Commentaires à propos de votre film du mois

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés après 1980

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aelita
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar aelita » 30 mai 14, 19:22

Bilan du mois de mai
36 films découverts ou redécouverts (dont 11 sorties salles 2014), soit un mois assez moyen en quantité (par rapport à février ou mars).
Ce mois-ci, ce n'est pas un film bizarre ou hors normes qui remporte le titre, mais un documentaire réalisé "à chaud", en immersion avec les manifestants de Kiev (ou comment une manifestation devient une révolte puis une révolution), suivi de deux documentaires dans la mouvance soixante-huitarde (pré- ou post-) et de deux films des Dardenne. Le politique et le social (ces thèmes avaient fourni quelques films du mois l'an dernier) sont donc très présents, et 2014 est décidément l'année des films un peu à part...
FILM DU MOIS, donc Maïdan (Sergeï Loznitsa), suivi de
2. Trotsky (Jacques Kebadian)
3. What a flash ! (Jean-Michel Barjol)
4. Deux jours, une nuit (Jean-Pierre et Luc Dardenne)
5. Le fils (Jean-Pierre et Luc Dardenne)
Ont manqué, parfois de très peu, le podium :
Ceux de chez nous (Sacha Guitry et Frédéric Rossif), Les femmes de Visegrad (Danis Tanovic), Le pont (Bernhard Wicki), le promeneur d'oiseau (Philippe Muyl), May in the summer (Cherien Dabis), Marketa Lazarova (Frantisek Vlasil).
Pas d'autre ordre, pour ces films, que celui du visionnage.
Dernière édition par aelita le 31 mai 14, 17:38, édité 2 fois.
Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? (pensée shadok)

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Jeremy Fox
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Jeremy Fox » 30 mai 14, 22:14

31 films vus ce mois de mai et objectivement le Aldrich aurait du finir devant ; mais le plaisir pris au cours de la découverte du film de Singer me le fait mettre en tête puisque ça ne prête pas à conséquence. Mais le tiercé se tient néanmoins dans un mouchoir de poche.



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Le résumé du mois :



* X-Men : Days of Future Past : Bryan Singer 2014 : 7.5/10
* En Quatrième vitesse (Kiss me Deadly) : Robert Aldrich 1955 : 7.5/10
* Eaux profondes : Michel Deville 1981 : 7.5/10

* Shrek : Andrew Adamson & Vickie Jenson 2001 : 7/10
* Game of Thrones / Saison 3 2013 : 7/10
* Game of Thrones / Saison 2 2012 : 7/10
* Harvey Milk : Gus Van Sant 2008 : 7/10
* X-Men : Le commencement (X-Men : First Class) : Matthew Vaughn 2011 : 7/10

* Quand la mer monte : Yolande Moreau & Gilles Porte 2004 : 6.5/10
* C'est arrivé à Naples (It started in Naples) : Melville Shavelson 1960 : 6.5/10
* Heat : Michael Mann 1993 : 6.5/10

* Péril en la demeure : Michel Deville 1985 : 6/10
* Shrek 2 : Andrew Adamson 2003 : 6/10
* Viens chez moi j'habite chez une copine : Patrice Leconte 1981 : 6/10
* Le Majordome (The Butler) : Lee Daniels 2013 : 6/10
* Thor : Kenneth Branagh 2011 : 6/10

* Frenzy : Alfred Hitchcock 1972 : 5.5/10
* Le Jour d'après (Day After Tomorrow) : Roland Emmerich 2004 : 5.5/10
* Lettre d'Iwo Jima (Letters from Iwo Jima) : Clint Eastwood 2006 : 5.5/10
* Mémoires de nos pères (Flags of our Fathers) : Clint Eastwood 2006 : 5.5/10
* Les Spécialistes : Patrice Leconte 1985 : 5.5/10

* A bord du Darjeeling Limited (The Darjeeling Limited) : Wes Anderson 2007 : 5/10
* Looking for Eric : Ken Loach 2009 : 5/10

* L'apollonide : Bertrand Bonello 2011 : 4.5/10

* Godzilla : Gareth Edwards 2014 : 4/10
* Après l'amour : Diane Kurys 1991 : 4/10
* Stupeur et tremblements : Alain Corneau 2002 : 4/10

* Le Magicien d'Oz (The Wizard of Oz) : Victor Fleming 1939 : 3.5/10
* The Last Command : Josef Von Sternberg 1928 : 3.5/10
* Moonrise Kingdom : Wes Anderson 2012 : 3.5/10

