Le Western américain : Parcours chronologique III 1955-1959

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Jack Carter
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 3 (55

Messagepar Jack Carter » 19 sept. 12, 22:45

Jeremy Fox a écrit :
Rick Blaine a écrit :
Jeremy Fox a écrit :Par contre, les fans du suivant, vous pouvez vous éloignez du topic. :oops: Revu hier soir, encore moins convaincu qu'en début d'année ; mais devant l'enthousiasme de Tatav, je vais réessayer de nouveau ce soir ; ça tombe bien, il ne dure que 65 minutes.


:roll:

Pas grave, j'ai refais le stock de goudron et de plumes... :fiou: :mrgreen:


Finalement tu peux les garder pour plus tard. J'ai bien fait de persévérer (j'ai fait la même réévaluation que Tavernier qui avait détesté la première fois à cause de la qualité médiocre de la copie). Les saccades sur mon lecteur de salon (du à un mauvais transcodage NTSC/PAL) m'empêchaient en fait de me concentrer sur le film même si je me forçais de ne plus y penser. Revu sur tout petit écran de PC, ce problème a disparu (au profit d'effets de peigne mais atténuées par la petitesse de limage justement). Et j'ai pu enfin apprécier tout ce que daniel et toi y avaient décelé de positif. Pas un grand Tourneur mais un bon film. :wink:


apprecié moyennement à la premiere vision, je le retenterai à l'occasion :)

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Jeremy Fox
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 3 (55

Messagepar Jeremy Fox » 19 sept. 12, 22:49

Jack Carter a écrit :
Jeremy Fox a écrit :
Rick Blaine a écrit :
Jeremy Fox a écrit :Par contre, les fans du suivant, vous pouvez vous éloignez du topic. :oops: Revu hier soir, encore moins convaincu qu'en début d'année ; mais devant l'enthousiasme de Tatav, je vais réessayer de nouveau ce soir ; ça tombe bien, il ne dure que 65 minutes.


:roll:

Pas grave, j'ai refais le stock de goudron et de plumes... :fiou: :mrgreen:


Finalement tu peux les garder pour plus tard. J'ai bien fait de persévérer (j'ai fait la même réévaluation que Tavernier qui avait détesté la première fois à cause de la qualité médiocre de la copie). Les saccades sur mon lecteur de salon (du à un mauvais transcodage NTSC/PAL) m'empêchaient en fait de me concentrer sur le film même si je me forçais de ne plus y penser. Revu sur tout petit écran de PC, ce problème a disparu (au profit d'effets de peigne mais atténuées par la petitesse de limage justement). Et j'ai pu enfin apprécier tout ce que daniel et toi y avaient décelé de positif. Pas un grand Tourneur mais un bon film. :wink:


apprecié moyennement à la premiere vision, je le retenterai à l'occasion :)


On est quand même très loin de Wichita, L'or et l'amour, Stars in my Crown et évidemment Canyon Passage. Mais en même temps, comment pouvoir apprécier pleinement un film au travers d'un matériel aussi détérioré ? Perso, j'ai du mal donc mon jugement peut-être faussé.

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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 3 (55

Messagepar Rick Blaine » 20 sept. 12, 09:24

Jeremy Fox a écrit :
Rick Blaine a écrit :
Jeremy Fox a écrit :Par contre, les fans du suivant, vous pouvez vous éloignez du topic. :oops: Revu hier soir, encore moins convaincu qu'en début d'année ; mais devant l'enthousiasme de Tatav, je vais réessayer de nouveau ce soir ; ça tombe bien, il ne dure que 65 minutes.


:roll:

Pas grave, j'ai refais le stock de goudron et de plumes... :fiou: :mrgreen:


Finalement tu peux les garder pour plus tard. J'ai bien fait de persévérer (j'ai fait la même réévaluation que Tavernier qui avait détesté la première fois à cause de la qualité médiocre de la copie). Les saccades sur mon lecteur de salon (du à un mauvais transcodage NTSC/PAL) m'empêchaient en fait de me concentrer sur le film même si je me forçais de ne plus y penser. Revu sur tout petit écran de PC, ce problème a disparu (au profit d'effets de peigne mais atténuées par la petitesse de limage justement). Et j'ai pu enfin apprécier tout ce que daniel et toi y avaient décelé de positif. Pas un grand Tourneur mais un bon film. :wink:


:D Effectivement, Tourneur a fait mieux, mais je le trouve intéressant. Si on le voyait dans une vraie bonne copie, le jugement serait peut-être encore meilleur.

