Beaucoup de films d'épouvante / fantastiques ont également eu des titres français ridicules, souvent du fait d'une sorte de "loi des séries" : le titre doit
forcément faire référence à un succès précédent. Quelques années après
Night of the living dead (La nuit des morts-vivants), Romero sort
The Crazies (quelque chose comme "Les fous furieux", "Les enragés"), sorti en France sous le titre on ne peut plus nanardesque
La nuit des fous vivants.
Bava n'a vraiment pas eu de chance avec les titres français de ses films, des tâches s'obstinant à coller le mot "vampire" aussi souvent que possible :
- Il Rosso Segno della Folia (La marque rouge de la folie)

Une hache pour la lune de miel
- Gli Orrori Del Castello Di Norimberga (Les horreurs du château de Nuremberg)

Baron Vampire
- Terrore Nello Spazio (Terreur dans l'espace)

La planète des vampires
- Ercole al Centro Della Terra (Hercule au centre de la Terre)

Hercule conte les vampires
- Reazione a catena (Ecologia del delitto) (Réaction en chaîne (Ecologie du crime)

La baie sanglante
- Cinque bambole per la luna d'agosto (Cinq poupées pour la lune d'août)

L'île de l'épouvante / Cinq filles dans une nuit chaude d'été (
Nice job, Dr Syntax...)
Niveau titres pourraves, Hawks a également été bien gâté :
L'impossible M. Bébé
Allez coucher ailleurs
Chérie, je me sens rajeunir !
La dame du vendredi
Au rayon thrillers / films noirs des années 40/50, comment (sans craindre le ridicule) manifester son enthousiasme pour des films intitulés :
Les Forbans de la nuit
Pour toi j'ai tué
Deux mains, la nuit ("Demain la quoi ?")
Nous avons gagné ce soir
Le carrefour de la mort (Et pourquoi pas "L'affaire Bison Futé" ?)
...
Autre exemple rigolo :
Invasion of the body snatchers. On appelait "body snatchers" (voleurs de corps) les indélicats qui profitaient de la nuit pour exhumer et dérober des cadavres afin de les revendre. Plusieurs films ont mis en scène ce genre de personnages (dont un dans les années 40 avec Karloff me semble t'il). Quand Siegel sort
Invasion of the body snatchers, ni une ni deux, on le situe dans ce courant et on le rebaptise "L'invasion des profanateurs de sépulture".

Quand Kaufman sort son remake en conservant le titre original, les traducteurs français rectifient partiellement le tir en le baptisant plus sobrement "L'invasion des profanateurs". Ça claque comme titre, mais ça n'a pas grand rapport avec le film en lui-même
(ouais, mais bon, ça claque comme titre).