Commentaires à propos de votre film du mois

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés après 1980

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The Boogeyman
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar The Boogeyman » 3 avr. 18, 17:41

Le mois d'Avril commence tres fort.

The Offence - 1972 / Sidney Lumet

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Lourd, bestial, violent, dérangeant et un Sean Connery comme jamais vu ailleurs.
Un véritable cauchemar fascinant et effrayant où tout n'est que incertitude et manière d'interpréter de la première à la dernière minute. Une confrontation finale perfide comme dernier clou du cercueil dont on ne pouvait déjà plus s'échapper.
Et que dire de ce simple moment de sortie d'école écrasé par la paranoïa et où tous les repères volent en éclat, parents, professeurs, enfants, flics,... La bête est partout et nul part en chacun.

J'ai trouvé à l'acteur Ian Bannen des airs de Eli Wallach


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C2302t
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar C2302t » 3 avr. 18, 19:14

The Boogeyman a écrit :Le mois d'Avril commence tres fort.

The Offence - 1972 / Sidney Lumet

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Lourd, bestial, violent, dérangeant et un Sean Connery comme jamais vu ailleurs.
Un véritable cauchemar fascinant et effrayant où tout n'est que incertitude et manière d'interpréter de la première à la dernière minute. Une confrontation finale perfide comme dernier clou du cercueil dont on ne pouvait déjà plus s'échapper.
Et que dire de ce simple moment de sortie d'école écrasé par la paranoïa et où tous les repères volent en éclat, parents, professeurs, enfants, flics,... La bête est partout et nul part en chacun.

J'ai trouvé à l'acteur Ian Bannen des airs de Eli Wallach

Celui là, ça fait longtemps que je l'ai et qu'il le fait de l'œil. Va falloir que je me lance. :mrgreen:
Un blu-ray Anglais existe, chez Eureka.
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Supfiction
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Supfiction » 3 avr. 18, 19:14

Flol a écrit :Un mois de mars dominé par le cinéma anglais tourné vers l'enfance. Bref, tout ce que j'aime.
Et la confirmation que j'adore tout ce que fait Terence Davies (me reste plus que sa trilogie de l'enfance, The Neon Bible et Emily Dickinson à découvrir).

1.
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The Long Day Closes - Terence Davies

2.
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P'tang, Yang, Kipperbang - Michael Apted

3.
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The Rider - Chloé Zhao

4.
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Distant Voices, Still Lives - Terence Davies

5.
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Petit paysan - Hubert Charuel



Petit Paysan aussi en dauphin de mon film du mois.
Tu les as vu en dvd anglais non sous-titré les Davies ?

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Flol
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Flol » 3 avr. 18, 19:35

Supfiction a écrit :Tu les as vu en dvd anglais non sous-titré les Davies ?

Dvd anglais oui, tous parus chez BFI, et avec sous-titres anglais pour malentendants. Ça demande parfois une petite concentration, puisque certaines expressions typiques de chez eux sont inconnues pour nous, mais c'est très largement compréhensible quand même.

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Thaddeus
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Thaddeus » 3 avr. 18, 19:38

Film du mois de mars


1. Mektoub My Love : Canto Uno (Abdellatif Kechiche, 2017)


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2. La Femme en Bleu (Michel Deville, 1973)


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3. Tesnota - Une vie à l'étroit (Kantemir Balagov, 2017)


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Mes découvertes en détail :
Spoiler (cliquez pour afficher)
Train de luxe (Howard Hawks, 1934)
Caractéristique de la première partie de l’œuvre hawksienne, cette comédie de situation repose sur un rythme binaire dicté par les deux fondements du cinéma américain que sont l’action et l’individu. La première sert évidemment la vivacité, alors que l’on s’arrête sur les seconds : il est donc logique que les mouvements renvoient à l’homme et les débordements à une normalité pressentie. Pour autant le cabotinage histrionique auxquels s’adonnent les comédiens, sous couleur d’autosatire des milieux théâtraux de Broadway, s’apparente à un concert hystérique de hurlements et de gesticulations, et le procédé consistant à rassembler dans l’espace clos d’un train une galerie de personnages loufoques sera porté à un point d’achèvement bien plus probant dans Madame et ses Flirts de Sturges. Inégal. 3/6

