Le Western américain : Parcours chronologique I 1930-1949

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Jeremy Fox
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique

Messagepar Jeremy Fox » 2 déc. 10, 11:25

Gil Westrum a écrit :
Mais tu n'as aucun souci à te faire venant de ma part. Je suis très bon public et sais apprécier les choses à leur justes valeurs.


C'est bien là le problème concernant ce film :lol:

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Jeremy Fox
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Re: The Kissing Bandit

Messagepar Jeremy Fox » 2 déc. 10, 11:26

bruce randylan a écrit :
Jeremy Fox a écrit :Le Bandit Amoureux (The Kissing Bandit, 1948) de Laslo Benedek
MGM


ah mais c'est pas ce film que Sinatra considérait non seulement comme le plus mauvais film dans lequel il avait joué mais aussi comme le pire film jamais réalisé ? :mrgreen:


Ben si ; si tu lisais un peu mon texte :twisted: :mrgreen:

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bruce randylan
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique

Messagepar bruce randylan » 2 déc. 10, 12:05

Je l'ai pourtant bien lu (en diagonal).
Et puis bon, ça veut quand même dire que je m'intéresse à ton topic non ? :oops:

(alors que je ne suis pas sur que tu prête beaucoup d'attention à ce que je baragouine sur Koji Wakamatsu ou Wajda :P )
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique

Messagepar Julien Léonard » 2 déc. 10, 12:08

Bon, intéressante chronique (again !), mais je pense que je passerais volontiers mon chemin. Je m'estime bon public moi aussi (à peine une dizaine de films vraiment détestés sur plus de 1500 DVD achetés... c'est une bonne moyenne pour le moral), mais si le technicolor m'a l'air bien chatoyant et tout et tout, le reste devrait, je pense, me déplaire... :mrgreen:

Je m'abstiendrais donc. Et sinon, vivement ta chronique sur Le fils du désert ! Film magnifique, un des (nombreux) plus beaux rôles du Duke. :wink:
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Jeremy Fox
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique

Messagepar Jeremy Fox » 2 déc. 10, 12:12

bruce randylan a écrit :Et puis bon, ça veut quand même dire que je m'intéresse à ton topic non ? :oops:



Je plaisantais hein ? :wink: Mais j'avais bien repris cette anecdote car j'en avais aussi entendu parler ; Sinatra se plaisait effectivement à dire qu'il s'agissait du plus mauvais film du monde

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Re: Le Western américain : Parcours chronologique

Messagepar Cathy » 2 déc. 10, 21:26

J'avais été agréablement surprise par The Kissing bandit que j'ai découvert, il y a deux ans, c'est plutôt sympathique, drôle et puis le scénario n'est pas le pire qui soit en matière de comédie musicale. Par contre une fois encore, je te trouve dur avec la Valse de l'Empereur qui certes s'il est un mauvais Wilder n'est pas aussi exécrable que tu veux le dire, et puis Joan Fontaine y est très belle, de même que le superbe caniche blanc !

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Jeremy Fox
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique

Messagepar Jeremy Fox » 2 déc. 10, 23:21

Cathy a écrit : Par contre une fois encore, je te trouve dur avec la Valse de l'Empereur qui certes s'il est un mauvais Wilder n'est pas aussi exécrable que tu veux le dire,



Franchement, j'ai détesté le Wilder. Mais effectivement, ce n'est pas très honnête de ma part et ce n'est ni le lieu de taper sur l'un pour réhausser l'autre (d'ailleurs je suis contre ce genre de pratique habituellement) mais le film de Benedek possède une telle sale réputation que je me suis senti obligé de choisir une autre comédie musicale de la même année signée d'un grand nom pour faire comprendre l'éxagération des avis sur ce film :oops:

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Three Godfathers

Messagepar Jeremy Fox » 7 déc. 10, 16:52

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Le Fils du Désert (Three Godfathers, 1948) de John Ford
MGM