* La Vie aquatique (The Life Aquatic with Steve Zissou) : Wes Anderson 2004 : 3/10
* Les Sept mercenaires (The Magnificent Seven) : John Sturges 1960 : 3/10

* Les Tambours de la guerre (War Drums) : Reginald LeBorg 1957 : 1.5/10

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AtCloseRange
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar AtCloseRange » 30 mai 14, 22:23

Top 5:

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On aurait aussi pu trouver Ruby Sparks de Dayton et Faris et le Genou de Claire de Rohmer dans ce mois assez riche en bonnes surprises.
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Best
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Best » 31 mai 14, 01:27

Top 5 du mois

1 - Her (Spike Jonze)
2 - Manhattan melodrama (W.S. Van Dyke)
3 - 12 years a slave (Steve McQueen)
4 - X-Men : Days of Future Past (Bryan Singer)
5 - Deux jours, une nuit (Jean-Pierre Dardenne, Luc Dardenne)

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nobody smith
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar nobody smith » 31 mai 14, 07:41

ça a faillit encore être un mois de la misère. Seul Breezy de Clint Eastwood (qui je m’en rend compte est le dernier long-métrage du bonhomme qu’il me restait à découvrir) semblait se détacher. Mais le film aussi brillant soit-il (c’est Clint quand même) ne m’a pas totalement convaincu et il aurait été vainqueur par défaut (comme Le Septième Continent le mois dernier). Heureusement hier soir, Isao Takahata m’a collé une grosse claque avec Souvenirs Goutte A Goutte. Je crois que le cinéaste n’a jamais signé une chronique dans un tel état de grâce. Le mélange de tendresse et de mélancolie est d’une grande subtilité et l’animation est d’une finesse rare. Quant à la fin, j’en étais à hurler au génie.

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Sans Takahata, j’aurais pu cela dit élire un autre représentant de l’animation japonaise. Ça aurait été néanmoins une entorse aux règles puisqu’il s’agit de la série Lain. Un visionnage tardif puisque j’avais découvert la série il y a maintenant treize ans sur Canal+. Ça me renvoie d’ailleurs au formidable souvenir d’une nuit manga animé par Jean-Pierre Dionnet (composé de Perfect Blue, les deux premiers épisodes de Lain donc et Jin-Roh en conclusion). Je crois qu’il est néanmoins heureux que je n’ai pas visionné l’intégral à l’époque. Je n’aurais de tout évidence pas su apprécié à sa juste valeur ce que Dionnet qualifiait d’un Twin Peaks japonais. L’autre point, c’est que le temps démontre la pérennité de l’œuvre. Toutes les réflexions découlant du rapport réel/virtuel demeurent aujourd’hui toujours parfaitement vertigineuses (limite inquiétantes dans certaines implications). Du grand art totalement hypnotique (je pourrais me passer en boucle le générique d’ouverture).

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"Les contes et les rêves sont les vérités fantômes qui dureront, quand les simples faits, poussière et cendre, seront oubliés" Neil Gaiman
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Hitchcock
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Hitchcock » 31 mai 14, 14:23

Mois particulièrement riche en découvertes avec pas moins de 31 films vus (plus de nombreux courts-métrages/documentaires).

Film du mois ex-æquo :
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New York-Miami de Frank Capra (1934)
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La Gouffre aux Chimères de Billy Wilder (1951)
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Le reste dans un mouchoir de poche :

2. French Cancan de Jean Renoir (1954)
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3. Le temps de la colère de Richard Fleischer (1956)
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4. La Petite Lise de Jean Grémillon (1930)
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5. Voyage en Italie de Roberto Rossellini (1954)
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Mais aussi :

6. Histoire de détective de William Wyler (1951)

7. Meurtre sous contrat d'Irving Rapper (1958)

8. L'Homme de l'Ouest d'Anthony Mann (1958)

9. Le Convoi des Braves de John Ford (1950)

10. Drôle de frimousse de Stanley Donen (1957)

11. Un singe en hiver de Henri Verneuil (1962)

12. Coincée de Phil Karlson (1955)

13. Représailles en Arizina de William Witney (1965)

14 ex-aequo. La femme au gardénia (1953) et Le Retour de Frank James (1940) de Fritz Lang

15. Age of Consent de Michael Powell (1969)

Prix complémentaires :

Réalisateur du mois :

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Fritz Lang


Redécouverte du mois :
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Les Fraises Sauvages d'Ingmar Bergman (1957)

Suivi par :
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Ariane de Billy Wilder (1957)
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Le Salaire de la Peur d'Henri-Georges Clouzot (1953)


Prix d'interprétation masculin :

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Vince Edwards pour le rôle de Claude (le tueur) dans Meurtre sous Contrat


Prix d'interprétation féminin :

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Ginger Rogers pour le rôle de Sherry Conley dans Coincée


Prix du court-métrage :

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A Day with the Gypsies (1906)

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Thaddeus
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Thaddeus » 31 mai 14, 16:20

Eh bien quel mois de mai, mes aïeux ! Exceptionnel d'un point de vue qualitatif, avec un vainqueur qui devrait intégrer mon Top 100.


