami de mon amie (Éric Rohmer, 1987)

Jack Carter
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Jack Carter » 3 juil. 18, 12:40

Deja un second pretendant (en attendant peut-etre un troisieme dès cet apres-midi, avec un Sordi qui m'attend)

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The Boogeyman
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar The Boogeyman » 3 juil. 18, 13:44

Jack Carter a écrit :Deja un second pretendant (en attendant peut-etre un troisieme dès cet apres-midi, avec un Sordi qui m'attend)

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Central Do Brasil (Walter Salles, 1998)


Revu il y a quelques jours, la révision a été malheureusement un petit peu moins enthousiaste que la découverte qui à l'époque m'avait vraiment marquée.
Le film reste le spectateur change on va dire.
J'adore la BO de Antonio Pinto, mais j'ai trouvé cette fois que Walter Salles en abusait trop dans son placement continuel, devenant un marqueur d'émotions plus important que l'image et l'intrigue.
" Accélère minouche !" - Michel Poiccard /// “When you have to shoot shoot don't talk” - Tuco Benedicto Pacifico Juan Maria Ramirez /// "Alors tu vois où elles nous ont menées tes ondes négatives, tu devrais avoir honte.” - Oddball dit Le Cinglé /// "Wake up !... Time to die" - Leon Kowalski /// "C'est quoi minouche ?" - Patricia Franchini

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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Rick Blaine » 3 juil. 18, 20:49

Premier candidat possible avec Jusqu'à la garde, son ton étonnant et surtout la frappante performance d'ensemble de son casting.

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Messagepar Boubakar » 3 juil. 18, 23:07

Premier (gros) prétendant du mois, le formidable Nashville !

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Messagepar origan42 » 4 juil. 18, 08:04

Rick Blaine a écrit :Premier candidat possible avec Jusqu'à la garde, son ton étonnant et surtout la frappante performance d'ensemble de son casting.

:D

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Messagepar origan42 » 4 juil. 18, 08:05

Boubakar a écrit :Premier (gros) prétendant du mois, le formidable Nashville !


:D

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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar origan42 » 4 juil. 18, 08:05

Jack Carter a écrit :Deja un second pretendant
Central Do Brasil (Walter Salles, 1998)

:D

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Messagepar origan42 » 4 juil. 18, 08:06

Y a des matins comme ça où on est content !

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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Harkento » 4 juil. 18, 20:32

Deux très bons prétendants :

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Le sens de la vie pour 9,99 $ ($9.99 - 2008) de Tatia Rosenthal


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Mirage (Hai Shi Shen Lou - 1987) de Tsui Siu-Ming

Ces hong-kongais sont des grands malades ! Je pensais avoir fait le tour de leur folie en terme de cascades en tout genre mais ce Mirage m'a fait tout bonnement halluciné sur certaines d'entre elles (la scène du ravin, nan mais sérieux !!!). C'est d'ailleurs assez rare de voir un film HK d'une telle ampleur : décors magnifiques en extérieur, grand nombre de figurants, grosses scènes d'actions explosives, course-poursuites inventives, etc etc, et puis c'est vraiment bien filmé et rythmé, ça va quasiment à 100 à l'heure. Même l'histoire, en soi, est intéressante si on fait fi des dialogues un peu trop premier degrés et lourdingues. Je rêverais de le revoir en bonne qualité !
Dernière édition par Harkento le 4 juil. 18, 20:50, édité 2 fois.

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Messagepar Torrente » 4 juil. 18, 20:40

Ma curiosité est piquée pour le HK !!! :shock: :oops:

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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar bruce randylan » 5 juil. 18, 07:54

On est pas mal à adorer ici. :D
J'en avais fait d'ailleurs une critique pour 1kult.
Malheureusement, il n'existe pas mieux en qualité qu'un rip du LD japonais fansubbé.
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Alexandre Angel
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Alexandre Angel » 5 juil. 18, 07:59

bruce randylan a écrit :un rip du LD japonais fansubbé.

hem...une 'tite traduction, ....SVP?

Jack Carter
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Jack Carter » 5 juil. 18, 08:03

Alexandre Angel a écrit :
bruce randylan a écrit :un rip du LD japonais fansubbé.

hem...une 'tite traduction, ....SVP?

une copie du laserdisc sous-titré par un fan.

sinon, nouveau pretendant, une petite perle de bonne humeur et un grand film de "potes" (cousin seventies d'un Everybody wants some)

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La Bande des quatre (Peter Yates,1979)

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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Alexandre Angel » 5 juil. 18, 08:09

Merci!
(il y a un côté Y-a-t-il un pilote dans l'avion? avec les passagers blacks :lol: )

Le Peter Yates, que je n'ai vu qu'à sa sortie , a la particularité, dans ma mémoire, d'avoir été un des deux seuls films que j'ai vus projetés dans un avion (c'était au retour, et à l'aller, j'ai vu le charmant C'était demain, de Nicholas Meyer). C'était à leur sortie, 1er semestre 1980.
C'est loin mais La Bande des quatre me laisse un souvenir plaisant.
Dernière édition par Alexandre Angel le 5 juil. 18, 08:17, édité 1 fois.