Joan Crawford (1905-1977)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980...

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Re: Joan Crawford (1905-1977)

Messagepar O'Malley » 9 Avr 11, 20:25

Tiens, il est bizarre ce maquillage qui reste circonscrit à la tête... :mrgreen:
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Re: Joan Crawford (1905-1977)

Messagepar Cathy » 10 Avr 11, 09:07

Boulevard des passions, Flamingo Road (1949) - Michael Curtiz

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Lane Balou travaille dans une fête foraine en tant que danseuse exotique, mais lors du départ de la fête, la jeune femme décide de s'installer dans cette petite ville du Sud des Etats Unis. La vie de cette ville est réglementée par le shérif surpuissant Titus Semple qui se joue de l'avenir de ses concitoyens, notamment de son adjoint qu'il veut voir sénateur voire gouverneur. Celui-ci tombe amoureux de Lane mais est obligé d'épouser quelqu'un de son milieu, tandis que Lane est envoyée en prison pour racolage par Titus. Quelques mois plus tard, elle se réfugie dans une boite où l'influence de Titus n'a aucun impact. Elle rencontre alors un entrepreneur qui veut combattre ce Shérif.

Flamingo Road est l'adaptation d'un roman de Robert Wilder, il fit aussi l'objet d'une série télévisée des années 80 qui permettait de rentrer plus profondément dans la vie de cette petite communauté du sud. Le film dépeint à la fois l'histoire d'amour malheureuse d'une jeune femme mais aussi l'influence énorme d'un shérif qui a sous sa coupe tous les notables de la ville et ne désire qu'une chose les manipuler afin d'avoir le pouvoir. Le film est donc romanesque à souhait, plein de rebondissements. On regrette même de voir la vie de Lane devenue quelqu'un de "recommandable" être si peu montrée soit sous forme d'une ou deux scènes, comme celle où elle fait prendre le thé à son mari. Le film repose sur les épaules de Joan Crawford qui incarne encore une fois une femme forte confrontée à des situations mélodramatiques. Là où Bette Davis faisait de la performance d'actrice en choisissant des rôles de femmes vieillissantes, et des rôles à transformation, Joan Crawford joue sur sa stature, sa beauté altière et un côté femme soumise mais qui veut échapper à son destin. Sydney Greenstreet prête ses traits à l'ignoble shérif, Zachary Scott est veule à souhait dans son rôle de shérif adjoint faible. Le film est mené d'une main de maître par Michael Curtiz, même si on reprochera finalement qu'il ne s'étende pas plus sur la vie des habitants de cette petite ville !
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Re: Joan Crawford (1905-1977)

Messagepar riqueuniee » 10 Avr 11, 09:17

Lord Henry a écrit:

Joan Crawford a tourné de drôles de trucs en fin de carrière... On peut la voir aussi, à la même période , dans un épisode d'une série type "4ème dimension". L'intérêt, outre sa présence, c'est que l'épisode est réalisé par un débutant, qui a fait son chemin depuis : Steven Splelberg. Et elle y est blonde,commme dans ce film.
Le programme en question s'appelait Night Gallery, et l'épisode, qui date de 1969, Eyes. Elle y incarne une femme très riche, aveugle, qui retrouve la vue, pour une durée très limitée (elle le savait, ça) grâce à une opération (pour laquelle elle a carrément "acheté" ses yeux à quelqu'un ). Malheureusement pour elle, le moment où elle pourrait en profiter correspond à la grosse panne d'électricité de New York : elle reste dans le noir...
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Re: Joan Crawford (1905-1977)

Messagepar Lord Henry » 10 Avr 11, 09:24

Elle a renouvelé l'opération avec un épisode d'une autre série fantastique des années soixante-dix, The Sixth Sense:



La suite ici.
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Re: Joan Crawford (1905-1977)

Messagepar boone » 10 Avr 11, 15:58

Mais l'un d'entre vous a-t-il vu ce Trog qui porte l'un des masques recyclés de 2001?
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Re: Joan Crawford (1905-1977)

Messagepar Bugsy Siegel » 10 Avr 11, 16:07

boone a écrit:Mais l'un d'entre vous a-t-il vu ce Trog qui porte l'un des masques recyclés de 2001?


Masque recyclé de 2001, dinosaures recyclés de The Animal World...c'est ce qu'on peut appeler du cinéma écologique.
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Re: Joan Crawford (1905-1977)

Messagepar Lord Henry » 10 Avr 11, 16:07

Pour les curieux - ou les courageux, le film est mis en ligne ici.

Incidemment, Trog ferme le ban de la carrière cinématographique de l'actrice. Elle a tiré sa révérence sur deux productions bas de gamme d'Herman J. Cohen - l'autre étant Berserk!. Dans un entretien, il expliquait que sur les deux tournages l'actrice carburait à la vodka sans que cela n'ait jamais affecté son professionnalisme. Une leçon pour la jeune génération.
Dernière édition par Lord Henry le 10 Avr 11, 16:19, édité 1 fois.
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Re: Joan Crawford (1905-1977)

Messagepar boone » 10 Avr 11, 16:18

Merci de me tenter de la sorte :D
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Re: Joan Crawford (1905-1977)

Messagepar Cathy » 10 Avr 11, 19:11

Sadie McKee (1934) - Clarence Brown

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La fille d'une cuisinière, domestique également s'enfuit avec Tommy, un des employés qui vient d'être renvoyé. Elle doit l'épouser à New York, mais celui-ci part avec une chanteuse. Elle finit par épouser un millionnaire alcoolique et retrouve Tommy.

