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Critique de film
Le film

Silent Running

Partenariat

L'histoire

Dans un avenir indéterminé, les ressources végétales naturelles ont disparu de la surface de la Terre suite aux exactions inconscientes et irresponsables des hommes. Un programme de la dernière chance a été mis sur pied et des échantillons de diverses plantes et esences ont été, pour leur protection et dans l’intention de les replanter un jour sur Terre, placés sous d’immenses dômes portés par d’énormes navires cargos dans l’espace. Lowell est le responsable de ces plantations depuis plus de huit ans sur le transporteur Valley Forge. Ses trois collègues n’aspirent qu’à rentrer chez eux et ne comprennent pas le rêve fou du botaniste. Un jour, la décision d’arrêt du programme tombe et ordre leur est donné de détruire les dômes, mais Lowell n’entend pas laisser disparaître ce qu’il a mis des années à tenter de protéger.

Analyse et critique

Douglas Trumbull (1) est surtout connu des cinéphiles amateurs de science-fiction pour ses talents de technicien dans le domaine des effets spéciaux. (2) Il est l’inventeur de diverses techniques qui révolutionnèrent le domaine dont le Slit-Scan qui permit les animations colorées dans la dernière partie de 2001 : l’Odyssée de l’espace ou le fameux ShowScan visant à accentuer l’impression d’immersion dans l’image et sa netteté par le défilement de la pellicule à 60 images par seconde. Mais c’est oublier qu’il est également le réalisateur d’une petite dizaine de courts métrages et surtout de deux longs métrages de science-fiction essentiels : Silent Running, qui nous intéresse ici, et l’excellent Brainstorm qu’il réalisera seulement en 1983 après plusieurs années de galère (3) et qui faillit ne jamais sortir du fait du décès soudain de Natalie Wood. En 1968, Trumbull sort de deux ans et demi d’un tournage harassant comme concepteur des effets visuels sur le film de Stanley Kubrick qui l’avait repéré pour ses travaux avec la NASA. « Après avoir travaillé deux ans et demi pour lui [Kubrick], je voulais travailler un peu pour moi. » (4) Il est d’abord engagé pour réaliser les effets spéciaux du Mystère Andromède de Robert Wise et profite de l’occasion pour se faire des contacts chez Universal qui produit le film. Le studio lui propose rapidement de réaliser un film. « Silent Running faisait partie d’un ensemble de cinq films produits par Universal, reposant sur le succès récent d’Easy Rider. Ils avaient donc décidé de produire cinq films expérimentaux d’un budget de moins d’un million de dollars (5), sans aucune ingérence de leur part dans la conception et la production. C’était un projet intéressant et une chance unique de réaliser un film sans que personne de la production ne vienne voir les rushes. J’avais même droit au montage final. Vraiment une expérience incroyable ! » (6)

Le film fut tourné en 32 jours pour un budget qui s’éleva à 1,3 millions de dollars. C’est à coups de système D et de persévérance que Trumbull parvient à boucler son film. Il engage des étudiants de Long Beach afin de "maquiller" en vaisseau spatial un vieux porte-avions destiné à la casse et loué pour l’occasion. Il négocie avec les tout-puissants syndicats de l’industrie cinématographique pour pouvoir engager du personnel non syndiqué, chose souvent impossible. Malgré les restrictions, le savoir-faire du technicien fait des miracles. Il met à profit ses expérimentations pour 2001 : l’Odyssée de l’espace - notamment la technique de projection frontale (7) - et les adapte à l’échelle de son film de manière à en baisser les coûts. Aujourd’hui encore, les effets spéciaux du Silent Running tiennent la route, que ce soit les techniques de projection, les robots qui préfigurent R2-D2 (en plus attachant parce que plus émotionnellement chargés (8)) ou les très belles miniatures des vaisseaux. La maquette du Valley Forge qui faisait 7,8 m fut réalisée à partir de près de 650 kits de modèles réduits de tanks allemands achetés par lots au Japon. Le design du vaisseau est inspiré de la tour construite pour l’exposition d’Osaka en 1970, que Douglas Trumbull et Wayne Smith (un des membres de l’équipe design des effets spéciaux) avaient visitée peu avant. Le cargo reprend exactement le design squelettique de la tour avec ses petits polyèdres, mais à l’horizontale. La principale source d'inspiration des dômes, quant à elle, vient autant des dômes présents à la base de la tour d’Osaka que du Climatron Greenhouse, un dôme géodésique ouvert au public en 1960 dans le Missouri abritant un immense jardin botanique. (9)

