Rouben Mamoulian (1897-1987)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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vincent255

Re: Rouben Mamoulian (1897-1987)

Messagepar vincent255 » 5 juil. 10, 19:19

Décidément :lol:
Ce n'est pas pauley ton autre pseudo ?


mauvaise pioche, garçon !

....où veux-tu en venir ?

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Jeremy Fox
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Re: Rouben Mamoulian (1897-1987)

Messagepar Jeremy Fox » 5 juil. 10, 19:20

vincent255 a écrit :
Décidément :lol:
Ce n'est pas pauley ton autre pseudo ?


mauvaise pioche, garçon !

....où veux-tu en venir ?


Nulle part mon grand ! Je constate quelques similitudes entre simili-trolls, c'est tout.

vincent255

Re: Rouben Mamoulian (1897-1987)

Messagepar vincent255 » 5 juil. 10, 19:24

j'ignore si le forumeur Ann Harding est un homme ou une femme , j'ai juste pensé qu'il s'agissait d'une femme vu que son avatar est celui d'une actrice, vas pas chercher plus loin !

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feb
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Re: Rouben Mamoulian (1897-1987)

Messagepar feb » 24 janv. 11, 22:45

Pour info sur CinéCinéma Classic :
Jeudi 3 février à 22H35 : Rouben Mamoulian, L’AGE D’OR D’HOLLYWOOD (Documentaire - 2004)
ed a écrit :Portrait de la jeune fille en feu
L'un des films les plus rigoureux, scénaristiquement et formellement, qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps (...)

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Re: Rouben Mamoulian (1897-1987)

Messagepar feb » 5 févr. 11, 11:11

Petit rappel : Samedi 5 février à 21H35 : Rouben Mamoulian, L’AGE D’OR D’HOLLYWOOD
Ça pourra intéresser Père Jules car il y aura sans doute un extrait de La Belle de Moscou (Silk Stockings) avec Fred Astaire et Cyd Charisse :mrgreen:
ed a écrit :Portrait de la jeune fille en feu
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Re: Rouben Mamoulian (1897-1987)

Messagepar Tom Peeping » 17 mai 11, 22:34

Je suis en train de lire en ce moment ce livre de Tom Milne sur Mamoulian, édité par le BFI (la première édition date de 1969, Mamoulian était encore vivant). L'auteur était un inconditionnel du cinéaste et ses avis sont très personnels mais le bouquin est passionnant, structuré film par film. En anglais.

Image
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Re: Rouben Mamoulian (1897-1987)

Messagepar feb » 19 mai 11, 19:55

Question Tom Peeping : le livre contient-il des illustrations (La Reine Christine au hasard :fiou: ) en plus de l'analyse du film ou est-ce seulement une analyse film par film 100% texte ?
ed a écrit :Portrait de la jeune fille en feu
L'un des films les plus rigoureux, scénaristiquement et formellement, qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps (...)

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Re: Rouben Mamoulian (1897-1987)

Messagepar Tom Peeping » 19 mai 11, 22:29

Il y a des photos dans le livre (5 exactement pour l'étude sur La Reine Christine).
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Re: Rouben Mamoulian (1897-1987)

Messagepar feb » 19 mai 11, 23:10

Merci de ta réponse Tom :wink:
Tom Peeping a écrit :Il y a des photos dans le livre (5 exactement pour l'étude sur La Reine Christine).

C'est un détail qui a son importance :mrgreen:
ed a écrit :Portrait de la jeune fille en feu
L'un des films les plus rigoureux, scénaristiquement et formellement, qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps (...)

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Re: Rouben Mamoulian (1897-1987)

Messagepar Tancrède » 20 mai 11, 10:48

un des plus grands virtuoses du cinéma américain des années 30 chez qui la technique peut primer par rapport au contenu thématique et aux personnages.
Mais lorsque le réalisateur se montre aussi spectaculaire et inventif que dans Love me tonight, son épatant chef d'oeuvre, ce n'est pas bien grave (même si, faute de sensibilité, ce film ne vaut pas Une heure près de toi de Lubitsch).
Dernière édition par Tancrède le 20 mai 11, 12:30, édité 1 fois.

