Commentaires à propos de votre film du mois

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés à partir de 1980.

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Sybille
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Sybille » 31 mai 14, 18:59

Un mois de mai de très haut niveau ! :D

1. Europe 51 - Roberto Rossellini, 1952
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2. Donovan's reef - John Ford, 1963
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3. Mr Thank You - Hiroshi Shimizu, 1936
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4. Larmes de joie - Mario Monicelli, 1960
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5. True heart Susie - David Wark Griffith, 1919
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6. This sporting life - Lindsay Anderson, 1963
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7. Entre le ciel et l'enfer - Akira Kurosawa, 1963
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Tom Peeping
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Tom Peeping » 31 mai 14, 19:17

J'ai vu en mai

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*** excellent / ** bon / * moyen / 0 mauvais

Godzilla (Gareth Edwards, 2014) ***
Dans le genre du film de monstres, un excellent cru qui, tout en étant formaté blockbuster, propose un angle original (les monstres sont toujours présentés du point de vue des personnages-spectateurs) qui crée une réelle tension, induite par la stupeur et le chaos. La réalisation efficace et la qualité des SFX assurent le (très) grand spectacle. Un bel hommage à l'original japonais de 1954 et à ses avatars. Ciné 3D

Eaux profondes (Michel Deville, 1981) **
A Jersey, l'histoire d'amour fou entre une allumeuse (Isabelle Huppert) qui amène ses amants à sa table et son mari (Jean-Louis Trintignant) qui subit, dévoré par sa rage intérieure. Une adaptation de Patricia Highsmith, aux personnages (gamine comprise) opaques et tordus, dont l'épure touche à la froideur. L'émotion est volontairement tenue à distance et le film en tire un étrange pouvoir de fascination intellectuelle. Chabrol aurait joué autrement. BR Fr

Wit / Mon combat (Mike Nichols, 2001) ***
L'agonie à l'hôpital d'une professeur d'université en poésie du XVIIe s. (celle de John Donne) atteinte d'un cancer incurable. Un téléfilm HBO, terrible et tendre à la fois, sur le bras de fer qui s'engage entre l'esprit et le corps dans la violence d'une maladie terminale. Très écrite (le verbe est l'un des sujets du film) et audacieusement interprétée par Emma Thompson, une oeuvre intime et humaniste qui évite le pathos et remue en profondeur. DVD Z1 US

Djodaï-yé Nader az Simin / Une séparation (Asghar Farhadi, 2011) ***
Un scénario implacable, une mise en scène sans défaut et des acteurs (adultes et enfants) tous d'une surprenante justesse font de ce film iranien autour de deux couples déchirés par les conséquences en spirale d'un incident, un chef-d'oeuvre d'équilibre et de tension. Tous les éléments du mélodrame y sont mais le film les transcende pour en faire un drame humain, universel, d'une bouleversante complexité psychologique. BR Fr

El rey de la montana / Les proies (Gonazalo Lopez-Gallego, 2007) *
Un citadin qui traverse en voiture une région boisée et rocheuse est la cible de mystérieux tireurs. Un survival espagnol qui commence bien avec un point de vue radical sur le genre mais qui s'enlise dans la faiblesse de son scénario, tout entier dirigé vers une révélation fabriquée et peu significative. On peut voir ça comme une réflexion sur les jeux vidéo (c'est ce que dit son réalisateur), ouais... La Nature en revanche est très bien filmée. BR Fr

Black Robe (Bruce Beresford, 1991) ***
LE film sur l'Amérique du Nord du XVIIe s. L'hiver 1634, un jeune prêtre français (Lothaire Bluteau, habité par son rôle) et quelques indiens Algonquins entreprennent un voyage vers le Nord (en territoire Iroquois) depuis une mission jésuite et subissent les pires épreuves physiques et spirituelles. Magifiquement filmé dans la nature sauvage du Canada et doté d'un score splendide par Delerue, un film brutal de conquête et de foi. BR Allemagne

Am Ende kommen Touristen / Et puis les touristes... (Robert Thalheim, 2007) **
Un étudiant berlinois vient faire son service civil en Pologne, à Oswiecim, juste à côté de l'entrée du camp-musée d'Auschwitz. Ce petit film sobrement réalisé explore un sujet rare : le poids terrible des lieux de mémoire. Comment vivre aujourd'hui près d'Auschwitz ? Les anciens ? Les jeunes ? Une séquence résume tout : une balade à vélo dans la campagne ensoleillée débouche sur la sinistre plaine de miradors et de barbelés. DVD Z2 Allemagne