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Re: Smoke Signal

Messagepar someone1600 » 20 sept. 12, 17:15

Jeremy Fox a écrit :
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Tres jolie la petite. :oops:

Ca donne envie de voir le film. lol. :wink:

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Re: Smoke Signal

Messagepar Jeremy Fox » 20 sept. 12, 18:04

someone1600 a écrit :
Jeremy Fox a écrit :
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Tres jolie la petite. :oops:

Ca donne envie de voir le film. lol. :wink:


Ah mais Piper Laurie a toujours été charmante :wink:

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Re: Smoke Signal

Messagepar locktal » 20 sept. 12, 18:17

Jeremy Fox a écrit :
someone1600 a écrit :
Jeremy Fox a écrit :
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Tres jolie la petite. :oops:

Ca donne envie de voir le film. lol. :wink:


Ah mais Piper Laurie a toujours été charmante :wink:


Pas dans le Carrie de De Palma en tout cas :wink:
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 3 (55

Messagepar someone1600 » 20 sept. 12, 18:45

Je n'en doute pas. :wink:

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Stranger on Horseback

Messagepar Jeremy Fox » 23 sept. 12, 18:17

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Le Juge Thorne fait sa loi (Stranger on Horseback, 1955) de Jacques Tourneur
UNITED ARTISTS


Avec Joel McCrea, Miroslava,Kevin McCarthy, John McIntire, Emile Meyer, John Carradine, Nancy Gates
Scénario : Herb Meadow & Don Martin d'après un roman de Louis L'Amour
Musique : Paul Dunlap
Photographie : Ray Rennahan (Ansco Color 1.77)
Un film produit par Robert Goldstein pour la Leonard Goldstein Productions


Sortie USA : 23 Mars 1955

Autant dire que ce western de Jacques Tourneur a du être impatiemment attendu par tous ceux qui, comme moi, étaient restés sous le charme de cette pure merveille sortie presque dix ans plus tôt, Le Passage du Canyon (Canyon Passage). Depuis, le cinéaste n’était encore jamais revenu au genre même si le splendide Stars in My Crown (déjà avec Joel McCrea) ainsi que Le Gaucho auraient pu s’y apparenter. Comme pour Bertrand Tavernier, ma première vision fut très décevante à cause de la médiocrité de la copie à partir de laquelle j’avais découvert le film. En effet, le négatif original ayant bel et bien disparu, Stranger on Horseback (l’un des films les plus rares de Tourneur, d’ailleurs jamais sorti en France) ne peut désormais être vu que dans des conditions assez déplorables. Ce fait étant intégré et si l’on décide de visionner le film sur un petit écran afin que les innombrables défauts techniques ne sautent pas aux yeux et n’empêchent pas l’immersion dans l’histoire, on pourra seulement alors arriver à le réévaluer. C’est ce qui s’est passé pour moi à la seconde vision même si je serais encore loin d’être aussi dithyrambique que Bertrand Tavernier qui place le film encore plus haut que le superbe Wichita (Un jeu risqué) qui sortira en salles aux USA presque dans la foulée, à peine trois mois plus tard.


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Rick Thorne (Joel McCrea), juge itinérant, arrive dans la petite ville de Bannerman pour une tournée d’inspection. Il se rend vite compte en voyant les enseignes de tous les commerces que la cité a été baptisée du nom de la famille qui règne en maitre sur la région, celle du grand propriétaire Josiah Bannerman (John McIntire). Après avoir épluché les dossiers du shérif Bell (Emile Meyer) et du procureur Streeter (John Carradine), il décide de s’occuper d’un cas qui lui semble avoir été trop vite bâclé, celui de la mort de Sidney Morison, tué lors d’une altercation avec le fils du despotique Cattle Baron, Tom Bannerman (Kevin McCarthy). Les autorités locales ayant décrétées qu’il s’agissait de légitime défense, on avait vite classé l’affaire, ce qui arrangeait tout le monde, les habitants ne voulant pas avoir de problème avec la famille dirigeante. Mais Thorne, déterminé coute que coute à faire appliquer une loi juste et équitable, décide malgré les menaces de la famille Bannerman et la passivité des notables de mener sa propre enquête, de trouver des témoins et d’amener Tom devant un tribunal. Au fur et à mesure de ses investigations et au vu de ses hardiesses, alors qu’au départ tout le monde le laissait se débrouiller seul, il va recevoir l’aide des hommes de loi, de Caroline (Nancy Gates), une jeune femme témoin du ‘meurtre’ et même d’Amy Lee (Miroslava), la propre nièce de Bannerman tombée amoureuse de lui. Il va néanmoins devoir aller faire juger son prisonnier dans une autre ville afin d'éviter que le sang ne coule…