Pauvres mais beaux (Dino Risi, 1957)
En brossant le portrait d’un groupe de jeunes Romains qui commencent à goûter à la nouvelle société du bien-être, Risi semble vouloir sécher les larmes néoréalistes coulées sur les rêches visages de l’Italie d’après-guerre pour leur rendre le sourire. L’occasion de suivre deux ragazzi vivant encore chez papa et maman et n’ayant d’autre vocation que de courir les jupons. L’exubérance de ces loulous dragueurs des faubourgs se manifeste avec la vivacité de qui découvre sa propre existence, et le film en adopte le rythme (allegro), la liberté (impertinente), la légèreté (joyeuse). Quant à la fille ravissante pour laquelle ils se bagarrent, elle les laisse se rouler dans le ridicule pour finir avec un abruti qui la maltraite. Comédie certes, mais non sans férocité ni pessimisme dans sa peinture des rapports amoureux. 4/6

À l’attaque ! (Robert Guédiguian, 2000)
Dans Providence, Alain Resnais formalisait de façon vertigineuse les affres de la création littéraire. Toutes proportions gardées, le réalisateur marseillais reprend le dispositif et épouse le travail laborieux, les errances, les coups de gomme et les enthousiasmes forcés de deux scénaristes aux prises avec un script rebelle. Le portrait de ces auteurs en ratés sympathiques et sincères dévoile un côté facétieux tout à fait réjouissant, en plus de pointer avec humour les limites d’un système où la grandeur généreuse du peuple s’oppose invariablement aux bassesses des puissants. L’ensemble, simple comme une leçon de choses et drôle comme une farce consciente de ses facilités, assume sa vocation engagée tout en détournant sa finalité par un éclat de rire, clin d’œil assez gros pour nous rendre complices et heureux. 4/6

The lodger (Alfred Hitchcock, 1927)
Il est tentant de considérer cette transposition de l’histoire de Jack l’éventreur comme l’acte de naissance artistique du cinéaste tant s’y profilent, sous forme de rudiments, un certain nombre de ses facteurs et motifs caractéristiques. Déjà l’artiste s’amuse et expérimente – le plan du plafond transparent, idée qui tient autant des subterfuges du muet que du mûrissement d’une forme dont le parlant se tient aux portes, n’est qu’un exemple. Il varie les vitesses et les genres (du film criminel au huis-clos amoureux), dispose ses pions trompeurs en multipliant les signes de culpabilité pour mieux les retourner, et décline pour la première fois le principe du MacGuffin, prétexte vide qui maintient le tout en mouvement. Mais l’ensemble, intéressant sur le plan historique, n’excède guère le stade d’ébauche inachevée. 3/6

La femme en bleu (Michel Deville, 1973)
Il suffit d’une scène où Michel Piccoli écoute attentivement La Jeune Fille et la Mort de Schubert pour que le film nous garde sous son emprise, qu’il nous passionne du parcours de ce quadragénaire blasé se permettant de poursuivre un rêve qui s’avérera prémonitoire, et de mourir pour lui. Deville retrouve une forme de merveilleux quotidien au hasard d’une rencontre ou d’un chemin, une poésie qui se fait librement, et même joyeusement, malgré le tragique de la conclusion. Qu’elle soit politesse du désespoir ou impossibilité à traiter le drame autrement qu’en comédie, sa démarche est celle d’un moraliste à la fois inquiet et facétieux, qui privilégierait au récit classique une mosaïque de sentiments, de sensations, d’états d’âme, figurés par la témérité d’une mise en scène en perpétuelle réinvention. 5/6

