Le Western américain : Parcours chronologique III 1955-1959

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Rick Blaine
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 3 (55

Messagepar Rick Blaine » 1 nov. 13, 10:41

Jeremy Fox a écrit :Voici ce que j'en disais voici 3 ans

Spoiler (cliquez pour afficher)
Suite au succès colossal et mérité recueilli par le précédent western de Sturges, Règlement de comptes à OK Corral, Hal Wallis décide de réunir deux ans plus tard à peu près la même équipe gagnante et, si son résultat au box office fut bien moindre, la réussite artistique est de nouveau au rendez-vous.. Un modèle d'écriture (scénario extrêmement tendu et resserré) et de mise en scène (précision des cadrages, topographie superbement appréhendée, séquences urbaines ou de grands espaces tout aussi réussies....) pour une véritable tragédie au casting parfait et utilisant à merveille un budget assez important que l'on sent dans le luxe de détails apportés aux décors et aux costumes. Même Dimitri Tiomkin, compositeur pas toujours d’une finesse immodérée, était dans un de ses très bons jours se préparant à nous sortir son chef d'œuvre musical, celui de Alamo. Kirk Douglas est extraordinaire dans ce rôle ambigu d’un homme que la vengeance fait devenir limite plus sadique que les meurtriers (voir l’étonnante séquence au cours de laquelle il décrit à son prisonnier l’enfer qu’il va vivre lorsqu’il va être condamné à la pendaison).


J'en ai un excellent souvenir de Gun Hill, je pense être assez en ligne avec ce que tu dis!

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xave44
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 3 (55

Messagepar xave44 » 1 nov. 13, 15:44

Bon je viens de visionner à nouveau Last Train from Gun Hill et je crois avoir maintenant saisi ce qui me gêne :

1 La musique envahissante et son ton souvent décalé par rapport à la scène qu'elle appuie
2 La 2e partie (à partir du moment où Kirk Douglas s'enferme dans la chambre d’hôtel avec Earl Holliman) qui réussit tant bien que mal à maintenir un suspens vacillant au moyen de trucs scénaristiques invraisemblables (par exemple, pourquoi Matt Morgan a t-il besoin d'un fusil alors qu'il a un colt ?).
3 la photo (couleurs fades, pas de relief).

Le plus gênant est pour moi la musique de Dimitri Tiomkin dont on peut avoir l'impression qu'il a piqué des morceaux de musique de péplums et les a plaqués au hasard sur chaque scène.
La grandiloquence de certaines séquences musicales m'ont agacé au plus haut point (par exemple: le retour au ranch de Rick et son acolyte au début du film ou la scène où Craig Belden s’apprête à monter voir Morgan dans la chambre d’hôtel)
Le ton est la plupart du temps enjoué et bondissant, quelle que soit la scène.
C'est pour moi le grand échec du film et je m'étonne que les producteurs ne soient pas intervenus pour stopper le massacre.

Je tiens à dire tout de même que si le film se laisse voir, cela est du à la réalisation compétente et de Sturges et au jeu globalement efficace des acteurs. Je donnerai une mention spéciale à Carolyn Jones dont le personnage se trouve au centre de l'action de la 2e partie du film.
Sa performance sauve le film du naufrage.

Si je devais noter ce film, je lui mettrais 6/10.

Mais bon sang, qu'a foutu Tiomkin !!!

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Jeremy Fox
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 3 (55

Messagepar Jeremy Fox » 1 nov. 13, 15:50

Ah oui donc tu n'es pas tout à fait d'accord avec ça

Même Dimitri Tiomkin, compositeur pas toujours d’une finesse immodérée, était dans un de ses très bons jours se préparant à nous sortir son chef d'œuvre musical, celui de Alamo.



Car de ce point de vue, Tiomkin a fait souvent bien plus agaçant. Mais on y reviendra quand j'en serais arrivé à l'année 1959 :wink:

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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 3 (55

Messagepar xave44 » 1 nov. 13, 16:05

Jeremy Fox a écrit :Ah oui donc tu n'es pas tout à fait d'accord avec ça

Même Dimitri Tiomkin, compositeur pas toujours d’une finesse immodérée, était dans un de ses très bons jours se préparant à nous sortir son chef d'œuvre musical, celui de Alamo.



