Le Western américain : Parcours chronologique II 1950-1954

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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ballantrae
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Messagepar ballantrae » 15 févr. 11, 18:30

Bon, Jeremy, à quand ton bouquin sur le western? Comment faut-il te le demander??? Un puits de science et fin anlyste tel que toi se doit de ransformer l'essai!
Le Fuller dont tu vas parler m'a vraiment beaucoup plu comme tous les westerns de Fuller à commencer par 40 guns qui possède l'une de mes trois scènes de duels préférées toutes époques confondues ("Elle vivra!").
Petite question perso: comment est née ta passion pour le genre?

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Jeremy Fox
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Messagepar Jeremy Fox » 15 févr. 11, 18:43

Bon, Jeremy, à quand ton bouquin sur le western? Comment faut-il te le demander??? Un puits de science et fin anlyste tel que toi se doit de ransformer l'essai!


Ca me touche énormément (même si je ne me reconnais pas trop dans "fin analyste") mais franchement, tu y crois vraiment ? Il y aurait ne serait-ce qu'une chance infime que j'aurais la flemme (mon héros est Alexandre le bienheureux :mrgreen: ) d'entamer les démarches et ne saurais pas comment m'y prendre ; mais si un éditeur vient sonner à ma porte, pourquoi pas :oops:

Le Fuller dont tu vas parler m'a vraiment beaucoup plu comme tous les westerns de Fuller à commencer par 40 guns qui possède l'une de mes trois scènes de duels préférées toutes époques confondues ("Elle vivra!").


J'espère ne pas te décevoir car jusqu'à présent, Fuller et le western ce n'est pas trop ma tasse de thé ; je leur préfère de très loin Le port de la drogue (mon chouchou), Les maraudeurs attaquent ou Shock Corridor. Mais sait-on jamais ; la revision de certains films n'est pas sans amener de belles surprises et des revirements à 180° :wink:
Au fait, le Barry Sullivan de The Outriders est celui de 40 tueurs ; excellent comédien au visage très particulier et assez inquiétant.


Petite question perso: comment est née ta passion pour le genre?


En 1974 à peu près, quand j'avais donc 7 ans, la vision à la télévision sur FR3 de pleins de westerns le mardi soir à commencer par Rio Bravo, Le souffle de la violence de Rudolph Maté, Le Convoi Maudit justement et Alamo (et plein d'autres encore). Des séries aussi telles que Chaparral, Le virginien, Au nom de la loi ou Sam Cade. Je me suis fait offrir le Fort Laramie en jouet à Noël :lol: Puis en 1981, ce fut "la dernière séance" qui entérina ma passion grandissante pour le genre.

Major Tom
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Messagepar Major Tom » 15 févr. 11, 20:00

Jeremy Fox a écrit :
Bon, Jeremy, à quand ton bouquin sur le western? Comment faut-il te le demander??? Un puits de science et fin anlyste tel que toi se doit de ransformer l'essai!


Ca me touche énormément (même si je ne me reconnais pas trop dans "fin analyste") mais franchement, tu y crois vraiment ?

Moi j'y crois aussi. Et je suis sûr qu'en plus ça se vendrait bien, au moins comme un bouquin spécialisé de Thoret ou Bouzereau. Mais ça signifierait aussi qu'il ne te faille supprimer tous tes posts sur Classik. :mrgreen:

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Bob Morlock présente... Le Western américain... par Erick Maurel.

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Jeremy Fox
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The Kid from Texas

Messagepar Jeremy Fox » 15 févr. 11, 21:33

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Le Kid du Texas (The Kid from Texas - 1950) de Kurt Neumann
UNIVERSAL


Avec Audie Murphy, Gale Storm, Albert Dekker, Shepperd Strudwick, Will Geer
Scénario : Robert Hardy Andrews & Karl Kamb
Musique : Milton Schwarzwald
Photographie : Charles Van Enger (Technicolor 1.37)
Un film produit par Paul Short pour la Universal


Sortie USA : 01 mars 1950


Comme son nom l’indique, Kurt Neumann est un réalisateur d'origine allemande. Né à Nuremberg, il vient à Hollywood diriger les versions allemandes et espagnoles de films américains avant de tourner ses propres œuvres. Tom Mix ayant été l’un des premiers comédiens qu’il eut à diriger, il va de soi que quant il mit en scène The Kid from Texas, le western lui était déjà familier. Mais il restera avant tout réputé pour avoir réalisé quatre films de la série RKO des Tarzan avec Johnny Weissmuller, et surtout, son titre de gloire, un classique du cinéma fantastique datant de 1958, La Mouche Noire (The Fly). Le Kid du Texas a été tourné par Kurt Neumann en 1950, la même année que Rocketship X-M (24 heures chez les Martiens), agréable film de Science Fiction. Peu connu de nos jours (et pour cause : il s’agit d’un tout petit film de série sans grand intérêt), The Kid from Texas marque néanmoins une date pour avoir été le premier western avec Audie Murphy en tête d’affiche ; le premier d’une quarantaine, quasiment tous tournés sous l’égide de la Universal pour qui le comédien fut une immédiate et formidable manne financière, l’une de ses stars les plus rentables, et ce, dès le film qui nous intéresse ici, immense succès à l’époque. Si dans ces débuts son jeu dramatique ne nous convainc guère, sa souplesse, ses gestes, sa démarche et sa vitesse d’exécution lors des séquences d’action nous le font trouver immédiatement très à l’aise dans le domaine du western ; un genre qui lui irait comme un gant et qu’il ne quitterait désormais plus jamais.