Il boom (Vittorio De Sica, 1963)
En cette première moitié des années soixante, il restait encore à la comédie italienne beaucoup de chemin à parcourir dans la cruauté corrosive pour atteindre à la noirceur affreuse, sale et méchante d’un Scola. Mais De Sica fait un pas non négligeable à travers l’histoire d’un de ces losers toujours du mauvais côté de la marge, cherchant fébrilement à donner le change, et qui pour maintenir le lustre de sa situation et satisfaire les besoins de sa femme se voit contraint à une transaction pour le moins radicale. Nul épanchement de grotesque, d’outrance ni de bouffonnerie n’est de mise dans cette peinture drôlement angoissée d’un quotidien où l’on devine les couleuvres avalées, l’amour propre piétiné, la conscience fracassée. Et le cinéaste d’affirmer, derrière son humanisme de bon apôtre, une rage iconoclaste. 4/6

Avant que nous disparaissions (Kiyoshi Kurosawa, 2017)
Où le cinéaste reprend à son compte les traditions SF de l’invasion extra-terrestre et de la population insidieusement bodysnatchée, avec option fin du monde comme ultime menace. Il opte surtout pour la radicalité un brin abstraite d’un regard critique vers la base : tout apprentissage de l’humanité rabat forcément cette dernière sur ses éléments premiers. Que devient-on lorsque les notions de famille, de propriété, de travail, d’autrui ou d’amour sont dérobées par télépathie, effacées de la conscience ? Ainsi livre-t-il peut-être son opus le plus conceptuel, mais – écueil collatéral et souci majeur – il échoue à donner vraiment corps à ses idées, comme si le film, étrangement composite dans ses ruptures de ton, n’était lui-même que l’ersatz désincarné d’un autre devenu pure empreinte ou simple fantôme. 4/6

Daguerréotypes (Agnès Varda, 1976)
La rue Daguerre, dans le 14ème arrondissement, à deux pas du domicile d’Agnès Varda. Voici M. et Mme Chardonbleu, marchands de parfum et de brillantine depuis trente-trois, qui vendent des boutons à vingt centimes et fabriquent de l’eau de Cologne artisanale avec de la fougère et du chypre. Voilà le coiffeur, le boucher, le boulanger, l’horloger, le moniteur d’auto-école, petits artisans et commerçants dont la cinéaste, racontant les fatti du quotidien, enregistre les gestes au travail : l’un qui choisit, découpe, apprête, empaquète la pièce de viande, l’autre qui pétrit, forme, enfourne et défourne les baguettes. À travers ces instantanés poétiques, traversés par une nécessité de la survie qui couve sous la lourde normalité des choses, se disent aussi une histoire de la capitale et la persistance d’un temps perdu. 4/6

Mektoub my love : canto uno (Abdellatif Kechiche, 2017)
Être transporté par un film qui s’affranchit de toute pesanteur discursive et de la moindre ossature dramatique est un sentiment suffisamment rare pour qu’on le chérisse. Avec ce marivaudage ardent branché sans dérivatif sur le pouls incandescent du désir, le cinéaste atteint à la plénitude d’une méthode ne cherchant plus à capter la vie que comme une danse libre, radieuse et dionysiaque, un abandon total à la consomption de la chair et des mots. La lumière brûlante de la Méditerranée, l’embrasement volcanique des jeux sentimentaux auxquels se livrent ces jeunes gens beaux comme des dieux, l’extrême patience d’un regard d’artiste apte à recueillir et à exalter l’épiphanie des jours et des nuits participent d’un même épuisement voluptueux, de la même jouissance d’un monde toujours plus accordé à nos émois et à nos sens. 5/6
Top 10 Année 2017

La prière (Cédric Kahn, 2018)
La religion constitue-t-elle une voie de secours pour s’offrir un nouveau départ et solder les comptes d’une vie mise en pièces par l’enfer de la toxicomanie ? Telle est la question posée par le parcours de Thomas, adolescent poupin embrassant la foi dans la communauté isolée d’un haut plateau savoyard, régie par le travail, le partage et la prière. Si la tentation d’une rigueur ascétique pour figurer un cheminement spirituel appelle immanquablement à l’influence de Bresson, on voudrait trouver dans cette humble chronique d’une renaissance les aspérités qui lui permettraient de vraiment s’incarner. Un peu trop soumise aux exigences du scénario, à la formulation littérale d’hypothèses censées donner le change et apporter leur lot d’ambigüités, elle suit son cours avec une sérénité plus lisse que lyrique. 3/6