Car de ce point de vue, Tiomkin a fait souvent bien plus agaçant. Mais on y reviendra quand j'en serais arrivé à l'année 1959 :wink:


Si ! si ! Je suis bien d 'accord que Dimitri Tiomkin est un compositeur
pas toujours d’une finesse immodérée.

Mais en revanche j'ignorai qu'il a
fait souvent bien plus agaçant.

je suis donc impatient de savoir quels films ont eu à souffrir de son talent... :)

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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 3 (55

Messagepar Jeremy Fox » 1 nov. 13, 16:40

xave44 a écrit :je suis donc impatient de savoir quels films ont eu à souffrir de son talent... :)



Le train sifflera trois fois ; la loi du seigneur

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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 3 (55

Messagepar xave44 » 2 nov. 13, 21:01

Jeremy Fox a écrit :
xave44 a écrit :je suis donc impatient de savoir quels films ont eu à souffrir de son talent... :)



Le train sifflera trois fois ; la loi du seigneur


J'étais certain que tu allais citer Le train... :wink: Pourtant je vais te faire un aveu: curieusement la partition de Tiomkin sur ce film ne me pose aucun problème. Si elle est assez présente, je la trouve toujours juste et à propos.
N'ayant pas vu le film, je ne me prononcerai pas sur La loi du seigneur.
On devrait ouvrir un topic "Les plus mauvaises partitions de musique de films" si il n'existe pas encore... :)

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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 3 (55

Messagepar Jeremy Fox » 2 nov. 13, 21:04

xave44 a écrit :
Jeremy Fox a écrit :
xave44 a écrit :je suis donc impatient de savoir quels films ont eu à souffrir de son talent... :)



Le train sifflera trois fois ; la loi du seigneur


J'étais certain que tu allais citer Le train... :wink: Pourtant je vais te faire un aveu: curieusement la partition de Tiomkin sur ce film ne me pose aucun problème. Si elle est assez présente, je la trouve toujours juste et à propos.
N'ayant pas vu le film, je ne me prononcerai pas sur La loi du seigneur.
On devrait ouvrir un topic "Les plus mauvaises partitions de musique de films" si il n'existe pas encore... :)




Dernièrement, la pire entendue est le générique de From Hell to Texas de Hathaway ; une orchestration et un mixage absolument hideux.

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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 3 (55

Messagepar Chip » 3 nov. 13, 14:54

Dans " ciné films" N° 11, dreamland éditeur consacré à " John Sturges, histoires d'un filmmaker", on peut lire ces propos du réalisateur concernant LAST TRAIN FROM GUN HILL:
" ...ce n'était pas un bon film. Je l'ai fait parce que je devais encore un film à Wallis....Le scénario qui m'a été soumis ressemblait beaucoup trop à celui de 3 H 10 TO YUMA. Delmer Daves, à qui ils avaient proposé la mise en scène, leur a répondu qu'il ne voulait pas réaliser deux fois le même film.Nous avons réussi malgré tout à dégager quelques bonnes scènes entre Douglas et Anthony Quinn."
Sans valoir " 3h10 pour Yuma", le film de Sturges se voit encore aujourd'hui avec plaisir, ses deux stars y sont sans doute pour beaucoup.

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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 3 (55

Messagepar someone1600 » 3 nov. 13, 18:18

Je ne lai vu qu une fois mais j avais beaucoup aimer pour ma part.

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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 3 (55

Messagepar xave44 » 4 nov. 13, 09:37

Chip a écrit :Dans " ciné films" N° 11, dreamland éditeur consacré à " John Sturges, histoires d'un filmmaker", on peut lire ces propos du réalisateur concernant LAST TRAIN FROM GUN HILL:
" ...ce n'était pas un bon film. Je l'ai fait parce que je devais encore un film à Wallis....Le scénario qui m'a été soumis ressemblait beaucoup trop à celui de 3 H 10 TO YUMA. Delmer Daves, à qui ils avaient proposé la mise en scène, leur a répondu qu'il ne voulait pas réaliser deux fois le même film.Nous avons réussi malgré tout à dégager quelques bonnes scènes entre Douglas et Anthony Quinn."
Sans valoir " 3h10 pour Yuma", le film de Sturges se voit encore aujourd'hui avec plaisir, ses deux stars y sont sans doute pour beaucoup.


C'est vrai qu’on ne sent pas une implication particulière de Sturges.... Il se contente de faire son boulot et le fait correctement mais il y manque de la vie.
Et c'est vrai aussi que c'est l'interprétation des 3 vedettes masculines et féminines qui participent à en faire malgré tout un film honnête.

