Les Westerns 2ème partie

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

Modérateurs : Karras, Rockatansky, cinephage

Avatar de l’utilisateur
kiemavel
Accessoiriste
Messages : 1855
Inscription : 13 avr. 13, 09:09

Barricade - Peter Godfrey (1950)

Messagepar kiemavel » 3 janv. 20, 21:27

Image


Pour avoir voulu échapper au shérif de la ville, plusieurs étrangers de passage à Peaceful Haven sont contraints de trouver refuge sur le site de la mine dirigée de manière dictatoriale par l'impitoyable 'Boss' Kruger (Raymond Massey) : Bob Peters (Dane Clark), un hors-la-loi en fuite, Judith Burns (Ruth Roman), évadée d'une prison pour femmes, ainsi que Aubrey Milburn (Robert Douglas), un passager de sa diligence qu'elle avait voulu faire passer pour son mari alors qu'elle avait été reconnue par le shérif. Tandis que Judith reste entre la vie et la mort suite au renversement de leur diligence survenu lors de leur fuite, les deux hommes sont forcés de travailler sur place, Milburn, blessé lui aussi mais plus légèrement, au cuisine et Peters à la mine, avec une bande d'employés tous recherchés par la justice et tenus d'une main de fer par Kruger ...

Image
Spoiler (cliquez pour afficher)
Image

Dane Clark, épisode 2 :
Barricade était la transposition en western du roman de Jack London, The Sea-Wolf, par Peter Godfrey, essai ambitieux pour ce cinéaste mais qui se révèle finalement honorable bien que loin de valoir la version que Michael Curtiz en donna en 1941. Sans même parler des compétences respectives de ces deux cinéastes, l'adaptation due à William Sackheim – qui écrivit le script de quelques westerns : Les rebelles, L'héroïque lieutenant, de nombreux petits films noirs et futur co-auteur du premier Rambo – était déjà loin de valoir le scénario sur lequel s'était appuyé Curtiz.
Il se tirait sans soucis du premier écueil : la justification de la soumission des hommes de Kruger qui sont tenus en état de quasi esclavage mais qui – eux – pourraient fuir, en faisant de « l'équipage » des hommes recherchés par la justice préférant encore l'enfer minéral de Kruger à la prison. C'est d'ailleurs illustré d'emblée puisque ce sont les deux seconds du tyran qui proposent avec insistance à Peters de l'emmener dans leur chariot jusqu'au « refuge « de leur patron après avoir remarqué que le fuyard avait dissimulé son visage dans le bar où il venait d'entrer sitôt que le shérif s'y était montré. Accueillir des hors-la-loi, c'est pour Kruger l'assurance d'avoir à sa disposition des hommes soumis …
D'autre part, en localisant la mine au milieu d'étendues désertiques inhospitalières et donc dissuasives, empêchant théoriquement toute fuite. Une "barricade" naturelle en quelque sorte (1)

Image
Spoiler (cliquez pour afficher)
Image

Autre aspect assez satisfaisant, le portrait de Kruger et son interprétation par Raymond Massey, mais le personnage est tout de même bien plus superficiellement exploré que dans la version Curtiz. On retrouve des choses : Kruger cite Shakespeare en dévoilant l'identité du personnage représenté sur un tableau de son bureau : son modèle, Richard III … mais c'est vite expédié et on ne retrouve pas les brillants dialogues du film antérieur.
Sensiblement meilleures sont les séquences -et les dialogues qui les accompagnent- qui montrent Kruger en manipulateur d'hommes supérieurement malin et la relation complexe liant le despote et ces brutes qu'il emploie. Des hommes qui respectent la puissance de Kruger, le craignent, le haïssent parfois mais il a la malice de leur permettre de temps en temps de pouvoir rire (les hommes se réjouissent avec Kruger des humiliations qu'il fait subir, à Peters, à Judith …) ou se venger sur des personnages encore moins bien lotis qu'eux, les plus faibles sur lesquels leur colère et leur haine se reportent. C'est d'autant plus habile qu'il leur donne en guise d'exutoire 2 de ses 3 collaborateurs : son avocat, un vieux bonhomme frêle, déchu et humilié, ancien juge devenu alcoolique (qui est de quelques scènes fortes, parmi les meilleures du récit). Et son cuisinier Tippy, un type faux, roublard, jouant sur tous les tableaux … et donné en pâture aux mineurs après que Tippy ait pourtant joué les informateurs pour son patron.

