King Vidor (1894-1982)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Watkinssien
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Messagepar Watkinssien » 8 déc. 06, 21:23

Pas mal d'éléments positifs ont été mentionnés sur ce maître du cinéma, dont j'admire le choix de sujets particulièrements singuliers, sa parfaite adaptation aux figures de styles les plus diverses.

Mes préférés :

- Hallelujah (1929, pur chef-d'oeuvre)
- Duel au soleil (1947)
- Le rebelle (1949)
- Mirages (1928)
- La foule (1925)

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Tommy Udo
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Messagepar Tommy Udo » 6 janv. 07, 11:27

Show People / Mirages (Intégrale King Vidor, TCM)

Bien avant Boulevard du Crépuscule, Chantons Sous la Pluie ou Les Ensorcelés, Hollywood raconte... Hollywood dans ce très grand classique réalisé de main de maître par King Vidor.

Apparemment vaguement inspirée de la vie de Gloria Swanson, cette comédie est brillamment interprétée par Marion Davies, qui joue le rôle d'une jeune fille (Peggy Pepper) venue à Hollywood dans l'espoir d'y faire carrière, et par William Haines.
Quiproquos et causticité sont au programme. Avec, en prime, une apparition, dans leur propre rôle de quelques stars de l'époque, dont notamment John Gilbert et Mae Murray.
A noter deux très belles scènes dans lesquelles Peggy Pepper rencontre Charlie Chaplin et ... Marion Davies :lol:

C'est avec cette intégrale que je découvre King Vidor. J'ai été scotché par Show People, qui est un véritable document sur une époque révolue. Si ses autres grands classiques du muets présentés par TCM (The Patsy, The Big Parade, The Crowd, La Bohème) sont du même acabit, cela promet de belles découvertes ! :D

Pour en savoir un peu plus sur le film, c'est ici


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Tommy Udo
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Messagepar Tommy Udo » 8 janv. 07, 18:19

Not So Dumb / Dulcy (1929) (Intégrale King Vidor, TCM)

Troisième film de King Vidor interprété par Marion Davies (après The Patsy et Show People).
L'actrice, toujours excellente, est un vrai moulin à paroles et une incroyable boule de nerfs (pauvre Raymond Hackett qui, lui, n'a presque jamais le droit de s'exprimer :lol: ), mais cela participe au charme de cette comédie sans prétention, très agréable à visionner.

Un rareté à découvrir.

Pour en savoir un peu plus sur Marion Davies : ici
+ un portrait de King Vidor : ici

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Jack Griffin
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Messagepar Jack Griffin » 9 janv. 07, 00:12

merci pour ces critiques Tommy Udo ! J'espère avoir le temps de découvrir le cinéma de Vidor grâce à la rétro intégrale de la cinémathèque.

J'ai lu qu'il y avait trois films perdus.

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Tommy Udo
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Messagepar Tommy Udo » 9 janv. 07, 10:26

Jack Griffin a écrit :merci pour ces critiques Tommy Udo ! J'espère avoir le temps de découvrir le cinéma de Vidor grâce à la rétro intégrale de la cinémathèque.

Jack, si tu as l'occasion d'y aller, n'hésite pas !
Tu pourras, en outre, découvrir des films qui ne passent malheureusement pas dans l'intégrale sur TCM et qui, selon Ann Harding, valent apparemment le détour : Cyanara, Notre Pain Quotidien, Stella Dallas,...
Très impatient de lire tes commentaires :wink:

Jack Griffin a écrit :J'ai lu qu'il y avait trois films perdus.

Des muets MGM ?

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Ann Harding
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Messagepar Ann Harding » 9 janv. 07, 11:03

Tommy Udo a écrit :
Jack Griffin a écrit :J'ai lu qu'il y avait trois films perdus.

Des muets MGM ?

En fait, il y a beaucoup de ses films muets qui ont disparus. La cinémathèque en passe 16 sur les 50 env. qu'il a fait. C'est déjà pas mal.... Par exemple, Vidor parle de Bardelys the Magnificent de 1926 avec nostalgie dans ses mémoires car il était perdu. Depuis qq bobines ont refait surface; mais, il n'est pas présent à la rétro. Il parle de ce fim à cause d'une scène où le héros (John Gilbert) part au fil de l'eau avec sa bien-aimée dans une barque. Il a repris cette scène plusieurs fois, dans Cynara et aussi dans Solomon and Sheba (dans ce dernier, il n'a guère aimé le résultat à cause de Brynner...). Une scène de Bardelys est visible dans Show People quand Marion Davies va au cinéma avec W. Haines...
PS Je viens de mettre The Stranger's Return en ligne, et Cynara très bientôt!