Tyrannosaur (Paddy Considine, 2011) ***
Dans une banlieue anglaise, la rencontre de deux personnages marqués par la violence, l'alcool et le sentiment d'échec. Porté par l'interprétation exceptionnelle de Peter Mullan et d'Olivia Colman dans les rôles d'un quinquagénaire veuf pétri de rage et d'une commerçante dévote battue par son mari, un film dur et désespéré où brillent pourtant de véritables éclats d'émotion et la fragile lueur d'une rédemption distante. BR Allemagne

Welcome to New York (Abel Ferrara, 2014) *
* pour Depardieu, dont la gueule bouffie et le ventre tendu à en crever envahissent l'écran avec un exhibitionnisme peu commun chez un acteur de cette magnitude. Quant au film, il est d'une médiocrité crasse dans sa mise en scène et ses dialogues. C'est le début qui est le meilleur, sur le ton voyeur comique des galipettes de DSK avec ses putes et ses potes. Et la dernière image aussi. Un film produit pour le fric, qu'évidemment il dénonce. VOD

Le dialogue des Carmélites (R.L.Bruckberger & Philippe Agostini, 1960) 0
L'éprouvant académisme de la mise en scène et la dignité révérente imposée au jeu des actrices (un casting étincelant pourtant : Alida Valli, Jeanne Moreau, Madeleine Renaud, Pascale Audret...) font que l'histoire tragique des seize Carmélites de Compiègne guillotinées à Paris en 1794 n'arrive pas à s'éléver au-dessus du spectacle de patronage. Tout est guindé et on se prend à rêver de ce que Ken Russell aurait pu faire avec ça. Web

Une vie (Alexandre Astruc, 1958) *
Malgré la splendide photographie couleur de Claude Renoir (le film semble parfois une production Hammer), c'est l'ennui qui survole cette adaptation de Maupassant, la faute au choix désastreux de commenter l'action et les sentiments en voix off sur un ton monocorde et plaintif par Maria Schell et la volonté farouche d'éviter tout débordement mélodramatique. Du coup, cette vie normande est cruellement inerte. Mais Christian Marquand est sexy. Web

Vénus aveugle (Abel Gance, 1941) **
Dédié au Maréchal, une invraisemblable histoire d'amour et d'abnégation de 2h30 dont la première partie est un peu poussive mais dont la seconde, qui démarre avec la cécité de l'héroïne (notre superstar la plus oubliée : Viviane Romance, sublimée par la caméra et les yeux au ciel pour faire l'aveugle) accumule les outrances mélodramatiques et plonge dans le camp absolu. Avec le très laid Georges Flamant dans le rôle du séducteur. Détonnant. Web

The Aristocats / Les Aristochats (Wolfang Reitherman, 1970) *
Un Disney, revu toutes ces décennies après, qui n'a pas tenu le coup. Bon, c'est vrai, le graphisme aux traits de crayon visibles est intéressant et réussi et une séquence musicale est sympathique ("Everybody wants to be a cat") mais le scénario est si faible, le méchant si transparent et la dynamique si molle qu'on attend vainement que ça décolle. La bonne surprise : les voix des deux oies, les géniales "Pigeon Sisters" du film "The odd couple" (1968). BR Fr

Frances Ha (Noah Baumbach, 2012) ***
Le personnage de Frances (Greta Gerwig, sorte d'hybride de Kate Winslet et de Chloë Sevigny), new-yorkaise de 27 ans aux attitudes immatures, semble d'une construction si artificielle que le début du film laisse craindre le pire. Et pourtant, la grâce s'installe (aidée par la mise en scène, la photo N&B et le judicieux choix musical) et le charme prend comme par magie. Un beau film sur l'adieu difficile à l'âge d'insouciance et sur les liens de l'amitié. BR Allemagne

