Tarzan the Ape Man (1932 - 1948)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980.

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frédéric
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Messagepar frédéric » 8 févr. 05, 20:18

J'ai fini de voir les TARZAN et c'est un véritable régal, je suis retombé en enfance, en plus les films ont bien vieillis je trouve, mais si on regarde les films à la suite, on se rend compte que excépté TARZAN A NEW YORK, le scénario est assez similaire, un peu comme la trilogie de RETOUR VERS LE FUTUR.

Le territoire de Tarzan, puis de Tarzan et Jane, puis de Tarzan, Jane et Boy est troublé par l'arrivée d'explorateurs, parmi la troupe il y a un vieux monsieur bourru mais sympathique et/ou un garçon sympa qui fait figure d'amuseur, il y a aussi un ou deux personnages cupides qui n'hésitent pas à retourner leurs vestes dès qu'ils entendent parler d'or, d'ivoire ou de capturer Tarzan. En général, c'est le vieux monsieur et/ou le personnage sympathique qui en fait les frais et est éliminé (tué)par les méchants (sauf dans LE TRESOR SECRET DE TARZAN), les vilains, après plusieurs péripéties, réussissent à éloigner Tarzan en le bloquant dans un endroit inaccessible ou en le blessant, Jane puis Jane et Boy fait prisonnier, la petite troupe est captué par des sauvages, en général les gabonis, qui exécutent sans ménagement les porteurs noirs dans d'horribles tortures (suggérées pour l'époque, mais je trouve que c'est quand même assez violent et ça m'étonne que les censeurs n'aient rien dit), après l'élimination des vilains sauf dans TARZAN TROUVE UN FILS, Jane et Boy sont sauvés par Cheetah ou par Boy qui a réussi à alerter et libérer Tarzan, tout finit bien.

Dans le cas de TARZAN A NEW YORK, Boy est capturé par un dompteur de cirque qui l'amène à New York, Tarzan et Jane arrivent en ville ,mais la vraie vedette de ce dernier film est Cheetah qui leur vole la vedette, les scénaristes ont imaginés pleins de gags avec le chimpanzé qui découvre les produits de beauté modernes. Scènes qui n'ont pas dû être facile à tourner vu la réputation des chimpanzés sur les plateaux. j'ai pas encore vu les bonus, mais je le répète je me suis régalé car si TARZAN, L'HOMME SINGE est diffusé assez régulièrement, et si arte a eu la bonne idée de programmer TARZAN TROUVE UN FILS y 'a pas longtemps, les autres films sont invisibles depuis au plus de 20 ans avec une vf pour une fois d'origine, il faut souligner aussi que pour TARZAN ET SA COMPAGNE la scène où Jane se baigne nue sous l'eau a été réintégrée intégralement !!!
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frédéric
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Messagepar frédéric » 11 févr. 05, 11:24

J'ai vu les bonus du coffret TARZAN et parmi les bonus, il y a une ba étonnante d'un film intitulé SCHNARZAN LE CONQUERANT est ce que quelqu'un peut me dire si, comme je le crois, c'est une fausse bande -annonce où si ce film existe vraiment, parce dans ce cas là c'est :?
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Messagepar bogart » 6 mai 05, 10:22

Disponible à l'unité au prix de 14,99€ (deux films par disque)


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cinephage
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Re: Notez les films naphtas : Août 2010

Messagepar cinephage » 25 août 10, 12:17

Tarzan trouve un fils, de Richard Thorpe (1939)

