Mervyn LeRoy (1900-1987)

Rubrique consacrée au cinéma et aux films tournés avant 1980...

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Jeremy Fox
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Re: Mervyn LeRoy (1900-1987)

Messagepar Jeremy Fox » 6 nov. 11, 13:36

feb a écrit :Three on a match - Mervyn LeRoy (1933)

Le Pré-Code, qui imprègne le film de thèmes difficiles (alcool, drogue, déchéance, violence) - lorsqu'il est associé à un scénario intelligent, travaillé et à une maitrise technique évidente - nous permet de profiter de petites pépites comme ce Three on a match...

Bon résumé de ce que je m'en rappelle :wink:

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Jeremy Fox
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Re: Mervyn LeRoy (1900-1987)

Messagepar Jeremy Fox » 6 nov. 11, 13:46

C'est d'ailleurs surtout du rythme et du montage dont je me rappelle le plus ; un film très bien enlevé et plutôt culotté.

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feb
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Re: Mervyn LeRoy (1900-1987)

Messagepar feb » 6 nov. 11, 14:13

Tes souvenirs sont bons Jeremy car le film n'offre pas un seul moment "mou" durant ses 60 minutes, tout le film se déroule avec rythme et les montages permettent de faire avancer rapidement l'histoire. Quant au coté culotté là aussi tu as raison car le personnage de Ann Dvorak, lorsqu'il entreprend sa déchéance, n'est jamais mis en second plan, tout y est montré directement.
ed a écrit :Portrait de la jeune fille en feu
L'un des films les plus rigoureux, scénaristiquement et formellement, qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps (...)

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Re: Mervyn LeRoy (1900-1987)

Messagepar Julien Léonard » 6 nov. 11, 16:13

feb a écrit :Tes souvenirs sont bons Jeremy car le film n'offre pas un seul moment "mou" durant ses 60 minutes, tout le film se déroule avec rythme et les montages permettent de faire avancer rapidement l'histoire. Quant au coté culotté là aussi tu as raison car le personnage de Ann Dvorak, lorsqu'il entreprend sa déchéance, n'est jamais mis en second plan, tout y est montré directement.

D'ailleurs, Ann Dvorak est une excellente actrice un peu oubliée aujourd'hui. Elle est encore moins connue que Joan Blondell, c'est dire... Sa filmo n'est pas non plus énorme, mais elle a du mérite et quelques-uns de ses rôles sont restés (Scarface de Howard Hawks en 1932). Je l'ai bien aimé aussi dans G-men de William Keighley, même si son rôle est plus oubliable.
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Jeremy Fox
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Re: Mervyn LeRoy (1900-1987)

Messagepar Jeremy Fox » 9 nov. 11, 07:07

feb a écrit :Three on a match - Mervyn LeRoy (1933)

Three on a match est un film pré-code réalisé par Mervyn LeRoy pour la Warner et le moins que l'on puisse dire c'est que le réalisateur colle parfaitement à cet aspect Pré-Code puisqu'il réunit des thèmes aussi variés que l'alcoolisme, la dépendance à la drogue (ici la cocaïne au regard du petit frottement sous le nez de Humphrey Bogart lors d'une scène), la crise financière ou encore la frustration sexuelle, et ce, en un tout petit plus de 60 minutes. LeRoy s'appuie sur un montage dynamique où les différentes scènes du film sont liées par ces montages dont je raffole : inserts de coupures de journaux, gros titres de la presse, extraits d'époques, couvertures des chansons populaires...montage que l'on retrouvera en 1939 dans le The Roaring Twenties de Raoul Walsh.
Voulant coller à la réalité, comme le montre les fameux montages et par rapport aux thèmes abordés, Three on a match est un film contrasté, à la fois frais et dur dans ses propos, capable de finir sur une note positive malgré une fin terrible pour la jeune Vivian et qui nous offre une vision précise du début des années 30.
Le Pré-Code, qui imprègne le film de thèmes difficiles (alcool, drogue, déchéance, violence) - lorsqu'il est associé à un scénario intelligent, travaillé et à une maitrise technique évidente - nous permet de profiter de petites pépites comme ce Three on a match...

Voilà ; mon souvenir ne m'avait pas fait défaut. Un film réjouissant par son rythme, sa modernité et son efficacité. Casting impeccable, montage sec et histoire bien menée. Un regret : que le dernier quart d'heure se transforme en film de gangster avec le kidnapping mais c'est en même temps grâce à ça que nous assistons à cette avant dernière séquence d'une grande violence,
Spoiler (cliquez pour afficher)
la mort de Ann Dvorak.
Excellent film qui prouve une fois encore le talent de Mervin LeRoy, trop souvent considéré aujourd'hui comme le terne metteur en scène de mélos sirupeux pour la MGM.