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Avec Jacques Tourneur aux manettes, on pouvait s’attendre à un western assez original, ou tout du moins inhabituel, comme l’avait été Canyon Passage dont les petits détails étaient décrits avec autant d’attention que l’intrigue proprement dite et les personnages tous croqués avec amour et un immense respect. C’était donc par la douceur du ton adopté, la sérénité de l’atmosphère dans laquelle évoluaient les personnages, la manière de s’appesantir sur des aspects à priori banals, que le premier western de Tourneur s’était distingué de tous les précédents, le cinéaste cherchant à réaliser une chronique plus qu’un film épique. Il en va de même pour Stranger on Horseback ; seulement, après une formidable mise en place, dommage qu’ensuite l’enquête prenne autant d’importance, le portrait chaleureux de cette petite communauté en pâtissant du coup un peu. Il faut dire que, au vu du faible budget accordé à cette toute petite production, Tourneur n’a eu que 12 jours de tournage et seulement 65 petites minutes pour mener à bien son histoire ; il a certainement été obligé de faire des sacrifices qui se ressentent un peu à la vision de son film, dans la droite lignée de beaucoup de ses précédents mais moins rigoureux et moins recherché plastiquement parlant. Tout comme cette idée de tourner en Anscocolor par souci d’économie et qui s’est avérée en fin de compte un mauvais choix ; découvrant les rushes en noir et blanc, l’équipe n’a pu constater le résultat couleur qu’en toute fin de tournage. Personne ne fut convaincu par le rendu mais il était hors de question de tout recommencer. Les scènes en extérieurs durant le dernier quart d’heure, tournées dans de superbes décors d’Arizona, auraient probablement été dramatiquement plus intenses si elles avaient été filmées dans un beau Technicolor.


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Si le ton du film est donc une fois encore inaccoutumé, la réflexion sur la justice a beau être très intéressante, le scénario n’apporte aucun élément nouveau à ce sujet et ne s’avère pas non plus vraiment captivant dans son intrigue, celle qui voit Thorne, un juge intègre, bien résolu à apporter la loi et l’ordre dans une petite ville sous l'emprise d’un grand propriétaire terrien, le tout sans l’usage de la violence comme c’était souvent le cas dans les westerns avec Joel McCrea en vedette. Le comédien faisait en effet partie d’une congrégation religieuse qui prônait la non-violence et il a souvent essayé de faire passer son message au travers de ses rôles : Four Faces West (1948) fut un des rares westerns sans un seul coup de feu et le pasteur Gray faisait le bien autour de lui sans avoir recours à autre chose qu’à son bon sens et à sa parole dans la magnifique tranche d’Americana que constituait Stars in my Crown. Le juge Thorne pourrait d'ailleurs s'apparenter à un double de ce dernier personnage, les textes de loi remplaçant ici les préceptes moraux et religieux pour un résultat final équivalent : même honnêteté, même détermination et, ce qui le rend plus humain encore par le fait de n’être pas un Saint, même intransigeance. C’est d’ailleurs le comédien qui choisit Tourneur comme metteur en scène pour adapter ce roman de Louis L'Amour, s’étant tous deux merveilleusement bien entendus sur le tournage de Stars in my Crown. Thorne est un homme flegmatique qui malgré les menaces des dirigeants et l’inertie des habitants, fonce tête baissée sans jamais faire un pas en arrière. Cette assiduité, ce courage et cette opiniâtreté qui le font respecter vont faire que les citoyens vont oublier leur faiblesse et leur lâcheté pour se joindre à lui. Une subtile et digne parabole sur la préséance des textes de loi sur la justice expéditive qui sévissait encore à l’époque, portée par un Joel McCrea juste et sobre. Il faut l’avoir vu répondre à la provocation d’un homme de main de Bannerman qui l’aspergeait d’eau par un "Thanks, it's a hot day." Puis, deux minutes plus tard, jeter ce même homme dans l’abreuvoir et continuer son chemin comme si de rien n’était. Une impassibilité à l’origine de très nombreuses séquences assez amusantes tout comme ces nombreux et savoureux détails tel le fait de le voir lire à cheval, avoir constamment une pomme à la bouche ou se faire surprendre à se baigner nu dans la rivière.


