Michael Curtiz (1886-1962)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980...

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Music Man
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Messagepar Music Man » 20 nov. 11, 12:01

Ann Harding a écrit :Quelle coincidence! :shock: J'ai regardé exactement le même film hier soir.

C'est fou,ça! surtout un film aussi peu connu. :D
cela-dit, ça ne m'a pas donné envie de voir la version de Marcel Lherbier avec Victor Francen. Ca risque d'etre bien plombant!

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allen john
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Messagepar allen john » 20 nov. 11, 14:05

1kult a écrit :
allen john a écrit :
1kult a écrit :
allen john a écrit :
1kult a écrit :
allen john a écrit :
Julien Léonard a écrit :Avec Curtiz, j'aurais tendance à être complètiste. :wink:


Moi aussi, un peu.


Avec 173 films au compteur, ça va être difficile... Mais j'avoue être pareil ! :mrgreen: Commandé un bouquin sur le bonhomme qui a l'air pas mal btw... :wink:


Des détails?????????



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Il est noté comme "envoyé" par Amazon, je plonge dedans dès que je le reçois... En attendant... Je regarde ses films ! :mrgreen: :wink:


Merci!



J'ai commencé la lecture : plein de choses intéressantes à dire dessus. Tout d'abord, le livre date de 1997, d'avant le DVD, et donc de la préhistoire quelque part ! :mrgreen: J'arrive à la période américaine, et les différents films d'avant la Warner sont évoqués assez rapidement car difficilement visisbles ou invisisbles.

Le livre se divise en 2 parties : l'historique et l'analyse de quelques films, ainsi qu'une filmo. J'ai l'impression, qu'il lui manque un axe analytique (thématiques récurrentes, liens entre les films, etc...) mais wait & see par la suite ! :wink:


La suite! la suite! :mrgreen:

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1kult
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Messagepar 1kult » 20 nov. 11, 20:08

allen john a écrit :
1kult a écrit :
J'ai commencé la lecture : plein de choses intéressantes à dire dessus. Tout d'abord, le livre date de 1997, d'avant le DVD, et donc de la préhistoire quelque part ! :mrgreen: J'arrive à la période américaine, et les différents films d'avant la Warner sont évoqués assez rapidement car difficilement visisbles ou invisisbles.

Le livre se divise en 2 parties : l'historique et l'analyse de quelques films, ainsi qu'une filmo. J'ai l'impression, qu'il lui manque un axe analytique (thématiques récurrentes, liens entre les films, etc...) mais wait & see pour la suite ! :wink:


La suite! la suite! :mrgreen:


Je vais avancer dessus cette semaine. :wink:
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Profondo Rosso
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Messagepar Profondo Rosso » 7 févr. 12, 01:30

Le Roman de Mildred Pierce (1945)

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Mildred Pierce est une mère de famille qui affronte les reproches de sa fille ainée. Les goûts de luxe de cette dernière poussent Mildred à devenir serveuse, puis à ouvrir un petit restaurant...

Après 18 ans de bons et loyaux services la grande Joan Crawford se voyait contrainte de quitte la MGM, studio où elle avait gagné ses galons de stars et dont elle avait assurée quelques des plus grand succès du muet à la fin des années 30. Les raisons de la rupture étaient une suite d'échecs commerciaux d'une Joan Crawford dépassée et cantonnée aux yeux du public à un certain type d'emploi de jeune fille pauvre et ambitieuse popularisé notamment par le célèbre Grand Hotel (1932). Elle se retrouve finalement à la Warner où elle bénéficiera de l'agacement du studio pour les caprices de la star maison Bette Davis qui décide d'en faire sa rivale (une concurrence qui se poursuivra près de vingt ans plus tard dans le Qu'est-il arrivé à Baby Jane ? de Robert Aldrich qui relancera la carrière des deux stars vieillissantes). Consciente de l'enjeu, Joan Crawford prend son temps pour choisir le premier projet au sein de sa nouvelle maison puisqu'il s'écoule 2 ans entre son dernier film MGM Un espion a disparu (1943) et Le Roman de Mildred Pierce. Le rôle-titre de ce dernier rejeté par Bette Davis et Barbara Stanwick la captive immédiatement tant elle y voit une occasion se réinventer avec ce rôle tragique de mère. La nature du film mélange audacieux de film noir et de mélodrame y est aussi pour beaucoup notamment grâce à la présence derrière la caméra de Michael Curtiz mais aussi des modifications apportées au roman éponyme de James M. Cain. La tonalité de film noir plus et la structure en flashback sont ainsi de purs ajouts la version cinématographique.

