Le Western américain : Parcours chronologique I 1930-1949

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Julien Léonard
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Re: Le Western Américain : Parcours chronologique

Messagepar Julien Léonard » 10 juin 10, 08:24

Je n'ai aucun d'eux en DVD... C'est terrible... :oops:
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CC Baxter
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Re: The Shepherd of the Hills

Messagepar CC Baxter » 10 juin 10, 09:26

Jeremy Fox a écrit :
Très intéressant !
Oui, tout à fait exact y compris pour l'extension à l'Australie (ce sont les codes thématiques et le décorum qui peuvent y faire penser effectivement) et je n'avais pas pensé à y inclureGéant effectivement. Mais alors pourquoi Autant en emporte le vent n'est jamais cité ? Car il contient quand même une bonne partie se déroulant en plein milieu des combats de la guerre civile avec des images qui entrent parfaitement à l'intérieur de ce décorum. Et puis sinon, ça m'aurait bien arrangé d'arriver aux confins du système pour pouvoir clore ce voyage avec un de mes films préférés. :mrgreen:


Si je peux donner mon humble avis sur la question, dans Autant en emporte le vent manque l'element essentiel du Wilderness et du non-civilisé (les indiens ou même les boomtown sans loi). Tara, qui est le symbole de la terre mère, des racines et peut-être même de la tradition rurale du Sud contre les "industriels" du Nord, est une terre apprivoisée, civilisée...
Dans l'imaginaire d'Hollywood, la guerre de Secession se passe aux Etats-Unis dans un moment historique precis, tandis che le West est à la même epoque encore un Ailleurs pas encore integré à la civilisation...
AELV est plus un film de guerre en costume (comme Guerre et Paix) qu'un western... mais j'aimerais bien le voir dans cette liste :D
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Jeremy Fox
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Messagepar Jeremy Fox » 10 juin 10, 09:37

CC Baxter a écrit :Si je peux donner mon humble avis sur la question, dans Autant en emporte le vent manque l'element essentiel du Wilderness et du non-civilisé (les indiens ou même les boomtown sans loi). Tara, qui est le symbole de la terre mère, des racines et peut-être même de la tradition rurale du Sud contre les "industriels" du Nord, est une terre apprivoisée, civilisée...



Pas faux. Mais si je cherche bien je trouverais peut-être (ou non) des films qui répondent aussi à cette définition et qui sont pourtant classés dans le genre. Mais là on commence à chipoter sacrément :mrgreen:

villag
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Re: Le Western Américain : Parcours chronologique

Messagepar villag » 10 juin 10, 11:06

Vaste programme que cette classification aurait dit l'autre....dans ma dvdthèque, j'ai un rayon Westerns; ni AUTANT EN EMPORTE ....., ni L ESCAVE LIBRE n'y figurent....Cependant,dans ce même rayon, on peut trouver LES CONQUERENTS DU NOUVEAU MONDE ou LE DERNIER DES MOHICANS qui sont en fait des Easterns....il faut faire un choix et ce n'est pas toujours evident.......!
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Re: Le Western Américain : Parcours chronologique

Messagepar CC Baxter » 10 juin 10, 11:18

villag a écrit :Vaste programme que cette classification aurait dit l'autre....dans ma dvdthèque, j'ai un rayon Westerns; ni AUTANT EN EMPORTE ....., ni L ESCAVE LIBRE n'y figurent....Cependant,dans ce même rayon, on peut trouver LES CONQUERENTS DU NOUVEAU MONDE ou LE DERNIER DES MOHICANS qui sont en fait des Easterns....il faut faire un choix et ce n'est pas toujours evident.......!


Easterns je ne l'avais jamais entendu... Interessant. Mais pour moi se sont des Westerns dans le mesure ou ils parlent d'une epoque à la quelle la frontière etait encore très proche de l'Atlantique. Mais je chipote... Ce qui compte est l'amour pour ces films. Continue comme ça, Jeremy! :)
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Re: Le Western Américain : Parcours chronologique

Messagepar O'Malley » 10 juin 10, 19:20

En ce qui concerne Autant en emporte le vent et son appartenance au western.
Je rejoins CC Baxter. La guerre de Secession est-il un thème en tant que tel du western? J'en suis pas si sur car il n'est pas consubstantiel à la conquête de l'Ouest. L'épisode s'est plutôt essentiellement déroulé dans l'Est, qui a connu la plupart des affrontements et des grandes batailles Nord-Sud. Par contre, si la guerre est liée à d'autres évenèments ayant trait à l'histoire de l'Ouest et qui entrent dans le corpus (les Quantrill, Jesse James, les raid dans l'Ouest pour convoyer de l'or pour financer la guerre avec attaques de hors la loi...) alors là on est dans le domaine du western. C'est pour ça que L'arbre de vie ou L'esclave libre ne sont pas, à mon avis, des westerns...