Image
Spoiler (cliquez pour afficher)
Image

En revanche, toutes les relations entre les personnages principaux sont insuffisantes, sans exception. Même si leurs personnages – et leurs interprètes- sont sur le papier les plus importants, l'affrontement entre Kruger et Peters est des moins inspiré puisqu'ils se battent à poings nus plusieurs fois … et c'est à peu près tout, avec tout de même une singularité, c'est que le bon n'en sort jamais vainqueur. Jusqu'au bout (ou alors par accident). Le personnage de Milburn est mieux traité et son affrontement avec Kruger donnent les fameux dialogues attendus entre le « cynique » et le « moraliste » mais en mode tout de même mineur par rapport au modèle. D'autre part, on comprend très vite que le personnage n'est pas ce qu'il prétend être (il est surpris par Kruger en train de fouiller son bureau) mais – au fond – ce que cela cache, c'est à dire l’histoire secrète de l'acquisition de la mine et ses conséquences, n'apporte pas grand chose à l'histoire (le final est même assez curieux puisqu'une horde de cow-boys survient sur le site de la mine et amène donc une véritable opposition à Kruger mais la bataille est curieusement - mais logiquement finalement – montrée hors champ. On en voit juste les conséquences : le feu, les cadavres alignés les uns à coté des autres … et Il n'est pas si commun qu'un cinéaste occulte une longue séquence finale spectaculaire mais c'est sans aucun doute pour « dégager le terrain » en vue de l'affrontement entre les deux têtes d'affiche)

Image
Spoiler (cliquez pour afficher)
Image

Quant au seul personnage de femme, il est presque totalement sacrifié. Ruth Roman au milieu d'une bande de types on ne peut plus frustes, coincés depuis des mois, des années, au milieu du désert, c'est un appel au … câlin ! (bref passage en mode MeToo, la version non expurgée est disponible en mp, sous le manteau). Mais non, rien, pas même de romance et la belle ne suscite donc aucune rivalité masculine. D'autre part, Il n'y a qu'une scène entre Kruger et Judith (il l'humilie devant ses hommes au réfectoire), quelques scénettes insignifiantes avec Milburn et guère mieux avec Peters, même s'ils ont, dans la pénombre, une assez longue et belle séquence d'apprivoisement mutuel assez bien dialoguée :
- Qui êtes-vous de toute façon ? demande le hors-la-loi
- Pas aussi mauvaise que ce que vous croyez, pas aussi bonne que je le voudrais, lui répond l'évadée de prison
Mais même s'ils parviennent à fuir ensemble momentanément (mais Kruger avait tout prévu …), on reste vraiment sur notre faim.

Image
Spoiler (cliquez pour afficher)
Image

J'en termine … Pour l'interprétation de Raymond Massey (excellente, sans atteindre celle géniale de Robinson), celles des seconds rôles Morgan Farley (le juge) et George Stern (le cuistot Tippy), en mode Peter Lorre, … pour la très belle photo de Carl Guthrie, le spectacle vaut la peine mais ce n'est quand même pas un indispensable. Vu ' à peu près ' en vost.

(1) Ce n'est pas ce que suggère l'affiche (mauvaise, de mon point de vue). "Barricade", cela pouvait évoquer l'option retenue dans les affiches mais c'est un choix étrange compte tenu du film. Les autres étant la barricade naturelle évoquée plus haut …. et enfin, la barricade, c'est en quelque sorte la solution que croit trouver Peters pour se débarrasser de Kruger. C'est cet acte là qui entraine même le dénouement (1)

Image
Image
Image
Dernière édition par kiemavel le 3 janv. 20, 23:48, édité 3 fois.