Yellow submarine / Le sous-marin jaune (George Dunning, 1968) **
Un trip d'animation psychédélique construit autour des Beatles et d'une douzaine de leurs chansons qui surfait sur le succès récent de leur album "Sgt. Pepper's". L'absurde et la coolitude y règnent en maîtres et le dessin permet toutes les bizarreries, graphiquement et idéologiquement marquées du sceau de la fin des Sixties. Vu aujourd'hui, c'est une time capsule vraiment sympathique. Mais 1h30, c'est quand même un peu long. BR GB

Les dernières vacances (Roger Leenhardt, 1948) *** Mon film du mois
Un bachelier se souvient de ses dernières vacances avec ses cousins dans la propriété d'été familiale en passe d'être vendue. Un film magnifique, tourné en décors naturels, où l'humour, l'émotion et l'intelligence se combinent dans un équilibre parfait. La notion du passage du temps et de l'évolution irrésistible des étapes de la vie est brillamment évoquée, avec nostalgie mais sans aucune mièvrerie. Tous les acteurs sont excellents. Web

9 / Numéro 9 (Shane Acker, 2009) *
Un film en CGI sur quelques poupées de tissu qui ont survécu à une Apocalypse et affrontent des machines féroces. L'impressionnante réussite visuelle des décors de la ville en ruines et de l'animation des petits héros ne compense pas la faiblesse du scénario (proche de "Terminator 2") cliché, répétitif et qui se prend bien trop au sérieux. Ca aurait pu être autrement meilleur avec une histoire plus travaillée. Une impression de gâchis. BR Fr

Inside Llewyn Davis (Joel & Ethan Coen, 2013) **
En 1961 à New York, handicapé par une dépression autodestructrice, un chanteur de folk (Oscar Isaac, formidable) traverse sa vie et sa carrière sans réussir à s'accrocher à rien. Un film empreint de mélancolie (incarnée dans une magnifique photo bleue-grise) et d'humour doux-amer qui distille symbolisme et morale juive pour créer un conte folk existentiel d'une forte originalité. C'est peu aimable et c'est pourtant insidieusement touchant. BR Fr

Freier Fall / En chute libre (Stephan Lacant, 2013) **
Une sorte de "Brokeback Mountain" chez les CRS du Bade-Wurtemberg. L'un, dont la compagne va bientôt accoucher, s'engage dans une liaison avec un autre, gay. Il n'y a rien de bien nouveau dans le scénario (attirance, culpabilité, réaction, homophobie...) mais le film garde une crédibilité sincère sur toute sa durée, évite les clichés embarrassants et bénéficie de bons acteurs. Une tranche de vie comme une autre autour du sexe et de l'identité. BR Allemagne

The wolf of Wall Street / Le loup de Wall Street (Martin Scorsese, 2013) ***
Cette fresque tragi-comique sur le parcours d'un courtier voyou multimillionaire dans le New York des années 90, qui enchaîne les morceaux de bravoure, est un peu un "Citizen Kane" sous acide, étiré et hystérisé. Le rythme infernal et le jeu survitaminé de DiCaprio (et des autres) peuvent épuiser le spectateur ou lui donner une poussée d'adrénaline, selon sa récéptivité. Pour ma part, je me suis laissé emporter par le panache. BR Fr

Paradies : Liebe / Paradis : Amour (Ulrich Seidl, 2012) ***
Une quinquagénaire autrichienne (étonnante Margarete Tiesel, qui ose tout) part en vacances dans un club au Kenya pour combler sa solitude dans les bras de jeunes hommes noirs. Le tourisme sexuel, dont la misère n'a jamais été aussi bien observée, est le socle de cette métaphore sur l'exploitation mutuelle des Blancs et des Noirs, des vieux et des jeunes, du Nord et du Sud... Un de ces films crus et dérangeants dont l'Autriche a le secret. DVD Z2 Belgique

Zero Dark Thirty (Kathryn Bigelow, 2012) *
La traque et l'exécution de Ben Laden, entièrement vu du point de vue d'une agent de la CIA, Maya (Jessica Chastain, très bien). Le film raconte son histoire efficacement, sur le mode du thriller contemporain (la mise en scène de Bigelow est nerveuse mais sans surprise) et dresse un intéressant portrait de femme obsédée par sa mission. Dans le genre, je préfère de loin la série "Homeland" qui bénéficie de l'émotion qu'elle porte en plus. Br Fr

