William Dieterle (1893-1972)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980...

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Re: William Dieterle (1893-1972)

Messagepar feb » 20 juil. 13, 20:22

Lawyer Man - William Dieterle (1932)
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Je rejoins l'avis d'Ann Harding juste au-dessus concernant cette sympathique production Warner sur laquelle on aurait saupoudré une pincée de comédie, de Pre-Code, de critique sociale/politique et que l'on aurait confiée à William Powell et Joan Blondell. Typiquement le genre de films signés Warner que j'aime : c'est rapide, c'est sobre, le casting est excellent à tous les étages, c'est bien emballé et ça va droit au but. Dieterle réalise un travail des plus classiques derrière la caméra mais insuffle un rythme sans temps mort à son film évitant les passages trop bavards et les scènes plan-plan. William Powell et Joan Blondell sont très bons dans leurs rôles, le duo fonctionne bien et ça se voit à l'écran : Powell est une de fois à l'aise dans ce personnage d'avocat sensible aux charmes des jolies femmes et aux cigares dont le regard et les mimiques en disent long sur ce que pense le bonhomme; Blondell est idéale dans ce type de rôle, à la fois délicate et pleine de caractère, et apporte un plus indéniable au film.

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Le reste du casting est au diapason que ce soit du coté acteur avec les têtes bien connues de David Landau ou Allen Jenkins ou coté actrice avec les charmantes Helen Vinson et Claire Dodd.

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Lawyer Man n'est pas un Pre-Code au sens strict du terme car même si les politiciens, avocats et policiers sont pourris et les filles semblent faciles, le film de Dieterle ne cherche pas à faire dans la surenchère. C'est léger, rapide, le casting tient la route et, comme la statue de la Justice que Powell trimballe de bureau en bureau, on suit avec plaisir ce petit film Warner.

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ed a écrit :Portrait de la jeune fille en feu
L'un des films les plus rigoureux, scénaristiquement et formellement, qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps (...)

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bruce randylan
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Re: William Dieterle (1893-1972)

Messagepar bruce randylan » 17 août 13, 15:26

Pour le moment, sur la demi-douzaine du film que j'ai vu du cinéaste, il n'y a pas grand chose qui trouve grâce à mes yeux (The accused bof, Quasimodo mouais, Juarez insupportable, The crash mouais-bis, Boots Malone plutôt pas mal pour le coup et je crois que je dois en oublier un).

Heureusement Les pirates de la mode (Fashions on 1934 - 1934) vient ré-hausser un peu le bilan (je compte aussi sur mon DVD de Jenny)

C'est une agréable comédie ou Bette Davis, William Powell et Frank McHugh forment un trio d'arnaqueur sympathiques et pas très méchant qui produise de la contrefaçon de haute couture. Comme leur business commencent à attirer l'attention aux USA, ils partent directement à Paris pour suivre la mode dès sa conception... Et peut-être même lancer de nouvelles tendances en créant leur propre collection/revue.

Ce loin d'être inoubliable mais c'est les personnages (ainsi que les acteurs) sont attachants, le ton léger, les péripéties prévisibles mais bien menés et la réalisation suffisamment fluide pour qu'on zappe les facilités et les trous du scénario (par exemple le jeu de séduction façon chat et de la souris entre Davis et Powell qu'on a du mal à comprendre). De toute façon, le film ne se prend pas du tout au sérieux avec une vision de la mode parisienne assez irréel, renforcés par des seconds rôles décalés ou ridicules.
J'ai un peu pensé à Tay Garnett d'autant que le personnage de Frank McHugh reproduit celui qu'il tenait dans Voyage sans retour.

Et surtout le film est célèbre pour le numéro final filmé par Bubsy Berkeley qui se lâche dans un grand numéro totalement kitsch et délirant ! Découvrir ça sur grand écran colle un sourire niais pour la journée. :D
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Re: William Dieterle (1893-1972)

Messagepar Profondo Rosso » 10 avr. 14, 04:44

Jewell Robbery (1932)

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Une baronne de l'aristocratie viennoise se retrouve malencontreusement présente lors d'un vol de bijoux. Elle est la première surprise lorsqu'elle prend conscience de son attirance pour le voleur, alors que ni son mari ni son amant n'ont réussi à rallumer la flamme. Son seul intérêt résidait dans les bijoux. Désormais, sa passion pour ce criminel va la mener vers une vie plus folle...