Le scénario, co-écrit par un certain Michael Cimino - dont c'est le premier script - commence à porter les désillusions des années Flower Power. Les crédits pour l’écriture sont partagés avec Steven Bochco - plus connu pour ses scénarii de séries télévisées - et Deric Washburn avec qui Cimino signera quelques années plus tard un autre chef-d’œuvre désabusé - Voyage au bout de l’enfer (The Deer Hunter) - ; mais si les trois hommes sont responsables d’un certain nombre d’idées probablement visibles à l’écran, c’est Trumbull qui écrira finalement le script. « Deric a contribué directement au script. Michael Cimino (…) et moi étions amis, et il m’a fait des suggestion tout comme Steven Bochco. Arès avoir vu leurs notes, je me suis dit que je n’aimais entièrement aucun des récits qu’ils suggéraient, mais que certains éléments me plaisaient. J’ai donc réassemblé à ma façon ce qu’ils avaient écrit dans ma version du scénario pour lequel je n’ai d’ailleurs jamais pu obtenir un crédit au générique puisque je n’étais pas membre de la guilde des auteurs américains. » (10)

Exit les rencontres extraterrestres prévues dans le script original au profit d’une étude psychologique sur fond de fable écologique. « Le traitement original n’avait pas de thème environnemental. Il tournait autour du sujet des contacts avec les extra-terrestres. Ca a été transformé lors de la production. C’étaient les années soixante (…), tout le monde était concerné par les questions environnementales à ce moment-là et il semblait que c’était une manière appropriée de raconter l’histoire que je voulais raconter. » (11) En effet, au-delà de ses attributs science-fictionnels, le film de Trumbull s’attache essentiellement à nous montrer la lente progression vers une douce folie de cet utopiste à mesure que disparaissent tous ses espoirs et ses illusions. (12) Car c’est bien de cela que parle le film. Il ne s’attarde pas à la description clinique et minutieuse de la vie des astronautes comme aurait pu le faire Kubrick dans 2001, pas plus qu’il nous montre les ravages de la guerre nucléaire ou tout autre cataclysme qui ont amené les hommes à cet ultime tentative de sauvegarde de la végétation. Il nous montre un homme qui se bat pour sauvegarder un idéal.

Le film peut facilement être divisé en deux parties. Si la première partie s’attarde en quelques scènes à dépeindre la vie à bord du vaisseau, c’est essentiellement pour présenter les personnages et exposer les différences entre Lowell et ses collègues qui le prennent pour un allumé, voire le méprisent. (13)

Freeman Lowell est d’emblée présenté dans le cadre idyllique de "la forêt", cheveux longs, revêtu d’une espèce de djellaba baba cool, s’activant avec attention auprès de ses plantes et de divers animaux. Presque l’archétype du hippie proche de la nature. Keenan, Barker et Wolf sont plus terre-à-terre, cheveux courts et salopette officielle. Pour eux, le travail du botaniste n’a plus de sens ; il se raccroche à un passé qu’ils ne comprennent pas, à un espoir (la réimplantation de la végétation sur Terre) qui ne se réalisera plus. Ne percevant pas l’intérêt de ce travail, ils n’aspirent qu’à rentrer chez eux sur cette Terre « où il n’y a plus de maladie, de pauvreté ou de chômage ». Lowell, lui, rêve de revoir une Terre qui a la saveur des melons qu’il cultive, une Terre où les fleurs poussaient, où « il y avait des vallées et des plaines verdoyantes où l’on pouvait s’étendre, où l’on pouvait dormir... » Des idéaux à cent lieues l’un de l’autre.