Avatar de l’utilisateur
kiemavel
Accessoiriste
Messages : 1855
Inscription : 13 avr. 13, 09:09

Re: Les Westerns 2ème partie

Messagepar kiemavel » 3 janv. 20, 21:40

Ruth, très grièvement blessée, se tortille sur sa paillasse ... à entendre ses râles et en voyant la couverture se soulever spectaculairement à chacune de ses profondes respirations, on souffre avec elle. Mais c'est bon.

Image
Image
Image

Avatar de l’utilisateur
kiemavel
Accessoiriste
Messages : 1855
Inscription : 13 avr. 13, 09:09

Re: Massacre - Louis King (1956)

Messagepar kiemavel » 16 janv. 20, 14:21

Image


A la recherche de Miguel Chávez, soupçonné de se livrer au trafic d'armes avec les indiens Yaqui, la patrouille de rurales mexicains conduite par le capitaine Ramón arrive au poste de traite de Chavez et y trouve sa femme Angélica, laquelle nie les accusations visant son mari. Bientôt, un petit groupe de Yaquis arrive à son tour et accuse les Chavez de leur avoir vendu des médicaments toxiques ayant rendus aveugles plusieurs membres de la tribu. Au poste, Ramon trouve bien une cache avec ces médicaments et, n'accordant plus aucun crédit aux propos d'Angelica, d'autant plus que les fusils en possession des Yaquis et les traces de chariots lourdement chargés trouvés à proximité du poste de traite semblent confirmer ses soupçons, il autorise les Yaquis à brûler le poste et force la jeune femme à accompagner la patrouille à la recherche de son époux …

Image
Spoiler (cliquez pour afficher)
Image

Dane Clark, épisode 3
Massacre, western américano-mexicain, était la dernière production de Robert L. Lippert, Jr. (le fils de, qui fut bien moins prolifique que Robert Sr.), dirigée par un petit spécialiste du western, Louis King, dont c'était aussi le dernier film réalisé pour le cinéma et qui n'y a jamais fait d'étincelles, mais il était écrit par un trio très capable : Fred Freiberger et William Tunberg, pour l'histoire, et D.D. Beauchamp, pour le scénario … Mais on ne peut pas dire qu'ils se soient beaucoup creusés les méninges pour celui ci même si par ailleurs le film possède bien quelques attraits.

Ils avaient fait du personnage central, Angelica (Martha Roth), une intéressante garce comme on en rencontre plus souvent dans le film noir. L'épouse du trafiquant d'armes tentait de diviser la troupe de fédéraux par différents stratagèmes : en tentant de semer le doute sur les intentions de Juan Pedro (Jaime Fernandez), le pourtant loyal éclaireur « prêté » par le chef Yaqui rencontré au comptoir de traite et chargé de les guider vers les dits trafiquants, créant donc de premières dissensions entre Ramon (Dane Clark) et son second Ezparza (James Craig). Et surtout en séduisant ce dernier, lui promettant, en plus de ses faveurs, de faire main basse sur le pactole accumulé par son époux. Pour elle, il tue un de ses hommes, s'enfuit en sa compagnie … mais recule finalement, et ça, les indécis, les faibles, les cojones molassssson, Angelica, elle ne les aime pas ! (la scène où elle lâche – ou plutôt écarte radicalement le « mou » de son chemin - est plutôt sympa)

Image
Spoiler (cliquez pour afficher)
Image

L'actrice Martha Roth (née italienne mais qui fit toute sa carrière au Mexique), très expressive (trop ?), en faisait beaucoup et la rage inscrite parfois sur son visage, de même que ce visage lui même assez particulier, faisait d'elle une sorte de Mercedes McCambridge méditerranéenne. Par contre, d’aucuns pourraient peut-être trouver qu'elle manquait de charme pour faire ainsi tourner les têtes mais au moins, avec son personnage, les auteurs avaient crée un personnage doté d'une certaine épaisseur, même s'il était mauvais à outrance, ce qui n'était moins le cas avec les deux principaux personnages masculins, tout deux assez mal caractérisés et interprétés mollement par James Craig, et de manière plus surprenante par un Dane Clark, plus effacé que de coutume. Pour lui.