Vanya on 42nd Street / Vanya, 42e Rue (Louis Malle, 1994) ***
Transposée à l'écran par Louis Malle (son dernier film), la performance théâtrale à long terme du metteur en scène André Gregory et de son équipe dans un théâtre ruiné de la 42e Rue devient une formidable démonstration de la portée universelle de certains textes littéraires (ici, Tchekhov) et de l'art de l'acteur. Si (et seulement si) on se laisse prendre au concept très original du film, on est emporté jusqu'au bouleversant monologue final. BR US

Jesse James / Le brigand bien-aimé (Henry King, 1939) **
Le scénario trop lisse ne s'attache pas aux zones d'ombres de la personnalité de Jesse James, que le film présente comme un Robin des Bois fantasmé. Mais le plaisir de voir, dans un superbe Technicolor Kalmus, Tyrone Power (Jesse) et Henry Fonda (Frank) et quelques splendides moments de mise en scène (l'attaque nocturne du train) compensent. Un western teinté d'Americana qui marqua une date dans le genre. BR Fr

A l'origine (Xavier Giannoli, 2009) **
Un petit escroc (François Cluzet) berne une petite ville du Nord sinistrée en prétendant relancer un chantier d'autoroute abandonné. Part naturaliste, part allégorique, une fable (inspirée d'une histoire vraie) sur un imposteur pathologique et ses victimes consentantes par désespoir. Le sujet est passionnant et les acteurs tous excellents mais il manque juste une petite étincelle dans la mise en scène pour propulser le film plus haut. BR Fr

Diana (Oliver Hirschbiegel, 2013) 0
En se concentrant sur la romance secrète entre Diana et le chirurgien pakistanais Hasnat Khan au cours des deux dernières années de la vie de la Princesse de Galles, le scénariste pond une bluette sans mordant ni aspérité qui tire vers le téléfilm Harlequin de luxe. La courte vie de Diana a eu son lot de mélodrames, le point de vue choisi ici est l'un des plus insipides. Noami Watts (peu mimétique) fait ce qu'elle peut avec ce qu'on lui donne. BR Fr
... and Barbara Stanwyck feels the same way !

Pour continuer sur le cinéma de genre, visitez mon blog : http://sniffandpuff.blogspot.com/

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Père Jules
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Père Jules » 31 mai 14, 21:18

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41 films vus ce mois-ci et c'est le très sensoriel et envoûtant road-movie de Monte Hellman, Macadam à deux voies qui remporte la palme.
Sur le podium l'accompagnent Eaux profondes de Michel Deville (dix films découverts de cet auteur en mai) et Alice n'est plus ici, un de ces films de Scorsese qu'il me restait encore à découvrir. Mention très bien également Dino Risi (Au nom du peuple italien), Johnnie To (The Mission) ou Karel Zeman (Le baron de crac).

Le résumé de mai

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La reine Margot (Patrice Chéreau, 1994) Image
Macadam à deux voies (Monte Hellman, 1971) Image
Alice n'est plus ici (Martin Scorsese, 1974) Image
Au nom du peuple italien (Dino Risi, 1971) Image
The Mission (Johnnie To, 1999) Image
Boxcar Bertha (Martin Scorsese, 1972) Image
La baron de crac (Karel Zeman, 1962) Image
Le chant du styrène (Alain Resnais, 1958) Image
Enemy (Denis Villeneuve, 2013) Image
La mort a pondu un œuf (Giulio Questi, 1968) Image
Maîtresse (Barbet Schroeder, 1975) Image
Le Havre (Aki Kaurismäki, 2011) Image
Princess Bride (Rob Reiner, 1987) Image
Polytechnique (Denis Villeneuve, 2009) Image
Joe (David Gordon Green, 2013) Image
Le moustachu (Dominique Chaussois, 1987) Image
Toute la mémoire du monde (Alain Resnais, 1958) Image
La baie sanglante (Mario Bava, 1971) Image
Vivre sa vie (Jean-Luc Godard, 1962) Image
Koyaanisqatsi (Godfrey Reggio, 1982) Image
Dreamscape (Joseph Ruben, 1984) Image
Arizona Bill (Mario Bava, 1964) Image
La planète des vampires (Mario Bava, 1965) Image
Welcome to New York (Abel Ferrara, 2014) Image
Les vécés étaient fermés de l'intérieur (Patrice Leconte, 1976) Image
Effraction (Daniel Duval, 1983) Image
Le soleil des voyous (Jean Delannoy, 1967) Image
Signes (M. Night Shyamalan, 2002) Image
France société anonyme (Alain Corneau, 1974) Image
L'attaque de la femme de 50 pieds (Nathan Juran, 1958) Image
Le bénévole (Jean-Pierre Mocky, 2006) Image