Ready player one (Steven Spielberg, 2018)
Du roi incontesté de l’entertainment et de la pop culture qu’il a engendrée, on aurait pu s’attendre à un rollercoaster révolutionnaire, sondant le rapport contemporain de l’image au virtuel et annonçant le futur plausible d’une post-humanité toujours plus soumise au règne invasif du numérique. On se retrouve face à un divertissement déceptif, presque schizophrène, assez stéréotypé dans son développement narratif et la relative platitude de ses personnages, mais très personnel dans l’autoportrait que l’auteur y livre en filigrane – éternel enfant rêveur confronté à l’immensité de son héritage. Derrière la vitesse, la fluidité et le plaisir, notions maîtresses d’une cavalcade saturée de signes et de stimuli, c’est donc bien la hantise de l’échec qui colore d’inquiétude ce tourbillon hybride et souvent ébouriffant. 4/6

Docteur Jerry et mister Love (Jerry Lewis, 1963)
Le roman de Stevenson fait l’objet ici d’un traitement parodique exerçant une entreprise de destruction systématique et s’aventurant derrière le miroir pour oser explorer, par-delà l’extravagance de la comédie et des gags, un univers presque angoissant, proche de Kafka et de Borges. L’inversion du thème originel, qui voit un professeur de chimie myope, bossu, bredouillant et maladivement complexé se transformer en un play-boy prétentieux, goujat, dont la muflerie n’égale que la dose de gomina, favorise une satire qui tire à boulets rouges et non sans cruauté sur plusieurs institutions américaine. Mais c’est surtout par son achèvement plastique et certaines lumineuses idées formelles que l’œuvre dépasse l’aspect somme toute assez consensuel d’une morale voulant que la vraie beauté soit intérieure. 4/6



Et aussi :

Les garçons sauvages (Bertrand Mandico, 2017) - 4/6
The disaster artist (James Franco, 2017) - 4/6
Tesnota - Une vie à l'étroit (Kantemir Balagov, 2017) - 5/6
Hostiles (Scott Cooper, 2017) - 4/6
Les bonnes manières (Juliana Rojas et Marco Dutra, 2017) - 4/6