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1879 ; Lincoln County (Nouveau Mexique). Un groupe d’hommes vient arrêter pour meurtre l’avocat Alexander Kain (Albert Dekker) et son associé dans l’exploitation d’un ranch, Roger Jameson (Shepperd Strudwick). Ces derniers se défendent en expliquant que les hommes tués l’ont été alors qu’ils étaient en train de leur voler du bétail. Dans la région, deux gros domaines se livrent en effet une lutte sans merci depuis quelque temps. Le Major Harper, le rival de Kain et Jameson, a même pour l’occasion embauché de fines gâchettes et s’est mis un shérif de la région dans la poche. Se trouvant sur les lieux, le jeune William Bonney, nommé aussi Billy The Kid (Audie Murphy), tue en état de légitime défense deux des hommes venus arrêter son nouveau patron ; Jameson venait en effet de lui proposer un travail d’homme de main dans son ranch. Après ce drame, Jameson demande à Billy de ne jamais plus utiliser son arme, sachant également que le jeune garçon a commis un meurtre dès l’âge de 12 ans en voulant défendre sa mère. Kain, en visite au ranch avec sa jeune épouse (Gail Storm), apprend à Jameson qu’ils sont attendus avec Harper chez le nouveau gouverneur de la région, le Général Lew Wallace. Celui-ci leur demande de cesser instamment leur conflit qui ensanglante la contrée. Pendant ce temps, quatre hommes d’Harper sous l’emprise de l’alcool, venus venger la mort de leurs ‘collègues’, attaquent le ranch de Jameson, ce dernier étant tué lors de la fusillade. Billy est effondré ; il vient de perdre le seul homme à qui il portait une forte estime, le seul à lui avoir offert une chance de recommencer sa vie à l’écart de la violence. Il jure alors de venger la mort de son bienfaiteur et devient vite un hors-la-loi…


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Fils d'un modeste cultivateur de coton, on sait qu’Audie Murphy fut le soldat le plus décoré de la Seconde Guerre mondiale. Malgré sa très petite morphologie et son visage poupin, il portera les tenues du Far-West (et notamment sa veste de cuir noir) avec une grande classe ; son jeu intériorisé et son regard bleu-acier arriveront à lui procurer une maturité qu’on aurait eu du mal à déceler de prime abord, arrivant même à être inquiétant quand le personnage l’exigeait. Audie Murphy est loin d'être un grand acteur (au sens propre comme au sens figuré), mais dans son style de rôle, ses prestations se révèleront toujours tout à fait honnêtes. Ici, même s’il est légitime de le trouver un peu limité dans son jeu et même s’il manque singulièrement de charisme, son inexpérience et sa maladresse servent finalement assez bien son personnage, celui du fameux Billy The Kid considéré ici par la voix off comme n’étant qu’un pion au milieu de la Lincoln County War. Les auteurs, s’inspirant d’un roman de Robert Hardy Andrews (qui participe aussi au synopsis aux côtés du scénariste du superbe Whispering Smith de Leslie Fenton), ont souhaité se rapprocher de la réalité et, même si on en reste très éloigné contrairement à ce que nous laisse sous-entendre le commentateur en tout début de film, ont voulu faire de Billy le Kid non un bandit romanesque et romantique comme c’était le cas du personnage interprété par Robert Taylor dans Le Réfractaire (Billy The Kid) de David Miller (pas mauvais d’ailleurs) mais un jeune homme taciturne pris dans la tourmente d'une guerre entre deux grands propriétaires terriens. L’inexpérience du comédien arrive donc à ne pas trop se voir puisque son personnage tel que décrit par les scénaristes est loin d’être flamboyant. Il demeure néanmoins un peu trop terne pour qu’on arrive à se soucier de ce qui arrive à son personnage et semble parfois hésitant ou pétrifié par la caméra. Il sera déjà plus à l’aise les années suivantes dans des westerns de série B bien plus convaincants tels Kansas en Feu (Kansas Raiders) de Ray Enright et surtout le pétaradant A Feu et à Sang (The Cimarron Kid) de Budd Boetticher. Il est cocasse d’ailleurs de constater qu’il se mit au départ dans la peau de presque tous les bandits célèbres car après Billy the Kid, il tiendra respectivement dans les deux films cités ci-avant les rôles de Jesse James et de Bill Doolin.