Mai 2014


1. Léon Morin, Prêtre (Jean-Pierre Melville, 1961)

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2. Yol (Yilmaz Güney & Serif Gören, 1982)

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3. Deux Jours, Une Nuit (Jean-Pierre & Luc Dardenne, 2014)

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Mes découvertes en détails :
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Une femme est une femme (Jean-Luc Godard, 1961)
L’année de Jules et Jim, Godard livre sa version bariolée du triangle amoureux (guetter à cet égard, parmi milles clins d’œil et allusions, l’apparition et les répliques de Jeanne Moreau). Il ne faut pas très longtemps pour s’accommoder au ton syncopé, aux cadences trépidantes, à la musicalité de ce roman-photo qui chronique les hauts et les bas d’un jeune couple des années 60. Car assez vite le cinéaste nous amuse en s’amusant, fait de l’invention malicieuse, de la surprise, du contre-pied son credo vital, multiplie calembours et contrepèteries, gags et respirations poétiques, facéties et artifices, gravité et légèreté, en puisant autant dans l’univers de Lubitsch que dans celui de Demy. Et si Karina n’est pas infâme mais bien une femme, le film s’avère quant à lui l’un des plus charmants de son auteur. 4/6

American college (John Landis, 1978)
Landis transpose l’univers du National Lampoon, mensuel satirique, véritable institution où règne la seule règle de la surcharge, et où sont exposés les comportements les plus stupides, vulgaires et méchants. Déferle donc à l’écran un catalogue exhaustif de clubs de naïfs, de complexés, de sournois, de dragueurs, de nymphettes, de pervers et d’obsédés, sous le patronage exclusif du saugrenu et du scatologique. J’avoue qu’assister aux mésaventures régressives d’une bande de débiles néanderthaliens de campus, bloqués au stade de l’infantilisme et ne pensant qu’à se murger et à baiser, ça me parle moyen. Et puisque l’efficacité comique desdites tribulations laissent à désirer, l’ensemble, plus fatiguant que mordant, ne me laissera pas une marque impérissable. 3/6

Kanzo sensei (Shōhei Imamura, 1998)
1945, le Japon est au bord de la reddition et la folie ordinaire bat son plein. Courant d’un malade à l’autre, le docteur Akagi diagnostique la même hépatite à tous ses concitoyens, sue sang et eau pour préserver une médecine empirique et compatissante, réunit une équipe de choc composée d’une jeune prostituée repentie, d’un chirurgien délabré et d’un bonze lascif. La fantaisie d’Imamura est intacte, qui à 72 ans mène tambour battant une chronique sociale à mi-chemin du burlesque satirique et de la tragédie souriante, nourrie par une véritable conviction humaniste. Lorsqu’à la fin, seuls dans une barque, le bon docteur et son assistante contemplent le champignon atomique d’Hiroshima, et que le premier lui trouve un air de foie malade, la métaphore délirante est définitivement ratifiée. 5/6

La dernière chasse (Richard Brooks, 1956)
Brooks prend sa part au problème indien et esquisse à travers le massacre des troupeaux de bisons, les bivouacs des trappeurs et le gel d’une nature dangereuse, un romanesque qui évoque la contemplation d’une idée fixe autant qu’il approfondit la figure du héros dupe de son rêve. Si on le replace dans le contexte de sa réalisation, ce western cruel sur la chasse au profit, le goût du sang qui enivre et détruit, la trahison d’un idéal de coexistence pacifique sacrifiée sur l’autel de la possession à court terme, stigmatise une culpabilité que le cinéma américain était encore frileux à évoquer. Même sans cette remise en perspective, il offre son lot d’aventures et de confrontations entre Stewart Granger, pisteur repenti dégoûté par son passé, et Robert Raylor, vraie pourriture derrière sa belle gueule. 4/6