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Films des mois précédents :
Spoiler (cliquez pour afficher)
Février 2018Phantom thread (Paul Thomas Anderson, 2017)
Janvier 2018Pentagon papers (Steven Spielberg, 2017)
Décembre 2017Lettre de Sibérie (Chris Marker, 1958)
Novembre 2017L’argent de la vieille (Luigi Comencini, 1972)
Octobre 2017Une vie difficile (Dino Risi, 1961)
Septembre 2017Casanova, un adolescent à Venise (Luigi Comencini, 1969)
Août 2017La bonne année (Claude Lelouch, 1973)
Juillet 2017 - La fille à la valise (Valerio Zurlini, 1961)
Juin 2017Désirs humains (Fritz Lang, 1954)
Mai 2017Les cloches de Sainte-Marie (Leo McCarey, 1945)
Avril 2017Maria’s lovers (Andreï Kontchalovski, 1984)
Mars 2017À la recherche de Mr Goodbar (Richard Brooks, 1977)
Février 2017Raphaël ou le débauché (Michel Deville, 1971)
Janvier 2017La la land (Damien Chazelle, 2016)
Décembre 2016Alice (Jan Švankmajer, 1987)
Novembre 2016 - Dernières nouvelles du cosmos (Julie Bertuccelli, 2016)
Octobre 2016 - Showgirls (Paul Verhoeven, 1995)
Septembre 2016 - Aquarius (Kleber Mendonça Filho, 2016)
Août 2016 - Le flambeur (Karel Reisz, 1974)
Juillet 2016 - A touch of zen (King Hu, 1971)
Juin 2016 - The witch (Robert Eggers, 2015)
Mai 2016 - Elle (Paul Verhoeven, 2016)
Avril 2016 - La pyramide humaine (Jean Rouch, 1961)
Mars 2016 - The assassin (Hou Hsiao-hsien, 2015)
Février 2016Le démon des femmes (Robert Aldrich, 1968)
Janvier 2016La Commune (Paris 1871) (Peter Watkins, 2000)
Décembre 2015Mia madre (Nanni Moretti, 2015)
Novembre 2015Avril ou le monde truqué (Franck Ekinci & Christian Desmares, 2015)
Octobre 2015Voyage à deux (Stanley Donen, 1967)
Septembre 2015Une histoire simple (Claude Sautet, 1978)
Août 2015La Marseillaise (Jean Renoir, 1938)
Juillet 2015Lumière silencieuse (Carlos Reygadas, 2007)
Juin 2015Vice-versa (Pete Docter & Ronaldo Del Carmen, 2015) Top 100
Mai 2015Deep end (Jerzy Skolimowski, 1970)
Avril 2015Blue collar (Paul Schrader, 1978)
Mars 2015Pandora (Albert Lewin, 1951)
Février 2015La femme modèle (Vincente Minnelli, 1957)
Janvier 2015Aventures en Birmanie (Raoul Walsh, 1945)
Décembre 2014Enquête sur un citoyen au-dessus de tout soupçon (Elio Petri, 1970)
Novembre 2014Lifeboat (Alfred Hitchcock, 1944)
Octobre 2014Zardoz (Sean Connery, 1974)
Septembre 2014Un, deux, trois (Billy Wilder, 1961)
Août 2014Le prix d’un homme (Lindsay Anderson, 1963)
Juillet 2014Le soleil brille pour tout le monde (John Ford, 1953)
Juin 2014Bird people (Pascale Ferran, 2014)
Mai 2014Léon Morin, prêtre (Jean-Pierre Melville, 1961) Top 100
Avril 2014L’homme d’Aran (Robert Flaherty, 1934)
Mars 2014Terre en transe (Glauber Rocha, 1967)
Février 2014Minnie et Moskowitz (John Cassavetes, 1971)
Janvier 201412 years a slave (Steve McQueen, 2013)
Décembre 2013La jalousie (Philippe Garrel, 2013)
Novembre 2013Elle et lui (Leo McCarey, 1957)
Octobre 2013L’arbre aux sabots (Ermanno Olmi, 1978)
Septembre 2013Blue Jasmine (Woody Allen, 2013)
Août 2013La randonnée (Nicolas Roeg, 1971)
Juillet 2013Le monde d’Apu (Satyajit Ray, 1959)
Juin 2013Choses secrètes (Jean-Claude Brisseau, 2002)
Mai 2013Mud (Jeff Nichols, 2012)
Avril 2013Les espions (Fritz Lang, 1928)
Mars 2013Chronique d’un été (Jean Rouch & Edgar Morin, 1961)
Février 2013 – Le salon de musique (Satyajit Ray, 1958)
Janvier 2013L’heure suprême (Frank Borzage, 1927) Top 100
Décembre 2012 – Tabou (Miguel Gomes, 2012)
Novembre 2012 – Mark Dixon, détective (Otto Preminger, 1950)
Octobre 2012 – Point limite (Sidney Lumet, 1964)
Septembre 2012 – Scènes de la vie conjugale (Ingmar Bergman, 1973)
Août 2012 – Barberousse (Akira Kurosawa, 1965) Top 100
Juillet 2012 – Que le spectacle commence ! (Bob Fosse, 1979)
Juin 2012 – Pique-nique à Hanging Rock (Peter Weir, 1975)
Mai 2012 – Moonrise kingdom (Wes Anderson, 2012)
Avril 2012 – Seuls les anges ont des ailes (Howard Hawks, 1939) Top 100
Mars 2012 – L'intendant Sansho (Kenji Mizoguchi, 1954)
Février 2012 – L'ombre d'un doute (Alfred Hitchcock, 1943)
Janvier 2012 – Brève rencontre (David Lean, 1945)
Décembre 2011 – Je t'aime, je t'aime (Alain Resnais, 1968)
Novembre 2011 – L'homme à la caméra (Dziga Vertov, 1929) Top 100 & L'incompris (Luigi Comencini, 1967) Top 100
Octobre 2011 – Georgia (Arthur Penn, 1981)
Septembre 2011 – Voyage à Tokyo (Yasujiro Ozu, 1953)
Août 2011 – Super 8 (J.J. Abrams, 2011)
Juillet 2011 – L'ami de mon amie (Éric Rohmer, 1987)