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Peut-être par le fait de connaître l’histoire par cœur mais le film de Kurt Neumann, sans être honteux, m’a paru dans l’ensemble bien ennuyeux. Les auteurs et le réalisateurs peinent à donner du rythme à leur western pourtant peu avare en fusillades, galopades et chevauchées en tout genre. Il faut dire que les scénaristes semblent plus s’être contentés d’aligner une succession de séquences sans progression dramatique ni grand liant entre elles que d’écrire une histoire rigoureuse et bien charpentée qui aurait dû en principe nous captiver. Beaucoup de scènes dialoguées s’avèrent bien trop longues et parfois dans le même temps totalement inintéressantes comme la première conversation entre Gale Storm (très mauvaise comédienne) et Audie Murphy à propos de chèvrefeuilles, d’orangers et de citronniers ! Juste avant, nous aurons déjà dû écouter jusqu’au bout la même comédienne jouer un morceau de piano sans que la longueur de la séquence soit vraiment justifiée ; d’ailleurs, le personnage féminin n’a quasiment aucun intérêt non plus si ce n’est dans ses relations tendues envers son mari plus âgé d'une vingtaine d'années joué par le très bon Albert Dekker qui pourtant nous délivre en toute fin de film une prestation assez calamiteuse, comme s’il déclamait une tirade sur une scène de théâtre. C’est donc aussi probablement la direction d’acteur qui laisse à désirer car les seconds rôles (pas mauvais pour autant) ne font guère d’étincelles eux non plus.


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Sinon, nous trouvons quelques très belles séquences comme la rencontre entre le Général Lew Wallace (futur écrivain de Ben-Hur) et Billy The Kid dans les montagnes ainsi que des séquences mouvementées qui, à défaut d’être inoubliables, s’avèrent assez efficaces par le fait aussi de se dérouler sans aucune transparences au sein de superbes paysages ou, comme le dernier quart d’heure nocturne, en pleine ville où Billy et ses hommes se retrouvent cloitrés dans une bâtisse à laquelle les assaillants vont bientôt mettre le feu après avoir essayés par tous les autres moyens de déloger ses habitants. Kurt Neumann nous délivre aussi quelques séquences assez violentes pour l’époque comme un pugilat rapide et nerveux qui voit Billy The Kid mettre KO son adversaire en quatre coups de poings bien assénés ou encore cette autre mettant en scène l’évasion de prison de Billy The Kid obligé de tuer un homme en lui tirant une balle dans le visage ; un plan presque subliminal d’à peine une demi-seconde d’un visage totalement ensanglanté fait son effet. Dommage alors que le final relatant le fameux duel Billy The Kid / Pat Garrett soit si rapidement évacué et privé d’émotions. Mais les scénaristes n’ont pas voulu donner une grande place au fameux shérif, préférant s’appesantir, à juste titre d’ailleurs, sur la sanglante guerre de Lincoln Country que le Général Wallace a réussi à faire cesser. Il y avait donc un bon postulat historique de départ, de très bonnes intentions mais le tout s'avère un peu gâché par la fadeur de l’ensemble que ce soit dans l’exécution, l’interprétation ou l’écriture.


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The Kid from Texas marque donc les débuts dans le western d’un de ses acteurs les plus emblématiques, tout au moins dans la série B. Il s’avère néanmoins être l’un des westerns Universal les plus faibles de l’époque bénie du studio dans ce domaine (s’étendant de 1948 à 1952), Neumann et ses scénaristes insufflant de plus à travers les deux personnages des complices d’Audie Murphy un humour assez déplacé et bien lourdaud. A signaler aussi une musique du générique provenant (y compris dans son orchestration) d’un western plus ancien que je n’ai pas réussi à identifier. Avec cette histoire d’un homme devenu hors-la-loi pour venger son patron qu’il estimait plus que quiconque, on pouvait s’attendre à un western touchant ou attachant mais finalement nous nous retrouvons devant une série B très moyenne, qui reste cependant honorable mais qui ne pourra ne plaire qu’aux amateurs purs et durs du genre.

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Jeremy Fox
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The Baron of Arizona

Messagepar Jeremy Fox » 19 févr. 11, 23:17

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Le Baron de l'Arizona (The Baron of Arizona, 1950) de Samuel Fuller
LIPPERT PROD.