Clarence Brown tourne ici un pur mélodrame, si la première scène est une scène de comédie qui montre les retrouvailles entre le fils de la famille et Sadie, et permet de montrer les tendres sentiments que semble éprouver le fils pour cette fille de cuisinière, le reste part dans le mélo le plus absolu. Nous sommes en fin de pré-code et cela se sent. Si les deux amants s'enfuient ensemble et passent la nuit dans la même chambre, il est clairement expliqué qu'il va dormir sur le fauteuil, laissant le lit à Sadie. Mais le reste de l'histoire est plus qu'immoral déjà avec cette chanteuse qui débauche le jeune homme et délaisse sa fiancée quelques heures avant son mariage, cette rencontre sordide quelque part entre ce millionnaire complètement saoul et cette jeune femme devenue danseuse, ce mariage entre cet être qu'elle n'aime pas, qui vit constamment dans ses "cuites" festives et qui va lui permettre de sortir de son milieu. Toutefois la morale sera sauve,
Spoiler: open/close
Sadie est une brave fille et pas la garce que l'on veut dépeindre, elle ne laissera pas mourir son mari, divorcera sans demander quoi que ce soit quand elle retrouvera Tommy, celui-ci mourra de la tuberculose tout en se faisant pardonner, et Michael le fils de famille finira par épouser sans doute Sadie qu'il a toujours aimée
pour ce mélo flamboyant. Naturellement Joan Crawford est la star de ce film et est dans sa période de rôle de fille du "peuple" confrontée aux pires situations. Elle est entourée de Gene Raymond insupportable acteur qui joue faux mais chante correctement le fameux "All I do is dream of you" immortalisé dans Chantons sous la pluie, Franchot Tone est comme à son habitude parfait dans son rôle de jeune avocat, et Edward Arnold est admirable en millionnaire constamment bourré. Un mélodrame mené de main de maître par Clarence Brown.

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Le Cargo maudit, Strange Cargo (1940) - Frank Borzage

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En Guyane, six prisonniers s'évadent du bagne en compagnie d'une prostituée du bar local.

Frank Borzage tourne un film curieux basé sur la foi et sur le mystique, car le personnage menant les évadés à bon port semble être une incarnation humaine du Christ. Tout le film tourne autour de ces doutes, de cette foi, avec ce prisonnier qui cherche la rédemption dans la bible, et ces autres qui vont finir par changer au contact de cet homme mystérieux qui surgit de nulle part. Alors le film prend une résonance particulière, mais si on laisse de côté ce personnage de "sauveur", il y a là un très bon film d'évasion avec tout ce qu'il faut de rebondissement dans la jungle, dans le bateau ou même sur le continent pour tenir en haleine le spectateur. La part de romance est là avec le couple Joan Crawford/Clark Gable qui se reforme une fois encore, Clark Gable toujours aussi séducteur et canaille au grand coeur, Ian Hunter en prisonnier sauveur, Peter Lorre en mouchard et naturellement Joan Crawford qui s'enfuie en talons et grande capeline ! Une histoire curieuse, mais un film prenant.
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Re: Joan Crawford (1905-1977)

Messagepar feb » 10 Avr 11, 19:20

A priori Cathy est en plein dans le coffret Joan Crawford Vol. 2 :fiou: Je te remercie pour ces 4 critiques (je pense que tu n'as pas encore vue Torch Song) qui ne font que confirmer l’intérêt que je porte à ce coffret....coffret qui attend sagement dans mon panier Amazon US que son prix baisse :mrgreen:
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Re: Joan Crawford (1905-1977)

Messagepar Cathy » 10 Avr 11, 19:25

Effectivement par contre, je ne compte pas revoir Torch Song tout de suite, je l'ai vu, il y a quelques années et je n'ai pas spécialement envie de le revoir tout de suite :) !

Quoiqu'il en soit le coffret vaut largement son achat, et pas uniquement pour Crawford :) !
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Re: Joan Crawford (1905-1977)

Messagepar feb » 10 Avr 11, 19:30

Cathy a écrit:Effectivement par contre, je ne compte pas revoir Torch Song tout de suite, je l'ai vu, il y a quelques années et je n'ai pas spécialement envie de le revoir tout de suite :) !

Le moins bon du coffret pour toi ?
Cathy a écrit:Quoiqu'il en soit le coffret vaut largement son achat, et pas uniquement pour Crawford :) !

C'est noté, merci Cathy :wink:
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Re: Joan Crawford (1905-1977)

Messagepar Cathy » 10 Avr 11, 19:46

J'ai un vague souvenir de la Madone Gitane et surtout de son numéro en fausse "noire" en robe bleue !
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Re: Joan Crawford (1905-1977)

Messagepar feb » 10 Avr 11, 19:51

Des 5 films du coffret je sais que c'est celui qui me "tente" le moins...
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Re: Joan Crawford (1905-1977)

Messagepar Cathy » 10 Avr 11, 20:04

Rien que pour A Woman's face, le coffret vaut son achat. J'ai découvert ce Cukor que je ne connaissais pas et j'ai vraiment beaucoup aimé ce film !
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