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Re: Le Western Américain : Parcours chronologique

Messagepar Commissaire Juve » 10 juin 10, 19:27

O'Malley a écrit :En ce qui concerne Autant en emporte le vent et son appartenance au western.
Je rejoins CC Baxter. La guerre de Secession est-il un thème en tant que tel du western? J'en suis pas si sur car il n'est pas consubstantiel à la conquête de l'Ouest. L'épisode s'est plutôt essentiellement déroulé dans l'Est, qui a connu la plupart des affrontements et des grandes batailles Nord-Sud. Par contre, si la guerre est liée à d'autres évenèments ayant trait à l'histoire de l'Ouest et qui entrent dans le corpus (les Quantrill, Jesse James, les raid dans l'Ouest pour convoyer de l'or pour financer la guerre avec attaques de hors la loi...) alors là on est dans le domaine du western. C'est pour ça que L'arbre de vie ou L'esclave libre ne sont pas, à mon avis, des westerns...


Je me suis souvent posé la question... et j'ai fini par le ranger dans la catégorie western. Ce que tu dis n'est pas faux, mais, heu... :?

Cela voudrait dire -- par exemple -- qu'un film comme The Horse soldiers (Ford) ne serait pas non plus un western. Dans ce cas, on n'en sortirait plus.

Et Alamo ? ... Ouh lala !

Faudrait créer une double-catégorie : Western et Guerre civile américaine ! :mrgreen:
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Jeremy Fox
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Re: Le Western Américain : Parcours chronologique

Messagepar Jeremy Fox » 10 juin 10, 19:48

Commissaire Juve a écrit :
Faudrait créer une double-catégorie : Western et Guerre civile américaine ! :mrgreen:



N'empêche qu'à vue de nez, sans aller revoir la liste de la trentaine de titres déjà chroniqués, jusqu'à présent un bon tiers aborde plus ou moins frontalement la Guerre Civile.

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Re: Le Western Américain : Parcours chronologique

Messagepar O'Malley » 10 juin 10, 19:52

Commissaire Juve a écrit :Je me suis souvent posé la question... et j'ai fini par le ranger dans la catégorie western. Ce que tu dis n'est pas faux, mais, heu... :?

Cela voudrait dire -- par exemple -- qu'un film comme The Horse soldiers (Ford) ne serait pas non plus un western. Dans ce cas, on n'en sortirait plus.

Et Alamo ? ... Ouh lala !

Faudrait créer une double-catégorie : Western et Guerre civile américaine ! :mrgreen:



Alamo traite de la guerre du Mexique et de l'annexion du Texas (qui entre geographiquement dans le grand Sud-Ouest): il s'agit bien d'une thématique western.

Pour Les cavaliers, tu poses une colle! :mrgreen: Quoique par faisceau d'indices thématiques et esthétiques, on devrait s'y retrouver pour le qualifier comme western en dehors de son lien à la guerre de Secession! :wink:
Dernière édition par O'Malley le 11 juin 10, 00:13, édité 2 fois.

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Re: Le Western Américain : Parcours chronologique

Messagepar Cathy » 10 juin 10, 19:57

Hormis la guerre de Secession qui a cessé, ça c'est sûr, il n'y a rien de western dans les Esclave libre, l'Arbre de vie et autre autant en emporte le vent, pour moi ce sont des films daventures au XIXème siècle dans un certain contexte historique. Mais il n'y a aucune thématique du western à proprement parler pas de recherche d'or, pas de recherche de bandit, pas d'indiens, pas de grandes étendues vastes sans rien dessus. Nous sommes toujours dans les USA totalement civilisés du Sud. Ces films tournent plutôt autour d'histoire d'amour plus ou moins heureuses.

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Julien Léonard
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Re: Le Western Américain : Parcours chronologique

Messagepar Julien Léonard » 10 juin 10, 20:04

Et bien, en ayant lu toutes les considérations intéressantes de ce débat de précision, je dirais que Les cavaliers est un western. Je vais probablement faire appel à un raccourcis, mais la guerre de Sécession se situe en pleine conquête de l'ouest. Cette dernière s'est assagie avec la guerre, et a repris de plus belle ensuite. On peut certes voir cet affrontement civil comme une parenthèse dans ce moment de l'histoire américaine (quoique parfois prenant place parmi les indiens), mais il en fait partie. Bref, Les cavaliers, c'est un western, et même un sacré bon western, trop sous-estimé aujourd'hui, à mon humble avis. Et puis, y'a John Wayne, alors c'est un western... :mrgreen: (mode "foutage de gu****" ON).
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Re: Le Western Américain : Parcours chronologique

Messagepar homerwell » 10 juin 10, 20:19

D'ailleurs, avant la guerre dans le civil, le colonel nordiste John Marlowe participait à la construction de lignes de chemin de fer qui est un grand symbole de la conquête de l'Ouest.