L'affrontement entre les deux hommes, l'un aveuglé par Angelica, l'autre ayant compris son manège et ne la lâchant pas du regard donne tout de même quelques bonnes petites scènes bien dialoguées rendant compte des tensions entre les deux hommes et une petite péripétie (Ramon sauve la vie de son second), trouve son prolongement plus tard puisque c'est sans doute la raison pour laquelle Ezparza refuse d'obéir jusqu'au bout à Angelica. On retrouve le Dane Clark que l'on connaît ça et là dans des accès de violence ou dans les dialogues acerbes qu'il échange avec Angelica mais il reste en retrait par rapport à ce que l'on connaît de lui dans ses meilleurs jours.

Image
Spoiler (cliquez pour afficher)
Image

D'autre part, dans ses développements le film s'avère assez avare en péripéties, semblant réserver les séquences d'action d'envergure pour le bouquet final (il est vrai, bref, sans doute trop, mais assez spectaculaire). Entre temps, on voit néanmoins de petites choses : le différent entre l'éclaireur indien et Ezparza est clos à la suite d'un bon duel au couteau arbitré par Ramon … et des anicroches retardent la patrouille dans sa tentative d'empêcher la livraison d'armes aux Yaquis en guerre.

Mais la plupart des violences sont commises à contretemps par rapport à la marche de la patrouille. Parfois, celle ci arrive trop tard : les trafiquants d'armes attaquent et massacrent les renforts du Lt. Sandival sur lesquels comptait Ramon ... mais hors champ donc, et Ramon ne peut que ramasser le cadavre de son collègue. Plus tard, elle arrive en fin de bataille et en trop petit nombre pour empêcher le massacre des trafiquants d'armes à leur tour attaqués par les Yaquis … mais on a le temps de recueillir les derniers mots d'un homme qui révèle le lieu où se cachent Chavez et les survivants de sa bande de trafiquants.

Image
Spoiler (cliquez pour afficher)
Image

C'est le lieu où se termine le récit, dans les ruines d'un fort espagnol puisque c'est entre ses pans de murs en partie effondrés que se cache Chavez et ses derniers hommes. C'est là que les deux camps se rejoignent à la suite d'un coup de force -ou de bluff- de Ramon qui en chemin s'est endurci. Mais la tentative d'alliance entre soldats et trafiquants sera vaine, les époux se montrant jusqu'au bout irrécupérables. Même si une fois de plus, les auteurs ont aussi cédé à la routine (le rachat du bon soldat qui s'était montré faible et fautif), ils ont tout de même eu l'audace de clôturer le film de manière très noire par une bonne séquence spectaculaire, qui bien que filmée de manière assez brouillonne, ne manque pas de force et qui offre un final – au moins - sans concessions (y compris, pour l'image finale de l'éclaireur Yaqui, finalement indifférent au sort des blancs qu'il avait guidé et qui se prépare tranquillement un repas tandis qu’ils sont massacrés)

Image
Spoiler (cliquez pour afficher)
Image

Quelques qualités et aspects originaux : Ce final. Un bon personnage de femme. Les paysages verdoyants, très boisés, inhabituels et superbes du Mexique (film tourné intégralement à Mexico City et dans la région de Cuernavaca ), bien mis en valeur par Louis King et son chef op. En revanche, le procédé Anscolor a mal vieilli donnant une image rougeâtre marronnasse très prononcée … La distribution mexicaine, et donc des personnages basanés montrés sans condescendance au cours de scènes de bivouacs agréables où notamment les chansons mexicaines offrent une variante aux scènes comparables du western 100 % américain (à l'exception du trio vedette, Clark, Craig, Roth, les deux premiers ne jurant pas trop avec un sombrero sur le crane, la plupart des techniciens et comédiens étaient mexicains). Par contre, Louis King, comme metteur en scène, était très loin d'avoir le talent de son illustre frère. Mais le fait est connu … tout comme sont connus les risques du métier de trafiquant d'armes dans lequel on ne vit guère plus vieux que chez les chasseurs de prime et les pilleurs de banque. Mais ce n'est que justice car : Bien mal Yaqui ne profite jamais (même pas honte, non). Vu en vost

Massacre :arrow:
Spoiler (cliquez pour afficher)
Image
Image
Dernière édition par kiemavel le 16 janv. 20, 15:38, édité 1 fois.