Before sunrise (Richard Linklater, 1995)
Ça aurait pu faire un très bon petit livre, et ça finit par faire un film fort agréable, le début d’une belle aventure de cinéma entre deux êtres de fiction, mais aussi entre leur histoire et l’expérience du spectateur qui vieillira avec eux. Ici on marche, on parle, on s’assoit et puis on recommence. Ainsi déambulant, nos jeunes et charmants héros causent d’amour, ses recettes, ses techniques, ses moyens, ses anecdotes. Plongés dans l’urgence d’une séparation annoncée, ils se défont de leurs fausses pudeurs, hésitent entre ébat et débat, et se lancent dans un décodage amusant de leur discours sentimental, comme une auto-analyse en temps réel. Mais c’est surtout confrontée au poids des années que cette bulle de romantisme, pour l’instant trop volatile, prendra vraiment de l’épaisseur. 4/6

The pillow book (Peter Greenaway, 1996)
Lorsque Nagiko était enfant, son père calligraphe traçait sur son visage et son dos des idéogrammes rituels. Devenue adulte, ses amants doivent pour la combler prendre son corps comme une page vierge et le couvrir de signes… Puis le jeu s’inverse et elle décide que les hommes deviendront de véritables livres vivants, leur peau couverte de messages devenant tout à la fois l’instrument de son plaisir et celui de sa vengeance contre un éditeur autrefois responsable de sa ruine. Toute en incrustations, surimpressions, cérémonies codées, la forme se déploie ici comme un rébus, la matière des mots se conjugue à la matière des chairs, jusqu’à la sublimation et à la mort. Cinéma très sophistiqué, morbide, obsessionnel, verrouillé comme un langage cryptique, que l’on contemple sans jamais s’y engager. 3/6

Le septième continent (Michael Haneke, 1989)
Restitution froide et clinique d’un fait divers, le premier film d’Haneke remue, secoue, tout en posant les bases d’un système hérité de l’énonciation répétitive à la Jeanne Dielman. Des faits et gestes mécaniques, l’aliénation à un quotidien si morne et banal qu’il conduit cette famille bourgeoise, comme le Alain Leroy du Feu Follet, à se suicider. Le refus de toute approche empathique n’exclut pas l’émotion car une réelle détresse muette affleure des larmes sans objet de la mère, du visage si touchant et fragile de la fillette, des manifestations d’amour qui lient ces trois êtres en dissolution. C’est ce qui rend la dernière demi-heure, avec la destruction méthodique de toute possession matérielle, son agonie silencieuse, son retrait dans le noir et l’isolement (comme dans Amour, déjà), si forte et terrifiante. 5/6

Léon Morin, prêtre (Jean-Pierre Melville, 1961)
Elle se dit athée, élève seule sa fille dans un village occupé que la guerre a vidé de ses hommes, se consume d'amour pour une autre femme (le film ne louvoie pas là-dessus et il date bien de 1961), avant de rencontrer le nouvel abbé de la paroisse. Elle, c’est Barny, c’est Emmanuelle Riva, magnifique, frémissante, c’est sa voix qui magnétise, son regard et ses gestes troublés trahissant doutes, hésitations, chambardement sensuel, confusion spirituelle face au jeune curé. Leurs joutes oratoires offrent un festin succulent à l’oreille, la mise en scène exprime avec une splendide mais cruelle transparence tous les émois d’un être qui, sans le comprendre, s’ouvre à une passion interdite. Attisant le feu d’un véritable suspense intime, cette œuvre d’obstination, d’incertitude et d’élévation déroule une tragédie douce qui éclaire l’âme et fouette le cœur. 6/6

Les yeux noirs (Nikita Mikhalkov, 1987)
Trois nouvelles de Tchekhov entremêlées en un long voyage rétrospectif chargé de souvenirs heureux et de regrets étouffés, que nous raconte un vieil homme passé à côté de sa vie. Au terme du récit, on comprendra que la destinée du héros a basculée depuis longtemps dans l’insignifiance et l’oubli et que sa dérive spatiale traduisait en fait son naufrage dans le temps, seul vainqueur de toute histoire. Pour y arriver, Mikhalkov nous invite à une fantaisie virevoltante, entre la bourgeoisie italienne du début du siècle et la Russie des tsars. Cela sent parfois un peu trop l’hommage (coucou Fellini) et le savoir-faire (l’image de carte postale guette), mais de l’insouciance à la joie enfantine, du bonheur qui enivre à l’angoisse qui étouffe, tout garantit la verve et le dépaysement du numéro de charme. 4/6