Cycle Michel Deville

Eaux profondes (Michel Deville, 1981) Image
Le dossier 51 (Michel Deville, 1978) Image
Les petites demoiselles (Michel Deville, 1964) Image
Le paltoquet (Michel Deville, 1986) Image
L'ours et la poupée (Michel Deville, 1970) Image
La femme en bleu (Michel Deville, 1973) Image
Bye Bye Barbara (Michel Deville, 1969) Image
L'appartement des filles (Michel Deville, 1963) Image
La petite bande (Michel Deville, 1983) Image
Aux petits bonheurs (Michel Deville, 1994) Image

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Goodprettygood
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Goodprettygood » 31 mai 14, 21:51

44 films ce mois-ci et le lauréat:

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Le reste:
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Films découverts / Films revus

Philadelphia - Jonathan Demme [1993] : Image
Grâce à une réalisation sans excès dans le pathos et deux acteurs au top, on accède à des moments frissonnants sur fond de justice. Le sujet avait tout pour me rebuter, bon sentiment me voici me voilà, mais on tombe jamais ici dans le manichéisme et c'est tout sauf creux. Par le biais d'un fait divers, sont soulevés les contradictions, les effets néfastes et les réelles avancées du nouveau monde progressiste - tout un programme.
Le feu follet - Louis Malle [1963] : Image

The long goodbye - Robert Altman [1973] : Image
The wolf of wall street - Martin Scorsese [2013] : Image
Smultronstallet (Les fraises sauvages) - Ingmar Bergman [1957] : Image
La vénus à la fourrure - Roman Polanski [2013] : Image
Side street - Anthony Mann [1950] : Image

La règle du jeu - Jean Renoir [1939] : Image
Ying xiong (Hero) - Yimou Zhang [2002] : Image
Trust_ - David Scwhimmer [2010] : Image
Les cousins - Claude Chabrol [1959] : Image
Rawhide - Henry Hathaway [1951] : Image
Madame Bovary - Claude Chabrol [1991] : Image
Serpico - Sidney Lumet [1973] : Image
La jument verte - Claude Autant-Lara [1959] : Image
Léon Morin, prêtre - Jean-Pierre Melville [1961] : Image
Dracula - Tod Browning [1931] : Image
Lolita - Stanley Kubrick [1962] : Image

The little mermaid - John musker & Ron Clements [1989] : Image
Un peu surchargé en chansons (10), même si souvent d'assez bonne factures, et une intrigue qui manque par moment de dynamisme, ça reste un bon petit film d'animation. Les personnages manquent de complexité, Ursula la méchante est méchante. Le traitement de la voix comme source du désir chez le prince Éric ainsi que le pouvoir déshumanisant de la perte d'accès au langage sont intéressants.
Nymphomaniac Volume 1 - Lars Von Trier [2013] : Image
Hunger games - Gary Ross [2012] : Image
La bête humaine - Jean Renoir [1938] : Image
The call of the wild - William A. Wellman [1935] : Image
Mayerling - Anatole Litvak [1936] : Image
Madame Bovary - Vincente Minelli [1949] : Image
Dumb and dumber - Peter Farrelly [1994] : Image

Sorcerer - William Friedkin [1977] : Image
Rush - Ron Howard [2013] : Image
Augustine - Alice Winocour [2012] : Image
Soylent green - Richard Fleischer [1973] : Image
Human desire - Fritz Lang [1954] : Image
Fort Massacre - Joseph M. Newman [1958] : Image
Le cochon de gaza - Sylvain Estibal [2011] : Image

In the heat of the night - Norman Jewison [1967] : Image
The hobbit: the desolation of smaug - Peter Jackson [2013] : Image
Inside Llewyn Davis - Ethan Coen & Joel Coen [2013] : Image