A ce niveau de sa production, la série des Tarzan a trouvé sa vitesse de croisière. Les décors sont réutilisés à outrance, ce qui est flagrant quand on voit les films à la suite, mais ne devait pas l'être lorsqu'ils étaient espacés de quelques années. Les figures imposées sont désormais légions (une séquence sous-marine, la course aux crocos, les singes rigolos, le cimetière des éléphants...),quitte à répéter des séquences déja vues dans les films précédents. A ce titre, Richard Thorpe n'ajoute rien au travail de ses prédecesseurs (à noter la présence au générique du réalisateur du Tarzan précédent, mais cette fois-ci au titre de directeur artistique, Cedric Gibbons).
Reste une intrigue sympathique, même si étroitement encadrée par la morale : Tarzan et Jane ne sont pas mariés au terme de la loi, leur fils a donc été trouvé bébé dans un avion, ce qui laisse un pudique silence quand à leurs relations sexuelles. A noter que c'était une pratique narrative courante ainsi, par exemple, de Donald et Daisy, qui ont des neveux, et non des fils. No sex !.
Les images animalières sont peut-être un peu plus riches que précédemment, soit que la copie soit meilleure, soit que la technique progresse.

Bref, un film qui plaira aux amateurs de cet exotisme d'époque, dont je suis, mais reste bien un film industriel, sans grande personnalité.
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Federico
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Re: Notez les films naphtas : Août 2010

Messagepar Federico » 25 août 10, 18:28

cinephage a écrit :Tarzan trouve un fils, de Richard Thorpe (1939)

A ce niveau de sa production, la série des Tarzan a trouvé sa vitesse de croisière. Les décors sont réutilisés à outrance, ce qui est flagrant quand on voit les films à la suite, mais ne devait pas l'être lorsqu'ils étaient espacés de quelques années. Les figures imposées sont désormais légions (une séquence sous-marine, la course aux crocos, les singes rigolos, le cimetière des éléphants...),quitte à répéter des séquences déjà vues dans les films précédents. A ce titre, Richard Thorpe n'ajoute rien au travail de ses prédécesseurs (à noter la présence au générique du réalisateur du Tarzan précédent, mais cette fois-ci au titre de directeur artistique, Cedric Gibbons).
Reste une intrigue sympathique, même si étroitement encadrée par la morale : Tarzan et Jane ne sont pas mariés au terme de la loi, leur fils a donc été trouvé bébé dans un avion, ce qui laisse un pudique silence quand à leurs relations sexuelles. A noter que c'était une pratique narrative courante ainsi, par exemple, de Donald et Daisy, qui ont des neveux, et non des fils. No sex !.
Les images animalières sont peut-être un peu plus riches que précédemment, soit que la copie soit meilleure, soit que la technique progresse.

Bref, un film qui plaira aux amateurs de cet exotisme d'époque, dont je suis, mais reste bien un film industriel, sans grande personnalité.

Excellente, la comparaison avec les familles (re-)composées disney-ennes, c'est tout à fait ça ! On pourrait même remonter à Popeye qui trouva son fils adoptif Mimosa dans une caisse (de Moïse à Mimosa, il n'y a qu'un pas et deux lettres). Les deux premiers Tarzan avec Weismüller et la ravissante Maureen O'Sullivan avaient un érotisme beaucoup plus frais et moins diffus. Pas de bol, le code Hays sortit pile pour effacer les poils :wink: . D'où longue période de censure de la sublime scène du ballet aquatique amoureux de Tarzan et sa compagne (Tarzan and his mate, 1934) avec une Jane (doublée) intégralement nue (Johnny a gardé son slip parce qu'il faut pas pousser quand même :lol: ). Les films de la génération suivante avec Esther Williams font franchement désuets en comparaison.
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Re: Notez les films naphtas : Septembre 2010

Messagepar cinephage » 9 sept. 10, 10:58

Le trésor secret de Tarzan (1941) de Richard Thorpe

Réalisé sans génie, ce énième opus reprend des figures désormais classiques (les sauvages qui éviscèrent les porteurs, à noter que pour la première fois, leur méthode d'exécution a déja été vue dans un Tarzan précédent). Une fois encore, l'écervellement de Jane met Tarzan en danger, les éléphants sauvent la partie, et l'on croise encore des explorateurs appatés par le gain, un membre de leur équipe plutôt comique, les décors, et même certains plans sont directement repris...