La main au collet (Alfred Hitchcock, 1955)
À l’image des très dépaysants décors monégasques et de ses feux d’artifices éclairant la nuit verte du monde nocturne où Cary Grant poursuit son ombre, le film agit par scintillement glamour, substituant aux préoccupations de sexe et de mort (à l’époque, Hitchcock turbine le sujet) un glamour sans double fond. En d’autres termes, il sécrète un charme superficiel et goûte crânement, entre deux bavardages un peu ronflants, au plaisir de la gratuité, fût-ce en sacrifiant le trouble et la surprise (car il n’est pas bien difficile de deviner le fin mot de l’histoire avant qu’il n’arrive). Avec l’arme de séduction massive la plus grisante qui soit : Grace Kelly, fourreau magenta ou robe de soirée blanche, cheveux en pagaille tandis qu’elle roule à tombeau ouvert sur les routes en lacets de la principauté – le fantasme absolu. 4/6

L’empire des sens (Nagisa Ōshima, 1976)
Découvrir l’objet du scandale quarante ans après sa sortie, c’est mesurer l’audace du réalisateur et la radicalité de son geste. Car à sa manière et avec sa culture Ōshima témoigne de cette aptitude à l’oubli que les lueurs du quotidien tamisent et rendent fragile, désespéré, sans issue. Il n’est nullement question ici d’amour fou, encore moins de son apologie, comme on a pu le lire, mais bien d’une pathologie obsessionnelle qui exclut les amants hors du monde réel et social, qui les isole dans un huis-clos dépassionné fondé sur la répétition du rituel érotique, la quête d’un absolu suicidaire, et qui s’achève en toute logique sur les rives de l’assouvissement. Une liturgie du sexe plus proche de l’holocauste que de la chronique galante, et dont la dimension morbide a quelque chose d’infernal. 4/6

Le secret derrière la porte (Fritz Lang, 1947)
C’est l’époque où beaucoup de grands réalisateurs se sont piqués de psychanalyse et y vont chacun de leur petit condensé illustré (deux ans plus tôt, Hitchcock enquêtait chez le Dr Edwardes). Il est facile, ici comme ailleurs, de trouver peu vraisemblables les recours symboliques employés. Mais le suspense possède un attrait vénéneux car son schématisme est compensé par l’inventivité baroque d’une mise en scène qui le tire vers le conte de fées pour adultes – grande maison inquiétante aux chambres hantées de souvenirs, lampes torches dans la nuit, jardin mangé par la brume. En outre, s’il autopsie le désarroi d’un couple effrayé par le sexe qui devrait l’unir, Lang offre de nouvelles perspectives à son thème fétiche de la pulsion criminelle dont le meurtrier est la première victime. 4/6

Samedi soir et dimanche matin (Karel Reisz, 1960)
À Nottingham, la vie des ouvriers est réglée comme du papier à musique – monotonie chronométrée du labeur, virées du week-end au pub, à la pêche ou à la fête foraine. Tel est le quotidien d’Arthur, non-aligné qui engloutit des litres de bière, fréquente une femme mariée puis une belle jeunette, et se révolte contre le système et sa condition. Il est un peu cuistre, souvent menteur, mais intègre, pas dupe de la nouvelle logique de consommation et du développement de la culture de masse. Analysant les conflits entre les pulsions d’un individu et les contraintes collectives, Reisz traduit la critique marcusienne de la "société fermée" et le slogan "métro-boulot-dodo". Taillée avec truculence et tendresse, sa chronique de l’Angleterre contemporaine rappelle les travaux de Kazan avec Brando et Dean. En encore mieux. 5/6

Deux jours, une nuit (Jean-Pierre & Luc Dardenne, 2014)
Ne pas s’arrêter au principe, qui pourrait cumuler les handicaps d’un argumentaire manichéen contre les méfaits du Capital. Car on le sait : les auteurs ne goûtent pas à l’idée simpliste et au raccourci typologique. L’aventure de Sandra (magnifique Marion Cotillard), cette combattante d’aujourd’hui à laquelle on s’attache comme à une bouée de survie, bouleverse parce qu’elle met en jeu des comportements universels de solidarité ou de détresse, de honte ou de repentance, de courage ou d’abnégation. Elle dessine un mouvement à la fois individuel et collectif, révèle la dignité d’une prise de conscience politique, la persévérance d’un amour qui soutient, relève, encourage, et favorise l’expression d’un héroïsme prosaïque mais admirable, jusqu’à la plus belle et logique des conclusions. L’Humanisme avec un grand H. 5/6

