Le Feu follet (Louis Malle - 1963)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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G.T.O
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Re: Le Feu follet (Louis Malle - 1963) - ou l'homme désoeuvré

Messagepar G.T.O » 12 janv. 20, 18:43

Watkinssien a écrit :
G.T.O a écrit :Avec Le feu Follet, j'ai toujours eu l'impression d'être jamais très loin de la réclame publicitaire, notamment dans son rythme mécanique et monocorde, où chaque scène remplit sa fonction d'étayage.[...]Etouffant.[/justify]


Ton avis perplexe est finalement intéressant, notamment sur le dernier adjectif que tu emploies pour terminer ton texte. Car c'est là la puissance qu'on sentit la plupart des admirateurs du film. Le film est implacable, étouffant, oui, mais tout en étant marqué par une élégance terrible dans sa mise en scène, comme à la fois empathique et distante sur son protagoniste.

En revanche, je suis en complet désaccord avec le terme "réclame publicitaire", peut-être parce que je ne le comprends absolument et je ne saisis pas où il se situe dans ce film qui est à des années-lumière de cette expression ô combien étrange.


Je trouve le film programmatique dans le mauvais sens du terme, sans réelle surprise. Un discours ânonné solennellement, qu'aucune variation ni changement de registre ne vient contrarier. Les images assurant ce côté lisible, leur caractère sans profondeur. Le montage, notamment dans la scène de la chambre, établit une correspondance molle avec les objets d'une vie, comme si le film finalement révélait ce qu'il est: une coupe volontiers inerte d'une vie. Où chaque objet renvoie à un détail d'une vie et une vie se réduit à des objets. Et ceci ne procure aucune stimulation à la mise en scène, rien que de plus qu'une plate illustration d'un scénario, des compos et des thèmes musicaux tristes. Ça se voudrait déchirant mais c'est juste plat et surfait. Car la mise en scène filme tout ce petit monde foutu et ce thème de l'homme désoeuvré, comme une chose acquise, un truc à dérouler. Une carte routière que le film déroule péniblement. Sur un thème funeste, il m'a semblé que Cléo de 5 à 7 était autrement plus inattendu, varié, notamment dans la collision parfois très spectaculaire des genres que le film distribue.

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Watkinssien
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Re: Le Feu follet (Louis Malle - 1963)

Messagepar Watkinssien » 12 janv. 20, 20:22

Le film ne se veut jamais déchirant, mais implacable, la tristesse et le désœuvrement du personnage y sont présents, mais également son cynisme qui s'éparpille au fur et à mesure des rencontres sur des êtres soit aveugles, soit aussi déconnectés d'une certaine vision du protagoniste.

En ce sens, le film évite l'écueil du misérabilisme, contrairement au récent Joker (je sais, c'est facile, et je suis chafouin sur ce coup-là :mrgreen: mais tes arguments négatifs me semblent parfaitement idoines avec le film de Todd Phillips).

Un film programmatique ne rendrait pas l'ensemble si paradoxal. Et pourtant de cette lente descente vers une cohérence qui n'appartient plus qu'à son protagoniste vont naître des nuances, voir apparaître des contradictions envers le monde qui entoure Leroy. De l'aide lui est apportée, mais il n'est jamais convaincu et pourtant, il va s'en servir (le chèque de la jeune femme est quand même utilisé). Leroy devient "le roi" de l'égoïsme le plus rédhibitoire, son programme, c'est plus lui qui l'impose que Malle qui parvient à créer des reliefs dans son parcours par le seul biais de sa mise en scène que je trouve remarquable de fluidité. On est sans cesse balancé par l'empathie que l'on peut ressentir selon nos propres expériences et une vraie colère envers un personnage qui ne semble pas comprendre (ne veut plus) ce qui l'entoure, s'imposant sa vision du monde et des choses essentielles.

Leroy ne peut plus toucher les choses, la gestuelle de ses mains est savamment élaborée, il se pense déjà comme un fantôme errant entre deux étapes. Qu'un personnage ne ressente rien même dans le sens du toucher amène irrémédiablement des idées dans la mise en scène de Malle, insistant sur les différentes matières, donnant au film un côté organique que le spectateur ressent à la place du protagoniste. Et c'est ce paradoxe entre le public et le personnage qui rend le film véritablement violent, où l'on peut s'effrayer de l'océan qui sépare Alain Leroy, cet être que nous devons suivre jusqu'à ce qu'il nous domine et nous entraîne, impuissants, à l'inéluctable. La sensorialité éprouvée est d'une grande singularité.

