Max Ophüls (1902-1957)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Cathy
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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Messagepar Cathy » 21 mai 10, 15:12

Lettre d'une inconnue, Letter from an unknown woman (1948) - Max Ophuls

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Quelques heures avant de se battre en duel, et en réalité de fuir par lâcheté, un pianiste reçoit la lettre d'une inconnue sur le point de mourir et qui lui raconte sa vie.

Max Ophuls réalise ici un chef d'oeuvre, tout simplement. Il adapte avec ce film, une nouvelle de Zweig, changeant les personnages, l'écrivain devient pianiste, Innsbruck se transforme en Vienne. L'intrigue est un sombre mélodrame, très lourd, très kitsch quelque part : une jeune fille tombe follement amoureuse d'un pianiste prodige, elle finit par avoir une aventure d'un soir avec lui dont nait un enfant qui va naturellement mourir et tout cela sans que l'homme ne se souvienne de cette femme qui n'a été pour lui qu'une simple amourette. Quel argument sirupeux, lourd qui pourrait donner dans le mélo larmoyant, et pourtant Ophuls en réalise un mélodrame subtil illuminé par la beauté de Joan Fontaine. Elle illumine le rôle de sa pureté, de sa simplicité, mais aussi de sa sophistication. Elle est aussi crédible en gamine de 15 ans qu'en jeune femme de 30 ans !
Et puis Louis Jourdan est parfait dans son rôle d'espèce de débauché, noceur qui ne vit que pour les plaisirs de la vie. On comprend en le voyant comment cette jeune fille peut en tomber si follement amoureuse et ne pas se rendre compte de son réel caractère. Bien que tourné aux USA, on croit à cette Vienne typiquement Zweigienne, avec cet éclairage systématiquement nocturne, cette vision d'une VIenne heureuse avec son Prater enneigé, sa musique légère, son Opéra (seule faute de goût, faire écouter Die Zauberflöte en italien à un public autrichien), mais qu'importe.

Il y a aussi cette maestria du réalisateur qui joue de ces clairs-obscurs, de cette blondeur angélique de l'actrice souligné par des vêtements toujours sombres. Il y a aussi une forte symbolique des costumes, la blancheur et la lumière symptomatique du bonheur que l'héroïne refuse, quand elle vit à Linz, ou quand elle est avec son mari où elle porte une superbe robe blanche, et la noirceur quand elle croit enfin toucher au grand amour, le tout relevé de roses naturellement blanches et éphèmères.
Il y a aussi les habitudes d'Ophuls avec ces escaliers si importants dans tous ses films et qui sont de nombreux plans Toute la grande scène entre les deux héros est superbe, avec cette succession de sorties "clichés", la pomme d'amour, le bal musette où ils sont naturellement les derniers danseurs, la calèche, bref cette Vienne d'Opérette avec aussi cette discussion dans ce "train" qui le fait voyager. Ce film annonce cet autre chef d'oeuvre absolu qu'est Madame de, avec cette légèreté mêlée à cette noirceur de la vie et la futilité des sentiments humains !

Lettre d'une inconnue est un véritable chef d'oeuvre romantique, porté par ses deux interprètes et notamment Joan Fontaine, éblouissante dans le rôle de cette femme finalement si sotte dans son amour irraisonné.

A noter que le master du Wild Side est de toute beauté et rend parfaitement honneur à ce travail sur l'obscurité, la nuit et les clairs-obscurs.

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makaveli
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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Messagepar makaveli » 25 mai 10, 23:23

madame de(1953).
premier film que je vois de ce réalisateur et il m'a donné envie d'en voir d'autres.
une très belle surprise moi qui pensait m'ennuyer.
tout est parfait dans ce film un chef d'œuvre assurément.