Un délicieux Pre Code qui fait briller le cocktail si cher à Lubitsch où s'entremêle cadre de la haute société, cupidité et romantisme aussi piquant qu'inattendu. A cela s'ajoute la dimension amorale assumée typique du Pre Code qui rend l'ensemble si irrésistible. La Teri Von Horhenfels (Kay Francis) est lasse de son existence nantie et frivole où mari vieillissant, amants et caprice luxueux ne suffisent plus à tromper son ennui. Le personnage assume pourtant avec lucidité cette vacuité qu'il a grandement recherchée par paresse et cupidité mais qui désormais ne lui suffit plus. A mes yeux, je suis superficielle. Je papillonne toute la journée de fourrures en bijoux. Je ne souffre même pas, sinon d'ennui.. Kay Francis enchante d'emblée dans ce registre glamour, séducteur et lascif où sous la superficialité se devine une vraie mélancolie. On est sous le charme de cette présence charnelle dès sa première apparition où elle passe à demi nue entre les mains de ses domestiques la préparant à sa prochaine sortie, l'achat d'un luxueux bijou. C'est là que sa route va croiser la route d'un voleur (William Powell) venu dévaliser la bijouterie et dont elle va tomber sous le charme. Il faut dire que le bougre commet son délit d'une main de velours, l'allure élégante et tout en petite phrases spirituelles qui détendent ses victimes sans jamais altérer sa détermination à les détrousser. William Powell (qui avait déjà partagé l'affiche avec Kay Francis dans Voyage sans retour de Tay Garnett l'année précédente) est toujours aussi à l'aise dans ce registre séducteur qui lui est coutumier, faisant preuve d'un bagout et d'une élégance folle. Pourtant lui aussi dans un registre plus discret et propre au caractère dissimulateur d'un cambrioleur laisse perler un certain manque au détour de quelques répliques cyniques et de réactions surprenantes (sa reculade devant le baiser exigé par Kay Francis, comme effrayé de ce qu'il semble ressentir).

Dieterle organise cette séduction mutuelle en deux rencontres, où chacun des deux héros aura l'occasion de provoquer l'autre et bousculer ses certitudes. La première rencontre sera donc celle de la bijouterie où l'étincelle renaît dans le regard pétillant de Kay Francis qui nullement effrayée par son détrousseur, multiplie les raisons de prolonger le hold-up. La seconde voit notre voleur quelque peu ébranlé s'inviter chez la baronne, l'argument de cupidité laissant deviner les sentiments naissant. L'alchimie entre William Powell et Kay Francis est absolument remarquable, Dieterle maintenant une tension érotique permanente par le jeu et la gestuelle des acteurs (Kay Francis bien décidée à rendre fou le spectateur par ses poses provocantes et cette infernale robe à dos nu), les jeux de regard et un festival de dialogues à double sens dont ce mémorable Ne nous privons pas d'agréable préludes lorsque Powell mettra trop d'empressement à la déshabiller/vider la pièce de tous ses objets de valeurs. Leurs temps ensemble est compté et c'est un plaisir qui est à savourer. Tous les personnages secondaires sont des pantins dont il est bon de se moquer et ridiculiser par des gags hilarants (le gardien qui se meut en porteur docile pour notre voleur) et incroyablement osé lorsque Powell détend ses victimes en leur offrant volontiers des "cigarettes qui font rire". Les codes sociaux sont définitivement bousculés dans le merveilleux final où sans se délester de leurs travers la promesse de retrouvailles est annoncée par un regard complice de Kay Francis. 5/6

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Re: William Dieterle (1893-1972)

Messagepar Profondo Rosso » 15 juin 14, 15:26

Man Wanted (1932)

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Lois Ames (Kay Francis) est une brillante directrice de magazine obsédée par son travail et délaissée par son mari (Kenneth Thomson). Lorsque sa secrétaire personnelle la quitte, elle engage le séduisant Tom Sherman (David Manners) pour la remplacer. Tom gravit peu à peu les échelons dans l’entreprise et finit par tomber éperdument amoureux de sa patronne