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Un coup de feu, une silhouette masculine qui s'écroule, une femme bouleversée qui fuit à tout hâte la maison de plage où a eu lieu le crime. Le tout s'avère encore plus incompréhensible lorsque celle-ci après avoir tenté de se suicider, attire un homme qui semble être un ami sur ces mêmes lieux pour lui faire endosser le meurtre. Quelques rebondissements plus tard nous amènent au poste de police où cette femme, Mildred Pierce, va pouvoir confesser les douloureuses circonstances qui l'ont menée à cette situation. Modeste femme au foyer au petit soin de ses filles et surtout son aînée, Mildred Pierce doit soudain faire face au départ de son époux. Le motif de cette désertion marque d'emblée plusieurs éléments clés du récit. La faillite masculine tout d'abord avec tous les hommes du film accumulant les tares : infidélités, avidité, fourberie et même perversion avec un adultère final en forme d'inceste fort osé. Le plus fiable s'avère finalement le personnage peu recommandable de Jack Carson qui réellement amoureux de Mildred va malgré son côté entreprenant et plusieurs actes discutable soutenir Mildred dans toute ses entreprises. L'époux joué par Bruce Benett est lui bien trop faible de caractère et effacé malgré ses bonnes intentions. La progéniture vue comme un poids et une malédiction est également un thème important, le départ du mari pour infidélité semblant plus un prétexte à ce qui ronge vraiment le couple, l'amour inconditionnel de Mildred pour sa fille qu'elle gâte sans réserve.

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On peut voir en Mildred une réminiscence de la crise des années 30 où cette femme de milieu modeste n'ayant quitté sa condition que par le mariage et n'ayant pas d'autre expérience de la vie souhaite élargir l'horizon de ses enfants. Plus que par ce contexte, c'est en fait la dimension sociale et universelle de parent souhaitant voir leur enfant réussir ce qu’ils n’ont pu réaliser, leur offrir les opportunités qu'ils n'ont pas eues qui est en fait questionnée ici. Mildred Pierce, trop aimante et indulgente crée finalement un monstre d'égoïsme qui ne lui causera que des tourments. Joan Crawford est tout simplement extraordinaire dans ce personnage tragique. Le conflit constant entre le regard où se lit la désapprobation pour les méfaits de sa fille et le geste qui n'ose jamais faire preuve de la fermeté nécessaire (où qui se le reproche quand il y cède) de peur de la perdre crée une émotion et un déchirement constant qui atteindra des sommets dans la dernière partie (ce regard embué de larme alors que sa fille ingrate la supplie de raccrocher le téléphone et de la sauver, encore...).

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Ce statut plus mature n'empêche d'ailleurs pas l'actrice de conserver son aura glamour et élégante, bien au contraire. De femme d'intérieur à l'allure quelconque, son ascension lui confère une aura de plus en plus sophistiquée dans ces tenues tandis que Curtiz prend un malin plaisir à l'érotiser discrètement lorsque sa caméra et l'œil des hommes s'attarde sur ses jambes ou par certaines situation (la nage avec Beragon et ce qui s'ensuit, Jack Carson et ses avances lourde alors qu'elle est nue sous son peignoir lors de sa visite nocturne. Curtiz use de ses effets autant pour magnifier sa star que pour dans l'intrigue punir Mildred d'avoir cherché à être une femme avant d'être une mère, tel l'évènement tragique qui suit la rencontre sur la plage. A cette beauté sobre de Joan Crawford répond celle étincelante de jeunesse d'Ann Blythe dans le rôle de la mauvaise fille. La sophistication de la photographie d'Ernest Haller pour l'éclairer traduit de manière de plus en plus marquée l'aspect orgueilleux, superficiel et finalement repoussant de cette fougue juvénile. La moue boudeuse enfantine devient peu à peu un masque de haine insensible plein de calcul et on déteste avec force cette affreuse Vera. C'est dire si la prestation d'Ann Blyth est puissante également, le script lui glissant foule de répliques parfaitement abjectes.

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Michael Curtiz par la sophistication de sa mise en scène dilue brillamment dans la touche criminelle les aspects les plus sulfureux du film tel ce final où l'obscurité révèle progressivement, comme un crime, la liaison indécente entre Vera et Beragon (Zachary Scott absolument détestable). L'intime côtoie constamment la recherche esthétique marquée typique du réalisateur avec ses jeux d'ombres, ses décors immenses pesant comme le poids d'un destin inéluctable sur les personnages. Un vrai tour de force visuel et narratif qui fusionne pour séparer mère et fille une ultime fois dans une conclusion puissante. Immense succès commercial, Le Roman de Mildred Pierce rendrait la revanche de Joan Crawford plus éclatante encore lorsqu'elle remporta l'Oscar de la meilleure actrice face notamment à la candidate MGM Greer Garson pour La Vallée du jugement. Grand film ! 6/6

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Rick Blaine
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Messagepar Rick Blaine » 7 févr. 12, 08:25

:D

Un des plus grands Curtiz assurément!!
Et parmi les films que j'ai vu, le meilleur rôle de Crawford!