Avec Vincent Price, Ellen Drew, Vladimir Sokoloff, Beulah Bondi, Robert Barrat, Reed Hadley...
Scénario : Samuel Fuller
Musique : Paul Dunlap
Photographie : James Wong Howe (Noir et blanc)
Une production Lippert
Noir et blanc - 92 mn


Sortie USA : 04 mars 1950


Presque un an jour pour jour après la sortie aux USA de son premier film, J’ai Tué Jesse James (I Shot Jesse James), Samuel Fuller voit son deuxième essai débouler sur les écrans. Toujours tourné à l’aide d’un très faible budget et sur une durée d’à peine 15 jours, The Baron of Arizona se déroule à nouveau pour une bonne partie dans l’Ouest américain du 19ème siècle. Même si peu d’éléments du film sont constitutifs du western, The Baron of Arizona y a sa place puisque narrant un fait historique concernant l’un des états les plus représentatifs du Far West. C’est l’histoire à priori improbable d’une des plus grandes escroqueries de l’époque, celle d’un homme seul ayant tenté de s’approprier non moins que tout le territoire de l’Arizona ; ou comment la réalité peut-être parfois plus romanesque et plus étonnante que la fiction !


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Le 14 février 1912, l’Arizona devient le 48ème état des USA. Durant une soirée donnée chez le gouverneur, John Griff (Reed Hadley), employé au ministère de l’intérieur et auteur d’un ouvrage sur les escroqueries, raconte aux autres convives l’histoire du fameux James Addison Reavis (Vincent Price), un employé du cadastre de Santa Fe s’étant fait baptiser The Baron of Arizona. 40 ans plus tôt, Reavis a pour idée insensée de devenir propriétaire de l’Arizona. Il persuade un mexicain vivant à Phoenix, Pepito (Vladimir Sokoloff), que la fillette qu’il a adopté n’est autre que Sofia de Peralta, la descendante d’un personnage qu’il a créé de toutes pièces auquel le roi d’Espagne aurait donné en 1748 des territoires considérables. Reavis la prend sous sa coupe, la fait élever par une gouvernante afin d’en faire une baronne. En attendant, le temps qu’elle devienne femme, il a fort à faire ; graver sur une pierre le témoignage de legs du roi au ‘premier baron de l’Arizona’, se rendre en Espagne pour falsifier le registre des donations officielles de Ferdinand VI, ce dernier se trouvant protégé à l’intérieur de la bibliothèque d’un monastère, faire de même avec le second exemplaire en possession d’un secrétaire du roi actuel. Après maintes difficultés, les contrefaçons menées à bien au bout de trois ans, il peut enfin épouser sa protégée (Ellen Drew). De retour en Arizona, il fait valoir ses droits, ce qui n’est pas du goût ni de Washington qui envoie John Griff (le narrateur) enquêter ni des habitants qui se voient être obligés de racheter leurs biens. La révolte gronde…


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Toujours pour le producteur Robert Lippert, Samuel Fuller réalise son deuxième film qu’il scénarise lui-même. Après avoir abordé la légende de Jesse James d’un point de vue assez original, il met en scène un autre personnage ayant vraiment existé mais qui n’a pas eu autant de notoriété malgré sa personnalité hors du commun et son parcours étonnant, James Addison Reavis qui aura donc tenté non moins que de voler avec ingéniosité aux USA le territoire de l’Arizona et qui y sera presque parvenu ! Obscur vétéran confédéré de la Guerre de Sécession, il se trouvait dans le Sud Ouest quand le gouvernement américain décida par le traité de Guadalupe Hidalgo d’octroyer en priorité les terres de l’Arizona aux descendants des conquistadors qui en feraient la demande. Apprenant cette nouvelle, Reavis mit en place une audacieuse combine qui l’amena à se faire épouser de la fausse descendante d’un grand d’Espagne pouvant ainsi faire jouer ses droits sur la plupart des terres de l’état. Forgeant de faux documents qu’il inséra dans les différentes archives administratives, infiltrant un monastère trois ans durant pour arriver à mettre la main sur un registre important à falsifier, inventant l’histoire d’une famille entière, il réussit quelques temps à se faire passer pour le propriétaire de l’Etat. Il refusa la somme de 25 millions de dollars que le gouvernement voulu lui donner pour racheter le territoire et se vit contrer par les pionniers refusant de lui louer leurs propres lopins de terre des sommes astronomiques. Ca ne l’empêcha pas de se faire recevoir par les grands de ce monde dont la Reine Victoria et de se faire épauler par le père du futur William Randolph Hearst. Il finit néanmoins par se faire démasquer.


