Michael Curtiz (1886-1962)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Jeremy Fox
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Messagepar Jeremy Fox » 7 janv. 18, 15:22

Roilo Pintu a écrit :L'Egyptien (1954)


Après recherche je constate que le film est sorti en blu ray (avec une affiche horrible) des classikiens ont-il eu l'occasion de le tester?



Ca me fait me souvenir que je l'ai acheté et pas encore regardé. Une bonne idée de visionnage pour ce mois ci d'autant qu'il s'agit d'un de mes peplums préférés.

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Roilo Pintu
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Messagepar Roilo Pintu » 7 janv. 18, 15:36

Le blu ray bénéficie-t-il de suppléments?

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hansolo
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Messagepar hansolo » 7 janv. 18, 16:46

Roilo Pintu a écrit :Le blu ray bénéficie-t-il de suppléments?

Intéressé également, l'edition Twilight time est magnifiquement restaurée et dispose de beaux bonus
Special Features: Audio Commentary with Film Historians Alain Silver and James Ursini / Isolated Score Track / Original Theatrical Trailer.


J'espere qu'il en est de même pour l'édition francaise.

Un article sur le film:
http://www.blu-ray.com/news/?id=6811
- What do you do if the envelope is too big for the slot?
- Well, if you fold 'em, they fire you. I usually throw 'em out.

Le grand saut - Joel & Ethan Coen (1994)

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kiemavel
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Messagepar kiemavel » 7 janv. 18, 18:21

Bonus :

Présentation par Patrick Brion
Doc : L'égyptien revisté par Jean-Claude MIssiaen
B.A

Pas encore regardé le Blu non plus

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Roilo Pintu
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Messagepar Roilo Pintu » 8 janv. 18, 00:03

Merci à vous, l'édition Twilight Time coûte une fortune désormais.
Le blu ray Français sera très bien, et très bon article que je lirai plus en détail (sur Bluray.com) les photos, croquis et affiches sont déjà un régal pour les yeux.

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Profondo Rosso
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Messagepar Profondo Rosso » 26 janv. 18, 01:56

The Unsuspected (1947)

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La secrétaire de Victor Grandison, animateur d'une série criminelle à la radio, est retrouvée pendue dans la maison de son patron. Le fiancé de celle-ci, policier de son état, est revenu de la Guerre et suspecte Grandison d'avoir maquillé un meurtre en suicide. Sous une fausse identité, il essaye de confondre le vrai coupable en s'introduisant dans son intimité.

The Unsuspected est un film noir que Michael Curtiz signe alors que le genre est à son apogée. En adaptant le roman éponyme de Charlotte Armstrong, Michael Curtiz se singularise en troquant les bas-fonds urbains habituels du genre pour la haute société. Le réalisateur est ainsi contemporain du Laura (1944) d'Otto Preminger où le mal était également tapis chez les nantis, tout en ayant une approche façon murder mystery (sous-genre abrdé par Curiz dans Le Mystère de la chambre close (1933) par son crime insoluble initial et l'aspect ludique de ses rebondissements et personnages extravagants. Le film anticipe aussi les thématiques de La Corde d'Alfred Hitchcock ou de Compulsion de Richard Fleischer à travers le sentiment de supériorité du criminel aristocrate sûr de son intelligence et en quête du meurtre "parfait". Il s'agit ici de Victor Grandison (Claude Rains) narrateur radiophonique hors-pairs des meurtres les plus sordides, une science qui lui permettra justement de signer ce crime parfait. L'acte tient à la fois (comme dans les films d'Hitchcock et Fleischer) de la beauté du geste que d'un motif plus intéressé qui se révèlera au fil de l'intrigue tortueuse.

Claude Rains est parfait de charisme et de distance froide, sa nature attentionnée dissimulant toujours le calcul. Michael Curtiz n'avait pas une grande estime pour le roman de Charlotte Armstrong et pose de manière fort désinvolte la situation et les personnages. La caractérisation solide de Grandison s'oppose ainsi à la nature excentrique de sa nièce Althea (Audrey Totter), à la façon déroutante dont ressurgit l'innocente Matilda (Joan Caulfield, Curtiz voulait Joan Fontaine et cela se ressent dans la frayeur écarquillée constante du personnage très vulnérable), au rôle mystérieux de l'intrus Steven Howard (Ted North) sans parler de l'acceptation presque insouciante de tous de l'accumulation de morts suspectes autour d'eux. Le récit est donc un peu lâche tout en restant très ludique mais c'est vraiment par sa mise en scène que Curtiz donne toute son ampleur au film. Cette idée d'une aristocratie capable de meurtres élaborés sans être inquiétés en contrepoint d'une plèbe suivant ses pulsions de façon irréfléchie fonctionne dans une des scènes les plus brillantes. Grandison au micro de son émission dépeint un meurtre sordide avec panache tandis que la caméra s'éloigne du studio pour suivre sa voix qui captive la population à travers leur poste de radio à travers un paysage urbain symbolisant le monde des "inférieurs". Soudain la caméra s'engouffre dans une chambre de motel sinistre où le vrai auteur du crime (soumis à un chantage par Grandison) écoute tremblant le récit de son acte sur les ondes. Le clou de cette dichotomie entre sang-froid du nanti et culpabilité du pauvre arrive lorsque l'homme voit le mot KILL se former à travers les néons de l'hôtel à travers sa fenêtre sous un décor pluvieux.

L'autre moment marquant est la scène d'ouverture les effets stylisés du film noir dans un environnement luxueux décuple l'angoisse et façonne une atmosphère gothique. L'ombre gigantesque du tueur surplombant la malheureuse victime donne un effet saisissant, Curtiz enfonçant le clou du macabre avec après l'ellipse du meurtre la silhouette de la jeune femme pendue bien visible. L'intrigue plutôt grossière (même si l'on ressent que c'était sans doute plus élaboré dans le roman) est donc transcendée par les idées inventives (les enregistrements de Claude Rains, sa manière de piéger tout le monde et d'élaborer ses meurtres sophistiqués) et les morceaux de bravoure filmique constant de Curtiz dont un final théâtral et grandiloquent du plus bel effet. 4,5/6

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Jeremy Fox
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Messagepar Jeremy Fox » 17 févr. 18, 07:31

Notre western du WE : L'homme des plaines

villag
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Messagepar villag » 17 févr. 18, 09:06

kiemavel a écrit :Bonus :

Présentation par Patrick Brion
Doc : L'égyptien revisté par Jean-Claude MIssiaen
B.A

Pas encore regardé le Blu non plus


Il ya a aussi, hélas, dans ce film Bella Darvi, dont le seul titre de gloire , disait un critique cinéma de l’époque, était de n'avoir tourné QUE des films en scope....!
F d F ( Fan de Ford )