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Aux côtés de ce personnage très attachant, de nombreux autres le sont également à commencer par celui savoureusement interprété par John Carradine dans la peau d’un homme de loi tellement corrompu qu’il ne s’en rend même plus compte, ayant fait de la corruption la normalité. Emile Meyer, habitué des rôles de Bad Guy, interprète ici celui d’un shérif qui, au début, par peur et écœurement, ne bouge pas le petit doigt mais qui est bien content de trouver un homme qui le tire en avant, lui faisant retrouver sa dignité et son sens de l’honneur. John McIntire ne se tire pas trop mal du personnage de tyran local sans avoir à cabotiner. D’ailleurs, Tourneur semble avoir donné la consigne à l’ensemble de la distribution de jouer tout en sobriété. Dommage que les deux comédiennes soient moins convaincantes, que ce soit Nancy Gates qui n’a pas franchement le temps d’exercer son talent et surtout Miroslava dont la romance qu’elle entretient avec Joel McCrea s’avère du coup fort peu crédible ; et pourtant quant une femme avoue à son amant « qu’elle était prête à le trahir pour lui sauver la vie », on se dit qu’il y avait un sacré potentiel pour une belle histoire d’amour. Ce qui ne sera pas vraiment le cas, Tourneur et les scénaristes n’ayant probablement pas eu le temps de jouer sur tous les tableaux, de se consacrer à tout ce qu'ils auraient voulu.


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Ce western, d’urbain durant les ¾ de sa durée, prend ensuite la poudre d’escampette pour se terminer par une belle séquence d’action se déroulant au milieu de vastes plaines, la conclusion de cette fusillade se révélant assez inattendue. Et on regrette alors à nouveau le manque de moyens, le faible budget alloué sans quoi cette partie aurait probablement eu plus d’impact même si Tourneur semble avoir recherché la dédramatisation à outrance. Ce qui au final donne un film au point de vue plutôt inédit mais un peu sec, un peu trop distant pour mon compte. Cependant, l’histoire de cet incorruptible juge itinérant vaut vraiment le coup d’œil pour sa galerie de personnages et leurs interprètes ainsi que pour la description bien vue de quelques situations assez réjouissantes. Un Tourneur mineur mais loin d’être déplaisant ni inintéressant.

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Re: Stranger on Horseback

Messagepar homerwell » 23 sept. 12, 21:15

Jeremy Fox a écrit :A suivre : L’homme qui n’a pas d’étoiles (The Man without a Star) de King Vidor avec Kirk Douglas et Ruth Roman


Un très grand film à venir donc !

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Jeremy Fox
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Re: Stranger on Horseback

Messagepar Jeremy Fox » 24 sept. 12, 07:05

homerwell a écrit :
Jeremy Fox a écrit :A suivre : L’homme qui n’a pas d’étoiles (The Man without a Star) de King Vidor avec Kirk Douglas et Ruth Roman


Un très grand film à venir donc !



Très bon sans néanmoins être venu bouleversé mon Top 30 actuel.

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Re: Smoke Signal

Messagepar villag » 24 sept. 12, 09:18

Jeremy Fox a écrit :
someone1600 a écrit :
Jeremy Fox a écrit :
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Ah mais Piper Laurie a toujours été charmante :wink:


Et à presque 60 ans dans Larry le liquidateur , elle est toujours aussi charmante......
F d F ( Fan de Ford )

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Re: Stranger on Horseback

Messagepar homerwell » 24 sept. 12, 11:09

Jeremy Fox a écrit :
homerwell a écrit :
Jeremy Fox a écrit :A suivre : L’homme qui n’a pas d’étoiles (The Man without a Star) de King Vidor avec Kirk Douglas et Ruth Roman


Un très grand film à venir donc !



Très bon sans néanmoins être venu bouleversé mon Top 30 actuel.