Man Wanted est un bel exemple de plus de la liberté du Pré Code avec ses codes sociaux au service du bien-être et de la liberté de l'individu plutôt qu'une morale bienpensante rassurant une collectivité rétrograde. Le postulat est typique de cette période en renversant les rôles ici avec la belle Lois Ames (Kay Francis) rédactrice en chef surmenée d'un magazine tandis que son époux (Kenneth Thompson) se complait dans une oisiveté faite de partie de polo, soirées mondaines et adultères. Cela n'est pourtant pas dépeint comme une anomalie, chacun se satisfaisant parfaitement de cette situation et parvenant à cohabiter et s'aimer, à l'image de cette scène où Kay Francis vient demander tout sourire aux convives de son époux de faire moins de bruit car elle travaille le lendemain. Les tentations arriveront donc par ce biais avec les multiples conquêtes du mari lors de ses party tandis que Kay Francis après avoir usé les nerfs de toutes ses secrétaires opte soudain pour un secrétaire dévoué car amoureux d'elle, Tom Sherman (David Manners).

Dieterle dépeint ainsi les désirs contradictoires de chacun avec une grande subtilité. L'attirance masculine est plus directe, que ce soit les tromperies grossières de l'époux ou la dévotion "professionnelle" d'un Tom Sherman subjugué par une Kay Francis plus sophistiquée et glamour que jamais. Lois Ames s'avère plus complexe, recherchant de plus en plus la promiscuité de son secrétaire, le provoquant mais sans jamais oser franchir le pas car son mariage tient selon un équilibre subtil à ne surtout pas bouleverser. La déconstruction de l'édifice se fait ainsi avec la même finesse quand Kay Francis découvre ouvertement l'infidélité de son époux et le lui signal d'une manière plus malicieuse qu'outragée dans une scène formidable. La morale ordinaire n'a pas cours ici et cet écart n'est pas la fin de tout, elle-même ayant résistée à la tentation. C'est pourtant son changement d'attitude et son attitude plus prévenante d'épouse ordinaire pour recoller les morceaux et le reconquérir qui vont à l'inverse briser le couple légitime. Un constat d'une audace folle puisque définissant le vrai bonheur comme étant celui que l'on vit comme on l'entend, au-delà des conventions morales et sociales établies. Une formidable leçon, et un argument romantique faisant fi de toute facilité. Kay Francis est toujours aussi étincelante. 4,5/6

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Re: William Dieterle (1893-1972)

Messagepar Kevin95 » 24 nov. 14, 12:44

Vu que le réalisateur n'a pas très bonne presse, je viens apporter une (légère) note positive.

Sans pour autant parler de chef d’œuvre oublié ou d'une pépite venant révéler un talent chez le monsieur, The Accused réalisé en 1949 est un film noir plus qu'honorable doté d'une poignée de séquences très inspirées. Construit autours d'un personnage névrotique (dans la pure tradition des thrillers psychanalytique de l'époque) et d'un avocat amoureux (intrigue très proche d'ailleurs de The File on Thelma Jordon de Robert Siodmak réalisé un an après), le film se suit sans déplaisir jusqu'à une conclusion très étrange à l'opposé de l'image très "académique" que traitre Dieterle (Tavernier et Coursodon très à charge contre le metteur en scène, font à peine allusion à ce film-ci). Dommage (car il y a toujours un "mais" dans l'affaire) que Loretta Young en fasse des tonnes dans le genre apeuré ou que son personnage s’avère au final très improbable puisque celle-ci joue une professeur en psychanalyse tandis qu'elle ne cesse d'avoir tout le long du film des gestes ou des propos complétement inconscients et irréfléchies (qui plus est sa voix off est aussi envahissante qu’inconsistante).

Malgré cela, The Accused est une très bonne surprise pour qui n'attend rien venant de William Dieterle.
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Re: William Dieterle (1893-1972)

Messagepar AtCloseRange » 24 nov. 14, 12:52

Kevin95 a écrit :Vu que le réalisateur n'a pas très bonne presse, je viens apporter une (légère) note positive.

Moi, j'aime bien Dieterle. Le Portrait de Jennie, Pasteur, Le Songe d'une Nuit d'été notamment.
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Re: William Dieterle (1893-1972)

Messagepar Kevin95 » 24 nov. 14, 13:03

AtCloseRange a écrit :
Kevin95 a écrit :Vu que le réalisateur n'a pas très bonne presse, je viens apporter une (légère) note positive.

Moi, j'aime bien Dieterle. Le Portrait de Jennie, Pasteur, Le Songe d'une Nuit d'été notamment.