Il faut néanmoins noter trois choses à propos de ce nouvel épisode. D'une part, ici encore, les passages sous-marins sont vraiment réussis (Tarzan renverse les pirogues des sauvages, on voit l'action de sous l'eau), et il apparait que les plans sous-marin sont également une constante dans Tarzan, chaque fois parmi ce qu'il y a de plus joli dans le film. Par ailleurs, il est manifeste que les moyens ont explosés : on voit de vrais animaux sur le plateau, et non plus de simples transparences, de même pour les sauvages, qui sont des acteurs de couleur, et non plus des images en stock-shot surajoutés.
Enfin, un troisième point me parait fondamental, c'est que désormais, la jungle, initialement présentée comme dangereuse, inconnue et pleine de dangers, est désormais un lieu utopique, où Tarzan et les siens vivent loin des tracas du monde civilisé, avec de vraies valeurs. Ce basculement révèle tout de même un certain changement des mentalités, dans les années 30, l'exotisme était terrifiant ou dépaysant, dans les années 40, il parait plus authentique, moins dégénéré que les valeurs occidentales.

6/10
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Frank 'Spig' Wead
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Re: Tarzan the Ape Man

Messagepar Frank 'Spig' Wead » 4 févr. 15, 16:39

Je viens de découvrir Tarzan the Ape Man - vu seulement dans ma tendre enfance.
Le film répertorié souvent sous la bannière "aventure", s’apparente plus pour moi au genre "fantastique". Je lui ai trouvé de nombreux points communs avec le King Kong de 1933, dans sa première partie. Cette dimension fantastique explique peut-être le refus d’apporter la moindre explication quant aux origines de Tarzan [prononcer : tarzɑ̃ne]... pure hypothèse.
Bien sûr, c'est très bigarré. Les acteurs n'ayant jamais mis les pieds en Afrique, il y a beaucoup de transparences, de stock-shots, de décors peints, de lianes en matière synthétique, de crocodiles en papier mâché. Mais, après tout, tout ceci ne fait que renforcer cet exotisme fantastique, vaguement suranné. Le n&b de l'époque encaisse encore assez bien ces effets grossiers. Les acteurs montent des éléphants d'Asie - domptables - auxquels on a rajouté de fausses oreilles, plus grandes. Les singes - des acteurs déguisés - qui vivent avec Tarzan font fortement penser, aujourd'hui, aux "australopithèques" de 2001. Mais la seule chose qui ne passe vraiment plus, c'est la tribu de nains (!?) - Il est précisé que ce n'est pas une tribu de Pygmée. Tous ces nains sont joués par des blancs grimés. L'esprit est plutôt grotesque. La séquence avec l'espèce de "yéti" africain est également très très kitch.
Nous sommes en 1932, la synthèse entre le muet et le parlant n'est pas encore parfaite, la facture du film est par moment assez médiocre, les fondus au noir sont très longs - j'ai bien cru une fois que le film s'était arrêté.
On apprécia en revanche la romance édénique très sensuelle entre Tarzan et Jane. Je ne sais pas si Weissmuller est le meilleur Tazan, mais Maureen O'Sullivan est une parfaite Jane. La voir dans une scène pré-code juste couverte d'une chemise mouillée dire : "J'adore parler à un homme qui ne comprend rien"; vaut vraiment le détour.
Le film ne nous dit pas où Tarzan a trouvé son poignard, ni chez qui, il va se faire couper les cheveux.
En conclusion je ne suis pas complètement retourné et conquis... mais le moment était agréable.