Maps to the stars (David Cronenberg, 2014)
Depuis quelque temps, chaque film du réalisateur semble partir du précédent. Après le cynisme entropique et la très contemporaine inhumanité de la finance, il braque sa caméra sur le microcosme froid d’Hollywood, qui semble s’être vidangée de tout son contenu romanesque, de tout son attrait, de toute sa beauté, fût-elle illusoire. C’est un monde fantomatique, licencieux, où ne s’expriment plus que les folies transmises des parents à leurs enfants, ces monstres victimes de malédictions incestueuses. Comme contaminé par le creux de ce qu’il filme, Cronenberg s’en tient à des intentions, à une ironie de surface et sans trouble, privilégiant le name-dropping frénétique et la farce molle. L’affect, l’être, l’émotion ont déserté ce cinéma résolument distancié, moins stimulant que maîtrisé. 4/6

Allez coucher ailleurs (Howard Hawks, 1949)
À la fin de la guerre, un officier français et sa collègue américaine, qui ne peuvent pas se sentir, se lancent sur les routes bavaroises pour une mission. Rapprochement des contraires, amour qui ne s’avoue pas, homme et femme en embrouille perpétuelle mais faits l’un pour l’autre… Refrain connu, expédié par Hawks pour en arriver au véritable plat de résistance. Soit, lorsque les deux tourtereaux veulent se marier, une satire burlesque de l’administration qui introduit des perturbations et des mésaventures fantaisistes autour de l’inversion des genres et de l’ambigüité sexuelle – car Cary Grant devra pour épouser sa promise se faire passer pour une dame, jusqu’au travestissement. On aurait tort de ne pas en (sou)rire, mais la comédie est bien plus inoffensive et prévisible que dévastatrice. 3/6

Le journal d’une fille perdue (G.W. Pabst, 1929)
Le réalisme bien particulier de Pabst trouve dans un expressionnisme contrôlé sa force d’accusation, mais aussi cette dimension trouble, ce goût séducteur de la misère qu’on pourrait qualifier de fantastique social. Son penchant pour les effets de clairs-obscurs et les ambiances singulières, au confluent des influences de Sternberg et Stroheim, se teinte d’une fascination pour le spectacle des aberrations qu’il dévoile. Louise Brooks est ici plus passive qu’active, mais sa seule présence semble changer le cours des évènements, tandis que le propos du cinéaste articule la dénonciation et la révolte d’un enjeu mélodramatique prononcé. Car la violence de son constat est indéniable : il est infiniment préférable pour une fille allemande de 1929 d’être dans un bordel que dans une maison de redressement. 4/6

Toni (Jean Renoir, 1935)
On a souvent répété à propos ce drame populaire dans la garrigue, sur laquelle Visconti travailla comme assistant, qu’il anticipa le néoréalisme italien. Tournant au présent, à un moment où la crise économique exacerbait la xénophobie, Renoir concrétise l’utopie cosmopolite du carton inaugural en employant des ouvriers italiens, espagnols et africains, qui s’unissent tous contre un sous-chef parigot, vantard, cruel et machiste. Derrière l’oppression exercée par la masse industrielle, il fait saigner les cœurs pris par la passion, récuse tout effet pittoresque, et suggère l’illusion d’un bonheur constamment repoussé par la fatalité. Une puissante tragédie méditerranéenne, avec quatuor de guitaristes corses en guise de chœur antique et grand viaduc ferroviaire comme ligne d’échappatoire impossible. 5/6

Sanjuro (Akira Kurosawa, 1962)
Suite des aventures du samouraï errant, encore meilleure que l’original. Engagé malgré lui dans un combat déséquilibré contre la corruption des puissants, notre héros évolue, brise les schémas de déférence à son égard tout en ayant le souci d’enseigner, fait alliance avec de jeunes et naïfs idéalistes car il partage leur colère. Mené tambour battant, le film avance par bifurcations et renversements, remodèle en permanence les analyses de ses enjeux, comme un jeu de stratégie en direct où il s’agit de faire marcher sa tête plutôt que ses bras. Derrière la légèreté du style et l’humour mordant des situations, c’est un éloge de la non-violence qui se profile (voir le massacre perpétré avec dégoût ou le combat final expédié par une lame vive dans un geyser de sang). Un excellent divertissement. 5/6


Et aussi :
Yol (Yilmaz Güney & Serif Gören, 1982) - 6/6
Le roman d'un tricheur (Sacha Guitry, 1936) - 5/6
La chambre bleue (Mathieu Amalric, 2014) - 5/6
The homesman (Tommy Lee Jones, 2014) - 4/6
La loi du milieu (Mike Hodges, 1971) - 4/6
L'île de Giovanni (Mizuho Nishikubo, 2013) - 4/6
The breakfast club (John Hughes, 1985) - 4/6
Une histoire de vent (Joris Ivens, 1988) - 4/6