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On devine aisément à la lecture de l’histoire et de la rapide biographie du personnage de Reavis que la discussion à savoir s’il s’agit ou non d’un western pourra être relancée à son propos. Effectivement, les amateurs pourraient être désappointés de ne rien retrouver de ce qu’ils aiment dans le genre ; ici point d’action ni de violence, quasiment pas de coups de feu ni de chevauchées, pas même la moindre bagarre et très peu d’extérieurs ; au contraire beaucoup de dialogues et au moins une bonne demi-heure se déroulant sur les territoires espagnol et français, la France étant le pays dans lequel Reavis épousa ‘sa création’. Ceux qui connaissent et apprécient le cinéma de Samuel Fuller ne trouveront pas non plus dans ce film les fulgurances nerveuses et les flamboyances baroques plus tardives du cinéaste (enfin pas si tardives que ça puisque déjà en 1953, Le Port de la Drogue en est un parfait exemple, chef-d'oeuvre d'entre les chefs-d'oeuvre). Comme son précédent opus, The Baron of Arizona est un film assez sec, la mise en scène ne faisant pas encore d’éclat, alors très discrète sans pour autant être fade. Comme I Shot Jesse James, The Baron of Arizona s’appuie avant tout sur le talent de conteur du cinéaste. Son expérience du journalisme se fait ressentir par l’efficacité de sa narration ; pratiquant l’ellipse comme il respire, Fuller nous octroie une intrigue parfaitement bien menée, son scénario s’avérant très efficace par le fait d’aller à l’essentiel, sa fluidité nous faisant oublier la faiblesse du budget.


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Ce n’est d’ailleurs pas le seul élément qui nous fasse totalement oublier qu’il s’agit d’une production "Poverty Row", la photographie remarquable de James Wong Howe notamment lors des scènes de pluie ou nocturnes y étant pour beaucoup, le background décoratif étant aussi loin de faire ‘cheap’. Bref, avec des moyens plus que réduits, Samuel Fuller réussit son coup bien aidé en cela par son acteur principal, Vincent Price, qui dira toujours que cet ahurissant Reavis fut un de ses rôles préférés et un des personnages les plus intéressants qu’il eut à interpréter, ce qui peut aisément se concevoir. Il porte d’ailleurs le film sur ses épaules, le reste du casting semblant par ailleurs bien fade, Ellen Drew notamment ayant du mal à nous convaincre qu’un protagoniste à l’ambition aussi démesuré ait pu organiser toute cette mascarade pour ses beaux yeux. Car Samuel Fuller a une fois encore du mal à cacher qu’il est un grand sentimental ; I Shot Jesse James proposait déjà en arrière fond une histoire d’amour romantique, il en va de même pour son second film. Reavis finit par réellement tomber amoureux de la baronne qu’il a forgé et lorsqu’il finit par avouer sa supercherie, à la question des journalistes lui demandant pourquoi, il leur rétorque « Je suis tombé amoureux de ma femme ». Un amour réciproque puisqu’auparavant son épouse lui avait dit avec fougue plus tenir à lui qu’à l’argent et à la gloire en lui sussurant cette belle phrase : « A un baron mort, je préfère un mari vivant ». Sous la carapace de baroudeur de Fuller, tout comme son personnage, se cachait alors un cœur de midinette.


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Une histoire incroyable contée avec talent par un Samuel Fuller qui se cherche encore mais qui s’affirme déjà comme un cinéaste solide, sachant parfaitement manier la caméra, composer un plan, conduire son film jusqu’au bout sans jamais nous ennuyer. The Baron of Arizona n’est pas sans défauts ni maladresses mais l’originalité et les aptitudes sont bien présentes. Dommage que la direction d’acteur laisse un peu à désirer et, pour le futur, que nous n’ayons pas à croiser plus souvent le cinéaste dans les parages de notre parcours, puisque deux seules autres occasions nous seront offertes de le rencontrer à nouveau. En attendant, deux premiers films, deux petites réussites et une année 1950 qui s’envole lentement mais surement vers quelques proches sommets !

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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Messagepar someone1600 » 21 févr. 11, 04:11

Tiens il a l'air intéressant celui-la... jamais entendu parler de ce type par contre... :?

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daniel gregg
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Messagepar daniel gregg » 21 févr. 11, 07:40

Pour avoir beaucoup aimé I SHOT JESSE JAMES, je pense que je vais vite me laisser tenter par cette édition Criterion d'autant plus que si, comme tu l'affirmes, les sta sont faciles à comprendre, il n'y a aucune hésitation à découvrir ce film de Fuller qui bénéficie d'une bonne réputation...

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Jeremy Fox
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Wagonmaster

Messagepar Jeremy Fox » 23 févr. 11, 09:14

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Le Convoi des Braves (Wagonmaster, 1950) de John Ford
RKO


Avec Ward Bond, Ben Johnson, Harry Carey Jr, Joanne Dru, Charles Kemper, Hank Worden, James Arness, Jane Darwell, Alan Mowbray, Russell Simpson...
Scénario : Frank Nugent et Patrick Roper Ford
Musique : Richard Hageman
Photographie : Bert Glennon et Archie Strout (Noir et blanc)
Une production RKO
Noir et blanc - 85 mn