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Watkinssien
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Messagepar Watkinssien » 7 févr. 12, 10:42

Rick Blaine a écrit ::D

Un des plus grands Curtiz assurément!!
Et parmi les films que j'ai vu, le meilleur rôle de Crawford!


Je plussoie à cet enthousiasme !

Même si le plus beau rôle de Crawford, pour ma part, c'est celui dans Johnny Guitar ! :wink:
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Messagepar Rick Blaine » 7 févr. 12, 10:49

Watkinssien a écrit :Même si le plus beau rôle de Crawford, pour ma part, c'est celui dans Johnny Guitar ! :wink:


Oui, c'est vrai, j'oubliais!! :D
Ex-æquo alors pour moi!
Dernière édition par Rick Blaine le 7 févr. 12, 13:47, édité 1 fois.

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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Messagepar Profondo Rosso » 7 févr. 12, 11:15

Ah finalement elle m'a plus touché dans Mildred Pierce moi, elle est magnifique dans Johnny Gutar mais là c'est plus le film qui ne m'a pas complètement transporté. Pas revu depuis longtemps je lui redonnerais sa chance...

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feb
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Messagepar feb » 7 févr. 12, 13:46

Tu as bien raison Prodondo de lui redonner sa chance, Johnny Guitar est un petit chef d'oeuvre :wink:
ed a écrit :Portrait de la jeune fille en feu
L'un des films les plus rigoureux, scénaristiquement et formellement, qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps (...)

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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Messagepar someone1600 » 7 févr. 12, 15:15

Pas encore vu ni l'un ni l'autre pour ma part... a voir bientot ... :wink:

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Julien Léonard
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Messagepar Julien Léonard » 7 févr. 12, 22:47

Avec Le roman de Mildred Pierce, Michael Curtiz prouve une fois de plus qu'il est le meilleur à la Warner (avec Raoul Walsh) et tout simplement l'un des réalisateurs les plus talentueux de l'usine à rêves. C'est fou, même dépossédé de sa star principale (Errol Flynn avec qui il s'est définitivement brouillé depuis Dive bomber en 1941), il enchaîne les chefs-d'oeuvre (Casablanca, Le roman de Mildred Pierce...). Il réitérera dans le film noir avec le plastiquement très beau The unsuspected, moins exceptionnel sur le fond (un peu trop froid en fin de compte) mais apparaissant comme un exercice de style de premier ordre. Curtiz avait sans doute envie d'essayer des choses techniquement parlant, et il le fera là encore brillamment.

Ici, Joan Crawford est juste stupéfiante... c'est l'un de ses meilleurs rôles. Et c'est également la preuve (s'il en fallait) que Curtiz n'était pas seulement un plasticien de génie, mais aussi un excellent directeur d'acteurs. Pour le reste, il a su tirer toute l'ambiguïté du récit pour la resservir dotée de ses plus beaux apparats.
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Messagepar 1kult » 8 févr. 12, 11:29

1kult a écrit :
allen john a écrit :
1kult a écrit :
allen john a écrit :
Julien Léonard a écrit :Avec Curtiz, j'aurais tendance à être complètiste. :wink:


Moi aussi, un peu.


Avec 173 films au compteur, ça va être difficile... Mais j'avoue être pareil ! :mrgreen: Commandé un bouquin sur le bonhomme qui a l'air pas mal btw... :wink:


Des détails?????????



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Il est noté comme "envoyé" par Amazon, je plonge dedans dès que je le reçois... En attendant... Je regarde ses films ! :mrgreen: :wink:



Je n'avais pas donné mon avis sur ce livre, que je comptais critiquer pour 1Kult. Et bien au final, je vais être plus concis : c'est assez décevant, mais aussi on peut comprendre pourquoi...

Tout d'abord, le livre commence à dater. Certes, lors de sa sortie (avant 2000 de tête) le réalisateur ne pouvait pas participer au livre. Mais c'est aussi un indice sur le peu d'information qui était trouvable. A cette époque, pas de DVD, d'interviews et peu d'Internet. de plus, c'est de tête l'un des rares livres sur le sujet, et on sent que le manque d'intérêt du cinéaste par beaucoup a certainement limité les recherches.

Le travail est plutôt celui d'un défricheur. On passe de film en film assez rapidement, et on a ce sentiment que tout reste à faire mais que ce livre, une référence (car la seule), est un premier pas. Peut-être que quelqu'un ici voudra se lancer dans ce travail...