Argh !!! Un petit point qui nous sépare donc ! Je l'ai revu avant l'été, et j'ai trouvé lors de cette vision que "L'homme qui n'a pas d'étoile" était un mélange des qualités des plus grands westerns reconnus. Ampleur de la mise scène, majesté des décors naturels, belles interprétations, thématiques passionnantes, sensualité, humour et scènes d'actions pour un rythme parfait, et Douglas qui pousse la chansonnette pour finir d'enrober le tout.
Dans mon top 10 westerns depuis cette séance. :wink:
J'attends ta chronique avec impatience !!!

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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 3 (55

Messagepar someone1600 » 24 sept. 12, 15:39

Etant donner que je ne l'ai jamais vu, j'ai bien hate de lire sa chronique aussi.

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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 3 (55

Messagepar homerwell » 24 sept. 12, 16:07

Ho l'autre hé, copieur ! :arrow:

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Man without a Star

Messagepar Jeremy Fox » 28 sept. 12, 07:02

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L'Homme qui n'a pas d'étoile (Man Without a Star, 1955) de King Vidor
UNIVERAL


Avec Kirk Douglas, Jeanne Crain, William Campbell, Jay C. Flippen, Richard Boone
Scénario : Borden Chase & D.D. Beauchamp
Musique : Joseph Gershenson, Herman Stein & Hans J. Salter
Photographie : Russel Metty (Technicolor 1.37)
Un film produit par Aaron Rosenberg pour la Universal


Sortie USA : 24 Mars 1955

En ce début d’année 1955, Universal s’affirme encore et toujours comme le studio roi du western ! Borden Chase/Aaron Rosenberg, ce fut quelques semaines plus tôt le duo gagnant scénariste/producteur qui, avec Anthony Mann, accoucha du superbe The Far Country (Je suis un aventurier). Man without a Star, qui marque le retour de King Vidor au western presque dix ans après Duel au soleil (Duel in the Sun), est à nouveau une belle réussite qui ressemble d’ailleurs étrangement au film d’Anthony Mann sur de nombreux points, notamment un thème principal assez proche, celui d’un individualiste forcené qui va peu à peu prendre conscience que le monde évolue autour de lui, que le progrès et la civilisation ne sont pas forcément de mauvaises choses (où plutôt qu’il faut faire avec quoiqu’il en soit). Tout ceci cependant sans aucun manichéisme, la plupart des personnages principaux, quelque soit leur camp, ayant dans le courant de l’intrigue des choses à se reprocher ou cédant parfois à des pulsions pas toujours très nobles, l’amitié et l’amour étant même parfois sacrément malmenés. Le western continue donc à gagner en maturité mais toujours en douceur puisque le film de Vidor, dans la plus pure tradition série B Universal de l’époque, demeure très classique dans son style, utilise le même immaculé background ‘technicolorisé’ et semble même prendre pas mal de recul par rapport à la gravité des thèmes développés, la pochade n’étant jamais éloignée, au grand dam de certains qui n’ont pas forcément tort de le lui reprocher. Il n’est cependant pas interdit de trouver ce mélange iconoclaste de ton au contraire franchement délectable.


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L’aventurier Dempsey Rae (Kirk Douglas) est monté clandestinement dans un train en direction du Wyoming. Au cours du voyage, il sauve la vie de Jeff (William Campbell), un jeune apprenti cow-boy naïf et inexpérimenté. Dans la ville où ils sont forcés de s’arrêter, ils ont la chance que Strap Davis (Jay C. Flippen), le régisseur du plus grand domaine de la région, leur offre du travail pour ne pas qu’ils se fassent expulser, le shérif de la contrée ne supportant pas les étrangers inactifs. Dempsey décide alors de faire de Jeff son protégé et de s’occuper de son apprentissage. Strap est un homme honnête et droit qui souhaite continuer à entretenir de bonnes relations avec ses voisins. Mais, la nouvelle propriétaire venue de l’Est, Reed Bowman (Jeanne Crain), ne cherchant qu’à agrandir son cheptel, se soucie peu de saccager la prairie ; elle pense que dans deux ou trois ans, elle aura amassée une assez grande fortune pour pouvoir ensuite repartir. Les relations deviennent tendues car sur ces terres de libre pâturage, il n’y a pas assez d’herbe pour tout le monde ; les petits fermiers qui étaient là avant, décident de mettre des barbelés pour pouvoir garder leur portion d’herbage. Reed congédie son contremaitre qui refuse d’obéir à ses ordres et tente de le remplacer par Dempsey en se donnant à lui. Mais, ayant été mis en garde par Idone (Claire Trevor), prostituée au grand cœur de ses amies, et ayant été heurté par l’ambition et l’avidité de Reed, Dempsey refuse et quitte son emploi au ranch. La tyrannique Cattle Baron engage alors Steve Miles (Richard Boone) comme bras droit et tueur à gages tout en réussissant à mettre le jeune Jeff de son côté. Sauvagement passé à tabac par les hommes de Miles, Dempsey, malgré sa haine farouche pour les clôtures qui ont causé la mort de son jeune frère, décide d’aller aider les colons et de poser lui-même les barbelés. Les conflits s’annoncent violents…