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Belle Starr

Messagepar Jeremy Fox » 11 juin 10, 20:10

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La Reine des Rebelles (Belle Starr, 1941) d’Irving Cummings
20TH CENTURY FOX



Sortie USA : 12 septembre 1941


La 20th Century Fox ayant fait de Jesse James son premier vrai héros de western, elle décide deux ans après de retenter le coup avec un de ses pendants féminins espérant par la même occasion que le résultat sera à nouveau une grande réussite aussi bien artistique que financière. Il va sans dire pour les historiens pointilleux, qu’une fois encore, l’intrigue romancée du film n’a que peu à voir avec la réalité.


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20ème siècle dans le Missouri. Un noir en train de retourner la terre accompagnée de sa petite fille. Cette dernière trouve une poupée calcinée dans les ruines d’une ancienne riche demeure victorienne. Son père lui dit qu’elle appartenait à une belle dame blanche du nom de Belle Starr, une véritable légende. Sur ce, il se met à narrer à sa fille l’histoire de cette femme s’étant lancée dans le banditisme pour ses sincères convictions politiques… Belle Shirley (Gene Tierney), la guerre civile ayant pris fin, retrouve son frère Ed (Shepperd Strudwick) ainsi que son ami d’enfance, le major Thomas Crail (Dana Andrews) qui s’était engagé dans l’armée unioniste. Ed a beau lui annoncer la reddition du général Lee et la défaite de la confédération avec philosophie et sérénité croyant à l’avenir du pays, Belle ne veut rien entendre et, avec le souvenir en tête de son père pendu par les soldats nordistes, souhaite que le Missouri continue les hostilités. Justement, ce soir là elle fait la connaissance de l’ex capitaine sudiste Sam Starr (Randolph Scott) qui non seulement pense comme elle mais met ses idées à exécution, ayant décidé de poursuivre le combat en chassant les Carpetbaggers et autres Yankees de son état. Sa tête est évidemment mise à prix et il échappe par deux fois de peu à la pendaison. Le major Crail découvrant que Belle a soigné et surtout caché le fugitif décide d’incendier la maison de son amie pour obéir aux lois. Outrée, cette dernière épouse Sam, devient Belle Starr ‘The Bandit Queen’, et suit désormais son époux dans ses attaques et autres hold-up. Quand elle s’aperçoit que son époux accueille de plus en plus dans se rangs les pires hors-la-loi, choquée par les exactions commises alors et les actions entreprises dans des buts moins respectueux qu’au départ, elle décide de tout arrêter ; mais son destin tragique est déjà en marche…


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Tout était en place pour émouvoir, divertir et plaire au plus grand nombre : une histoire composée d’un portrait de femme forte et téméraire qui prend la voie de la rébellion pour venger la mort de son père et contrer les abus des Carpetbaggers, d’une romance et de multiples rebondissements ; une Gene Tierney qui avait fait une agréable impression dans le Frank James de Fritz Lang ; un Dana Andrews qui allait être de nouveau partenaire de l’actrice dans le mémorable Laura ; un Randolph Scott parfait l’année précédente dans son habit de confédéré dans Virginia City de Michael Curtiz ; une mise en scène signée Irving Cummings qui venait de nous offrir deux petits bijoux malheureusement méconnus, Hollywood Cavalcade, attachante chronique du cinéma muet puis Lilian Russell, beau portrait de la chanteuse en question avec Alice Faye dans son rôle le plus marquant ; un scénario adapté d’un roman de Niven Busch signé Lamar Trotti dont je n’arrête pas de vous rabattre les oreilles ayant écrit de pures merveilles pour John Ford (Drums Along the Mohawk) et surtout une bonne dizaine pour Henry King ; le Technicolor trois bandes inégalé et qui n’a pas fini de nous en mettre plein les yeux… Mais vous l’aurez deviné, s’il n’est aujourd’hui pas aussi réputé et connu que son illustre aîné, Le Brigand bien Aimé d’Henry King, c’est pour la bonne et simple raison que contrairement à lui, il ne répond à aucune de nos attentes et qu’il se révèle en définitive être un bien mauvais film, un Gone With the Wind du pauvre, du très pauvre !


