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Critique de film
Le film

Le Secret de la pyramide

(Young Sherlock Holmes)

Partenariat

Analyse et critique

Pour toute une génération d’enfants des années 80, le nom des studios Amblin Entertainment résonne encore comme une promesse, celle de divertissements d’aventure échevelés, qui se concrétisait la plupart du temps dans de rituelles et ô combien inoubliables diffusions dominicales. Qu’on permette à l’auteur de ces lignes d’avouer, entre les Goonies et autres Aventure intérieure ou Retour vers le futur, un faible parfaitement subjectif pour ce Secret de la pyramide, production Steven Spielberg réalisée par le parfois estimable Barry Levinson. Narrant les aventures d’un jeune Sherlock Holmes (d’où le titre original) et notamment sa rencontre avec celui qui deviendra son fidèle acolyte, John Watson, le film prend d’allègres libertés avec le canon "conandoylien" pour offrir sa vision, folklorique et décontractée, de la prime adolescence du détective le plus célèbre du monde, fournissant au passage une explication à sa légendaire et mystérieuse défiance vis-à-vis du beau genre. Les plus intégristes des "holmesiens" déploreront le traitement archétypal de leur héros (qui se limite à une suite de clins d’œil aux éléments les plus classiques du décorum entourant le personnage), montré ici comme une sorte de variation rajeunie et un peu plus cérébrale d’un Indiana Jones, les autres se régaleront de ce divertissement enjoué enchaînant les péripéties et les énigmes avec un incomparable dynamisme.

De cette inquiétante et ample cape d’où s’extrait lentement une effrayante sarbacane ; de ces visions cauchemardesques poussant les personnages à leur perte (et notamment ce vitrail animé, resté dans l’histoire des effets spéciaux pour être le premier personnage entièrement généré par ordinateur, et dont la paternité revient à John Lasseter) ; de la rencontre aussi fantasmatique que terrible entre Watson et ces sucreries animées ; de l’entêtant chant sacrificiel Rametep scandé par la secte cachée dans la pyramide ; ou de ce post-générique qui aura fait frissonner d’émoi les plus passionnés parmi les amateurs de la mythologie "holmesienne", nombreux sont les éléments qui restent à l’esprit des années après la découverte de ce Young Sherlock Holmes, rendant vision après vision les retrouvailles toujours aussi réjouissantes (si la dimension régressive de cette petite friandise nostalgique n’est pas à minimiser, elle ne doit pas être dénigrée non plus). Qui plus est, il est à parier que les enfants d’aujourd’hui ne bouderont pas non plus leur plaisir face à un divertissement dont la belle tenue, sur tous les points (rythme, humour, mystère…) n’a été altérée ni par le temps, ni même par la comparaison avec les productions contemporaines équivalentes...

Dans les salles

Film réédité par Carlotta

Date de sortie: 8 décembre 2010

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La fiche IMDb du film
Par Antoine Royer - le 5 décembre 2010