Seijun Suzuki (1923-2017)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980...

Modérateurs : Karras, Rockatansky, cinephage

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bruce randylan
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Messagepar bruce randylan » 8 juin 07, 01:23

2501 a écrit :Merci pour l'info. :wink:


J'ai lu ça dans la fiche "gros plan" Elégie de la bagarre que met à disposition la MCJP
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Messagepar bruce randylan » 8 juin 07, 20:35

mélodie Tzigane ( 1980 - 146 minutes )

2ème film du retour après la traversée du desert, c'est un film assez déroutant et difficile d'accès.
L'histoire n'est pas évidente à suivre d'autant que derrière un certain académisme de l'image ( cadre souvent fixe, image trés léchée ), Suzuki n'a pas abandonner ses experimentations et le film offre une nouvelle fois un sacré eventail d'inventions : décors mobiles, jeu sur l'obscurité, énorme travail sur son, contre-point dramatique avec un trio de mendiants aveugles, cadre dans le cadre, montage décousu sans aucun repère temporel etc...

bref Suzuki a des idées à revendre et elles servent bien la fascination hypnotique qu'exerce le film même si j'avoue être loin d'avoir tout compris à une histoire mystérieuse et intriguante
Spoiler (cliquez pour afficher)
qui semble avoir quelques points commun avec sixième sens
.

Mais toutes ces qualités et le talent du casting n'empêchent pas le film de sombrer parfois dans un gros ennui et il faut bien avouer qu'on peut trouver ça obscur, surfait et sans queue ni tête.
Dernière édition par bruce randylan le 22 nov. 17, 01:02, édité 1 fois.
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Messagepar 2501 » 8 juin 07, 20:52

Moi qui n'avait déjà pas vraiment apprécié Pistol Opera, ça m'encourage pas vraiment...

La copie était bonne au moins ?
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Messagepar bruce randylan » 8 juin 07, 21:01

2501 a écrit :Moi qui n'avait déjà pas vraiment apprécié Pistol Opera, ça m'encourage pas vraiment...

La copie était bonne au moins ?


quasi parfaite ( juste un rayure verte en haut de l'écran parfois ).
Pour ce que je sais de Pistol Opera, je ne pense pas que celà soit comparable...
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Messagepar 2501 » 8 juin 07, 21:04

bruce randylan a écrit :
2501 a écrit :Moi qui n'avait déjà pas vraiment apprécié Pistol Opera, ça m'encourage pas vraiment...

La copie était bonne au moins ?


quasi parfaite ( juste un rayure verte en haut de l'écran parfois ).
Pour ce que je sais de Pistol Opera, je ne pense pas que celà soit comparable...

Disons que c'est le seul que j'ai vu de sa dernière partie de carrière (je ne comte pas Conte de mélancolie et de tristesse vu les conditions de visionnage).

Y'a sans doute plus de points communs entre ces deux films qu'avec Le Vagabond de Tokyo ou Elégie de la bagarre par ex ? (si non, tant mieux, ça m'encouragera à aller le découvrir 8) )
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Messagepar bruce randylan » 8 juin 07, 21:09

Ben, pas plus que ça quand même.

Je dirais que c'est plus proche de l'empire de la passion pour le soin de la photo et l'ambiance fantastico poétique mais passé à la moulinette Suzuki.
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Messagepar bruce randylan » 16 juin 07, 00:17

La voix sans ombre ( 1958 - 91 min )
Les 20 première minutes sont époustouflantes et renvoient aux meilleur d'Hitchock ( une femme découvre qu'un collègue de son mari à la même voix qu'un assassin qu'elle avait entendu par hasard 3 ans auparavant ) avec une vrai tension et une ambiance paranoïaque trés réussi basé sur quelques touches à la limite du fantastique et un traitement du son presque agressif le ton servi par un Joe Shishido toujours aussi charismatique.
Puis avec un rebondissement autant surprenant que culotté ( et que Frieklin n'aurait pas renié ), le film glisse vers.... l'ennui ! :?
On abandonne le thriller psychologique pour une banale histoire d'enquête criminel avec problèmes d'alibis, un suspect tout trouvé forcement innocent et une mise en scène faiblarde...
Il faut attendre les 5 dernières minutes pour sentir Suzuki se réveiller derrière sa caméra mais ça ne rattrape pas la tournure idiote du scenario.