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La première faute en incombe à une redoutable erreur de casting ; si je ne remets aucunement en cause le talent de Gene Tierney qui a illuminé de sa beauté et de son talent certains chefs-d’œuvre tel L’Aventure de Mme Muir de Joseph Mankiewicz, force est de constater qu’elle n’était pas du tout faite pour ce rôle ! Voulant jouer à la Scarlett O’Hara avec un accent du Sud qui ne lui sied guère, elle minaude sans scrupules dans la première partie mais sans la gouaille ni le charme de Vivien Leigh qui avait été parfaite dans un personnage presque similaire. Puis Belle devient hors-la-loi et on ne compte plus les roulements d’yeux, les agrandissements de bouche inopportunes, la voix qui force sur le haut-perché insupportable ; elle semble avoir été totalement mal dirigée et en tout cas sa Belle Starr pourrait bien être sa prestation la plus calamiteuse. Face à ce cabotinage intempestif et ce jeu d’actrice décalé, Randolph Scott semble gêné et du coup il en devient transparent. Quant à Dana Andrews, il n’a guère le temps de nous montrer son éventuel talent. A sauver néanmoins niveau interprétation, la sympathique prestation de Shepperd Strudwick dans la peau du personnage le plus modéré, celui du frère de Belle Starr ainsi que celle de Louise Beavers dans la peau de la nourrice noire, le pendant sobre (cette fois) de Hattie McDaniel dans Autant en Emporte le Vent. On ne retrouve la patte de Lamar Trotti que dans la description de ces deux protagonistes, la plus belle séquence du film pouvant être celle au cours de laquelle Belle vient se pelotonner dans les bras de sa gouvernante.


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Car autrement, alors que je n’ai pas arrêté d’en vanter les mérites par ailleurs, le scénariste a cette fois-ci faux sur toute la ligne d’autant qu’il y avait vraiment matière à écrire un western captivant. Il semble avoir bâclé son travail n’arrivant pas à nous rendre ses personnages principaux ni attachants ni intéressants (il aurait pour cela fallu les approfondir un minimum), les trous béants parsemant un scénario déjà passablement décousu . Les évènements s’enchaînent sans discontinuer mais sans non plus nous passionner, les motivations de certains protagonistes nous demeurent complètement obscures jusqu’à la fin (notamment celles de Sam Starr dont on a du mal à comprendre pourquoi il se fait arrêter si facilement et pourquoi d’ailleurs il continue son combat) et toutes les implications politiques et historiques sont tout simplement évacués (la venue parmi les rebelles de Starr des anciens condisciples de Quantrell aurait pu donner une idée à creuser ; il n’en est évidemment rien). Quant à l’intrigue romantique, on a vraiment du mal à y croire ! Il faut dire que le film se traîne malgré sa courte durée et n’arrive jamais à décoller, toutes les scènes mouvementées à peine amorcées, le cinéaste passe à autre chose ; incapacité d’Irving Cummings à boucler correctement une scène d’action ou manque de budget ? N’empêche qu’au bout du compte, quelle qu’en soit la raison, la mise en scène est inconsistante et c’est le spectateur qui en ressort lésé et frustré. Et il faut encore qu’il supporte un final qui n’en finit pas. Ce n’est pas un spoiler que de parler de la mort du personnage de Belle Starr car tout le monde sait que, dans les films hollywoodiens de l’époque, afin que la morale soit sauve, il fallait que le hors-la-loi (aussi sympathique soit-il) soit tué. Dans La Reine des Rebelles, cet évènement dramatique arrive un quart d’heure avant le The End et entre temps, il aura fallu supporter la tristesse de tous les autres protagonistes, tristesse qui ne nous touche guère puisque n’éprouvant déjà que peu d’empathie pour la plupart d’entre eux.

Pour nous consoler aussi, outre quelques belles séquences et un Technicolor rutilant, un thème musical facilement reconnaissable d’Alfred Newman et de belles images filmées par Ray Rennahan et Ernest Palmer. Néanmoins un gros ratage !

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Cathy
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Re: Le Western Américain : Parcours chronologique

Messagepar Cathy » 11 juin 10, 20:27

Ce que j'aime chez Gene Tierney, c'est sa beauté, sa fraicheur, son côté pur, mais elle n'a pas tourné que des chefs d'oeuvre, loin de là :) !

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Re: Le Western Américain : Parcours chronologique

Messagepar Julien Léonard » 11 juin 10, 20:33

Bon, mon intérêt est moyennement sollicité. Mais tu définis très bien tes ressentis, comme d'habitude Jeremy. Dommage, car Gene Tierney quoi... :oops: On peut le trouver en DVD ? C'est juste pour savoir.

Jeremy Fox a écrit :un Randolph Scott parfait l’année précédente dans son habit de confédéré sur La Piste de Santa Fe de Michael Curtiz ;


Sinon, j'ai noté une petite coquille : Randolph Scott a joué dans Virginia city et pas dans La piste de Santa Fe. Mais te connaissant (avec ta connaissance du genre), ça m'a tout l'air d'être un petit coup de fatigue ou d'inattention. :wink:
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