Bon disons qu'à part AtCloseRange, rares sont les ardents défenseurs de l’œuvre du bonhomme (ce n'est pas un jugement, c'est un constat). :mrgreen:
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Re: William Dieterle (1893-1972)

Messagepar Profondo Rosso » 24 nov. 14, 13:23

Pourtant rien que sur le topic et sans avoir à remonter trop de pages on trouve pas mal d'avis élogieux sur certains de ses films. Je ne savais même pas qu'il était supposé avoir mauvaise réputation Dieterle :mrgreen:

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Re: William Dieterle (1893-1972)

Messagepar AtCloseRange » 24 nov. 14, 13:26

Kevin95 a écrit :
AtCloseRange a écrit :
Kevin95 a écrit :Vu que le réalisateur n'a pas très bonne presse, je viens apporter une (légère) note positive.

Moi, j'aime bien Dieterle. Le Portrait de Jennie, Pasteur, Le Songe d'une Nuit d'été notamment.


Bon disons qu'à part AtCloseRange, rares sont les ardents défenseurs de l’œuvre du bonhomme (ce n'est pas un jugement, c'est un constat). :mrgreen:

Mais globalement, il est plutôt défendu sur le forum.
ça n'est clairement pas un réalisateur majeur à réhabiliter mais je pense qu'il y a de quoi picorer dans sa filmo au-delà de ses films de prestige.
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Re: William Dieterle (1893-1972)

Messagepar Kevin95 » 24 nov. 14, 13:27

Bon, je rembobine et précise "le heuuuu peu célébré (en dehors de Dvdclassik) Dieterle".

Pardon aux familles tout ça... :uhuh:
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Re: William Dieterle (1893-1972)

Messagepar cinephage » 24 nov. 14, 13:33

Profondo Rosso a écrit :Pourtant rien que sur le topic et sans avoir à remonter trop de pages on trouve pas mal d'avis élogieux sur certains de ses films. Je ne savais même pas qu'il était supposé avoir mauvaise réputation Dieterle :mrgreen:


Je suis pour ma part très fan de Quasimodo / The hunchback of Notre-Dame, Portrait of Jennie et Dr. Ehrlich's Magic Bullet.
Par ailleurs, The devil and Daniel Webster était vraiment un film très intéressant, et le seul film précode de Dieterle que j'ai vu, Fog over Frisco, valait largement le coup d'oeil.
Je n'ai pas encore vu ses films noirs, mais je suis assez surpris qu'on lui prête mauvaise réputation, de ce cinéaste, seul Kismet m'avait passablement agacé.
Obviously the world is not a wish-granting factory (The fault in our stars, Josh Boone, 2014)
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Re: William Dieterle (1893-1972)

Messagepar AtCloseRange » 24 nov. 14, 13:35

Kevin95 a écrit :Bon, je rembobine et précise "le heuuuu peu célébré (en dehors de Dvdclassik) Dieterle".

Pardon aux familles tout ça... :uhuh:
Non mais on dirait que tu parles de Sam Wood ou d'un vulgaire réalisateur de série Z :mrgreen:
Je pense d'ailleurs qu'il doit continuer à bénéficier d'un certain prestige aux Etats-Unis avec ses Oscars que ce soit pour lui ou pour ses interprètes.
Il y a même un livre français qui lui est consacré

http://www.amazon.com/William-Dieterle- ... 227106001X
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Re: William Dieterle (1893-1972)

Messagepar Jeremy Fox » 24 nov. 14, 13:35

cinephage a écrit :Je n'ai pas encore vu ses films noirs, mais je suis assez surpris qu'on lui prête mauvaise réputation, de ce cinéaste, seul Kismet m'avait passablement agacé.


Comme Minnelli, il a été beaucoup dénigré à une époque par ceux en faisant de simples formalistes sans âme.

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Re: William Dieterle (1893-1972)

Messagepar Jeremy Fox » 24 nov. 14, 13:36

AtCloseRange a écrit :Non mais on dirait que tu parles de Sam Wood


Pour ma part, j'ai trouvé plus de plaisir dans la filmo de Sam Wood (dont au moins un petit chef-d'oeuvre : King's Row) que dans celle de Dieterle dont je ne suis pas spécialement fan :oops:

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Re: William Dieterle (1893-1972)

Messagepar Rick Blaine » 24 nov. 14, 13:40

Parmi ses films précode, j'ai vu From Headquarters et Last Flight qui m'ont laissé un bon souvenir. D'ailleurs ce sont les seuls Dieterle que j'ai vus avec Emile Zola qui est moins convainquant, et dans l'ensemble cela constitue une première impression favorable.