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Re: Rouben Mamoulian (1897-1987)

Messagepar bruce randylan » 20 mai 11, 12:14

Tiens, je croyais que tu détestais Applause ? Tu ne voulais pas parler de Love me tonight plutôt ?
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Re: Rouben Mamoulian (1897-1987)

Messagepar Tancrède » 20 mai 11, 12:29

bruce randylan a écrit :Tiens, je croyais que tu détestais Applause ? Tu ne voulais pas parler de Love me tonight plutôt ?

en effet.
je suis à la masse moi...

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bruce randylan
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Re: Rouben Mamoulian (1897-1987)

Messagepar bruce randylan » 21 mai 11, 11:42

Et après ca veut faire la morale à Tavernier !
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Re: Rouben Mamoulian (1897-1987)

Messagepar Ann Harding » 28 mai 11, 18:44

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Rouben Mamoulian (Rushes inédits de 1965- A.S. Labarthe) 110 min

Lors de leur voyage aux USA, l'équipe de Labarthe profite du déplacement pour filmer d'autres cinéastes. Ces rushes de Mamoulian n'ont jamais été montés ni diffusés. C'est donc un matériel brut qui est montré tel que. On s'aperçoit donc là des maladresses de l'équipe qui se retrouve à court de pellicule en fin de bobine et continue à enregistrer le son. On demande aussi à Mamoulian de faire une entrée ou d'allumer un cigare et il accepte même de refaire les prises.
En tous cas, cette interview permet de se familiariser avec ce merveilleux metteur en scène. Il parle un français vraiment excellent, avec des anglicismes ça et là. On sent un personnage sympathique, cultivé (peut-être trop pour Hollywood!) et élégant. On ne trouve pas trace de rancoeur dans ses propos et pourtant... Sa fin de carrière a été extrêmement pénible. Il s'est fait renvoyer par plusieurs producteurs.
Mamoulian parle d'abord de sa jeunesse. Son français parfait est dû au fait qu'il a passé une partie de son enfance à Paris avec sa famille. Il a même fréquenté le Lycée Montaigne. Orignaire de Tiflis en Georgie, il part à l'âge de 20 ans à Londres pour rejoindre sa soeur qui y habite. Il réussit à se faire embaucher comme metteur en scène pour une revue musicale et de fil en aiguille, on lui demande de mettre en scène une pièce au prestigieux Saint James Theatre. Il se fait chambrer par les acteurs anglais chevronnés qu'il a face à lui. Il n'a que 23 ans et une commande de l'anglais encore superficielle. On lui propose ensuite de travailler à Paris au Théâtre des Champs-Elysées. Il est intéressé, mais, finalement il reçoit une offre très alléchante de George Eastman, à Rochester (USA) pour y diriger des opéras. Il part pour les USA. Il est fier de ses réussites dans le théâtre musical. Que ce soit pour Porgy and Bess ou sur Oklahoma, il a réussi à fusionner le chant, la danse et l'art dramatique pour en faire un tout. Ses mises en scène ont profondemment modifié le théâtre musical américain.
Son premier film, Applause (1929), a été tourné aux Studios Astoria de NY de la Paramount. On voulait faire de lui un 'dialog director', mais il a refusé. Il voulait pouvoir tout contrôler. Il passe 5 semaines au studio pour apprendre le métier et se lance. Il insiste pour utiliser deux micros lors d'une scène et demande le mixage des deux bandes sons, une idée révolutionnaire à l'époque. Il fait aussi réaliser des travellings avec la cabine insonorisée dans laquelle se trouve la caméra. Il parle aussi de ses innovations avec le son sur City Streets (1931) où la bande-son reflète la pensée de Sylvia Sidney. L'idée paraît saugrenue à tout le monde, même à son assistant. Puis, il utilise la caméra subjective sur Dr Jekyll and Mr Hyde (1931). Il applique sa théorie du spectacle musical au film avec Love Me Tonight (1932) et offre à Myrna Loy pour la première fois un rôle qui la fait sortir de son 'type-casting' de créature orientale. C'est dommage que son travail sur la couleur dans Becky Sharp (1935) ait à peine été abordé. Mais, il pense avoir réussi son meilleur film en couleurs avec Blood and Sand (1941) où la couleur est le reflet de la psychologie des personnages. Quant à la direction d'acteurs, il pense qu'il faut s'adapter à chaque acteur. Avec Garbo, il fallait être simple et suggérer. C'était une actrice intuitive et n'avait pas besoin de longs discours.
Ses impressions sur le cinéma contemporain sont mitigées. Il aime Fellini (La Strada et 8 1/2). Il pense que le renouvellement avec la Nouvelle Vague était inévitable et probablement nécessaire pour se débarrasser des vieilles habitudes. Mais, il pense aussi que le nouveau cinéma n'a pas encore réussi à reconstruire un nouveau schéma. Il reste trop personnel et égocentré. Il a toujours envie de faire du cinéma et il voudrait tourner une version de Carmen. (Hélas, il ne tournera plus rien.) Il vient juste de terminer de réécrire une version d'Hamlet en anglais moderne (en respectant la scansion des vers de Shakespeare) pour que tout un chacun puisse le lire sans dictionnaire.
Au total, c'est un portrait émouvant de cet artiste, sous forme d'ébauche.