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Jack Griffin
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Messagepar Jack Griffin » 9 janv. 07, 14:29

Ann Harding a écrit :
Tommy Udo a écrit :
Jack Griffin a écrit :J'ai lu qu'il y avait trois films perdus.

Des muets MGM ?

En fait, il y a beaucoup de ses films muets qui ont disparus. La cinémathèque en passe 16 sur les 50 env. qu'il a fait.

ah et bien tu pourras dire à Toubiana qu'il s'est gourré dans son édito (trouvable dans les livrets distribué à la cinémathèque) :fiou: :uhuh:

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Alfred Kralik
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Messagepar Alfred Kralik » 9 janv. 07, 18:25

dans Solomon and Sheba (dans ce dernier, il n'a guère aimé le résultat à cause de Brynner

... qui remplaçait Tyrone Power décédé en cours de tournage.
Ce film est moins mauvais qu'on ne l'a dit.

En vrac, mes préférés sont "La grande parade", "Le rebelle" et "Hallelujah".
"Le cinéma est un art. La télévision est un meuble."

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Jack Griffin
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Messagepar Jack Griffin » 10 janv. 07, 14:50

Le cycle s'ouvre sur un film à priori interessant : Le grand passage (Northwest Passage). Premier film en couleur de vidor tourné en 1940 avec Spencer Tracy. Le traitement est apparemment discutable.

Premier film en couleurs de Vidor. La première partie d'un diptyque dont la deuxième ne se tournera jamais. C'est le récit d'une expédition sanguinaire contre les Indiens qui construit le portrait d'un aventurier ambitieux à la recherche irrationnelle d'un dépassement de lui-même. La progression d'un régiment de Rangers dans les montagnes devient mouvement où nature et hommes se mêlent indistinctement. Le film a été longtemps sous-estimé en raison de son incroyable brutalité pour l'époque. On peut aussi voir ce chef d'œuvre aujourd'hui comme le plus férocement lucide sur les guerres contre les Indiens pensés comme des guerres de pure extermination.

Jean-François Rauger

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Ann Harding
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Messagepar Ann Harding » 10 janv. 07, 17:25

Jack Griffin a écrit :Le cycle s'ouvre sur un film à priori interessant : Le grand passage (Northwest Passage). Premier film en couleur de vidor tourné en 1940 avec Spencer Tracy. Le traitement est apparemment discutable.

Premier film en couleurs de Vidor. La première partie d'un diptyque dont la deuxième ne se tournera jamais. C'est le récit d'une expédition sanguinaire contre les Indiens qui construit le portrait d'un aventurier ambitieux à la recherche irrationnelle d'un dépassement de lui-même. La progression d'un régiment de Rangers dans les montagnes devient mouvement où nature et hommes se mêlent indistinctement. Le film a été longtemps sous-estimé en raison de son incroyable brutalité pour l'époque. On peut aussi voir ce chef d'œuvre aujourd'hui comme le plus férocement lucide sur les guerres contre les Indiens pensés comme des guerres de pure extermination.

Jean-François Rauger

Vidor ne put tourner que la 1ère partie, ce qui dénature considérablement le message. On y voit le massacre d'une grande férocité d'un village indien. Dans la deuxième partie, Le personnage de Tracy y aurait été montré sous un jour bien différent. Les paysages sont superbes. Si tu ne l'as jamais vu, ça vaut le déplacement. Mais, je ne crois pas que ce soit un Vidor majeur: c'est un peu bizarre de commencer ce cycle par ce film!
PS: quelques détails sur la 2ème partie qui ne vit pas le jour. Vidor dit: "La 2eme partie ne s'est pas faite à cause du manque de courage des producteurs. Dans la 1ère, Rogers (Tracy) est un formidable héros, dans la seconde, il se désintégrait et ils ont eu peur que le public ne l'accepte pas. Néanmoins, nous avons allongé la première partie tant et si bien qu'elle est devenue un film en elle-même. Et, on avait prévu que je continuerait avec la 2ème. Nous avons continué à payer les acteurs pendant plusieurs semaines. Puis, c'est devenu un mythe, et quelqu'un d'autre a tourné la fin du film, je crois que c'est Jack Conway. Le producteur m'a appelé à NY et m'a demandé si j'étais d'accord. j'étais tellement écoeuré de ne pouvoir finir ce film, que je lui ai dit d'y aller...."