Sortie USA : 19 avril 1950



John Ford avait clôturé la décennie précédente avec un film d’une splendeur inégalée ; c’est à nouveau lui qui nous offre le premier chef-d’œuvre de cette année 1950, un film d'une grande modernité et à postériori d'un sacré culot pour l'époque, Ford faisant fi de dramaturgie et de spectaculaire pour tendre vers une extrême simplicité, pulvérisant par la même occasion toutes les conventions établies jusqu'ici. Nous n’avons plus ici à faire à une diligence caracolant au travers des paysages grandioses de Monument Valley, à de courageux pionniers devant lutter contre les Indiens au 18ème siècle, à un célèbre Marshall nettoyant la ville de Tombstone, à des hors-la-loi prenant en charge un nourrisson abandonné ni encore moins à une quelconque histoire de Tuniques Bleues. Déjà éclectique à l’intérieur même du genre, John Ford bifurque à nouveau pour nous conter cette fois la chronique d’une bande d’émigrants, le voyage d’une caravane de Mormons se rendant vers la vallée de San Juan dans l'Utah. Dix ans après l'arrivée des Mormons à Salt Lake City narrée par Henry Hathaway dans son très bon Brigham Young, John Ford fait repartir quelques membres de cette communauté religieuse sur les routes de l'Ouest américain.


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Dans les années 1870, deux jeunes maquignons, Travis Blue (Ben Johnson) et Sandy Owens (Harry Carey Jr.) acceptent de convoyer un convoi de Mormons vers la vallée de San Juan dans l’Utah. Chassés d'un peu partout en raison de leur religion, c’est vers cette "Terre promise" que les conduits Elder Wiggs (Ward Bond), le chef du groupe, région qu'ils souhaitent ardemment atteindre avec leurs faibles biens et leurs grandioses aspirations afin d’y fonder une nouvelle colonie qui survivrait grâce à la culture du blé. Au cours de leur éprouvante odyssée, ils vont devoir lutter contre les éléments et accueillir, au sein de leur communauté assez stricte, de pathétiques saltimbanques (Alan Mowbray, Joanne Dru...) et de cruels hors la loi, Shiloh Clegg (Charles Kemper) et sa clique de fils dégénérés (James Arness, Hank Worden...) Mais entre temps, que de moments de bonheur et d'apaisements faits de danse, de bavardages et de rencontres avec notamment de pacifiques Navajos !


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Que ce western filmé à hauteur d’hommes et d’essieux a mis du temps à m’apprivoiser, quasiment vingt ans après de multiples tentatives non pas désastreuses mais décevantes ! Aujourd’hui, il me comble en revanche de bout en bout, les westerns d'apparente simplicité ayant toute ma sympathie. Sous sa rudesse de trait et de style, il s’agit donc d’un film assez fragile qu’il ne faudrait pas conseiller dans un premier temps à ceux qui se lanceraient dans le genre. Pouvant aisément le trouver encore très atypique de nos jours, je vous laisse imaginer comment il avait pu être reçu à l’époque. D’ailleurs, les distributeurs français ne s’y sont pas trompés et, ne croyant pas une seconde à son potentiel, ont attendu 14 ans avant de le montrer en salles dans notre pays. Cette peur de sortir le film peut facilement se comprendre au vu de ce western au scénario très ténu, sans têtes d’affiches, et qui, malgré sa faible durée, n’en prend pas moins son temps à nous mettre devant les yeux de longues séquences sans aucune montée dramatique, filmant presque d’une manière documentaire l’avancée des chariots à travers les plaines immenses, leur traversée de rivières paisibles, le réveil de la communauté, un bal nocturne, un quadrille plein d’entrain…


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Western donc très original et somme toute unique dans l’histoire du genre, ce film de 1950, sans aucunes stars ni véritable progression dramatique, est conté sur un rythme nonchalant et baigné d’un merveilleux optimisme. Auteur non crédité de l’histoire originale (avec son fils), John Ford a déclaré qu’il avait atteint dans ce film exactement ce qu’il cherchait, effectuant même des coupes sombres dans le trop important dialogue de Frank Nugent pour en faire une œuvre plus sensuelle qu’intellectuelle. Il s’agit d’ailleurs d’un de ses rares films pour lequel il éprouvera encore de l’estime à la fin de sa carrière avec Dieu est Mort (The Fugitive) et Le Soleil Brille pour tout le Monde (The Sun Shines Bright). D’après Harry Carey Jr, ce sera le tournage le plus détendu du cinéaste, celui sur lequel il aura été le plus heureux : "c’est le seul film de Ford que j’ai terminé sans m’être fait botter le cul au moins une fois". Et effectivement, ça se ressent à l'image ; le fils blondinet du grand Harry Carey n’a jamais eu l’air aussi désinhibé et joyeux !