Par contre, la comparaison avec Cléo de 5 à 7, une des meilleures réussites de Varda, est assez pertinente. Même si je rapprocherais plus volontiers cette errance avec un autre film déambulatoire de Malle, l'excellent Ascenseur pour l’Échafaud sorti 5 ans plus tôt. Car dans le film de Varda, l'héroïne tente de profiter des derniers instants pour les savourer, pour adhérer et se connecter aux éléments qui cerne sa vie dans l'instant. Le film est ouvert, là où Le Feu Follet est cloisonné, étouffant effectivement.
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Re: Le Feu follet (Louis Malle - 1963)

Messagepar G.T.O » 12 janv. 20, 21:30

Watkinssien a écrit :Le film ne se veut jamais déchirant, mais implacable, la tristesse et le désœuvrement du personnage y sont présents, mais également son cynisme qui s'éparpille au fur et à mesure des rencontres sur des êtres soit aveugles, soit aussi déconnectés d'une certaine vision du protagoniste.


Moins un cynisme qu'une amertume dont le film nous dispense en la détaillant d'au plus près; jamais mise à distance. C'est une tragédie écrite à la 1er personne, le monde s'y fait moins l'écho d'une différence qu'il n'est mise à l'épreuve dans sa solidité, son absence de sens. Peut être est-ce là ce que tu appelles cynisme. Je parlerais de nihilisme plutôt.


Watkinssien a écrit :En ce sens, le film évite l'écueil du misérabilisme, contrairement au récent Joker (je sais, c'est facile, et je suis chafouin sur ce coup-là :mrgreen: mais tes arguments négatifs me semblent parfaitement idoines avec le film de Todd Phillips).


Moui, rien à voir, excepté pour la blague. :)

Watkinssien a écrit :Un film programmatique ne rendrait pas l'ensemble si paradoxal. Et pourtant de cette lente descente vers une cohérence qui n'appartient plus qu'à son protagoniste vont naître des nuances, voir apparaître des contradictions envers le monde qui entoure Leroy. De l'aide lui est apportée, mais il n'est jamais convaincu et pourtant, il va s'en servir (le chèque de la jeune femme est quand même utilisé). Leroy devient "le roi" de l'égoïsme le plus rédhibitoire, son programme, c'est plus lui qui l'impose que Malle qui parvient à créer des reliefs dans son parcours par le seul biais de sa mise en scène que je trouve remarquable de fluidité. On est sans cesse balancé par l'empathie que l'on peut ressentir selon nos propres expériences et une vraie colère envers un personnage qui ne semble pas comprendre (ne veut plus) ce qui l'entoure, s'imposant sa vision du monde et des choses essentielles.


De cette descente, d'ailleurs l'est-elle réellement, parlons plutôt de stagnation, de ligne droite, rien n'en émerge vraiment. Pas plus le vascillement d'une conscience que celui d'un monde qui, malgré ses offres, s'avère décevant. Alain Le Roy s'arrête toujours sur des termes qui témoignent de l'enferment des êtres en choses et qui traduisent sa déception, surtout dans les témoignages d'affection d'autrui. C'est au fond le rapetissement des choses et la chosification qui écoeure ce personnage. Sur le plan de la mise en scène, jamais ce programme ne se dérègle: c'est un compte à rebours à l'issue connue. Toutes ces rencontres ne forment qu'un pis aller à la traduction de son sentiment unique. Il y a dans cette ruine, cette course à la mort, d'où le côté fluide, mais aussi survolé, un absolu, qui semble désemparer un peu la mise en scène, si ce n'est de révéler la part dérisoire de la vie. Le monde n'étant qu'un fond neutre, où s'inscrit le personnage et son échéance funeste.


Watkinssien a écrit :Leroy ne peut plus toucher les choses, la gestuelle de ses mains est savamment élaborée, il se pense déjà comme un fantôme errant entre deux étapes. Qu'un personnage ne ressente rien même dans le sens du toucher amène irrémédiablement des idées dans la mise en scène de Malle, insistant sur les différentes matières, donnant au film un côté organique que le spectateur ressent à la place du protagoniste. Et c'est ce paradoxe entre le public et le personnage qui rend le film véritablement violent, où l'on peut s'effrayer de l'océan qui sépare Alain Leroy, cet être que nous devons suivre jusqu'à ce qu'il nous domine et nous entraîne, impuissants, à l'inéluctable. La sensorialité éprouvée est d'une grande singularité.


De cette insuffisance, carence, neutralisation, ne nait pas une mise en scène luxuriante ou sensorielle. Mais l'enregistrement neutre d'une suite de tableaux déclinant un thème. La matière, l'inorganique, l'architecture indiffère la mise en scène comme elle indiffère le personnage. Il y a, pour moi, stricte équivalence entre le ressenti du personnage et intensité de la mise en scène. Et je dirais que même ces rencontres sont décevantes car elle n'inspire pas Malle. Le film cherche à être au plus près alors qu'il est, par sa subordination au texte, extrêmement lointain.