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Dirk Diggler
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Re: Tarzan the Ape Man (1932 - 1948)

Messagepar Dirk Diggler » 17 nov. 19, 16:52

L'après-midi Tarzan se finit, j'ai enfin vu les deux premiers films de 1932 et 1934. Le premier est bon, il a ses moments (magnifique baignade entre Tarzan et Jane), mais le second c'est un classique indéniable, avec tous les potards poussés à 11, des héros quasiment tout nus d'un bout à l'autre, des méchants bien crevards qui se prennent pour la crème de la civilisation, des animaux sans aucune morale qui se dévorent entre eux, et le brin de dignité lié à la mort pour emballer tout ça, sauf quand c'est l'heure de manger pour les lions. Quel spectacle. Ce que j'ai aimé le plus, c'est qu'il n'y a aucune excuse à quoique ce soit. Pas de relativisme post-moderne, pas d'auto-justification avec des dialogues explicatifs toutes les deux minutes, juste du sexe et de la violence. Mmm, je kiffe.

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villag
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Re:

Messagepar villag » 18 nov. 19, 08:39

frédéric a écrit :J'ai fini de voir les TARZAN et c'est un véritable régal, je suis retombé en enfance, en plus les films ont bien vieillis je trouve, mais si on regarde les films à la suite, on se rend compte que excépté TARZAN A NEW YORK, le scénario est assez similaire, un peu comme la trilogie de RETOUR VERS LE FUTUR.

Le territoire de Tarzan, puis de Tarzan et Jane, puis de Tarzan, Jane et Boy est troublé par l'arrivée d'explorateurs, parmi la troupe il y a un vieux monsieur bourru mais sympathique et/ou un garçon sympa qui fait figure d'amuseur, il y a aussi un ou deux personnages cupides qui n'hésitent pas à retourner leurs vestes dès qu'ils entendent parler d'or, d'ivoire ou de capturer Tarzan. En général, c'est le vieux monsieur et/ou le personnage sympathique qui en fait les frais et est éliminé (tué)par les méchants (sauf dans LE TRESOR SECRET DE TARZAN), les vilains, après plusieurs péripéties, réussissent à éloigner Tarzan en le bloquant dans un endroit inaccessible ou en le blessant, Jane puis Jane et Boy fait prisonnier, la petite troupe est captué par des sauvages, en général les gabonis, qui exécutent sans ménagement les porteurs noirs dans d'horribles tortures (suggérées pour l'époque, mais je trouve que c'est quand même assez violent et ça m'étonne que les censeurs n'aient rien dit), après l'élimination des vilains sauf dans TARZAN TROUVE UN FILS, Jane et Boy sont sauvés par Cheetah ou par Boy qui a réussi à alerter et libérer Tarzan, tout finit bien.

Dans le cas de TARZAN A NEW YORK, Boy est capturé par un dompteur de cirque qui l'amène à New York, Tarzan et Jane arrivent en ville ,mais la vraie vedette de ce dernier film est Cheetah qui leur vole la vedette, les scénaristes ont imaginés pleins de gags avec le chimpanzé qui découvre les produits de beauté modernes. Scènes qui n'ont pas dû être facile à tourner vu la réputation des chimpanzés sur les plateaux. j'ai pas encore vu les bonus, mais je le répète je me suis régalé car si TARZAN, L'HOMME SINGE est diffusé assez régulièrement, et si arte a eu la bonne idée de programmer TARZAN TROUVE UN FILS y 'a pas longtemps, les autres films sont invisibles depuis au plus de 20 ans avec une vf pour une fois d'origine, il faut souligner aussi que pour TARZAN ET SA COMPAGNE la scène où Jane se baigne nue sous l'eau a été réintégrée intégralement !!!

Tu oublies le principal : à la fin Tarzan toujours sauvé par une charge d éléphants ( y compris à New York ) ou les éléphants sortent d un cirque....!
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hansolo
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Re: Tarzan the Ape Man (1932 - 1948)

Messagepar hansolo » 17 janv. 20, 00:48

Tarzan, le seul, le vrai
Documentaire de Florian Iepan (Allemagne, 2004, 52mn)

- What do you do if the envelope is too big for the slot?
- Well, if you fold 'em, they fire you. I usually throw 'em out.

Le grand saut - Joel & Ethan Coen (1994)