Sortie USA : 01 décembre 1948


Après nous avoir laissé les rétines éblouies par le travail de Bert Glennon et Ray Rennahan sur Drums along the Mohawk (Sur la Piste des Mohawks), John Ford nous aura fait bouillir d’impatience presque dix ans durant avant de revenir à la couleur avec ce remake d’un de ses propres films muets, Marked Men (et non de Three Bad Men comme on aurait pu le penser, les trois hors-la-loi de ce dernier se faisant les anges gardiens d’un couple et non d’un nourrisson comme dans le film qui nous préoccupe). Le résultat est néanmoins à la hauteur des nos plus fortes attentes puisque la photographie en Technicolor de Winton C. Hoch pour Le Fils du Désert est un éblouissement de chaque instant. Il s’agit aussi d’une belle passation de pouvoir, celui d’un père à son fils, l’un des acteurs du trio étant Harry Carey Jr alors que par ailleurs le film est dédicacé à l’inoubliable Harry Carey qui fut le héros d’un nombre incalculable des premières ‘bandes’ du réalisateur au temps du muet avant de revenir à intervalles réguliers en temps que second rôle dans d’innombrables westerns dont le dernier et non des moindres n’était autre que le magnifique Red River de Howard Hawks. Sa silhouette et sa singulière façon de se tenir sur un cheval étaient devenues familières aux aficionados du genre et il était par exemple particulièrement touchant dans L’Ange et le Mauvais Garçon (The Angel and the Badman) de James Edwart Grant l’année précédente qui fut aussi celle de sa mort. « To the Memory of Harry Carey, Bright Star of the Early Western Sky» ; telle est la phrase qui apparait à la fin du générique de début, Clyff Lyons ayant pris le soin de personnifier en contre jour le légendaire acteur.


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Peu avant Noël dans une région de l’Arizona plombée par le soleil, Robert (John Wayne), Pete (Pedro Armendariz) et William (Harry Carey Jr) arrivent à Welcome dans le but de cambrioler la banque. Ils réussissent leur coup et prennent la fuite poursuivis par la milice locale levée par le shérif Buck Sweet (Ward Bond) qui précise d’emblée à ses hommes qu’il n’a pas été élu pour tuer. Le trio de hors-la-loi atteint le désert qu’il est bientôt obligé de traverser, le shérif ayant placé des hommes à chaque réservoir d’eau afin d’assoiffer les fuyards. A bout de souffle après avoir du batailler contre une violente tempête de sable, William étant blessé à l’épaule et les chevaux s’étant sauvés, ils perdent tout espoir quant ils arrivent à une source tarie par la faute d’un pionnier maladroit l’ayant fait exploser en pensant y faire jaillir l’eau. Cet inconscient qui a payé sa bêtise de sa vie a laissé dans un chariot sa femme sur le point d’accoucher. Sur le point de succomber suite à sa ‘délivrance’, elle fait de nos trois outlaws les parrains de son nouveau-né non sans leur avoir fait promettre de le protéger coute que coute. Les voici investis d’une mission sacrée, la survie du nouveau-né. Après s’être improvisés nourrices, ils doivent vite repartir, la police étant toujours à leurs trousses. C’est une bible trouvée dans les affaires du couple décédé qui va guider les trois nouveaux ‘rois mages’ jusqu’à une ville située de l’autre côté d’un lac salé, la Nouvelle Jerusalem. Tous ne survivront pas au périple…


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On devine aisément la parabole biblique ou (et) le conte de Noël au vu de l’histoire et de son déroulement. C’est bien évidemment voulu, d’innombrables éléments venant parsemer le film pour nous en convaincre : ce sont les personnages eux-mêmes qui s’érigent en nouveaux rois mages, quelques notes de la partition de Richard Hageman qui évoquent ‘Holy Night’ ; il est aussi question d’un chemin de croix constitué par une traversée du désert, de la découverte providentielle d’une ânesse, d’une bible qui par le hasard des pages tournées conduit nos aimables hors-la-loi vers la rédemption, le sacrifice et la délivrance. L’aspect fable de ce scénario fait l’originalité du film mais aussi malheureusement sa plus grande faiblesse, l’allégorie n’étant pas toujours exempte de lourdeurs, les connotations religieuses se révélant bien trop appuyées. Si le film s’avère donc plastiquement somptueux, après d’aussi belles réussites que My Darling Clementine ou surtout Fort Apache, nous étions en droit d’espérer bien plus de ce retour de John Ford au western et à la couleur. Très honorable, Le Fils du Désert n’en est pas moins assez décevant faute à un scénario inégal et à un mauvais choix de casting pour le trio incarnant les personnages principaux.