Watkinssien a écrit :Par contre, la comparaison avec Cléo de 5 à 7, une des meilleures réussites de Varda, est assez pertinente. Même si je rapprocherais plus volontiers cette errance avec un autre film déambulatoire de Malle, l'excellent Ascenseur pour l’Échafaud sorti 5 ans plus tôt. Car dans le film de Varda, l'héroïne tente de profiter des derniers instants pour les savourer, pour adhérer et se connecter aux éléments qui cerne sa vie dans l'instant. Le film est ouvert, là où Le Feu Follet est cloisonné, étouffant effectivement.


Il y a un suspense dans Cléo de 5 à 7 lié au mystère d'une annonce. Une annonce de mort, le tarot du début, que le film ouvrira sans fermer, comme si un compte à rebours fictif était déclenché. Cela n'empêche pas le film d'être, par ailleurs, presque évolutif, en rupture, comme lors de cette scène où elle rencontre ses acolytes artistes et que le film d'un coup se transforme en comédie musicale à la Demy. Comme si Varda cherchait à inverser le programme, le fatum. Le film de Malle entérine le fatum, décline son champ lexical de la mort (d'où ce côté implacable) en ne choisissant de ne pas aller contre lui, et la mise en scène ne cherchant au final, qu'à s'y fondre sans sourciller, avec complaisance. Consciente de sa force tragique. Trop.
Dernière édition par G.T.O le 12 janv. 20, 21:42, édité 1 fois.

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Re: Le Feu follet (Louis Malle - 1963)

Messagepar kiemavel » 12 janv. 20, 21:42

La compagnie des œuvres, sur France Culture, a justement consacré cette semaine une émission à Jacques Rigaut qui a inspiré le personnage du Feu follet
https://www.franceculture.fr/emissions/ ... -plus-beau

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Re: Le Feu follet (Louis Malle - 1963)

Messagepar Watkinssien » 12 janv. 20, 23:32

G.T.O a écrit : Le film de Malle entérine le fatum, décline son champ lexical de la mort (d'où ce côté implacable) en ne choisissant de ne pas aller contre lui, et la mise en scène ne cherchant au final, qu'à s'y fondre sans sourciller, avec complaisance. Consciente de sa force tragique. Trop.[/justify]


Il est difficile pour un auteur impliqué de ne pas être conscient de la force tragique de son projet. Je ne vois pas trop en quoi cela pourrait se transformer en complaisance à partir du moment où cet atout n'est jamais pris à la légère mais avec un sérieux permettant un recul sur ce que l'on filme.

Je pense qu'il y a confusion entre la complaisance du personnage et l'apparente "complaisance" de l'artiste qui le filme, en réalité une conscience jamais dominée par son sujet psychologique complexe. Il y a une lucidité qui amène force au récit, mais la complaisance ressentie ne peut t'apporter que la limite du procédé. Or, je pense vraiment que Malle ne s'enlise jamais dans sa mise en scène, et se sert de toutes les composantes de ses cadres, mouvements et découpage pour aborder avec une certaine finesse la lourdeur négative de Leroy et de sa vision de l'existence.

Pour Malle, les points de repère qu'il a observés de sa propre expérience sont le décès brutal d'un ami scénariste et la fin difficile de la guerre d'Algérie. A travers la présence de l'argent, dont le franc était récemment le nouveau franc, se met en place également un tableau d'un pays qui essaye de se reconstruire à travers une cinquième République où l'émancipation serait un mot-clé dans cette société (notamment la liberté un peu plus marquée des femmes dans leurs fonctions et leurs statuts).

C'est un film également sur les apparences et les faux-semblants, qui joue sur les matières, les objets, les reflets. Un film qui, malgré son sujet se définissant a priori comme la fin d'un tout, parle également de la transmission (le personnage de Milou), même si elle semble plus que fragile. C'est donc la fin d'une vie d'un personnage qui semble croiser des êtres en qui il ne croit plus, avec qui il ne ressent plus rien, mais déambulant dans une France en pleine mutation, qui passe d'une époque mortifère, traumatisée par des conflits historiques à un renouveau social majeur (la prochaine étape sera Mai 68). Lui s'enlise alors que la société bouge, peut-être est-ce une raison de son désespoir, mais Leroy (et jamais Malle) y préfère la complaisance pour se persuader que ces changements ne peuvent rien sur ce qui est déjà mort en lui.
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Re: Le Feu follet (Louis Malle - 1963)

