James Cagney (1899-1986)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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Lord Henry
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Re: James Cagney (1899-1986)

Messagepar Lord Henry » 19 août 11, 10:16

J'aime bien, moi aussi, Lady in the Lake. Je trouve que les contraintes techniques créent un effet de distanciation que renforce une musique particulièrement atypique.
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Cathy
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Re: James Cagney (1899-1986)

Messagepar Cathy » 19 août 11, 10:21

il faudrait que je revois Lady in Lake, mais j'avais détesté à l'époque, car je me sentais curieusement totalement extérieure à l'histoire et j'ai beaucoup de mal avec la caméra subjective

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Re: James Cagney (1899-1986)

Messagepar Rick Blaine » 19 août 11, 10:59

Père Jules a écrit :Alors que, concernant cette subjectivité de la caméra, j'ai davantage été enthousiasmé par toute la première partie de Dark Passage. Delmer Daves a su mieux y faire, et n'a pas construit son film comme un exercice de style. Il a utilisé cette subjectivité car cela servait la narration.



Exactement. Ce que je ressent devant Lady In The Lake, c'est justement cette contrainte de l'exercice de style. Dark Passage est effectivement l'exemple parfait de la réussite dans l'utilisation de la camera subjective.

Père Jules a écrit :
joe-ernst a écrit :Je trouve au contraire que Lady in the Lake illustre la quintessence du style noir et me paraît donc indispensable pour tous les amateurs du genre... 8)


Sur les thématiques à n'en point douter, le style lui, laisse à désirer je trouve.


Entièrement d'accord également.

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Re: James Cagney (1899-1986)

Messagepar Flavia » 19 août 11, 11:18

Ce soir sur TCM à 23 H 45 The Roaring Twenties (les fantastiques années 20) de Raoul Walsh pour les fans de James Cagney :)

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Re: James Cagney (1899-1986)

Messagepar joe-ernst » 19 août 11, 12:36

Père Jules a écrit :
joe-ernst a écrit :Je trouve au contraire que Lady in the Lake illustre la quintessence du style noir et me paraît donc indispensable pour tous les amateurs du genre... 8)


Sur les thématiques à n'en point douter, le style lui, laisse à désirer je trouve.

Je ne suis définitivement pas d'accord.
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Re: James Cagney (1899-1986)

Messagepar Père Jules » 19 août 11, 12:37

Mon avis peut paraitre un peu péremptoire donc je tempère: je ne dis pas que le film est techniquement raté, je trouve que l'objectif d'immersion revendiqué par son auteur (cf. l'intro) n'est pas atteint. ;)

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Re: James Cagney (1899-1986)

Messagepar Flol » 19 août 11, 12:43

Flavia a écrit :Ce soir sur TCM à 23 H 45 The Roaring Twenties (les fantastiques années 20) de Raoul Walsh pour les fans de James Cagney :)

J'adore Cagney, mais ce film de Walsh (dont j'avais pourtant entendu et lu le plus grand bien) m'a relativement déçu.
Il reste plaisant, mais je l'ai tout de même trouvé en deçà de White Heat et de Angels with Dirty Faces...

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Re: James Cagney (1899-1986)

Messagepar Rick Blaine » 19 août 11, 12:46

Ratatouille a écrit :
Flavia a écrit :Ce soir sur TCM à 23 H 45 The Roaring Twenties (les fantastiques années 20) de Raoul Walsh pour les fans de James Cagney :)

J'adore Cagney, mais ce film de Walsh (dont j'avais pourtant entendu et lu le plus grand bien) m'a relativement déçu.
Il reste plaisant, mais je l'ai tout de même trouvé en deçà de White Heat et de Angels with Dirty Faces...


Je suis d'accord il es en deçà. Très agréable, mais pas au niveau de ces chefs d’œuvres.

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Re: James Cagney (1899-1986)

Messagepar Julien Léonard » 19 août 11, 13:39

Rick Blaine a écrit :
Ratatouille a écrit :
Flavia a écrit :Ce soir sur TCM à 23 H 45 The Roaring Twenties (les fantastiques années 20) de Raoul Walsh pour les fans de James Cagney :)

J'adore Cagney, mais ce film de Walsh (dont j'avais pourtant entendu et lu le plus grand bien) m'a relativement déçu.
Il reste plaisant, mais je l'ai tout de même trouvé en deçà de White Heat et de Angels with Dirty Faces...


Je suis d'accord il es en deçà. Très agréable, mais pas au niveau de ces chefs d’œuvres.