Yojimbo - Akira Kurowasa [1961] : Image
Elysium - Neill Bloomkamp [2013] : Image
9 mois ferme - Albert Dupontel [2013] : Image
L'homme de Rio - Philippe De Broca [1964] : Image

Philomena - Stephen Frears [2013] : Image

White dog - Samuel Fuller [1982] : Image
Film affligeant. Le pouvoir hypnotisant du magnifique berger allemand est indéniable et constitue la force du film. L'interprétation des différents acteurs est convenable la plupart du temps. Formellement ça tient la route. On effleure la série B de temps en temps mais rien de rédhibitoire. Sauf que Samuel Fuller nous impose une trame narrative binaire fainéante d'une naïveté suintant la connerie. À vouloir traiter la thématique du racisme de manière originale il en vient à enfiler que des embryons de mauvaises idées. Pour preuve, le personnage consternant de Keys le dresseur anthropologue. [spoiler](reconditionnons les chiens devenus racistes pour annihiler le potentiel dressage raciste...)[spoiler]Typiquement le genre de film où le propos se retourne contre l'auteur.
Ai no corrida (L'empire des sens) - Nagisa Oshima [1979] : Image

La jetée - Chris Marker [1962]

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Boubakar
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Boubakar » 31 mai 14, 21:56

38 films vus ce mois-ci, pas de mal de films revus, et au final, une très bonne surprise, 7swans approved, et un talent à suivre :

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Best
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Best » 31 mai 14, 23:21

Hitchcock a écrit :3. Le temps de la colère de Richard Fleischer (1956)
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Magnifique film et superbe chronique sur le site d'ailleurs : http://www.dvdclassik.com/critique/le-temps-de-la-colere-fleischer

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Rick Blaine
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Rick Blaine » 1 juin 14, 00:37

Beaucoup de bonnes choses ce mois-ci, et encore Don Siegel en tête avec Riot in Cell Block 11, film particulièrement marquant.

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Ca se bouscule particulièrement derrière, avec les bonnes surprises Robin des Bois (Ridley Scott) et Des Hommes sans Loi (John Hillcoat), un représentant habituel de mon cycle Rohmer qui touche à sa fin, Conte d'automne, un Hitchcock à la mécanique redoutable que je n'avais pas, Frenzy, et l'intense dernier opus de Scorsese, Le Loup de Wall Street

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Le mois complet :

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Films découverts ou redécouverts :

Les révoltés de la cellule 11 (Riot in Cell Block 11), de Don Siegel (1954) : 8,5/10

Des Hommes sans Loi (Lawless), de John Hillcoat (2012) : 8/10
Frenzy, d'Alfred Hitchcock (1972) : 8/10
Conte d'Automne, d'Eric Rohmer (1998) : 8/10
Le Loup de Wall Street (The Wolf of Wall Street), de Martin Scorsese (2013) : 8/10
Robin des Bois (Robin Hood), de Ridley Scott (2010) : 8/10

Pronto ad Uccidere, de Franco Prosperi (1976) : 7,5/10
Triple Agent, d'Eric Rohmer (2003) : 7,5/10

La Fleuve de la dernière chance (Smoke Signal), de Jerry Hopper (1955) : 7/10
La fiancée qui venait du froid, de Charles Nemes (1983) : 7/10
Par delà le bien et le mal (Good), de Vicente Amorim (2009) : 7/10
Alien, de Ridley Scott (1979) : 7/10

Zulu, de Jérôme Salle (2013) : 6,5/10
L'Anglaise et le Duc, d'Eric Rohmer (2001) : 6,5/10
Ma femme s'appelle reviens, de Patrice Leconte (1982) : 6,5/10

Les Brasiers de la colère (Out of the Furnace), de Scott Cooper (2013) : 6/10

Monsieur Grégoire s'évade, de Jacques Daniel-Norman (1946) : 5,5/10

The Proposition, de John Hillcoat (2005) : 5/10

La garce, de Christine Pascal (1984) : 4,5/10


Court-Métrages :

Fermière à Montfaucon, d'Eric Rohmer (1967) : 6,5/10


Documentaires :

L'homme et les Gouvernements, d'Eric Rohmer (1967) : 7,5/10


Films revus : Hors compétition :