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Films des mois précédents :
Spoiler (cliquez pour afficher)
Avril 2014L’homme d’Aran (Robert Flaherty, 1934)
Mars 2014 - Terre en transe (Glauber Rocha, 1967)
Février 2014 - Minnie et Moskowitz (John Cassavetes, 1971)
Janvier 2014 - 12 years a slave (Steve McQueen, 2013)
Décembre 2013 - La jalousie (Philippe Garrel, 2013)
Novembre 2013 - Elle et lui (Leo McCarey, 1957)
Octobre 2013 - L'arbre aux sabots (Ermanno Olmi, 1978)
Septembre 2013 - Blue Jasmine (Woody Allen, 2013)
Août 2013 - La randonnée (Nicolas Roeg, 1971) Top 100
Juillet 2013 - Le monde d'Apu (Satyajit Ray, 1959)
Juin 2013 - Choses secrètes (Jean-Claude Brisseau, 2002)
Mai 2013 - Mud (Jeff Nichols, 2012)
Avril 2013 - Les espions (Fritz Lang, 1928)
Mars 2013 - Chronique d'un été (Jean Rouch & Edgar Morin, 1961)
Février 2013 - Le salon de musique (Satyajit Ray, 1958)
Janvier 2013 - L'heure suprême (Frank Borzage, 1927) Top 100
Décembre 2012 - Tabou (Miguel Gomes, 2012)
Novembre 2012 - Mark Dixon, détective (Otto Preminger, 1950)
Octobre 2012 - Point limite (Sidney Lumet, 1964)
Septembre 2012 - Scènes de la vie conjugale (Ingmar Bergman, 1973)
Août 2012 - Barberousse (Akira Kurosawa, 1965) Top 100
Juillet 2012 - Que le spectacle commence ! (Bob Fosse, 1979)
Juin 2012 - Pique-nique à Hanging Rock (Peter Weir, 1975)
Mai 2012 - Moonrise kingdom (Wes Anderson, 2012)
Avril 2012 - Seuls les anges ont des ailes (Howard Hawks, 1939) Top 100
Mars 2012 - L'intendant Sansho (Kenji Mizoguchi, 1954)
Février 2012 - L'ombre d'un doute (Alfred Hitchcock, 1943)
Janvier 2012 - Brève rencontre (David Lean, 1945)
Décembre 2011 - Je t'aime, je t'aime (Alain Resnais, 1968)
Novembre 2011 - L'homme à la caméra (Dziga Vertov, 1929) Top 100 & L'incompris (Luigi Comencini, 1966) Top 100
Octobre 2011 - Georgia (Arthur Penn, 1981)
Septembre 2011 - Voyage à Tokyo (Yasujiro Ozu, 1953)
Août 2011 - Super 8 (J.J. Abrams, 2011)
Juillet 2011 - L'ami de mon amie (Éric Rohmer, 1987)
Dernière édition par Thaddeus le 2 mars 17, 14:17, édité 1 fois.

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Karras
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Karras » 31 mai 14, 16:28

Podium du mois :
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manuma
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar manuma » 31 mai 14, 16:50

Dés également jetés de mon côté :


1.Treme - Saison 1 (2010)
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2.Scream of fear (1961)
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3. Duffy (1968)
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4.Vincent, François, Paul et les autres... (1974)
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5. Return to Oz (1985)
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origan42
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar origan42 » 31 mai 14, 17:17

FILM DU MOIS
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UN ANGE À MA TABLE (Jane Campion, 1990) *****


Victoire d'une courte tête du très touchant, retenu et intelligent film de Jane Campion devant la nouvelle claque 'frères Dardenne', qui, décidément, ne me déçoivent jamais. 'Deux jours, une nuit' pourrait même devenir mon film de l'année des sorties 2014.