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Pedro Armendariz et Harry Carey ont beau avoir toute mon estime et ma sympathie, ils ne possèdent pas assez de charisme ni encore assez de talent pour nous rendre leurs personnages inoubliables. L’écriture de ces derniers n’est d’ailleurs pas forcément d’une grande richesse non plus. On regrette aussi parfois la sobriété du John Wayne de Fort Apache ; il nous surprend à ne pas toujours être très juste dans ce rôle d’ailleurs pas très facile. Dans la situation cocasse de se retrouver avec un bébé dans les bras, il était par exemple bien plus amusant dans The Angel and the Badman qu’en forçant un peu trop la note dans ce film de John Ford même si dans l’ensemble il nous octroie une fois encore une belle interprétation notamment lors de ses instants de désespoir ou de cynisme qui emmènent le film vers de beaux moments de noirceur. Quoiqu’il en soit, et c’est un comble, un trio de ‘héros’ bien en deçà d’autres personnages moins importants qui parcourent le film à commencer par un merveilleux Ward Bond qui se coulait alors à merveille dans l’univers fordien. Malgré de très courtes apparitions, Mae Marsh et Jane Darwell nous font aussi forte impression ; décidément, John Ford n’a pas son pareil quant il s’agit de croquer des portraits de femmes douces ou truculentes ! Et puis quel bonheur de recroiser Guy Kibbee (le juge ayant hâte de finir le procès pour rouvrir le bar : « La séance est levée, le bar est ouvert » ) ou Hank Worden empêtré tout le film durant avec ses mules qu’il a du mal à faire déplacer et aussi d’apercevoir quelques minutes la silhouette imposante de Ben Johnson, aussi bon par la suite chez John Ford toujours que chez Sam Peckinpah.


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Tous ces acteurs composent le petit monde bienveillant de John Ford que les aficionados du cinéaste aime tant ; ils animent d’ailleurs les parties les plus réussies du film, la première demi-heure (avec entre autre la rencontre cocasse des trois outlaws avec le shérif et le dialogue qui s’ensuit sur le surnom de ce dernier ou encore l’arrivée de la milice dans une gare tenue par une picaresque Jane Darwell en manque d’hommes) ainsi que le superbe épilogue une fois John Wayne sorti d’affaire. Durant les dix dernières minutes du film, nous retrouvons l’univers qui nous est cher avec ces séquences affables et pétries d’humanité, la naissance d’une amitié entre le prisonnier et son gardien : John Wayne derrière les barreaux jouant aux échecs avec le shérif avant de s’installer à sa table de salle à manger pour y déguster un repas composé avec amour par l’épouse du Marshall ; le procès puis le départ en fanfare pour la prison, Mae Marsh s’effondrant en larmes... S’il nous a parfois déçu par son manque de rythme et son trop grand bavardage durant la partie centrale, Le Fils du désert se termine en beauté retrouvant tous les éléments chaleureux qui réjouissent les fans du cinéaste et qui avaient fait défaut durant une grande partie du film.


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Cette partie centrale la plus importante qui débute avec la découverte du chariot pour se terminer dans la vallée de la mort, fortement chargée en symbolisme, comporte des moments et images formidables (les personnages en clair-obscur sur la tombe, leurs ombres portées sur le sable, des gros plans sur les visages à tomber par terre, les trois cavaliers filmés en plongée s’élançant dans le désert…) mais faute à un scénario inégal et à une interprétation que l’on aurait souhaité plus habitée, manque singulièrement de force et de puissance dramatique. De plus Ford ne peut pas s'empêcher à deux ou trois reprises de passer de l'autre côté de la barrière de la sensibilité pour tomber dans la sensiblerie ; les scènes avec le bébé se révèlent parfois assez gênantes à force de cabotinage de certains d’autant rehaussé par la fadeur des autres. Il faut dire que Harry Carey Jr, vu la dureté avec laquelle il a été traité par Ford, a du être quelque peu traumatisé, le cinéaste l’ayant pris pour tête de turc lui disant à la première occasion que s’il avait su qu’il aurait été aussi mauvais, il l’aurait remplacé dès le début par Audie Murphy.


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Comme nous l’avions déjà remarqué récemment, les années 1947/48 virent l’arrivée sur les écrans de nombreux westerns sans aucune brutalité dont le dernier exemple en date est justement constitué par ce Three Godfathers. Ici encore, malgré de nombreux personnages perdant la vie, aucune mort violente, la milice est emmenée par un homme de loi refusant de tuer, les sympathiques aventuriers hors-la-loi n’étant pas non plus prêt à faire de mal à une mouche. C’est tout à l’honneur de Ford et ses scénaristes de s’être à leur tour éloigné de toute violence au sein d’un genre qui en a fait l’un de ses éléments essentiels. Pour cette raison, malgré ses défauts, le film risque de grandement plaire à ceux qui ne sont justement pas forcément attaché au western. Néanmoins, que les avides d’action ne pensent pas que le film en soit dénué ; la poursuite qui suit l’attaque de la banque est même superbement réalisée avec des travellings latéraux décoiffants. Et sinon, pas de soucis à avoir, John Ford n’a rien perdu de son génie pour filmer les paysages : difficile d’oublier le bleu intense des cieux, la tempête de sable ou la traversée du désert de Mojave puis du lac salé de la vallée de la mort, tout ceci esthétiquement bluffant.