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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Messagepar Anorya » 26 mai 10, 00:57

Regarde la ronde et le plaisir, je pense que tu aimeras. :D ;)
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Re: Notez les films naphtas - Juillet 2010

Messagepar Profondo Rosso » 7 juil. 10, 03:28

Les Désemparés de Max Ophuls (1949)

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Dernier film américain de Ophuls, qui opérait là une remarquable synthèse entre entre mélodrame et film noir. Cette rencontre de ces deux grands genre du cinéma hollywoodien se fait par se fait par le drame d'une mère de famille campée par Joan Bennett contrainte de couvrir le meurtre accidentel commis par sa fille sur son petit amis peu fréquentable. L'univers du crime vient ensuite se greffer dans le cadre provincial et la cellule familiale par l'intermédiaire du personnage de James Mason, intermédiaire d'un odieux chantage sur Joan Bennett. Ces frontières bien établies vacillent par le traitement étonnant de Ophuls. L'aspect sophistiqué du film noir intervient le plus souvent dans la maison familiale où les éclairages clair/obscurs et la mise en scène alambiquée à coup de long plans séquences donne un aspect pesant et menaçant. Au contraire les entrevues avec James Mason supposée dangereuse revêtent un aspect lumineux et aérés, avec l'ambiguité qui se prolonge sur les personnages puisque Mason malgré sa fonction s'avère finalement bienveillant alors que Joan Bennett dans sa détermination jusqu'au boutiste à sauver sa famille (scène glaciale à souhait lorsqu'elle se débarrasse du cadavre sur la plage) en parait presque froide et distante. Tout ces détours sont là pour nous amener vers l'étonnante conclusion, "le méchant" va effectuer le grand sacrifice que la mère s'apprêtait à faire et suite à une déchirante scène de séparation, le final où tout rentre dans l'ordre laisse contre toute attente un goût amer. Le doux foyer nous sera apparu comme une belle cage dorée tant ses limites se seront révélées pour Joan Bennett dans cette situation critique, lui révélant son statut de femme dépendante même cela vient aussi en grande partie de l'état mental du personnage. Quelques petits défauts quand même, la scène du crime initial est particulièrement mal amenée et il faut la prestation fabuleuse de James Mason pour vraiment faire le lien entre monde du crime (entraperçu à peine) et imagerie banlieusarde americana le faible budget étant sans doute la cause de ce manque de profondeur. Et les très bons bonus m'ont confirmé que c'était une influence majeure de "Loin du Paradis" de Todd Haynes avec une scène identique dans les deux films (celle où Joan Bennett pleure dans son lit reprise par Haynes au même moment dans son film avec Julianne Moore) et en plus anecdotique le servantes noires qui s'appellent Sybill. 5/6

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Demi-Lune
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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Messagepar Demi-Lune » 21 janv. 11, 17:13

Les Désemparés (1949)
Je m'attendais à bien mieux que cela... "Film perdu", "joyau du film noir", "Max Ophüls", "chef-d'oeuvre"... étaient autant d'arguments choc qui m'avaient mis l'eau à la bouche, moi qui adore les films noirs hollywoodiens. Les Désemparés ne doit pas à l'évidence être vu comme un véritable film noir au regard de la bifurcation mélodramatique que le film emprunte à mi-chemin, mais ce brassage se révèle au final insatisfaisant à mes yeux, les promesses soulevées par la première partie de l'intrigue trouvant toutes matière à déception dans la seconde. Le personnage de James Mason étant insuffisamment développé (malgré l'aura charismatique du comédien), l'empathie recherchée chez le spectateur, par le biais des remords éprouvés par Donnelly et son affection naissante pour la mère de famille qu'il fait chanter, échoue car sa relation avec Joan Bennett semble bien trop téléphonée et prématurée, et son retournement de veste, pas franchement crédible. Alors que le pitch augurait du bon, on commence à s'empêtrer dans des pleurnicheries et des bons sentiments cousus de fil blanc. Les dialogues manquent de subtilité (il est notamment remarquable que de nombreux personnages de film noir, une fois blessés, se mettent subitement à raconter leur vie, les yeux perdus dans le vague) et, la partie policière manquant cruellement de suspense et de rebondissements tandis que la partie mélodramatique manque cruellement de passion et de pep's, c'est donc bien à un constat de léger ennui et en tout cas de déception que j'en arrive au sortir du film, qui est selon moi un bon et honnête petit film, mais guère plus. Pas de quoi s'en relever la nuit, quoi.