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Bravados

Messagepar Jeremy Fox » 4 nov. 13, 20:01

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Bravados (The Bravados - 1958) de Henry King
20TH CENTURY FOX


Avec Gregory Peck, Joan Collins, Stephen Boyd, Henry Silva, Lee Van Cleef
Scénario : Philip Yordan
Musique : Lionel Newman
Photographie : Leon Shamroy (DeLuxe 2.35)
Un film produit par Herbert B. Swope Jr. pour la 20th Century Fox


Sortie USA : 25 juin 1958

Jim Douglass (Gregory Peck) arrive dans la petite ville de Rio Arriba ; il souhaite assister à la pendaison qui doit se dérouler en ces lieux où la potence est en train d’être construite, celle de quatre malfrats venant de tenter d’attaquer la banque, tuant par la même occasion l’un de ses employés. Suspicieux de la venue de cet étranger, le shérif interroge Jim sur ses véritables motivations et lui confisque ses armes le temps de son séjour en ville. Dans les rues de la cité, on le prend pour le bourreau venu pour exécuter les quatre prisonniers mais il détrompe vite les habitants ; et d’ailleurs le véritable guillotineur arrive peu après. A l’hôtel où il s’installe, Jim rencontre Josefa (Joan Collins), une femme qu’il a autrefois beaucoup aimée ; lorsque cette dernière lui demande des nouvelles de son épouse, il évite de lui répondre. Jim demande au shérif à voir les futurs exécutés ; ce sont Lujan (Henry Silva), Bill (Stephen Boyd), Ed (Albert Salmi) et Alfonso (Lee Van Cleef). Il les scrute attentivement avec un rictus de haine sur le visage mais les quatre hommes semblent ne pas le connaitre. Peu après, alors que tout le monde s’est rendu à l’église pour un office religieux, l’homme qui se faisait passer pour le bourreau fait délivrer les bandits. Un posse s’organise et Jim demande à en faire partie : il n’a qu’une idée en tête, rattraper et tuer les fugitifs. Nous apprenons alors qu’il pense qu’il s’agit des hommes ayant violés et tués sa femme : il les traque depuis maintenant six mois…


Image


« Le respect et la grande tendresse du cinéaste pour ses personnages, son talent de conteur et son brio lors des séquences mouvementées font de Jesse James un des premiers westerns classiques importants de l’histoire du cinéma. »

« La Cible humaine est un western sobre et dépouillé mais dramatiquement très dense, dépourvu de toute emphase, à la beauté grave et poignante, évitant avec intelligence tous les lieux communs, empreint d’une tristesse nostalgique et d’une belle sensibilité. »

A mon grand regret, je ne serais malheureusement pas aussi dithyrambique à propos du troisième et dernier western réalisé par ce géant d’Hollywood qu'était Henry King et qui, depuis l’époque du muet, avait signé une bonne dizaine de chefs-d’œuvre. Si les années 50 furent moins prolifiques en terme de grands films (il y eut même d’abominables ratages tels Carousel dans le domaine de la comédie musicale), citons néanmoins David et Bethsabée avec encore Gregory Peck, l’un des plus beaux péplums qui aient été, ou encore l’émouvant mélodrame, La Colline de l’adieu (Love Is a Many-Splendored Thing) avec William Holden et Jennifer Jones. Après Bravados, Henry King mettra encore en scène quatre films avant de se retirer de la circulation. Mais revenons-en à ce western qui pourrait s’avérer le plus décevant de la pourtant passionnante collaboration entre Henry King et Gregory Peck qui, outre La Cible Humaine et David et Bethsabée déjà cités, comprenait aussi le magnifique Un homme de fer (Twelve O'Clock High).