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Dans ce western, Ford retrouve un de ses thèmes de prédilection, la quête de la Terre Promise, à travers un film lyrique, poétique, épuré et flegmatique dans lequel l’effervescence qui y règne empêchera les différentes épreuves subies au cours du voyage de sombrer dans le drame. Pourtant le prologue pré-générique est une scène d’une violence sèche et crue immédiatement contrebalancée par celle de la vente des chevaux, durant laquelle Ford attache une grande importance aux débits des paroles et aux gestes des personnages d’une lenteur qui créent immédiatement l’ambiance sereine que gardera le film jusqu’au bout. Ford rend hommage ici à la ténacité, à la loyauté, au courage et à la joie de vivre de cette communauté mise au ban de la société par sa religion. Le cinéaste montre une nouvelle fois sa tendance à prendre le parti des faibles et des opprimés et tout simplement des gens simples comme il l’avait déjà fait dans Stagecoach (la prostituée), Les Raisins de la Colère et bien d’autres encore. C’est aussi un hymne à la solidarité face à l’adversité, les Mormons devant accepter en leur sein des saltimbanques rejetés eux aussi mais à cause de leurs mœurs. C’est donc une autre preuve flagrante et sincère de la sympathie de Ford pour les faiblesses humaines, par la mise en place de personnages ayant chacun leurs défauts, à commencer par l’alcoolisme du saltimbanque.


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C’est d’ailleurs Alan Mowbray (le formidable acteur qui déclamait du Shakespeare dans La Poursuite Infernale (My Darling Clementine)) qui joue ce personnage toujours fier même dans l’adversité, d’une dignité pathétique mais étant capable d’héroïsme, prenant l’initiative de passer en premier lors de l’épreuve finale de la traversée d’ornières difficiles. Si vous connaissez votre Lucky Luke sur le bout des pages, vous n’aurez pas de peine à reconnaître le personnage qu’il aura probablement inspiré. A ses côtés, la merveilleuse Joanne Dru qui avait déjà eu, deux ans auparavant, un autre très beau rôle westernien dans La Rivière Rouge (Red River) de Hawks et qui surtout avait incarné pour Ford peu de mois auparavant ‘celle qui portait un ruban jaune’ dans le chef-d’œuvre du même nom. Puis Ben Johnson, 'The Wagonmaster', acteur attachant à redécouvrir d’urgence et qui sera surtout connu pour sa collaboration avec Sam Peckinpah, Harry Carey Jr en jeune chien fou et surtout Ward Bond qui tient ici son plus beau rôle, celui de ce chef de convoi, homme picaresque à la foi inébranlable mais qui ne peut s’empêcher de jurer et blasphémer à la moindre occasion. Pour une fois qu’il n’est pas le faire valoir de John Wayne ou d’une autre vedette, nous avons tout le loisir d’admirer son immense talent. Quasiment tous les seconds rôles qui gravitent autour font partie de la famille fordienne, de Jane Darwell à Russell Simpson en passant par Hank Worden sans oublier le propre frère de John Ford, l'homme qui joue du tambour.


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Même s'il y a de grandes chances que ce film paraisse à certains assez paresseux par une absence de resserrement du scénario et assez caricatural dans sa description des personnages négatifs, force leur sera de reconnaître une fois de plus le génie de Ford pour la mise en scène et le cadrage : ce plan d’ensemble fixe de 30 secondes voyant s’avancer au loin et au crépuscule la caravane de chariots, avec pour seul bruit de fonds le chant des mormons atténué par la distance, est d’une modernité étonnante. Cette suite de gros plans sur l’expression des visages lors de l’irruption des hors la loi dans le camp des Mormons possède une force extraordinaire et nous pouvons saluer au passage le chef opérateur Bert Glennon qui contribue, par la perfection de sa photographie, à la puissance émotionnelle de ces images. De nouvelles preuves de la sensibilité de Ford, capable de nous émouvoir comme personne avec un minimum d’éléments, nous sont données par cette scène de bal qui rappelle celle de La poursuite infernale ou cette autre, l’une des plus belles de sa carrière, le 'brin de cour' fait à Joanne Dru par Ben Johnson au moment où leurs chemins se séparent et dont la simplicité, la beauté et l’émotion sont loin d’être égalées. Par contraste, les scènes du fouettage ou de la tuerie finale sont d’une brutalité et d’une sécheresse qui laissent pantois pour l’époque. Et puis, il est important de le rappeler pour contrecarrer les accusations un peu faciles d’un Ford raciste et alors que la vague de westerns pro-indiens n’a pas encore débutée : après ses deux films consacrés à la cavalerie américaine, le réalisateur nous décrit une fois encore des tribus indiennes pacifistes, les filmant avec une grande dignité sans aucun paternalisme ni moquerie.


