Tout simplement.
Un portrait, d'abord celui d'une ville. Baltimore. Putain, j'y passerai pas mes vacances !
Avant de s'attaquer aux flics, que la série analyse à travers plusieurs services, c'est d'abord : comment marchent les cités, comment circule la dope ? Les docks ? Les Dockers... Faut les voir avaler leur oeuf bière le matin !
Ensuite ? La série est incroyablement lente... Pas d'action à tout va ou de vrai objectif au démarrage. On part à taton, et on coffre (la saison 2, par exemple). Ici, on évoque paprasserie, corruption, hierarchie, rien n'est déconnecté du tout, et la morale de la saison 1, pathétique et bluffante, est une première à ce niveau. Les enquêtes mettent des plombes à démarrer parce que l'efficacité se cale en seconde, derrière la procédure, le travail de fond.
Tout ces éléments font de The Wire très certainement la série policière la plus atypique jamais vu. Et quand la pression monte et que tout se goupile, ca donne deux fins de saison titanesques ou personne ne sort gagnant si ce n'est les pontes de la ville. Mon coup de coeur HBO cette année. Je démarre la saison 3 très bientôt.
PS : A noter qu'on doit une partie du scripte à George Pelecanos, que certains fans de polar connaissent...