Pour moi, c'est un chef-d'oeuvre de vitesse, de frénésie, d'ivresse, une chronique quasi-journalistique d'une décennie mythique de l'histoire américaine ! Walsh emballe ça avec maestria et signe au passage son premier film pour la Warner, le premier d'une longue série d'oeuvres légendaires. James Cagney y est évidemment sensationnel et chaque vision me conforte dans un plaisir de chaque minute. Il n'a pas la violence de White heat (et sa modernité dans la sécheresse du traitement... m'enfin le film est 10 ans plus jeune aussi, et du même réalisateur) ni l'aura des Anges aux figures sales (mais les deux films ne racontent pas la même chose non plus), mais rayonne parmi les grands films du genre. :wink:
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Re: James Cagney (1899-1986)

Messagepar Rick Blaine » 19 août 11, 13:50

Julien Léonard a écrit :
Rick Blaine a écrit :
Ratatouille a écrit :
Flavia a écrit :Ce soir sur TCM à 23 H 45 The Roaring Twenties (les fantastiques années 20) de Raoul Walsh pour les fans de James Cagney :)

J'adore Cagney, mais ce film de Walsh (dont j'avais pourtant entendu et lu le plus grand bien) m'a relativement déçu.
Il reste plaisant, mais je l'ai tout de même trouvé en deçà de White Heat et de Angels with Dirty Faces...


Je suis d'accord il es en deçà. Très agréable, mais pas au niveau de ces chefs d’œuvres.


Pour moi, c'est un chef-d'oeuvre de vitesse, de frénésie, d'ivresse, une chronique quasi-journalistique d'une décennie mythique de l'histoire américaine ! Walsh emballe ça avec maestria et signe au passage son premier film pour la Warner, le premier d'une longue série d'oeuvres légendaires. James Cagney y est évidemment sensationnel et chaque vision me conforte dans un plaisir de chaque minute. Il n'a pas la violence de White heat (et sa modernité dans la sécheresse du traitement... m'enfin le film est 10 ans plus jeune aussi, et du même réalisateur) ni l'aura des Anges aux figures sales (mais les deux films ne racontent pas la même chose non plus), mais rayonne parmi les grands films du genre. :wink:


Ah mais bien sur c'est un super film!! Je le place un peu moins haut que toi, mais on y prend énormément de plaisir. C'est plus par comparaison aux 2 films cités que je dois le placer un cran en dessous.

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Re: James Cagney (1899-1986)

Messagepar Federico » 19 août 11, 19:41

Ratatouille a écrit :
Flavia a écrit :Ce soir sur TCM à 23 H 45 The Roaring Twenties (les fantastiques années 20) de Raoul Walsh pour les fans de James Cagney :)

J'adore Cagney, mais ce film de Walsh (dont j'avais pourtant entendu et lu le plus grand bien) m'a relativement déçu.
Il reste plaisant, mais je l'ai tout de même trouvé en deçà de White Heat et de Angels with Dirty Faces...

Je l'ai découvert tout récemment et il m'a moi aussi déçu malgré Cagney et son débit de mitraillette. Et puis cette fin édifiante... :shock: Vous me direz que celle de Angels with Dirty Faces l'est aussi d'une certaine façon mais en beaucoup plus sophistiquée. Quant à White heat, Walsh plaça la barre autrement plus haut.
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Re: James Cagney (1899-1986)

Messagepar AtCloseRange » 19 août 11, 19:51

Rick Blaine a écrit :
Ratatouille a écrit :
Flavia a écrit :Ce soir sur TCM à 23 H 45 The Roaring Twenties (les fantastiques années 20) de Raoul Walsh pour les fans de James Cagney :)

J'adore Cagney, mais ce film de Walsh (dont j'avais pourtant entendu et lu le plus grand bien) m'a relativement déçu.
Il reste plaisant, mais je l'ai tout de même trouvé en deçà de White Heat et de Angels with Dirty Faces...


Je suis d'accord il es en deçà. Très agréable, mais pas au niveau de ces chefs d’œuvres.

Très déçu par ce Walsh. Même pas été jusqu'au bout.
Si quelqu'un veut mon DVD...
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feb
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Re: James Cagney (1899-1986)

Messagepar feb » 20 août 11, 18:17

The Roaring Twenties (Les fantastiques années 20) - Raoul Walsh (1939)
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Petite déception avec ce film signé Raoul Walsh. Peut-être en attendais-je un peu trop surtout après la baffe White heat et le superbe Angels with Dirty Faces de Curtiz. Alors oui ce film de Walsh a été tourné 10 ans avant ce magnifique film qu'est White Heat et oui le thème abordé et son traitement font qu'il est difficile de pouvoir comparer ces 2 films du réalisateur. Même avec le film de Curtiz la comparaison n'est pas aisée car celui-ci se concentre sur la montée en puissance de Rocky Sullivan quand le film de Walsh mélange "fresque" historique, histoire d'amour, drame social et film de gangster.
Mais The Roaring Twenties n'est pas un mauvais film, loin de là ! J'ai eu simplement l'impression de voir un film inégal avec une première et une troisième partie bien maitrisée mais qui entourent une partie centrale un peu bavarde et manquant de rythme. Le fait que Walsh place son histoire à la sortie de la 1ère guerre mondiale offre l'occasion de découvrir ces fameuses années 20 où la prohibition est reine et où les bootleggers et autres speakeasy règnent en maitre.