Il y a malgré tout trois points positifs qui permettent aux Désemparés de s'élever au-dessus de la moyenne. Le premier, le cadre. J'ai apprécié cette mise en images aérée tantôt ensoleillée, tantôt nocturne, qui plante les évènements dans cette petite ville de banlieue en bordure de mer. Sans que je ne sache trop pourquoi d'ailleurs, j'ai pensé à des échos de Cape Fear (1991) de Scorsese, sans doute pour cette intrusion du cauchemardesque dans une paisible famille qui va tenter de noyer ses problèmes dans la mer. Second point positif, que j'ai déjà évoqué : James Mason, qui traîne sa dégaine nonchalante et aristocratique avec aisance, face à Joan Bennett qui m'a semblé peu à l'aise et pas assez nerveuse. Dernier point, enfin : la mise en scène d'Ophüls, cinéaste que je commence à découvrir. Je dois avouer que là aussi, je m'attendais à mieux, m'étant imaginé des travellings à s'en décrocher la mâchoire. La fluidité est cependant bien là, le style est agréable et donne envie de poursuivre la découverte de la filmographie du monsieur.

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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Messagepar Flol » 21 janv. 11, 22:14

Demi-Lune a écrit :Dernier point, enfin : la mise en scène d'Ophüls, cinéaste que je commence à découvrir. Je dois avouer que là aussi, je m'attendais à mieux, m'étant imaginé des travellings à s'en décrocher la mâchoire.

Attends de découvrir La Ronde, Le Plaisir, Madame de..., Lola Montès, Lettre d'une Inconnue, La Dame de tout le monde...et là tu reviendras nous parler de la mise en scène d'Ophüls (après avoir remis ta mâchoire en place). :o

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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Messagepar Demi-Lune » 22 janv. 11, 10:36

Ratatouille a écrit :
Demi-Lune a écrit :Dernier point, enfin : la mise en scène d'Ophüls, cinéaste que je commence à découvrir. Je dois avouer que là aussi, je m'attendais à mieux, m'étant imaginé des travellings à s'en décrocher la mâchoire.

Attends de découvrir La Ronde, Le Plaisir, Madame de..., Lola Montès, Lettre d'une Inconnue, La Dame de tout le monde...et là tu reviendras nous parler de la mise en scène d'Ophüls (après avoir remis ta mâchoire en place). :o

D'autant qu'à l'exception de La Dame de tout le monde, je les ai tous en ma possession. Affaire à suivre.

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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Messagepar Strum » 25 janv. 11, 18:05

Comme Ratatouille, je ne peux que t'inviter à poursuivre ta découverte d'Ophuls (qui s'écrit sans umlaut), en voyant ses grands films plutôt que ses films mineurs, Demi-Lune. Rien que l'ouverture du segment La Maison Tellier dans le Plaisir avec ces mouvements de caméra autour de la batisse (on se croirait dans un plan à la louma tourné 40 ans plus tard !) te mettra par terre. Dans le même film, un suicide incroyablement filmé, préfigure la façon dont Polanski filme le "suicide" de son Locataire, là aussi des décennies plus tard. Incroyable...

A l'exception de Lettre d'une inconnue, tous les grands films d'Ophuls sont ceux qu'il a tournés en France. Et ce sont dans ces films français, curieusement, que se voient le mieux la virtuosité technique et la fluidité de ses mouvements de caméra, pour lesquelles il est connu aujourd'hui.

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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Messagepar Père Jules » 25 janv. 11, 18:15

Je ne peux que souscrire à ce qui vient d'être dit à ceci près que j'ai toujours du mal à être définitivement convaincu par Lettre d'une inconnue. Ce Vienne trop léché ne m'a pas enchanté. Je sais, il faut que je persiste. Je me concocte une revoyure sous peu.

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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Messagepar Watkinssien » 25 janv. 11, 18:19

Strum a écrit :Comme Ratatouille, je ne peux que t'inviter à poursuivre ta découverte d'Ophuls (qui s'écrit sans umlaut),


A la base, cela s'écrit avec umlaut, dû au fait que son nom soit allemand. Après c'est lui-même qui a décidé de l'écrire sans ce diacritique.