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Ceux qui n’auraient pas ressenti la plénitude que beaucoup ont trouvée à la vision de L’Homme qui n’a pas d’étoile devront probablement être amenés à penser que la faute en incombe prioritairement à la mésentente qui régna sur le tournage de ce film de commande entre le cinéaste et son acteur principal. D’ailleurs, il est toujours difficile aujourd’hui de faire la part des choses quant aux apports de l’un et de l’autre, chacun tour à tour reniant ou s’accaparant le film. La compagnie Universal, ne faisant encore pas partie à l’époque des ‘Majors’ proprement dite, arrivait néanmoins à attirer de grandes stars le temps de quelques films, leur proposant, au lieu d’un cachet, la participation aux bénéfices ; ce qui transformait en quelque sorte les comédiens ainsi appâtés en coproducteurs qui pensaient ainsi pouvoir avoir leur mot à dire à propos de tout et n’importe quoi. C’est ainsi que Kirk Douglas se permettait de critiquer avec une certaine virulence la lenteur du cinéaste et de regretter de l’avoir proposé en tant que metteur en scène : "C’était une erreur, un très mauvais choix ; il n’a rien compris au thème et en plus il n’arrivait pas à tourner à toute vitesse… Il fallait tout le temps le bousculer, lui faire changer son découpage. Je n’ose pas dire que j’ai mis le film en scène…" Si par la suite, Kirk Douglas se révélera un admirable cinéaste (Posse – La Brigade du Texas en 1975), il semble aller soi à la vision de Man without a Star que King Vidor a bien été le principal chef d’orchestre sur ce film, son style étant assez reconnaissable notamment dans la perfection des cadrages.


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Au départ, Kirk Douglas avait au sein de son planning un trou de quatre semaines à combler entre un film pour la 20th Century Fox et un autre pour la Warner. Hors de question de se prélasser ; et le voilà qu’il demande au scénariste Borden Chase s’il n’aurait pas par hasard une histoire sous le coude. Ce dernier se met au travail, repartant d’un script dont seule la première scène avait été écrite par D.D. Beauchamp d’après un roman de Dee Linford. En 10 jours, le scénario était bouclé ; ne restait plus qu’à dénicher un metteur en scène. On proposa le travail à King Vidor qui trouvait bonne l’idée de devoir tourner en un temps record, cette contrainte lui rappelant l’époque du muet dont il n’arrêtera pas de ressasser et vanter les mérites durant le tournage, cause d’énervement supplémentaire pour Kirk Douglas. Vidor se lança dans l’aventure comme dans une sorte de challenge, se félicitant d’ailleurs en fin de tournage d’avoir bouclé son film en 22 au lieu de 24 jours. Et pourtant, il aurait quitté le plateau avant la fin, ayant des repérages à effectuer en Europe pour son prochain film, l’épique Guerre et paix. La scène du Stampede fut ainsi tournée par d’autres que lui. Alors qu’il s’attribuait la paternité du film juste avant sa sortie, King Vidor dira plus tard : "A part la photographie et le paysage, il n’y a pas grand-chose de moi dans le film. Je n’ai pas écrit le scénario, il m’a été imposé". Alors qui a mis en scène le film ? Qui a apporté le plus de modifications au scénario ? Difficile encore d’en juger ! Si le résultat final laisse à penser qu’au vu de la stupéfiante maîtrise du cadre King Vidor était bel et bien derrière la caméra et que Kirk Douglas s’était par ailleurs octroyé le plus beau rôle (son personnage est omniprésent), Borden Chase fait entendre que King Vidor a néanmoins eu quelques coudées franches pour imposer ou non son veto sur certaines idées d’écriture, le scénariste se félicitant même qu’il ait accepté la séquence du banjo qu’il adorait mais dont il pensait qu’elle aurait été mise sur la touche. Quoiqu’il en soit, même si les deux artistes ne se sont pas très bien entendus (King Vidor disait de Douglas dans son autobiographie qu’il était "bon acteur quoique occasionnellement un peu difficile"), le tournage semble s’être relativement bien passé et le film fut globalement apprécié. Encore aujourd’hui, il figure régulièrement dans un nombre considérable de Top Ten du genre.