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Enfin, il serait injuste de ne pas évoquer l’un des éléments les plus importants du film, la musique de Richard Hageman qui le rythme par l’utilisation de chants traditionnels interprétés par les fameux 'Sons of the Pioneers', groupe de chanteurs a capella qu’appréciait grandement John Ford et qu’il fera même apparaître à l’image dans son film suivant. C’est d’ailleurs en chantant que les deux maquignons nous font connaître leurs décisions d’accompagner le convoi et c’est en chanson que se conclura ce film qui force le respect et la sympathie. Que ceux que cet élément pourrait effrayer sachent que la musique est pourtant distillée avec parcimonie, jamais envahissante et souvent remplacée par le silence. Distribué en France 14 ans après sa sortie, cette épopée intime, sincère et naïve ne connaîtra jamais le succès public malgré un accueil très chaleureux de la critique. Il est désormais temps de rattraper cette injustice en redécouvrant ce film éminemment personnel et presque intimiste qui, une fois encore par l’intermédiaire de John Ford, redonne foi en l’homme. Dommage que sa durée ne soit que de 80 minutes car on aurait voulu continuer à faire un bout de chemin avec cette communauté oh combien attachante !

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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Messagepar villag » 23 févr. 11, 09:28

Ai vu ce dernier film sur Arte recemment; copie remasterisée sans doute, car 10 000 lieues au DESSUS de ce dvd....!
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Jeremy Fox
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Messagepar Jeremy Fox » 23 févr. 11, 09:47

villag a écrit :Ai vu ce dernier film sur Arte recemment; copie remasterisée sans doute, car 10 000 lieues au DESSUS de ce dvd....!


:o Ce serait pas mal qu'il soit réédité à partir de cette copie alors, histoire de profiter grandement de la sublime photographie.

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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Messagepar Rick Blaine » 23 févr. 11, 09:51

Jeremy Fox a écrit :Que ce western filmé à hauteur d’hommes et d’essieux a mis du temps à m’apprivoiser, quasiment vingt ans après de multiples tentatives non pas désastreuses mais décevantes !


Tu ne peux pas savoir à quel point cette phrase me rassure, tant j'ai été déçu par ce film. Pourtant je suis un grand fan de John Ford, mais ce film ne passe pas, un ennui extrême, une interprétation loin de m'avoir convaincu - Ben Johnson et Harry Carrey me plaisent en second rôle, mais je ne suis pas convaincu par l'idée de faire porter un film sur leurs épaules - bref, certainement le seul Ford que j'aie vu et que je n'aime pas.
Pourtant, je suis bien convaincu de ses aspects profondément fordien, mais ça n'est pas passé. j'espère qu'il me convaincra un jour. :(

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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Messagepar Jeremy Fox » 23 févr. 11, 10:34

Rick Blaine a écrit :
Jeremy Fox a écrit : Ben Johnson et Harry Carrey me plaisent en second rôle, mais je ne suis pas convaincu par l'idée de faire porter un film sur leurs épaules


Si je suis d'accord pour Harry Carey Jr qui, bien que sympathique, est loin d'être un grand acteur, j'aurais parfaitement vu Ben Johnson en tête d'affiche. Peut-être pas encore dans les années 50 mais au vu de son interprétation dans One-Eyed Jacks de Brando, il aurait été je pense parfait dans les années 60 dans un premier rôle.

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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Messagepar Jack Carter » 23 févr. 11, 10:37

Jeremy Fox a écrit :
villag a écrit :Ai vu ce dernier film sur Arte recemment; copie remasterisée sans doute, car 10 000 lieues au DESSUS de ce dvd....!


:o Ce serait pas mal qu'il soit réédité à partir de cette copie alors, histoire de profiter grandement de la sublime photographie.


sinon, il y a un zone 1 Warner, avec stf, all zone :wink:

http://www.dvdbeaver.com/film2/DVDRevie ... master.htm

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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Messagepar hellrick » 23 févr. 11, 10:43

Rick Blaine a écrit :
Jeremy Fox a écrit :Que ce western filmé à hauteur d’hommes et d’essieux a mis du temps à m’apprivoiser, quasiment vingt ans après de multiples tentatives non pas désastreuses mais décevantes !


Tu ne peux pas savoir à quel point cette phrase me rassure, tant j'ai été déçu par ce film. Pourtant je suis un grand fan de John Ford, mais ce film ne passe pas, un ennui extrême(


Pareil pour moi :(
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique Part 2 (50

Messagepar Jeremy Fox » 23 févr. 11, 10:44

Jack Carter a écrit :
Jeremy Fox a écrit :
villag a écrit :Ai vu ce dernier film sur Arte recemment; copie remasterisée sans doute, car 10 000 lieues au DESSUS de ce dvd....!


:o Ce serait pas mal qu'il soit réédité à partir de cette copie alors, histoire de profiter grandement de la sublime photographie.


sinon, il y a un zone 1 Warner, avec stf, all zone :wink:

http://www.dvdbeaver.com/film2/DVDRevie ... master.htm


:idea: je n'y avais même pas pensé :)

It must have been a restoration as it looks magnificent even though it is housed on a single-layered DVD. Aside from some niggling noise - it gives a wonderful presentation.