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G.T.O
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar G.T.O » 3 avr. 18, 21:09

Mois de mars en demi-teinte, d'où surclasse l'audacieux et envoutant Annihilation, deuxième essai réussi d'Alex Garland.
Un conte de fée mystérieux aux contours poreux, film de deuil relu à la lumière d'un récit de voyage. Véritable expérience sensorielle, Annihilation est un bain amniotique aux images étrangement décalées, presque flottantes, qui marquent l'avénement d'un style, évoquant par moments la poésie hermétique de Shane Carruth ou bien encore celle d'Under the skin.

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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Jeremy Fox » 3 avr. 18, 23:23

Premier gros prétendant

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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Rick Blaine » 4 avr. 18, 00:22

The Boogeyman a écrit :Le mois d'Avril commence tres fort.

The Offence - 1972 / Sidney Lumet

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Lourd, bestial, violent, dérangeant et un Sean Connery comme jamais vu ailleurs.
Un véritable cauchemar fascinant et effrayant où tout n'est que incertitude et manière d'interpréter de la première à la dernière minute. Une confrontation finale perfide comme dernier clou du cercueil dont on ne pouvait déjà plus s'échapper.
Et que dire de ce simple moment de sortie d'école écrasé par la paranoïa et où tous les repères volent en éclat, parents, professeurs, enfants, flics,... La bête est partout et nul part en chacun.

J'ai trouvé à l'acteur Ian Bannen des airs de Eli Wallach


Un blu-ray Anglais existe, chez Eureka.
Message à Carlotta ou Wild Side : quand vous voulez !!!!

Excellent choix, ne touche plus à rien! 8)

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AntonChigurh
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar AntonChigurh » 6 avr. 18, 21:08

Premier candidat du mois d'Avril et première redécouverte en HD 8) .
Fargo des frères Coen :
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Martine Cachet
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Martine Cachet » 9 avr. 18, 15:49

Je regarde beaucoup trop de films en ce moment (en même temps je suis étudiant et la fin approche). J'ai deux films qui se détachent du lot pour l'instant et qui sont issus de notre beau pays :

Confidences Pour Confidences de Pascal Thomas (1978) et je vois que beaucoup d'entre vous le jugent très bon

Et

Je Vais Craquer de François Leterrier (1980), que je trouve très juste sur beaucoup de points avec une performance géniale de Clavier (toujours été un fan...)

Voilà, mais comme j'en regarde quasiment trois par jour, ça risque de varier.
Je ne peux rien citer, j'ai pas de mémoire...

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Flol
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Flol » 9 avr. 18, 17:01

Martine Cachet a écrit :comme j'en regarde quasiment trois par jour

Cette époque me manque. :cry:

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C2302t
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar C2302t » 9 avr. 18, 18:49

Flol a écrit :
Martine Cachet a écrit :comme j'en regarde quasiment trois par jour

Cette époque me manque. :cry:

+1 :cry:

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C2302t
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar C2302t » 9 avr. 18, 18:52

Pour l instant le ready player one de Spielberg en pôle position. Pas de grande surprise, mais la magie d antan a opéré sur moi, comme a la belle epoque. Ah nostalgie. :roll:

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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar cinéfile » 10 avr. 18, 21:55

Première découverte majeure du mois avec l'énigmatique film du très rare Victor Erice : L'Esprit de la Ruche (Espagne, 1973)

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Flavia
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Flavia » 11 avr. 18, 18:57

Premier prétendant, le très beau film de Robert Redford - Et au milieu coule une rivière -


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