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Le retournement de situation final étant extrêmement important dans l’intérêt que pourrait avoir ce western, je ne pourrais raisonnablement pas le passer sous silence ; ceux qui n’auraient pas vu le film et qui voudraient garder la surprise intacte, je vous conseille de ne pas lire ce paragraphe en son entier non plus que le résumé au dos de la jaquette du DVD français au sein duquel tout est raconté de A à Z. Cet avertissement étant établi, l’histoire de ce western est très simple : un homme dont la femme a été violée et tuée est à la recherche de ses meurtriers ; pensant les avoir retrouvés dans la prison d’une petite ville de la frontière mexicaine où ils sont sur le point d’être pendus, il va continuer à les poursuivre après qu’ils aient réussi à s’échapper. Au moment de mettre un terme à sa vengeance, il se rendra compte que ce n’étaient pas les coupables de la mort de son épouse. Regrettant de s’être instauré juge, jury et bourreau, il ira se faire pardonner auprès d’un homme d’église mais les villageois l’applaudiront néanmoins pour avoir mis fin aux jours de ces dangereux bandits. On l’aura deviné, le principal intérêt du film (et son principal défaut) repose sur ces ambigüités. Si Henry King a, selon ses dires, voulu réaliser un pamphlet contre le fait de vouloir faire sa propre justice, la dernière image met mal à l’aise et semble vouloir anéantir cette noble pensée : alors que le vengeur, regrettant sincèrement son aveuglement, vient chercher le pardon au sein même de la religion, les habitants lui font une véritable ovation à la sortie de l’église, bénissant et légitimant ses actes, lui accordant ainsi sa rédemption. Ironie comme le pensent certains ? Je n’en suis pas certain, surtout connaissant la personnalité de King ;je parlerais plutôt de maladresse. Si les condamnés à mort ne furent pas les coupables du meurtre l'épouse du principal protagoniste, les auteurs ont néanmoins décrits les quatre hommes comme d’abjects et dangereux psychopathes à l’exception de l’un d’entre eux qui a cependant laissé commettre des exactions par ses complices sans lever le petit doigt (encore un élément du scénario assez peu convaincant surtout lorsqu’on essaie au final de rendre ce personnage sympathique). Bref, Henry King et Philip Yordan semblent vouloir nous dire que si le désir de vengeance fait commettre des erreurs, celles-ci ne sont pas obligatoirement répréhensibles. En quelques sorte le cul entre deux chaises, sans arriver à choisir leur camp quant à la loi du talion !


Image


Ce détail n’aurait pas été de trop grande importance si le film avait été par ailleurs remarquable ou tout simplement intéressant, ce que sa structure en deux temps (1/3 dans la petite ville dans l’attente de la pendaison, 2/3 dévolu à la traque qui s’ensuit après la fuite des condamnés à mort) pouvait nous laisser présager ; ce n’est malheureusement pas le cas malgré des qualités certaines à commencer par la somptueuse photographie de Leon Shamroy qui nous délivre des images et des éclairages de toute beauté, notamment ses nuits américaines bleutées où chevauche l’ombre de notre vengeur interprété par un Gregory Peck inquiétant et menaçant, presque tout autant que ceux qu’il poursuit, annonçant en cela les personnages d’anges de la mort de certains westerns joués et (ou) réalisés par Clint Eastwood. Taciturne, glacial, le visage fermé, son impitoyable idée de vengeance lui fait tuer ses adversaires de sang froid même si passent sur son visage une fois son acte accompli une certaine peur, un certain remords, voire même une gêne. Les séquences des meurtres des fugitifs par Gregory Peck sont d’ailleurs les plus réussies du film à l’image de celle presque surnaturelle qui voit, tel un fantôme, Jim, chevaucher à travers les arbres, échapper aux balles de son adversaire avant de pendre ce dernier par les pieds. La mort de Stephen Boyd dans le saloon mexicain, sèche et rapide, est tout aussi stupéfiante et violente. Dommage que le film n’ait pas été du niveau de ces quelques séquences, Henry King, poète élégiaque d'une grande sensibilité, paraissant s’être senti peu concerné par son histoire qui manque du coup singulièrement d'ampleur et d'émotion. Il s’agit non pas d’un western rugueux et sec mais plutôt ici asséché, sans âme ; un comble pour un cinéaste qui nous a donné tant de motifs de nous émouvoir et de nous toucher tout au long de sa carrière, notamment lorsqu'il travaillait avec le scénariste Lamar Trotti. Une telle histoire aurait peut-être mieux convenu au réalisateur pressenti au tout début du projet, Edward Dmytryk.