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L’indompté Dempsey Rae est donc un cow-boy qui a déjà pas mal roulé sa bosse et qui se lie d’amitié avec un jeune garçon inexpérimenté (voire un peu benêt) à qui il apprend les ficelles du métier. Ils sont bientôt tous deux engagés pour travailler dans un ranch tenu par une femme de tête avide et dénuée de scrupules ! Les deux amis ne tardent pas à entrer en conflit à son propos et à propos de ses idées concernant la terre et le bétail… A priori, au vu du pitch, rien de nouveau sous le ciel du western hollywoodien : toujours l’éternelle lutte entre gros et petits éleveurs. C’est sans compter sur un scénario remarquablement bien écrit par Borden Chase faisant se confronter trois sujets, celui de l’initiation et de la prise en charge d’un jeune ingénu par un cow-boy farouche et aguerri (qui débouche d’ailleurs sur un ‘résultat’ négatif’) en même temps que, Vidor oblige (Le Rebelle – The Fountainhead), une réflexion sur l’individualisme au travers du personnage de Dempsey Rae ("Un homme malin s’installe, prend ce qu’il veut et déguerpit") ainsi enfin que le portrait de la fin d’une époque avec notamment la disparition des grands propriétaires terriens dès l’arrivée des clôtures, la fin de l’Ouest sauvage régi par la loi du plus fort. Dempsey Rae est un homme qui ne tient pas en place et qui erre sans but ni attaches, refusant de chercher une étoile à laquelle se raccrocher (d'où le titre du film explicité par le héros lui-même), préférant vaquer au gré de sa fantaisie. S'il lutte contre les barbelés, c'est qu'ils sont surtout synonymes pour lui de carcan et d’atteinte à la liberté. Au final, il comprendra leur nécessité afin de préserver des lopins de terre pour chacun. Mais, sorte de dernier représentant du vieil Ouest américain, il repartira seul, ‘Lonesome Cowboy’ voulant parcourir les vastes étendues restantes avant qu’elles ne soient toutes ‘clôturées’.


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Tous ces thèmes sont brassés en préservant les parts d’ombre de presque chacun des protagonistes et sans aucun manichéisme. Car si le personnage de Dempsey Rae décide de donner un coup de main aux petits fermiers qui se mettent à clôturer les prairies, une fois l’aide apportée pour contrer les grands propriétaires despotiques, il préfèrera s’en aller dans une autre région ou il existe encore (mais pour combien de temps) des Open Range pas encore ‘pollués’ par les pionniers. Alors que le personnage de l’avide Reed Bowman est en fait celui qui prétend défendre l’espace libre contre la propriété individuelle. Où nous sont donc démontrées avec intelligence les contradictions du libéralisme renvoyant (en exagérant un peu) dos à dos, capitalisme et marxisme : c’est la communauté qui pose les barrières alors que le riche éleveur souhaite que tout le monde puisse profiter des terres ! Dans The Far Country d’Anthony Mann, il ne s’agissait pas de lutte entre gros éleveurs et nouveaux colons mais entre une communauté naissante et des potentats locaux ; reste que dans les deux cas, que ce soit pour Jeff Webster ou Dempsey Rae, il s’agit de l’accession d’un homme solitaire à la prise de conscience de l’importance de la solidarité et du sens constructif de la communauté même si, in fine, ils se sentiront tous deux en décalage par rapport à ce nouveau mode de vie (le leur étant condamné par le progrès), inadaptés face à un Ouest en mutation, et préfèreront repartir une fois encore vers d’autres horizons, aventuriers jusqu’au bout des ongles. Dempsey Rae (comme le Jeff Webster de James Stewart) est amené à accepter le fait d’un monde organisé et civilisé, amené à collaborer avec ceux qui préparent ce nouveau monde dans lequel il ne se sentira jamais à sa place ; capable d’aider les colons mais pas de vivre à leurs côtés ou de leur manière.