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Cette voix-off qui nous accompagne dans la découverte de ces années est très interessante et on a vraiment l'impression de suivre un film quasi-documentaire sur cette période de l'histoire américaine.
Si la première partie est donc très intéressante, bien emmenée et parfaitement maitrisée par Walsh, la partie centrale m'a semblé plus longue, moins convaincante avec l'histoire d'amour unidirectionnelle entre Eddie Bartlett et Jean Sherman et ses retrouvailles un peu trop artificielles entre Bartlett et son ami George Hally (Humphrey Bogart n'a pas un rôle bien épais et Priscilla Lane ne m'a guère emballée...j'ai un peu de mal avec cette actrice). On ne ressent pas d'émotion dans leur retrouvailles après ces années de guerre comme on pouvait en ressentir dans Angels with Dirty Faces entre Cagney et O'Brien.
Passée cette partie avec Eddie qui perd l'amour de Jean au détriment de son avocat et George qui montre ses ambitions, le film reprend du rythme pour se terminer sur un règlement de compte et sur une scène finale où Eddie se sacrifie au lieu d'être puni pour la vie qu'il a menée (comme dans le film de Curtiz).

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"He used to be a big shot."


Le film de Walsh aurait sans doute mérité d'être un peu plus long afin de développer cette partie centrale, cet amitié entre ces 2 hommes qui vire peu à peu à une haine, cette histoire d'amour qui n'en est pas une mais dans l'ensemble c'est un bon film de gangster mais au traitement "plus large" que les 2 autres films vu qu'il se place dans un cadre historique. James Cagney, débit de mitraillette et pret à sauter par dessus la table pour frapper celui qui lui fait obstacle est toujours aussi bon et aurait même mérité une partenaire autre que Priscilla Lane (Ann Sheridan par exemple). Un film qui n'est pas désagréable mais à ne pas placer en concurrence avec White heat ou Angels with Dirty Faces car ils ne jouent clairement pas sur le même terrain. :wink:
ed a écrit :Portrait de la jeune fille en feu
L'un des films les plus rigoureux, scénaristiquement et formellement, qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps (...)

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Re: James Cagney (1899-1986)

Messagepar feb » 24 août 11, 22:39

Each dawn I die - William Keighley (1939)
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William Keighley réalise un très bon film sur l'univers carcéral de la fin des années 30 aux Etats-Unis. A la fois film de gangsters et drame carcéral, Each dawn I die dépeint avec beaucoup de détails la vie des hommes dans ces prisons et tous les éléments qui la composent : matons haineux envers les prisonniers, discipline stricte, impact du "Trou" sur le physique et le moral, difficulté des contacts avec la famille et les proches. On y découvre également l'amitié qui peut naître entre 2 prisonniers aux cursus bien différents comme c'est le cas dans ce film où Frank Ross (James Cagney), journaliste victime d'un coup monté et qui ne peut prouver son innocence, se lie d'amitié à 'Hood' Stacey (George Raft), gangster qui réussit à s'échapper pour mieux trouver des preuves pour Ross. Les 2 acteurs qui se partagent l’affiche offrent une prestation intéressante avec 2 types de jeu : là où Cagney joue d'abord sur son innocence et sur un caractère qui se dégrade au fur et à mesure que le temps passe, Raft joue beaucoup sur son personnage classique de gangster dont la prison est en quelque sorte sa 2ème maison. James Cagney incarne avec beaucoup de talent cet homme piégé qui ne peut prouver son innocence et nous offre quelques scènes dont il a le secret : sa façon d'aborder la visite de sa mère ou encore lorsqu'il fait aux membres de la commission pour la conditionnelle. George Raft semble plus fermé dans son rôle de gangster "au grand coeur", qui prend le journaliste sous son aile pour l'aider, mais reste néanmoins sobre dans son jeu.

Le film de Keighley n'offre aucune surenchère dans la mise en scène, repose sur une histoire au scénario simple mais aux dialogues bien écrits et propose surtout une scène finale riche en tension, parfaitement découpée et rythmée qui se clôt sur une note optimiste. Après des claques comme City for Conquest (ah celui là :roll: ) ou Angels with Dirty Faces (ah celui là :roll: ), Each dawn I die propose un autre type de rôle pour James Cagney, moins symbolique que le 1er ou puissant que le 2nd mais qui se pose comme une alternative intéressante surtout que l'acteur est encore une fois très bon.
ed a écrit :Portrait de la jeune fille en feu
L'un des films les plus rigoureux, scénaristiquement et formellement, qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps (...)

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Re: James Cagney (1899-1986)

Messagepar Julien Léonard » 24 août 11, 22:45

:D :D

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