Si la plupart des documentaires de la série sont indisponibles en DVD et le resteront (et c'est pour cela que j'ai fait ces chroniques détaillées), ces rushes sont disponibles en DVD en supplément sur le livre Cinéastes de Notre Temps d'A.S. Labarthe (Ed; Capricci).

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Music Man
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Re: Rouben Mamoulian (1897-1987)

Messagepar Music Man » 11 oct. 11, 22:40

Image
BELLE JEUNESSE (Summer holiday) de Rouben MAMOULIAN – 1948
Avec Mickey ROONEY, Gloria DE HAVEN et Marilyn MAXWELL

Début du 20e siècle à Danville dans le Connecticut. Nat Miller, directeur du journal local, est un heureux père de famille et son aîné, Richard, va bientôt prendre ses responsabilités d'homme. Amoureux de Muriel, Richard tombe sous le charme de Belle, une entraîneuse, qui le traite comme un gamin.

Voici un film visiblement très inspiré du Chant du Missouri de Vicente Minnelli : même atmosphère belle époque, même famille attachante(on dirait exactement la même maison, les mêmes vêtements), même problèmes de cœur des adolescents, et même producteur (le grand Arthur Freed est au commande). Alors on peut s’interroger pour comprendre pourquoi la sauce n’a pas pris, surtout avec un aussi bon réalisateur que Rouben Mamoulian et que le film a été un échec retentissant à l’époque.
Le public semblait saturé des gamineries de Mickey Rooney qui persistait à jouer les adolescents tout émus par leur premier baiser alors qu’il n’en avait visiblement plus l’âge. Si Gloria de Haven a une fort jolie voix romantique, elle manque singulièrement de la présence écrasante de Judy Garland qui apportait quand même toute la cohésion au Chant du Missouri.
Sinon, hormis ces remarques, j’ai beaucoup apprécié ce film que j’ai trouvé novateur dans bien des domaines :
- il est souvent filmé en décors naturelles et la scène de la fête dans le parc m’ a fait penser à l’exubérant numéro Once a year day de Pique nique en pyjama avec 10 ans d’avance ;
- dès le début du film, le chant est utilisé par les personnages de façon beaucoup plus fréquente que dans les autres musicals de l’époque, pour placer des dialogues en musique qui font avancer l’intrigue : 20 ans avant les parapluies de Cherbourg, voici déjà un film (partiellement) en-chanté ;
- Marilyn Maxwell est géniale dans son personnage de prostituée qui essaie de draguer Mickey Rooney (sa robe devient de plus en plus rouge au fur et à mesure que Mickey Rooney, très bien dans cette séquence, s’enivre). J’ai beaucoup aimé le passage où son papa très embarrassé essaie de lui expliquer les choses de la vie.
Sinon, le numéro Stanley Steamer très calqué dans l’esprit et l’énergie sur le trolley song est aussi bon que l’original (la chanson sera d’ailleurs un succès à l’époque par Jo Stafford).
A la place de Margaret O’Brien , on a ici un petit garnement Jackie Butch Jenkins, qui est très bien d’ailleurs.
Alors, évidemment il n’y a pas la magie visuelle de certains passages du chant du Missouri (halloween notamment), et surtout pas une Judy Garland, mais c’est néanmoins un musical très appréciable que j’ai revu avec autant de plaisir.
Dernière édition par Music Man le 12 oct. 11, 23:17, édité 1 fois.