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Passionnant tout ça ! Mais là où le bat blesse me concernant, ce qui m’empêche de considérer ce western comme faisant partie des plus grands, ce sont des problèmes liés à l’interprétation et au dosage de l’humour. Si Kirk Douglas est un acteur génial (ici aussi parfois d’ailleurs), il semble ne pas avoir pu s’empêcher de faire son ‘One Man Show’ (y compris lors de son jonglage avec ses colts) ; il s’avère ainsi de temps à autre un peu pénible à force de cabotinage quelquefois outrancier, que ce soit dans la clownerie ou dans le sérieux. Que ceux qui sont au départ allergiques au jeu survolté et à l’exubérance du comédien passent leur chemin ! Sans ça, le comédien possède un dynamisme et un charisme absolument sidérants, son ironique insolence portant à certains moments le film vers des sommets. Mais eut-il laissé un peu de place à ses partenaires, eut-il de temps en temps mis un frein à ses grimaces et autres simagrées, ça aurait pu passer comme une lettre à la poste. Quant à William Campbell, il est aussi ridicule de bout en bout que lors de sa grotesque apparition en cow-boy d’opérette, séquence qui n’aurait pas dépareillée dans une parodie du genre telle Calamity Jane. Qui a eu l’idée d’insuffler cet humour souvent pachydermique au sein d’un scénario aussi bien construit, amenuisant souvent la portée du message et la tension dramatique du film ? On croirait voir à certains moments une pochade, accentué par le fait que Joseph Gershenson et ses partenaires (les excellents Herman Stein, Henry Mancini et Hans J. Salter), au milieu d’une très belle partition (et d’un sublime thème d’amour), nous pondent des thèmes humoristiques à peine digne d’un David Buttolph en tout petite forme !


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Le reste de la distribution est en revanche parfait, les comédiens arrivant néanmoins à tenir tête au trublion Kirk Douglas et notamment Jay C. Flippen dont on regrette que Borden Chase le fasse s’évanouir à mi-course. Il s’agit du seul personnage totalement positif du film, celui du contremaitre qui préfère désobéir aux ordres que d’aller marcher sur les plates bandes du voisinage, profondément respectueux de la communauté des petits ranchers. Il sera écarté pour ne pas avoir été assez combattif. Un autre protagoniste non dépourvu de grandeur d’âme, un peu plus traditionnel celui-ci, celui de la prostituée au grand cœur jouée par Claire Trevor et dont on regrette aussi le faible temps de présence. Quant à Jeanne Crain dans le rôle de la riche propriétaire prête à s’offrir à qui pourra l’aider à assurer son pouvoir, sa puissance et sa richesse, elle est formidable ; belle à faire damner un saint et dégageant ici une sensualité et un érotisme d’une extraordinaire puissance ; on se demande même comment la scène de la baignoire a pu passer la censure. Après Duel au Soleil, Vidor continuait à prouver qu’il était passé maître dans l’érotisme (à peine) suggéré. Les séquences réunissant l’actrice à Kirk Douglas sont peut-être les plus inoubliables et les plus insolentes du film.


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Et qu’en est-il de la mise en scène ? Si le style de ce western de Vidor n’a rien à voir avec celui génialement flamboyant et grandiloquent de son précédent, Duel au soleil, le film n’en est pas moins pleinement réjouissant de ce point de vue. En pleine mode de l’écran large, King Vidor nous offre une magistrale démonstration de son savoir faire dans l’utilisation du 1.33. : chaque plan, chaque mouvement de caméra confinent à l’évidence ; techniquement et esthétiquement, le réalisateur et son équipe accomplissent un travail parfait. Le montage est vif, le rythme haletant (trop même) : un film sans temps morts, d’un étonnant dynamisme et qui file à 100 à l’heure, l’humour n’étant pas absent (même si rarement d’une grande subtilité) non plus que la violence qui surgit sous forme d’éclairs d’une redoutable efficacité ; difficile d’oublier le brutal passage à tabac pas plus que le combat final à poings nus, opposant Kirk Douglas au très bon Richard Boone, qui nous ferait presque penser à du Samuel Fuller. Il fut d’ailleurs à l’époque interdit dans certains pays. Enfin, pour parachever le tout, la photographie de Russell Metty est superbe et la chanson de générique de Frankie Laine entêtante. ‘Who Knows, Who Knows...’