Par ordre de préférence:
Spoiler (cliquez pour afficher)
Un ange à ma table (Jane Campion, 1990) *****
Deux jours, une nuit (Jean-Pierre Dardenne / Luc Dardenne, 2014) *****
Guerre et paix (Sergueï Bondartchouk, 1966) *****
Le jour se lève (Ken Loach, 2006) *****

Les anges marqués (Fred Zinnemann, 1948) ****
La nuit des forains (Ingmar Bergman, 1953) ****
Deux lettres anonymes (Mario Camerini, 1944) ****
Duel sans merci (Don Siegel, 1952) ****
The Verdict (Don Siegel, 1946) ****
My Sweet Pepper Land (Hiner Saleem, 2013) ****
Les hommes de la mer (John Ford, 1940) ****
Buried (Rodrigo Cortés, 2010) ****

Le monde de Suzie Wong (Richard Quine, 1960) ***
More (Barbet Schroeder, 1969) ***
Ha ha ha (Hong Sang-soo, 2010) ***
Les liaisons dangereuses 1960 (Roger Vadim, 1959) ***
Guerre et paix (King Vidor, 1956) ***
Les révoltés de la cellule 11 (Don Siegel, 1954) ***
Une manche et la belle (Henri Verneuil, 1957) ***
L'enterré vivant (Roger Corman, 1962) ***
Lincoln (Steven Spielberg, 2012) ***

La forêt pétrifiée (Archie L. Mayo, 1936) **
Si j'étais un espion... [Breakdown] (Bertrand Blier, 1967) **
L'horrible cas du docteur X (Roger Corman, 1963) **
L'amant de cinq jours (Philippe de Broca, 1961) **
Incident de frontière (Anthony Mann, 1949) **
Bloody Mama (Roger Corman 1970) **
Main dans la main (Valérie Donzelli, 2012) **
Adorable menteuse (Michel Deville, 1962) **
Le visiteur (Jean Dreville, 1946) **
L'insoumise (Howard Hawks, 1928) **

La curée (Roger Vadim, 1966) *
Le retour de la mouche (Edward L. Bernds, 1959) *
Welcome to New York (Abel Ferrara, 2014) *
Une ravissante idiote (Édouard Molinaro, 1964) *

RE-VISIONS:
L'invasion des profanateurs de sépultures (Don Siegel, 1956) ****
La septième croix (Fred Zinnemann, 1944) ****
Les chariots de feu (Hugh Hudson, 1981) ****
Le nom de la rose (Jean-Jacques Annaud, 1986) ****
Ça commence à Vera Cruz (Don Siegel, 1949) ***
La forêt interdite (Nicholas Ray, 1958) ***
The box (Richard Kelly, 2009) **
Le Baron Rouge (Roger Corman, 1971) **
Lions et agneaux (Robert Redford, 2007) *


INTERPRÉTATION FÉMININE DU MOIS: MARION COTILLARD (Sandra dans 'Deux jours, une nuit')
INTERPRÉTATION MASCULINE DU MOIS: BERNARD BLIER (le docteur Lefèvre dans 'Si j'étais un espion... [Breakdown]')

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Flavia
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Flavia » 31 mai 14, 17:58

1 - Démineurs & Philomena

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2 - Un ange à ma table & Julia

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3 - La maison des étrangers

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4 - Gun Crazy

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5 - Reservoir Dogs

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Jeremy Fox
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Jeremy Fox » 31 mai 14, 18:02

Flavia a écrit :1 - Démineurs & Philomena




Tous deux auraient pu être mes films du mois. Beau choix.

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Flavia
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Flavia » 31 mai 14, 18:18

Jeremy Fox a écrit :
Flavia a écrit :1 - Démineurs & Philomena




Tous deux auraient pu être mes films du mois. Beau choix.

Merci :wink:
Spoiler (cliquez pour afficher)
Mai 2014


Film du mois

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* X-Men : Days of Future Past : Bryan Singer 2014 : 7.5/10

J'apprécie énormément le choix de ton film en mai, le volet précédent m'avait emballé. J'ai hâte de le découvrir.

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Jeremy Fox
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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Jeremy Fox » 31 mai 14, 18:20

Flavia a écrit :
Jeremy Fox a écrit :
Flavia a écrit :1 - Démineurs & Philomena




Tous deux auraient pu être mes films du mois. Beau choix.

Merci :wink:
Spoiler (cliquez pour afficher)
Mai 2014


Film du mois

Image



* X-Men : Days of Future Past : Bryan Singer 2014 : 7.5/10

J'apprécie énormément le choix de ton film en mai, le volet précédent m'avait emballé. J'ai hâte de le découvrir.


Spoiler (cliquez pour afficher)
Mme Fox m'a dit en aparté à la fin de la séance que Michael Fassbaender n'avait jamais été aussi beau ; et je pense qu'elle n'a pas tort ; ça devrait te donner envie d'aller le voir encore plus rapidement :mrgreen:

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Re: Commentaires à propos de votre film du mois

Messagepar Flavia » 31 mai 14, 18:23

Spoiler (cliquez pour afficher)
:mrgreen: Mme Fox a très bon goût.