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Jack Griffin
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Messagepar Jack Griffin » 11 janv. 07, 12:37

Ann Harding a écrit :c'est un peu bizarre de commencer ce cycle par ce film!

En fait la cinémathèque a demandé à Warner de produire une copie neuve du film spécialement pour cette rétro. La film rejoindra les archives.

Le massacre du village indien est en effet d'une grande violence et apparaît comme quelque chose d'encore assez dérangeant aujourd'hui. C'est une scène centrale dans le film, magnifiquement mise en scène, dans laquelle tout un village indien se fait encerclé par les troupes menées par le personnage de Spencer Tracy. Le nombre de figurant à l'écran y est impressionnant et le massacre de cette tribu indienne dans un village en feu livre des images saisissantes. Pour autant, on ne sent pas Vidor porter un regard critique sur l'action entrepris par Rogers, malgré la grande brutalité des actes montrés à l'écran. Les soldats en exprimant même parfois une jovialité dans le fait de tuer, renforce un certain malaise. Il est effectivement dommage que la deuxième partie de ce diptyque soit tombé à l'eau car il est concevable que Tracy aurait eu les épaules pour enrichir son personnage, en allant au delà d'un personnage paternaliste et bourru.
Toutefois on peut noter que le traitement d'un des personnages voulant à tout prix venger son frère torturé par les indiens soit un élément révélateur d'une des facettes de Rogers. On voit en effet ce personnage garder secrètement une tête d'indien en trophée, allant même jusqu'à vouloir la manger.

La mise en scène est irréprochable, ample et arrive à bien exprimer la majesté des paysages traversés. Un bon film d'aventure ayant l'air d'avoir majoritairement été tourné en décor naturel, avec un nombre d'acteurs à l'écran toujours assez important; ce qui laisse penseur sur les difficultés techniques rencontrés au cours du tournage.
Le scénario n'évite pas les clichés, les raccourcis et reste sur le fond assez détestable (avec en prime une conclusion indigeste sur l'entreprise d'extermination des peuples indiens). Il serait interessant qu'un cinéaste reprenne aujourd'hui cette partie de l'histoire.

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Ann Harding
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Messagepar Ann Harding » 29 janv. 07, 10:44

Durant ce WE, j'a pu voir 3 films de Vidor tous intéressants, bien que mineurs.

Cynara 1932 avec Kay Francis, Ronald Colman et Henry Stephenson
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J'ai déjà dit tout le bien que je pensais de ce film sur mon site.
Mais, une vision sur grand écran révèle toujours des aspects inattendus. La copie présentée était très bonne et mettait en valeur le travail de Ray June.

The Wedding Night 1935 avec Anna Sten et Gary Cooper
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Un film que je voulais voir depuis longtemps! La copie était, hélas, épouvantable... une copie (tchèque?) de 2ème ou 3ème génération sans contraste et noirâtre... Impossible d'apprécier les images de Gregg Toland! Mais, le film se révèle fort intéressant. Gary Cooper est un écrivain alcoolique (inspiré de F. Scott Fitzgerald) qui a perdu toute inspiration. Il part vivre à la campagne dans le Connecticut pour se resourcer. Il y rencontre ses voisins, des fermiers polonais et en particulier Manya (Anna Sten). Celle-ci devient sa muse et il se remet à écrire. Insensiblement, il tombe amoureux de Manya. Mais, le père de Manya la destine au brutal Frederick (Ralph Bellamy????).
L'étude sur la vie des immigrés était un sujet que l'on abordait peu à l'époque bien que Goldwyn, le producteur, fut lui-même un immigré polonais! La russe Anna Sten est très bien dirigée ainsi que Cooper. Un film décidément fort intéressant.