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Le Fils du Désert aurait probablement gagné à être plus léger à l’image des scènes l’encadrant mais en l’état, rien de déshonorant d’autant que ce mélange de tendresse et de tragique, de chaleur et de noirceur lui confère une singularité estimable. On regrette juste une forte tendance au bavardage, de grosses approximations dans le scénario (le hold-up semble d’une facilité déconcertante), un symbolisme manquant de finesse et de la difficulté à nous faire ressentir de l’empathie pour les principaux protagonistes.Loin d’être mauvais mais, par rapport à nos souvenirs émerveillés lors de sa découverte puis des nombreuses diffusions sur la petite lucarne (ce fut un classique des rediffusions télévisuelles durant les années 70 et 80), force est d’admettre qu’en me concernant, il s’agit d’un Ford mineur, une semi réussite !

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Re: Le Western américain : Parcours chronologique

Messagepar feb » 7 déc. 10, 18:44

Comme d'habitude, merci Jeremy pour cette chronique :wink: Je possède le film mais je ne l'ai pas encore vu donc je conserve ton message pour le futur visionnage....et j'attends déjà ton avis sur Whispering Smith :mrgreen:
ed a écrit :Portrait de la jeune fille en feu
L'un des films les plus rigoureux, scénaristiquement et formellement, qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps (...)

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Re: Le Western américain : Parcours chronologique

Messagepar someone1600 » 7 déc. 10, 22:49

Pour ma part, un super film de John Ford. :D

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Re: Le Western américain : Parcours chronologique

Messagepar pak » 7 déc. 10, 23:11

Ouach ! Sévère pour le coup le Jeremy. J'en ai un très bon souvenir, quand je l'ai découvert sur VHS Warner (la fameuse collection John Wayne) il y a une bonne dizaine d'années, pas revu depuis.
Le cinéma : "Il est probable que cette marotte disparaîtra dans les prochaines années."

Extrait d'un article paru dans The Independent (1910)

http://www.notrecinema.com/

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Re: Le Western américain : Parcours chronologique

Messagepar riqueuniee » 7 déc. 10, 23:36

Je l'ai revu récemment (sur le câble).C'est un très beau film.La parabole biblique est évident e(l"enfant,les rois mages,la ville qui s'appelle la Nouvelle Jerusalem),et ça se passe,je crois,vers Noël,d'autant plus que le titre original est Three godfathers,mais ça n'en fait pas un film religieux,ou une bondieuserie pour autant.Le film a des côtés émouvants,mais il y a aussi pas mal de l'humour (quand ils commencent à s'occuper du bébé et cherchent comment faire,par exemple).De plus,les images sont très belles (le film est en couleurs).

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Jeremy Fox
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique

Messagepar Jeremy Fox » 8 déc. 10, 07:05

pak a écrit :Ouach ! Sévère pour le coup le Jeremy. .



Sévère sur les points qui m'ont gênés pour mieux rebondir sur le reste ; mon impression d'ensemble est néanmoins positive même si l'enthousiasme n'y est effectivement pas forcément. Pour l'instant, de tous les westerns de Ford visionnés dans ce topic, c'est celui que j'apprécie le moins sans pour autant l'avoir assassiné (en tout cas, telle n'était pas mon intention de départ puisque j'ai plus parlé de déception qu'autre chose) :wink:

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Gil Westrum
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique

Messagepar Gil Westrum » 8 déc. 10, 17:27

Je suis également un peu partagé avec ce film, même si l'impression globale reste très bonne.

Sa grosse faiblesse à mes yeux est bien évidemment le côté religieux. Ford retranspose l'histoire des rois mages dans le Far West et nous innonde donc de références religieuses en veux-tu en voilà. Bonjours le recours massif à la morale et au préchi-précha.

Mais de l'autre côté, il contient tout de même des séquences qui valent le détour. Voir John Wayne jouer les nounous, c'est un vrai régal. :uhuh:
Grâce au Technicolor et au sens du cadrage de Ford, c'est à nouveau une merveille visuelle qui nous est offerte.
Et puis, il y a ce plan extraordinaire, peut-être l'un des plus beaux à mes yeux de l'oeuvre de Ford que je connaisse à ce jour :

Spoiler (cliquez pour afficher)
John Wayne, suivi par les "fantômes" de ses deux compagnons. J'ai trouvé ça tellement beau et tellement inattendu dans un western. Vraiment un instant magique.
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Re: Le Western américain : Parcours chronologique

Messagepar homerwell » 8 déc. 10, 18:13

Gil Westrum a écrit :Sa grosse faiblesse à mes yeux est bien évidemment le côté religieux.


On retrouve "cette faiblesse" dans toute l'œuvre de John Ford. Pas besoin d'être croyant pour apprécier Ford mais si cela doit irriter, autant passer à un autre réalisateur.