Messagepar G.T.O » 13 janv. 20, 09:48

Watkinssien a écrit :
G.T.O a écrit : Le film de Malle entérine le fatum, décline son champ lexical de la mort (d'où ce côté implacable) en ne choisissant de ne pas aller contre lui, et la mise en scène ne cherchant au final, qu'à s'y fondre sans sourciller, avec complaisance. Consciente de sa force tragique. Trop.[/justify]


Il est difficile pour un auteur impliqué de ne pas être conscient de la force tragique de son projet. Je ne vois pas trop en quoi cela pourrait se transformer en complaisance à partir du moment où cet atout n'est jamais pris à la légère mais avec un sérieux permettant un recul sur ce que l'on filme.

Je pense qu'il y a confusion entre la complaisance du personnage et l'apparente "complaisance" de l'artiste qui le filme, en réalité une conscience jamais dominée par son sujet psychologique complexe. Il y a une lucidité qui amène force au récit, mais la complaisance ressentie ne peut t'apporter que la limite du procédé. Or, je pense vraiment que Malle ne s'enlise jamais dans sa mise en scène, et se sert de toutes les composantes de ses cadres, mouvements et découpage pour aborder avec une certaine finesse la lourdeur négative de Leroy et de sa vision de l'existence.

Pour Malle, les points de repère qu'il a observés de sa propre expérience sont le décès brutal d'un ami scénariste et la fin difficile de la guerre d'Algérie. A travers la présence de l'argent, dont le franc était récemment le nouveau franc, se met en place également un tableau d'un pays qui essaye de se reconstruire à travers une cinquième République où l'émancipation serait un mot-clé dans cette société (notamment la liberté un peu plus marquée des femmes dans leurs fonctions et leurs statuts).

C'est un film également sur les apparences et les faux-semblants, qui joue sur les matières, les objets, les reflets. Un film qui, malgré son sujet se définissant a priori comme la fin d'un tout, parle également de la transmission (le personnage de Milou), même si elle semble plus que fragile. C'est donc la fin d'une vie d'un personnage qui semble croiser des êtres en qui il ne croit plus, avec qui il ne ressent plus rien, mais déambulant dans une France en pleine mutation, qui passe d'une époque mortifère, traumatisée par des conflits historiques à un renouveau social majeur (la prochaine étape sera Mai 68). Lui s'enlise alors que la société bouge, peut-être est-ce une raison de son désespoir, mais Leroy (et jamais Malle) y préfère la complaisance pour se persuader que ces changements ne peuvent rien sur ce qui est déjà mort en lui.


Pour moi, le manque de regard qui, condamne le film à l'illustration, témoigne en un sens d'une vaine satisfaction à redéployer la mélancolie du personnage, et notamment à surévaluer la force tragique et cinétique de l’issue. Malle tombe dans le piège du film à programme tragique, dans sa représentation. Il y a peut être là, la promesse d’un sujet fort à côté de l'autre, de quoi nourrir un regard. Mais force est d'admettre que Malle ne s'en sort pas, il semble ne pas savoir quoi faire de son histoire, à part nourrir un lyrisme totalement convenu. Chaque rencontre met faussement à l'épreuve un désœuvrement inamovible, que le film lyricise (avec Satie à l'appui, les images léchées suspectes car vaniteuses). Tout ce spectacle des mondanités dont tu parles Watkinssien fait jeu que parce qu'il honore le contrat de dénonciation de l'artificialité et superficialité mondaines attendu. Jamais les images ne disent autre chose: elles ne renvoient qu'à leur absence de fond et à leur frivolité. Au fond, le portrait psychologique du mélancolique, celui de Leroy, ne sert au film qu'à pouvoir rendre lyrique l'absurdité du monde, qui est la projection du personnage. Le filmé se confond dans le représenté, manque juste un regard sur ce sujet, à même de décaler ces deux instances.

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Re: Le Feu follet (Louis Malle - 1963)

Messagepar Watkinssien » 13 janv. 20, 12:52

G.T.O a écrit : Le filmé se confond dans le représenté, manque juste un regard sur ce sujet, à même de décaler ces deux instances.[/justify]


Ouh là, ce sont deux instances pourtant plus que complémentaires. Tout ce qui est filmé, photographié devient représenté. Il faudra apporter plus de nuances pour que je comprenne cette distinction.

Leroy est un exemple parmi d'autres de ce qu'il peut incarner dans la société française des années 60, ici pourtant peinte comme un monde aux multiples portes ouvertes que le personnage principal décide de ne pas adapter, concevoir, tout en les franchissant toutes.
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