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Re: Mervyn LeRoy (1900-1987)

Messagepar Père Jules » 9 nov. 11, 08:41

Excellent film en effet, la pépite du coffret ;)

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Re: Mervyn LeRoy (1900-1987)

Messagepar feb » 9 nov. 11, 17:29

Jeremy Fox a écrit :Voilà ; mon souvenir ne m'avait pas fait défaut. Un film réjouissant par son rythme, sa modernité et son efficacité. Casting impeccable, montage sec et histoire bien menée. Un regret : que le dernier quart d'heure se transforme en film de gangster avec le kidnapping mais c'est en même temps grâce à ça que nous assistons à cette avant dernière séquence d'une grande violence,
Spoiler (cliquez pour afficher)
la mort de Ann Dvorak.
Excellent film qui prouve une fois encore le talent de Mervin LeRoy, trop souvent considéré aujourd'hui comme le terne metteur en scène de mélos sirupeux pour la MGM.

Finalement vous avez craqué pour ce coffret mon cher Jeremy Fox :fiou: :mrgreen: excellent choix :wink:
ed a écrit :Portrait de la jeune fille en feu
L'un des films les plus rigoureux, scénaristiquement et formellement, qu'il m'ait été donné de voir depuis longtemps (...)

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Re: Mervyn LeRoy (1900-1987)

Messagepar Jeremy Fox » 16 févr. 12, 09:56

Coup double pour Julien Leonard qui nous parle de la version Waterloo Bridge de James Whale puis de son remake plus célèbre par Mervyn LeRoy, les deux films sortis sur le même DVD dans la collection les Introuvables de Wild Side

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Re: Mervyn LeRoy (1900-1987)

Messagepar feb » 16 févr. 12, 14:31

Que l'auteur de ces 2 chroniques et le responsable des captures issues de la version de LeRoy soi(en)t félicité(s)...un pur bonheur 8)
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:oops:
EDIT : et si c'est la même personne qui a rédigée et capturée le film alors 2 fois mes félicitations :mrgreen:
ed a écrit :Portrait de la jeune fille en feu
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Re: Mervyn LeRoy (1900-1987)

Messagepar Flavia » 16 févr. 12, 14:46

Je confirme, c'est un régal à lire et à regarder...Bravo Julien.

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8) :fiou:

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Re: Mervyn LeRoy (1900-1987)

Messagepar someone1600 » 17 févr. 12, 18:51

superbe chronique !!!! et magnifiques captures !

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Re: Mervyn LeRoy (1900-1987)

Messagepar Flavia » 5 mars 12, 14:00

Ville haute, ville basse - Mervyn LeRoy - 1949

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Mevyn Le Roy propose un très bon film traitant avec beaucoup de pudeur et de sensibilité du thème de l'adultère. Grâce à un trio d'acteurs excellents, on adhère très rapidement à ce drame social qui nous fait découvrir James Mason magistral en époux volage, faible, face à une épouse trompée, bafouée, interprétée avec beaucoup de grâce par Barbara Stanwyck, sans oublier Ava Gardner odieuse à souhait en femme ensorceleuse dévoreuse d'hommes. Les seconds rôles tenus brillamment par Van Heflin et Cyd Charisse (même si elle a un rôle peu important) complètent ce très beau casting.

Ce thème de l’adultère et du mariage est traité avec une certaine audace pour l’époque, la fin du film a le mérite d'éviter "un happy-end" sur les institutions du mariage, autre atout, le film bénéficie d'une mise en scène brillante, sobre, efficace nous entrainant dans une intensité dramatique progressive. Ville Haute, Ville Basse est un film parfaitement construit et très convaincant.

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Re: Mervyn LeRoy (1900-1987)

Messagepar Jeremy Fox » 5 mars 12, 14:06

Oui, très bon film avec surtout un casting assez prestigieux

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Re: Mervyn LeRoy (1900-1987)

Messagepar Flavia » 5 mars 12, 14:09

J'ai vraiment accroché à cette histoire, quel casting !

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Re: Mervyn LeRoy (1900-1987)

Messagepar Rick Blaine » 5 mars 12, 14:16

Effectivement, très bon film. Et sublime casting.