Un Homme est Passé (Bad Day At Black Rock), de John Sturges (1955) : 10/10

La Loi du Milieu (Get Carter), de Mike Hodges (1971) : 9,5/10

Il Etait Une Fois Un Flic..., de Georges Lautner (1972) : 7,5/10

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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Prat » 1 juin 14, 06:37

49 films vus en mai et un seul se détache vraiment du lot:
- Funeral Parade of Roses, un film subversif sur la vie dans le milieu homosexuel japonais des années 60.
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Le film est suivi dans le top 5 par:

2. Ghare-Baire, du célèbre réalisateur indien Satyajit Ray. Un film sur la pauvreté très intelligent, notamment quand il aborde la question du commerce.
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3. L'ange de la rue, une histoire classique mais efficace du grand Borzage.
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4. X-Men: Days of Future Past; un divertissement très efficace, surtout pour le fanboy que je suis. Un casting de luxe, des éléments intéressants, quelques scènes très réussies.
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5. Week-end, de Godard. Une réalisation sublime, beaucoup de cynisme, mais une critique de la bourgeoisie qui foire un peu quand on a les diatribes ineptes de la marotte politique de Godard de l'époque.
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Miss Nobody » 1 juin 14, 14:14

Mes films du mois sont de véritables peaux de chagrin ces derniers temps. :(
Ce qui ne m'empêche pas de faire la découverte de quelques petites choses précieuses par moment :
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Mes voisins les Yamada est mon film du mois de mai.
Dernière édition par Miss Nobody le 1 juin 14, 14:15, édité 1 fois.

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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Profondo Rosso » 1 juin 14, 14:14

Film du mois

1 Voyage sans retour de Tay Garnett

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2 Talk Radio de Oliver Stone

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3 Théodora devient folle de Richard Boleslawski

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4 La Belle de Saigon de Victor Fleming

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5 L'extravagant Mr Deeds de Frank Capra

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6 Out of Africa de Sidney Pollack

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semmelweis
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar semmelweis » 1 juin 14, 15:32

Un mois de mai en demi teinte où mon film du mois aura été trouvé dès le début de celui-ci. Il semble que beaucoup de films vus ce mois ci n'auront pas réussi totalement à convaincre et même déçus alors que j'en attendais beaucoup. Le dernier Cronenberg m'est passé par dessus la tête, Godzilla se perd dans une intrigue pas très intéressante. Mai aura été l'occasion de découvrir une nouvelle cinéaste Kelly Reichardt avec Night Moves. Un film tendu qui mène une réflexion sur l'engagement politique sans issue et voué à l'échec.
Dario Argento aura su me faire ressentir le pire et le meilleur entre le sang des Innocents et le Syndrome de Stendhal. Ce dernier m'a ni plus ni moins mis une claque (malgré ses défauts). Le film m'apparait comme une oeuvre matricielle qui permet de revoir sous un autre oeil le reste de la filmographie du cinéaste transalpin. On n 'y voit ni plus ni moins la beauté de l'art associé à la mort qui distille dans la culture italienne.


FILM DU MOIS:

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NIGHT MOVES, KELLY REICHARDT

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Le Syndrome de Stendhal,Dario Argento

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Dawn of the dead,Zack Snyder

Récapitulatif du mois :

Film découverts:
Dawn of the dead,Zack Snyder(Blu Ray) 7/10
The Amazing Spider-Man 2,Marc Webb(Ciné) 4/10
The Secret,Pascal Laugier(Blu Ray) 6,5/10
Bloody Bird,Michele Soavi(DVD) 6,5/10
Le Syndrome de Stendhal,Dario Argento(DVD) 7,5/10
Night Moves,Kelly Reichardt(Ciné) 8/10
Le sang des innocents,Dario Argento(DVD) 3/10
Welcome to New York,Abel Ferrara(Streaming VF) 6/10
The Homesman,Tommy Lee Jones(Ciné) 6,5/10
La chambre bleue,Mathieu Almaric(Ciné) 6/10
Maps to the Stars,David Cronenberg(Ciné) 5,5/10
Godzilla,Gareth Edwards(Ciné) 6/10

Films revus:


Séries TV:
House of Cards,saison 2 7/10

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Anorya
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Anorya » 1 juin 14, 15:55