Guerre de voyous ( 1960 - 80 min )

Retour dans les oeuvres de jeunesse du cinéaste avec cette comédie mineur sans aucune prétention qui se fait agréablement suivre avec ses gags sympas ( mais faciles ), ses acteurs attachants, son scenario crétin et le savoir faire de Suzuki qui même loin de ses futurs réussites parvient à donner un rythme de croisière correct avec ici et là quelques idées rappelant tient la caméra.
Certainement pas un incontournable mais une récréation plaisante.



Contes de la mélancolie et de la tristesse ( 1977 - 93 min )
Le film du retour après les 10 ans de traversée du desert. Autant dire que Suzuki est attendu au tournent et si l'objet est vraiment imparfait, il demeure passionnant.
Le film ne manque donc pas de défaut ( acteurs trés moyens ; propos peu subtils ; musique dignes d'un porno des 70's ; un scripte ne sachant jamais quelle direction prendre ) mais malgré tout ça le film fonctionne dans l'ensemble porté par un casting féminin aux jeux ambigues et troubles qui floutent les notions de victimes/culpabilité dans un jeu de massacre des valeurs de la famille, de la société de consommation ou de la beauté avec un cynisme et une force que Aldrich aurait appréciés.
Et puis malgré cette pause de 10 ans, le talent de Suzuki est bel et bien intact même si les idées sont inégales sur la longueur. Mais bonne surprise, le meilleur se situe sur la fin, ce qui permet de voir le film à la hausse au fur et à mesure.
En tout cas une nouvelle fois, on se surprend des idées fulgurantes qui parsèment le film : jump cut ; accélération d'ellipses ; faux raccords ; passages entièrement muets ; jeux sur les couleurs et d'autres choses difficilement descriptibles ( la scène où la voisine se fait renverser est géniale ; toute la fin avec les femmes se rendant dans l'appartement de l'héroïne ).

C'est donc un film en dent de scie mais qui comme son nom le dit comprend un ligne général bien tranchante et des piques proprement virtigineux.
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Messagepar bruce randylan » 29 juin 07, 13:33

Suite et fin de la rétro pour ma part.


la mauvaise d'étoile d'Akutaro ( 1964 - 97 min )
Comme son nom peut le laissait croire, il s'agit d'une sorte de remake de Akutaro l'impénitent dont il reprend plusieurs éléments ( initiation amoureuse d'un jeune rebelle à la forte personnalité habitant dans une petite ville à la solde de Yakuzas et d'une brigade de la moralité appartenant à son lycée ).
Suzuki a en revanche la bonne idée de s'affranchir assez rapidement de son propre film en étant un peu moins sentimentaliste et naif ( ce qui est plutot une bonne chose ) tout en étant un peu plus décalé dans son humour ( le paysan ayant suivi une formation au Texas ; les combats contre les Yakuzas à la fin, le travelling sur les couples s'embrassant dans avec un bruitage exagéré ).
Si le film n'est encore une fois pas une réussite majeur, la faute une nouvelle fois à un rythme relaché au milieu, on trouve quelques trés belles scènes tant au niveau esthétique qu'au niveau du fond à l'image de l'amusant passage où une amoureuse d'Akutaro tente de le dévergonder dans un bain public ou celle où ce dernier retrouve sa soupirante dans une forêt de bambous. Ces moments brillants permettent de créer des personnages assez touchants même si on peut regretter que ça ne soit pas le cas de tous les second rôle.
En final on obtient un film une nouvelle fois soignée visuellement mais plutot creux dans ce qu'il aborde heureusement sublimé par quelques séquences originales évitant de sombrer dans un ennui poli.