Mais on peut l'écrire dans les deux cas, qui sont aussi justes l'un que l'autre. :wink:
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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Messagepar Strum » 25 janv. 11, 18:27

Watkinssien a écrit :A la base, cela s'écrit avec umlaut, dû au fait que son nom soit allemand. Après c'est lui-même qui a décidé de l'écrire sans ce diacritique.

Mais on peut l'écrire dans les deux cas, qui sont aussi justes l'un que l'autre. :wink:


En fait, comme l'avait aussi dit je crois Phnom&Penh ici même, Ophuls s'écrit initialement sans umlaut. Il l'a rajouté pour sa courte carrière allemande, mais dès son exil d'Allemagne, Ophuls a souhaité revenir à l'orthographe "Ophuls". Il est donc plus correct d'écrire Ophuls. :wink:

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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Messagepar Anorya » 25 janv. 11, 18:43

Histoire d'en rajouter une couche (parce que j'aime le harceler régulièrement en MP 8) ), je me joins à tous ceux qui chantent les louanges d'Ophuls en précisant qu'il était une source d'inspiration majeure (et d'admiration) de Stanley Kubrick (cf, dossier hors-série des Inrockuptibles en 1999, qui lui était consacré). Allez hop Demi-Lune, qu'attends-tu ? :wink:
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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Messagepar Watkinssien » 25 janv. 11, 18:44

Strum a écrit :
Watkinssien a écrit :A la base, cela s'écrit avec umlaut, dû au fait que son nom soit allemand. Après c'est lui-même qui a décidé de l'écrire sans ce diacritique.

Mais on peut l'écrire dans les deux cas, qui sont aussi justes l'un que l'autre. :wink:


En fait, comme l'avait déjà dit je crois Phnom&Penh ici même, Ophuls s'écrit initialement sans umlaut. Il l'a rajouté pour sa courte carrière allemande, mais dès son exil d'Allemagne, Ophuls a souhaité revenir à l'orthographe "Ophuls". Il est donc plus correct d'écrire Ophuls. :wink:


J'ai entendu différemment, mais il se peut largement que j'ai tort. :wink:

Bon, à la base son nom c'est Oppenheimer, si je ne m'abuse. Puis il a changé son nom dès qu'il a commencé sa carrière allemande en Ophüls, tiré d'un nom d'une vague famille aristocratique germanique. Il a changé son nom aussi pour ne pas faire honte à son père, dont ce dernier avait peur que son fils échoue (et pour cela, j'espère qu'il s'en ait mordu les doigts :mrgreen: ). Ensuite, dès qu'il a tourné en France et aux Etats-Unis, c'est là que son umlaut a disparu, et comme il s'est naturalisé, par la suite, Français, son nom est resté sans umlaut.
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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Messagepar Demi-Lune » 25 janv. 11, 18:59

Strum a écrit :Comme Ratatouille, je ne peux que t'inviter à poursuivre ta découverte d'Ophuls (qui s'écrit sans umlaut), en voyant ses grands films plutôt que ses films mineurs, Demi-Lune. Rien que l'ouverture du segment La Maison Tellier dans le Plaisir avec ces mouvements de caméra autour de la batisse (on se croirait dans un plan à la louma tourné 40 ans plus tard !) te mettra par terre. Dans le même film, un suicide incroyablement filmé, préfigure la façon dont Polanski filme le "suicide" de son Locataire, là aussi des décennies plus tard. Incroyable...

Effectivement, c'est alléchant. :)
Je tâcherai de compléter mes connaissances ophulsiennes le plus vite possible. :wink:

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Re: Max Ophuls (1902-1957)

Messagepar feb » 25 janv. 11, 19:06

Si tu ne trouves pas ton bonheur entre La Ronde, Le Plaisir, Madame de... et Lola Montès je rembourse ton coffret Gaumont :mrgreen: Je ne peux qu'approuver la scène dont parle Strum, la caméra vole littéralement autour de la maison...et sinon il y a les scènes de bal dans Madame de..., la beauté des couleurs dans Lola Montès, les 2 chapitres "Le jeune homme et la femme mariée" et "La femme mariée et son mari" dans La Ronde, etc, etc
ed a écrit :Portrait de la jeune fille en feu
L'un des films les plus rigoureux, scénaristiquement et formellement, qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps (...)