Les deux parties s’articulent autour de la scène du melon qui est à ce titre essentielle. Non seulement elle démontre la philosophie de Lowell, son idéalisme et sa foi jusque-là inébranlable dans le fait que « tout ça peut changer » face au pragmatisme vulgaire des trois autres. C’est la scène qui met à plat les antagonismes, la scène inaugurale qui annonce le drame à venir, puisque, après cela, convaincu de leur je-m’en-foutisme (14), le botaniste n’aura d’autre recours que de s’opposer par tous les moyens aux ordres auxquels ils sont décidés à obéir avec le sourire, à savoir détruire les dômes. La cohabitation déjà tendue entre les astronautes va rapidement basculer... en même temps que la raison du botaniste.

Aidé en cela par l’interprétation irréprochable des quatre acteurs, Bruce Dern en tête trop heureux de sortir d’une image de méchant qui lui collait à la peau (15), c’est certes avec une économie de moyens, mais avec une efficacité redoutable que l’écriture et la mise en scène de Trumbull nous exposent le malaise et le lent glissement qui s’ensuit. Cette scène et les quelques-unes qui suivront jusqu’à l’annonce de l’ordre de destruction des dômes sont le pivot du film qui après cela s’attardera à décrire la progressive dérive de l’esprit de Lowell qui, a l’instar du Valley Forge autour de Saturne, va entamer une lente mais inexorable « course silencieuse » au travers d’une certaine folie. Voyant que rien n’arrêterait ses collègues, toute la rage retenue jusque-là face à leurs railleries va exploser et c’est avec une froide détermination qu’après avoir éliminé Wolf, Lowell enverra les deux autres exploser dans l’espace. Après cet épisode brutal, la deuxième partie va se focaliser essentiellement sur les relations entre Lowell et les trois drones de maintenance. (16) Isolé avec ceux-ci, il va faire de ces petits robots ses compagnons de voyage en les reprogrammant pour réagir aux noms qu’il leur a donnés, jouer aux cartes... La réussite de cette deuxième partie tient essentiellement dans les concepts de mise en scène choisis pour les drones (Trumbull ne voulant pas de robots "classiques") et dans l’interprétation tout en subtilité des drones. « Mon idée, c’était de dé-anthropomorphiser au maximum ces personnages, qu’ils aient plus l’air de réfrigérateurs émotifs que d’androïdes classiques, avec un tête, des épaules, un buste etc.... Je ne voulais surtout pas de visage. » (17) « Une de mes inspirations pour ces robots a été Freaks de Tod Browning dans lequel Johnny Eck, un homme né sans jambes, accomplissait des choses extraordinaires. J’ai eu l’idée de construire trois costumes de robot pour des personnes nées sans jambes ou qui auraient subi une double amputation, afin d’obtenir des personnages moitié moins grands que les humains, mais bougeant de manière extrêmement naturelle. » (18) Et force est de constater que ce parti pris fonctionne totalement. Les petits robots réagissent à l’écran avec Lowell mieux que n’importe quel humain ou humanoïde auraient pu le faire. Ils arrivent à faire passer des émotions très fortes sans jamais émettre la moindre parole, uniquement par le biais de petits mouvements mesurés mais toujours adéquats même si parfois capturés par chance. Quatre "acteurs" se glissèrent dans les carcasses de plastique animant les trois drones  avec beaucoup de sensibilité malgré les difficultés : Mark Persons animait Drone #1 (Dewey), Steve Brown et Cheryl Sparks se partageaient Drone #2 (Huey) et Larry Whisenhunt, alors âgé de 16 ans, donnait vie à Drone #3 (Louie). « L’analogie de Silent Running, pour moi, reste l’histoire d’un explorateur solitaire perdu en plein pôle Nord en compagnie de trois chiens de traîneau. Le type se sent vraiment seul et commence à projeter des émotions dans le regard de ses cabots. Il leur parle, comme Tom Hanks à son ballon dans Seul au monde. Les gens ont la capacité à animer des objets inertes parce qu’ils ont besoin de relations humaines. » (19)