Million dollar Boys ( 87 min - 1961 )
On s'attend à une succes story sur le monde de la boxe avec un jeune provincial qui débarque à Tokyo pour devenir champion !
Et en fait pas plus que ça le film s'attarddant beaucoup sur des intrigues secondaires plus ou moins captivantes. L'ami du héros et sa copine sont par exemple trés decevant tandis que toutes les scènes entre l'entraineur et sa femme sont trés réussis. Niveau mise en scène, il n'y guère que la première rencontre qui vienne rappeler qui tient la caméra ( un début de combat silencieux avant qu'un solo de batterie vient accompagner les coups portés ), pour le reste pas grand chose de mémorable même si la dernière scène ( le combat et les retrouvaille avec l'entraineur ) parvienne presque à faire oublier l'ennui relatif du visionnage.

Heureusement Suzuki se rattrape avec Rêve de Ring ( 90 min - 1962 ) autre film sur la boxe avec le même acteur dans un rôle trés similaire ( le toujours trés bon Koji Wada ).
Cette fois, Seijun décide de passer aux choses sérieuses et il s'agit de son 1er film où il expérimente véritablement dans l'utilisation des couleurs et des décors. C'est trés réussi picturalement tandis que le son et la musique sont souvent utilisées avec talents. Le montage n'est pas en reste avec quelques eclatements stupéfiants quand il joue des faux raccords violents dans le placement des personnages pour mieux symboliser la rupture entre deux personnage. A coté de ça, la caméra se montre trés mobile et donne un rythme trés agréable malgré une légère baisse dans le deuxième tiers.
C'est vite oublié devant la perfection de la dernière demi-heure qui doit beaucoup à son scenario intelligent qui place le héros en plein dilemne cruel ( soit gagner match sensé être truqué à l'avance ce qui lui coutera la vie ou bien jouer le jeu des Yakuzas et déshonner et ruiner ses proches et la boxe ). Le suspense est parfaitement installé avec un découpage qui entretien la tension en jonglant entre une dizaine de personnage. On a même droit à un court mais virtuose gunfight où l'un des personnages anticipe le style John Woo avec un flingue dans chaque main.
Plus que recommandable au final.

Mais le mieux est à venir.
La belle de l'underground ( 97 min - 1958 )
Derrière ce titre un peu idiot se cache une série B policière assez incroyable et jubilatoire qui commence trés fort avec un ancien groupe de cambrioleur qui se retrouve après des années pour partager enfin le butin : quelques diamants qu'il espère revendre. Le deal se déroule mal et l'un deux avale les pierres avant de se suicide en se jetant dans le vide...
Le film subit une lègère baisse d'intensité avant de repartir de plus belle quand la soeur de celui qui s'est tué se lie malgré elle à l'un des anciens complices de son frère pour récupérer les bijous ( que son amant avait récupéré lors d'une dissection fugace ).
A partir de la scène où celle-ci cache les diamants dans un mannequin de victime, le film prend un rythme assez incroyable jusqu'à la dernière image. C'est d'une nervosité, d'une virtuosité affolante ( le travail sur les mouvements de caméra ; la photographie N&B sublime ; la cadrage fabuleux ; sens de l'espace à tomber ) qui culmine dans le long et monstrueux final ( prés d'un quart du métrage quand même ) où les 2 héros se retrouvent dans l'antre des méchants face à une armada de mafieux. Quasiment entièrement muette, cette séquence s'inscript dans les plus grandes réussites du film noir internationnal.
Un niveau de réalisation qui égale sans soucis l'enfer est à lui de Walsh ou le testament du Dr Mabuse de Lang. Autant dire que c'est du lourd et que la comparaison n'est pas gratuite ou exagérée.
Un véritable chef d'oeuvre oublié qui prouve que Suzuki était déjà un cinéaste extraordinnaire déja avant 1964.

Fuller n'aurait pas fait mieux !