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Après une demi-heure consacrée à la mise en place, tendue, mystérieuse et assez prenante, le film devient plutôt ennuyeux dès que la course-poursuite s'engage. Le portrait des quatre bandits est assez terne, le rythme se fait languissant et l'on finit par trouver le temps long surtout que le scénario n'apporte plus grand chose d'original hormis le retournement final et même si les scènes violentes d’exécutions évoquées ci-avant s’avèrent magistrales. Pourtant Henry King, à 70 ans, n'a rien perdu de son acuité de paysagiste : les lieux plutôt inhabituels montrés ici sont magnifiquement photographiés et filmés. Pour le reste, la déception est d'autant plus grande que j'admire sans réserve ces superbes westerns que sont Jesse James (Le Brigand bien aimé) ou The Gunfighter (La Cible humaine) et, qu’hormis Gregory Peck, la distribution ne fait pas vraiment d’étincelles, Joan Collins en tête faisant presque figure ici de tapisserie, les autres personnages s’avérant trop schématiques. Un western amer mais à moitié raté ; sur un thème qui lui ressemble un peu, le sublime Decision at Sundown de Budd Boetticher lui était nettement supérieur, beaucoup plus puissant, virulent et radical. Le film de King n'est pas mauvais mais ne s'avère guère captivant. Dommage !

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Re: Bravados

Messagepar Rick Blaine » 4 nov. 13, 21:45

Jeremy Fox a écrit :A suivre : Le Salaire de la violence (Gunman's Walk) de Phil Karlson avec Van Heflin & Tab Hunter



Attention, j'attends une bonne note et une critique positive! :mrgreen:

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Re: Bravados

Messagepar Jeremy Fox » 5 nov. 13, 00:00

Rick Blaine a écrit :
Jeremy Fox a écrit :A suivre : Le Salaire de la violence (Gunman's Walk) de Phil Karlson avec Van Heflin & Tab Hunter



Attention, j'attends une bonne note et une critique positive! :mrgreen:



J'espère remettre au moins un deuxième 7 pour cette année 1958 :oops:

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Re: Bravados

Messagepar xave44 » 5 nov. 13, 00:34

Jeremy Fox a écrit :.
A mon grand regret, je ne serais malheureusement pas aussi dithyrambique à propos du troisième et dernier western réalisé par ce géant d’Hollywood qu'était Henry King et qui, depuis l’époque du muet, avait signé une bonne dizaine de chefs-d’œuvre.
Après une demi-heure consacrée à la mise en place, tendue, mystérieuse et assez prenante, le film devient plutôt ennuyeux dès que la course-poursuite s'engage. Le portrait des quatre bandits est assez terne, le rythme se fait languissant et l'on finit par trouver le temps long surtout que le scénario n'apporte plus grand chose d'original hormis le retournement final et même si les scènes violentes d’exécutions évoquées ci-avant s’avèrent magistrales. Pourtant Henry King, à 70 ans, n'a rien perdu de son acuité de paysagiste : les lieux plutôt inhabituels montrés ici sont magnifiquement photographiés et filmés. Pour le reste, la déception est d'autant plus grande que j'admire sans réserve ces superbes westerns que sont [b]Jesse James (Le Brigand bien aimé) ou The Gunfighter (La Cible humaine)[/b] et, qu’hormis Gregory Peck, la distribution ne fait pas vraiment d’étincelles, Joan Collins en tête faisant presque figure ici de tapisserie, les autres personnages s’avérant trop schématiques. Un western amer mais à moitié raté ; sur un thème qui lui ressemble un peu, le sublime Decision at Sundown de Budd Boetticher lui était nettement supérieur, beaucoup plus puissant, virulent et radical. Le film de King n'est pas mauvais mais ne s'avère guère captivant. Dommage !


Ah mince alors ! Moi qui attendait une critique positive de ce film pour prétexter un nouvel achat indispensable... :mrgreen:
Bon je retiens en revanche qu'il faut que je fasse l'acquisition au plus tôt de Jesse James, que je ne connais pas.
Depuis que j'ai découvert la Cible humaine, auquel tu le sais je vous un culte, je n'ai le droit de faire l’impasse sur aucun western de Henry King... :)

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Re: Bravados

Messagepar Rick Blaine » 5 nov. 13, 00:47

Jeremy Fox a écrit :
Rick Blaine a écrit :
Jeremy Fox a écrit :A suivre : Le Salaire de la violence (Gunman's Walk) de Phil Karlson avec Van Heflin & Tab Hunter



Attention, j'attends une bonne note et une critique positive! :mrgreen:



J'espère remettre au moins un deuxième 7 pour cette année 1958 :oops:



Je l’espère aussi! :D