Avatar de l’utilisateur
Alexandre Angel
Une couille cache l'autre
Messages : 6623
Inscription : 18 mars 14, 08:41

Re: Les Westerns 2ème partie

Messagepar Alexandre Angel » 16 janv. 20, 15:00

kiemavel a écrit :Bien mal Yaqui ne profite jamais

...et Pawnee soit qui mal y pense

Chip
Electro
Messages : 759
Inscription : 22 oct. 08, 10:26

Re: Les Westerns 2ème partie

Messagepar Chip » 17 janv. 20, 08:38

Peu de chance de le voir en dvd zone 2 français... le film est sorti chez VCI Entertainment (Kit Parker-films) en 2009, le dvd contient 2 galettes avec ces titres:
- Massacre
- Shotgun
- Three desperate men
- Ouylaw women
- Deputy marshal
- Four fast gun
en bonus, interview de Robert Lippert,jr
Pas de S/T, all zone.

Avatar de l’utilisateur
Supfiction
David O. Selznick
Messages : 14671
Inscription : 2 août 06, 15:02
Localisation : Have you seen the bridge?

Re: Les Westerns 2ème partie

Messagepar Supfiction » 18 janv. 20, 10:10

Alexandre Angel a écrit :
kiemavel a écrit :Bien mal Yaqui ne profite jamais

...et Pawnee soit qui mal y pense


Image

Avatar de l’utilisateur
kiemavel
Accessoiriste
Messages : 1855
Inscription : 13 avr. 13, 09:09

Re: Les Westerns 2ème partie

Messagepar kiemavel » 18 janv. 20, 15:50

Ah ben voilà, tu te décarcasses et tout ce qu'ils retiennent c'est les c....eries
C'est p'tet de ma faute, remarque :mrgreen:

Avatar de l’utilisateur
Alexandre Angel
Une couille cache l'autre
Messages : 6623
Inscription : 18 mars 14, 08:41

Re: Les Westerns 2ème partie

Messagepar Alexandre Angel » 18 janv. 20, 23:19

kiemavel a écrit :Ah ben voilà, tu te décarcasses et tout ce qu'ils retiennent c'est les c....eries
C'est p'tet de ma faute, remarque :mrgreen:

Mais non, je t'ai lu et tu m'as donné envie de voir Massacre, qui avait été annoncé il y a quelques années comme devant paraître chez Sidonis. On l'attend encore...

Spoiler (cliquez pour afficher)
Image

Avatar de l’utilisateur
kiemavel
Accessoiriste
Messages : 1855
Inscription : 13 avr. 13, 09:09

Re: Les Westerns 2ème partie

Messagepar kiemavel » 20 janv. 20, 15:23

Elles m'ont évidemment fait sourire vos réactions.
Pour la sortie annoncée puis repoussée sans date, oui, et c'est pas mal, Massacre, mais je crois qu'il y a mieux dans la flmo de Dane Clark. Avant même de poster la dernière présentation, celle de Outlaw's Son de Lesley Selander, pour donner une idée de ma hiérarchie, je dirais :

Fort Defiance (Le fort de la vengeance) de John Rawlins 7,5
Barricade de Peter Godfrey 7
Outlaw's Son de Lesley Selander 6,5
Massacre de Louis King 6

C'est assez haut et serré, ce qui veut dire qu'une re-viste pourrait presque bouleverser le classement … et surtout, que tout est très regardable.
A propos de regardable, toujours pas vu : Thunder Pass de Frank McDonald (1954)… et ses seconds rôles attirants : Raymond Burr, John Carradine et Andy Devine