Le dvd existe en Z1 sous le titre Underworld Beauty, dire qu'il est indispensable est une lapalissade ;)
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Messagepar Helward » 29 juin 07, 13:42

bruce randylan a écrit :Mais le mieux est à venir.
La belle de l'underground ( 97 min - 1958 )
[...]
Le dvd existe en Z1 sous le titre Underworld Beauty, dire qu'il est indispensable est une lapalissade ;)

Ah ben tiens, je comptais justement l'acquérir. Ta critique me donne encore plus envie du coup. :D

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Messagepar bruce randylan » 29 juin 07, 13:49

Il va vraiment falloir que je le commande aussi car la dernière partie m'a tellement parut exceptionnelle que je me demande si je l'ai pas fantasmée :lol:
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Messagepar 2501 » 30 juin 07, 00:46

Princess Tanuki

Adapté d'un conte très connu, l'histoire d'amour interdite entre une tanuki et un humain (le "Roméo et Juliette" du Soleil Levant quoi), façon opérette multi-genres, "Princess Tanuki" reprend le style en tableaux figés de "Pistol Opera".

Seijun Suzuki, dans sa dernière période, expérimente en effet plus la forme au niveau des mélanges artistiques qu'à celui de la mise en scène ou de la narration. Tout est très linéaire ici, et l'histoire est vraiment trop simple pour captiver sur 2h de film (la rencontre, puis la recherche de la "Grenouile du paradis" avec bad guys humains et gentils tanukis fêtards et facétieux).
Le réalisateur convoque opéra, kabuki, comédie musicale, et réalise un travail pictural proche de celui du Kurosawa de "Rêves" (l'histoire dans les tableaux de Van Gogh).

Tout est donc très artificiel, sur scène, avec des décors colorés mais parfois un dispositif plutôt vide, voire très cheap (l'espèce de bol de pisse des méchants, le château numérique tout moche).
Les acteurs principaux ont l'air plutôt perdus dans cet enchaînement de scènes surjouées. On permet quand même à Zhang Ziyi de parler chinois par un stratagème un peu abusé. Le kitsch règne, le divertissement n'est pas loin des scènes musicales du "Zatoichi" de Kitano (sauf qu'il n'y a presque que ça).
Le problème c'est que tout cela est très disparate, et que si les tanukis sont rigolos, les passages un peu plus dramatiques, avec un silence complet traînent vraiment en longueur.

Un joli spectacle, mais peu de cinéma. Les quelques mouvements de caméra un peu étudiés sont des installations gratuites façon art contemporain. Le reste c'est du frontal plan large / plan rapproché quasiment tout le long.
Drôle d'objet, amusant mais très couillon, où l'on passe d'un rap par des méchants sentaiesques à des claquettes sans transition, ou encore une scène de combat sur une plage complètement nawak, mais qui manque d'homogénéité et de régularité dans la folie kitsch pour ne pas ennuyer sur la longueur.
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Messagepar bruce randylan » 30 juin 07, 11:42

Tu n'as pas pu voir les autres ?
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Messagepar 2501 » 30 juin 07, 12:56

bruce randylan a écrit :Tu n'as pas pu voir les autres ?

Ceux que tu as vu cette semaine ? Non.
Je vais louper les 2 films de boxe qui repassent cet après-midi. :(
Mais j'ai Underworld Beauty en dvd pour compenser. Et ton avis m'a bien donné envie de le découvrir au plus vite. :)
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Messagepar bruce randylan » 30 juin 07, 14:47

2501 a écrit :Je vais louper les 2 films de boxe qui repassent cet après-midi. :(

C'est vraiment bête pour Rêve de Ring :?
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Messagepar 2501 » 30 juin 07, 14:49

bruce randylan a écrit :
2501 a écrit :Je vais louper les 2 films de boxe qui repassent cet après-midi. :(

C'est vraiment bête pour Rêve de Ring :?

N'en rajoute pas non plus. :x

Je vais immédiatement regarder Underworld Beauty pour me consoler.
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