So Red The Rose 1935 avec Margaret Sullavan et Randolph Scott
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Le film fut un échec retentissant à sa sortie... Lorsque D.O. Selznick acheta les droits de GWTW on le lui cita en exemple pour lui signifier que la Guerre de Sécession était un sujet à éviter!!!
Le film brasse pratiquement tous les thèmes que l'on retrouvera dans Gone With the Wind: mais à seulement 1/3 de sa durée! En 1h22, Vidor nous conte le destin de la Southern Belle Valette (M. Sullavan) et de sa famille. Certes, les personnages ne sont pas toujours très fouillés, mais, les acteurs sont excellents. Le père est incarné par Walter Connolly (un des piliers des films de Capra) qui a une passion pour le mint julep... Bien que le film soit pro-sudiste, il y a une excellente scène où l'on voit les esclaves se révolter à l'approche des troupes Yankee et Valette réussit à les convaincre de rester. La famille de Valette va finalement sortir de la guerre en ayant perdu sa maison et ses esclaves, mais, sur une note optimiste où nous les voyons cultiver la terre comme les pionniers, leurs ancêtres. Les images de Victor Milner ont la douceur crémeuse des films Paramount de l'époque et utilise superbement les paysages du sud. (Le programme indiquait une copie 16mm, mais, en fait, la qualité était au rendez-vous)

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Ann Harding
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Messagepar Ann Harding » 24 févr. 07, 10:44

H.M. Pulham Esq. (Souvenirs) 1941 avec Robert Young, Hedy Lamarr et Ruth Hussey

Pour ce film, Vidor est non seulement le producteur et le réalisateur, mais, aussi le scénariste. Il a en effet adapté le roman de J.P. Marquand avec son épouse Elizabeth Hill. Marquand a aussi écrit The Late George Apley dont Mankiewicz fera un film en 1947. Ces deux films ont beaucoup de thèmes communs: le carcan que s'imposent les grands bourgeois Bostoniens et comment s'en libérer!
Vidor avait d'abord proposé le rôle de Harry Pulham à Cooper, puis à James Stewart. Il dut se contenter de Robert Young, acteur honnête, quoique un peu fade. Son Harry est tellement englué dans une routine millimétré qu'il semble déjà mort. Il recontre ses anciens condisciples d'Harvard et son ancien flirt, Marvin Myle (Hedy Lamarr). Ces retrouvailles réveille en lui de vieux souvenirs et semble le ramener à la vie. Le personnage le plus intéressant est celui de Marvin: une femme indépendante et qui travaille dans une agence de publicité. Harry est subjugué par cette femme tellement différente des débutantes bostoniennes. Mais, il lui préfera Boston.
Vidor obtient d'Hedy Lamarr, une performance tout à fait sincère, certainement un de ses meilleurs films.

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joe-ernst
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Messagepar joe-ernst » 8 oct. 07, 10:56

Notre pain quotidien (Our Daily Bread, 1934), de King Vidor.

Film sentant bon le socialisme paysanno-ouvrier de la Grande Dépression, on peut aussi trouver ça un peu pompeux et ridicule. Reste la belle séquence du creusement du canal, qui reste la seule chose valant le visionnement de ce film.
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joe-ernst
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Messagepar joe-ernst » 9 oct. 07, 10:26

Dulcy (Not So Dumb, 1930), de King Vidor.

Sur recommandation de Tommy ( :wink: ), j'ai regardé ce film hier soir pour Marion Davies, et le moins que l'on puisse dire, c'est que son abattage est impressionnant, à croire que tout ce qu'elle n'a pas pu dire au temps du muet s'est mis à sortir en flots continus. C'est étourdissant et fatigant. Elle y tient le rôle de Dulcy, la fiancée d'un jeune homme qui espère devenir l'associé d'un vieux bijoutier bougon. Elle invite donc ce dernier avec sa femme et sa fille le temps d'un week-end, en même temps que deux autres hommes, un homme d'affaires et un scénariste (la grande Franklin Pangborn, dont la façon de saluer le très mignon frère de Dulcy en dit long sur son "état"), qui se trouve être le fiancé secret de la fille du bijoutier. Comme Dulcy veut trop bien faire, tout va tourner à la catastrophe... Tourné d'après un pièce de théâtre (cela se sent beaucoup dans la réalisation de Vidor), ce vaudeville se laisse voir mais sans laisser de souvenirs impérissables.
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