Dérivant dans l’ombre de Saturne, persuadé qu’on le croit mort, Lowell est un homme libre (« Freeman ») jusqu’à ce qu’un message provenant du cargo principal Berkshire le réveille un matin en lui annonçant qu’on vient à sa rescousse. L’espace d’un instant, ce message a la saveur du fol espoir pour le botaniste, que ses supérieurs avaient déclaré dommage collatéral irrécupérable. Contrairement à ce qu’ils avaient annoncé, ils viennent le chercher. Il voit dans ce revirement de situation un signe qu’ils pourraient le laisser mener à bien son projet alors que tout ce qui les intéresse, c’est de récupérer le cargo. Lorsque le Berkshire lui demande de trouver un moyen pour éjecter le dernier dôme, ce dernier espoir s’efface et il ne lui reste plus qu’une chose à faire pour espérer sauver ce qui fait sens dans sa vie, dut-il pour cela faire passer cet idéal avant celle-ci. Le dernier plan sur Lowell résigné dans un ultime acte désespéré, tandis qu’au loin s’éloigne le dernier dôme, reste parmi l'un des plus beaux plans que nous ait offerts la science-fiction, à classer par exemple aux côtés des derniers plans d'Edward G. Robinson dans le Soleil Vert de Richard Fleischer.

L’Humanité a toujours eu un rapport amour / haine avec la Terre qui l’héberge et la nature qui l’embellit. Malheureusement, elle a de tout temps fait passer le profit, les intérêts économiques ou politiques avant la préservation de notre planète. Silent Running raconte l’histoire simple d’un homme qui voulait croire en autre chose, en un Homme responsable qui voudrait racheter ses erreurs.

Outre la thématique écologique (et humaine) évidente, le film questionne également sur les limites que l’on peut (doit ?) placer lorsque l’on désire atteindre un but, fut-il louable. La sauvegarde du dernier dôme justifiait-elle la mort de trois personnes ? Le doute traverse un temps Lowell, mais un temps seulement. « Je ne crois pas que je pourrai jamais me pardonner ce que j’ai fait... Mais il fallait que je le fasse... »

Silent Running est une oeuvre simple mais riche. Bien que profondément ancré dans son époque, le film n’est jamais daté et son message reste plus que jamais d'actualité en ces temps de perturbations climatiques, il déroule sa petite musique mélancolique tout au long de ses près de 90 minutes. Bien plus drame humain dans tous les sens du terme que film d’aventures spatiales - inutile d’espérer des combats intergalactiques ou des scènes d’action à couper le souffle -, Silent Running utilise la science-fiction pour mieux délivrer son message et faire réfléchir. Et il le fait à son rythme posé, des premiers plans idylliques du générique de début sur la superbe musique élégiaque de Peter Schickele aux derniers plans émouvants du dernier dôme dans sa course silencieuse.