Un mois de mai en demi-teinte. Beaucoup de révisions, peu de découvertes. Se dégagent dans les trois premiers films de ce mois deux sorties cinéma (dont une en film du mois) et un audacieux film d'animation frappadingue et se permettant toutes les audaces graphiques revisitant le mythe de Jonas et la baleine sous une forme hédoniste plus que réjouissante (Mindgame). Quand au nouveau X-men il s'avère une belle surprise malgré la saga presqu'entièrement revue (le 3ème X-men n'existe pas, on est d'accord ? :fiou: ) et le fait que même si j'apprécie Bryan Singer depuis un bon moment (dans le genre Anorya qui défend comme toujours les causes perdues, je fais parti des rares personnes qui soutiennent Superman returns depuis sa sortie, n'oublions pas. :mrgreen: ), je ne nourrissais aucune attente vis à vis du film. Enfin un Godzilla qui efface l'affront du bidule avec Jean Réno, doté d'une mise en scène qui fait toute la différence avec pas mal de blockbusters et tant pis s'il y une différence flagrante de traitement entre le king of monsters et les humains (cf ma signature citant Colqhoun), j'ai été emporté et plus que fasciné.

Donc...

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Godzilla - Gareth Edwards (Film du mois)


suivi de :


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Mindgame - Masaaki Yuasa



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X-men, days of future past - Bryan Singer



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Demolition man - Marco Brambilla (revu et redécouvert :D )



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Blade - Stephen Norrington (découverte. Eh oui, jamais vu encore auparavant, plus que bien sympathique)
Dernière édition par Anorya le 2 juin 14, 00:53, édité 1 fois.
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar reuno » 1 juin 14, 19:22

Très bon mois de mai me concernant... mon classement :

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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Kevin95 » 1 juin 14, 23:19

Bon bah contrairement à beaucoup, le mois de mai fut pour moi assez pauvre en terme de visionnage (taf oblige). C'est donc sans réelle concurrence que le jouissif Heroes of the East se pose comme le vainqueur au titre de film du mois.

Peu de films mais tout de même... je retiens un drame familial sautien en diable porté par un Gérard Lanvin de haute tenue (Le Fils préféré), un actionner sorti de nulle part et précurseur violent aux exactions de Jason Bourne (Timebomb), un poliziottescho classique donc recommandable avec une référence aussi improbable que pertinente à À bout de souffle (Milano violenta) et enfin un thriller moite, érotique et au final très étrange par l'inclassable Michel Deville (Péril en la demeure).

Rayon flop, seuls se distinguent une comédie un peu vieillotte par le très apprécié Pierre Chenal (L'Homme de nulle part) et une production Joel Silver totalement inodore (Executive Decision).

Top 5 Découvertes :

1. Heroes of the East (Chia-Liang Liu, 1978)

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2. Le Fils préféré (Nicole Garcia, 1994)

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3. Timebomb (Avi Nesher, 1991)

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4. Milano violenta (Mario Caiano, 1976)

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5. Péril en la demeure (Michel Deville, 1985)

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Spoiler (cliquez pour afficher)
Liste des films découverts (ou presque) :

    Heroes of the East (Chia-Liang Liu, 1978) Image
    Le Fils préféré (Nicole Garcia, 1994) Image
    Timebomb (Avi Nesher, 1991) Image
    Milano violenta (Mario Caiano, 1976) Image
    Péril en la demeure (Michel Deville, 1985) Image
    The Other (Robert Mulligan, 1972) Image
    Lo chiamavano Bulldozer (Michele Lupo, 1978) Image
    Tommy (Ken Russell, 1975) Image
    L'Homme de nulle part (Pierre Chenal, 1937) Image
    Executive Decision (Stuart Baird, 1996) Image


Liste des films revisionnés :

    Doctor Zhivago (David Lean, 1965) Image
    Les Barbouzes (Georges Lautner, 1964) Image
    L'Enfant (Jean-Pierre Dardenne & Luc Dardenne, 2005) Image
    La Guerre du feu (Jean-Jacques Annaud, 1981) Image
    Les Acteurs (Bertrand Blier, 2000) Image
Les deux fléaux qui menacent l'humanité sont le désordre et l'ordre. La corruption me dégoûte, la vertu me donne le frisson. (Michel Audiard)

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Flol
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Flol » 1 juin 14, 23:28

Pardon Godzi', mais Marion était plus fort que toi ce mois-ci :

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