Autre point moins pardonnable, le choix de scinder l'aspect critique et l'aspect historique. On commence par la biographie, et puis ensuite, on a une sorte de compilation de critique des films qui ont certainement été visionnés par l'auteur. Il est dommage de ne pas avoir non seulement de renvoi avec la pagination, mais au-delà de ça d'avoir choisi de séparer les deux parties, les choix d'un cinéaste étant à mon avis important dans sa vie... Aucune véritable analyse essayant de mettre en perspective plusieurs films du cinéaste, où certaines séquences sont identiques d'un film à l'autre, ou une constante dans certaines thématiques (la place de la femme notamment)

Bref : le fan aura une sorte de "IMDB" amélioré, quelques détails sympas (sur ses films communistes dans sa période du muet notamment) mais j'attends que quelqu'un se dévoue ici pour nous sortir LE livre... ;)

Et sinon, Le roman de Mildred Pierce est pour moi son chef d'oeuvre : découvert en 35 mm, présenté par Nicolas Winding Refn himself, c'est une de mes plus belles découvertes en salle ! ;)
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Re: Michael Curtiz (1886-1962)

Messagepar Kevin95 » 12 févr. 12, 13:56

Julien Léonard a écrit :Il réitérera dans le film noir avec le plastiquement très beau The unsuspected, moins exceptionnel sur le fond (un peu trop froid en fin de compte) mais apparaissant comme un exercice de style de premier ordre.


Finalement après Mildred Pierce, Curtiz ne réutilisera l’esthétique et les thématique du film noir avec talent, principalement dans un film qui n'en est pas un à savoir le curieux Bright Leaf qui par bien des aspects ressemble au film de 1945. Y sont traités les thèmes de la réussite, de la trahison et de l'amour déchu comme justement dans le très beau Mildred Pierce. Un film peu connu mais qui mérite vraiment d'être vu.
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Re:

Messagepar Rick Blaine » 3 mars 12, 12:01

allen john a écrit :JIMMY THE GENT(1934)

Cette petite rareté avec James Cagney et Bette Davis tourne autour de deux initiatives de cagney et d'un concurrent de créer une entreprise qui, moyennement une commission, permet aux légataires ignorant leur bonheur de toucher leur héritage; c'est plus ou moins légal, fait avec malhonnêteté, et puisque c'est du Curtiz et que ce dernier n'a aucun scrupule en matière de comédie, le tout permet des gags douteux sur le mariage, la bigamie, ainsi que d'innombarables tricheries. C'est sans prétention, et Cagney, Davis et les autres font très bien ce qu'on attend d'eux. L'utilisation des accents New-Yokais et Irlandais-Américain(Concernant Cagney, un mélange des deux)rend le tout savoureux. Quant à Curtiz, il fait, discrètement, son travail, c'est à dire qu'il laisse sa mise en scène se faire dicter par Cagney et Davis. Une scène de quasi-suspense, dans laquelle Cagney et ses sbires essaient de faire sortir un truand en cachette(Sur le point d'hériter)de son appartement nous rappelle la versatilité de Curtiz, mais ce qui frappe, c'est la tendresse évidente pour ces escrocs, tous poursuivant à leur façon leur rêve Américain...


J'ai découvert cette petite comédie hier soir, c'est effectivement sans prétention et extrêmement réjouissant. On y rit beaucoup, notamment de la relation entre Cagney et son bras droit Lou (Allen Jenkins), Curtiz nous emballe ça avec efficacité en à peine plus d'une heure et nous fait passer un excellent moment.

Ensuite:

The Adventures Of Robin Hood (Les Aventures de Robin des Bois, 1938)

Dans le topic des films du mois, daniel gregg a écrit : l'archétype du film d'aventure hollywoodien, pur produit de divertissement, léger et frais comme aux premiers jours du Printemps quand les jeunes rayons de soleil vous drappent d'un bonheur béat.


Que dire de plus finalement, après cette phrase qui résume tout? Même science du divertissement que dans le film qui précède, mais cette fois en grand, et un Michael Curtiz qui rappelle ses immenses qualités de conteurs. Des méchants très méchants, des gentils très gentils filmés avec une immense sincérité qui ne peut que toucher au but. On se régale d'un casting trois étoile, mené par un Errol Flynn capable de toucher au sublime en passant le film dans un collant vert, grace à son interprétation pleine de malice et d'aplomb. Autour de lui, on se réjouit de retrouver la bonhomie d'Eugène Palette, la beauté d'Olivia de Havilland et la fourberie de Basil Rathbone et Claude Rains. Le tout dans de sublimes décors et un Technicolor qui en mets plein les yeux et une mise en scène fluide et dynamique. On nage dans le bonheur!!

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feb
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Re: Re:

Messagepar feb » 3 mars 12, 12:11

8)
ed a écrit :Portrait de la jeune fille en feu
L'un des films les plus rigoureux, scénaristiquement et formellement, qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps (...)