(1) Né le 8 avril 1942, Douglas Trumbull n’est autre que le fils de Donald Trumbull, concepteur des effets visuels notamment sur Le Magicien d’Oz de Victor Flemming (1939). Ce dernier collabora d’ailleurs avec son fils aux effets spéciaux de Star Wars - A New Hope, Star Trek, le film, Rencontres du troisième type ou Silent Running pour la création des robots.
(2)
 Outre le film de Kubrick, il travailla notamment sur Star Trek, le film, Rencontres du troisième type, Blade Runner (pour lesquels il fut chaque fois nominé aux Oscars) ou plus récemment The Tree of Life de Terrence Malick.
(3)
 Après Silent Running, il tentera vainement de monter plusieurs films de science-fiction dont Journey of the Oceanauts qui se passe dans un environnement sous-marin, ou Pyramide qui était censé offrir une vision impressionnante de la fin du monde. Tous deux furent abandonnés au stade de la pré-production, obligeant Trumbull à se tourner vers la recherche pendant quelques années avant de revenir au cinéma pour Rencontres du troisième type..
(4)
 In L’Ecran Fantastique N°42 page 72.
(5)
 Parmi ceux-ci, on comptera notamment Abattoir 5 de Georges Roy Hill et le superbe The Last Picture Show de Peter Bogdanovich.
(6)
 In L’Ecran Fantastique N°42 page 73.
(7)
 Technique qui consiste à filmer les acteurs devant un écran réflectif sur lequel sont projetées des images de fond pré-filmées.
(8) Trumbull dira d’ailleurs plus tard en interview avoir donné l’autorisation à Lucas de s’inspirer du design de ses drones pour celui de R2-D2. Lucas refusera cependant la proposition de Trumbull de lui faire engager les acteurs amputés qu’il avait utilisés, leur préférant des nains et des modèles radiocommandés (L’Ecran Fantastique N°333 page 127).
(9) On se référera pour plus d’explications concernant les maquettes, les dômes et le film en général au très bel essai de Mark Kermode : Silent Running paru en 2014 chez BFI Publishing dans la collection BFI Film Classics.
(10)
 In L’Ecran Fantastique N°333 page 125.
(11)
 Douglas Trumbull dans une interview pour Den of geek ! Dans une autre interview accordée à L’Ecran Fantastique (N°333 page 126), il attribue le concept à Deric Washburn : « Comme je vous le disais, il [Deric] avait toujours vécu à la campagne, et était très sensible aux thèmes écologiques. A partir de ça, l’histoire  est devenue la lutte d’un homme déterminé à empêcher un massacre et à suivre ses propres codes moraux pour accomplir ce qu’il estime être son devoir. »
(12)
 « Ce qu’on pouvait voir dans Silent Running, c’est que je m’écartais considérablement du film "à effets spéciaux" pour faire plutôt une histoire humaine assez personnelle. J’essayais d’aborder la science-fiction comme un sujet sérieux, et pas comme si les effets étaient une fin en soi. » : In L’Ecran Fantastique  N°42 page 73.
(13)
 Voir la scène où ils roulent sur ses plantations ou la très belle scène du melon.
(14)
 « Mais tu sais ce qui a disparu ? La beauté... Il n’y a plus d’imagination, de frontières à conquérir et tu sais pourquoi ? Pour une seule raison. L’attitude même que vous avez ici aujourd’hui ! C'est-à-dire : tout le monde s’en fiche ! » - Freeman Lowell
(15)
 « J’ai toujours pensé qu’on lui attribuait les mauvais rôles dans la plupart des films. C’est quelqu’un de très chaleureux et affectueux, et on lui donnait toujours le rôle du monstre. Donc quand je lui ai parlé de faire ce film, il s’est montré heureux et désireux de le faire parce que c’était vraiment une chance pour lui de faire quelque chose en dehors de ce domaine. Ca a très bien fonctionné pour lui. »  - Douglas Trumbull dans l’interview pour Den of geek ! citée plus haut.
(16)
 « Regardez ! Vous avez cet homme qui est un meurtrier. Il est seul sur un vaisseau qui est isolé autant que possible du reste de la population. Il commence à craquer, à se fissurer, à sentir sa conscience. Ainsi, il se crée des compagnons en reprogrammant les drones. » - Douglas Trumbull
(17)
 Douglas Trumbull en interview dans Mad Movies N° 238 page 71.
(18)
 In L’Ecran Fantastique N°333 page 125. Trumbull explique encore dans une interview à Castle of Frankenstein Magazine (Issue #19) que les studios furent au début réticents à l’idée d’utiliser des personnes amputées, leur préférant des enfants ou des nains.
(19)
 Douglas Trumbull en interview dans Mad Movies N° 238 page 71.

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Par Christophe Buchet - le 5 juillet 2016