Menu
Critique de film
Le film

Le Chevalier de Maison-Rouge

Partenariat

L'histoire

Durant la Terreur, le Chevalier de Maison-Rouge revient incognito à Paris pour organiser l’évasion de la reine Marie-Antoinette de la prison du Temple. Pour ce faire, il s’installe chez son beau-frère Dixmer qui a des soucis d’argent. Sa sœur Geneviève Dixmer se retrouve partie prenante du complot…

Analyse et critique

Le roman d’Alexandre Dumas se déroule durant la Terreur comme le Quatre-vingt-treize de Victor Hugo. Il fournit la trame parfaite pour un roman-feuilleton à rebondissements. Les personnages historiques se mêlent à la fiction sur fond de trahisons, de complots et d’événements historiques. Au centre du complot, le Chevalier de Maison-Rouge tente de faire évader la reine Marie-Antoinette de sa prison. Son beau-frère Dixmer, qui n’a plus un sou, deviendra facilement un allié. Quant à sa sœur Geneviève, l’épouse malheureuse de Dixmer, elle est prise au piège. Elle est forcée d’aider son frère et son époux parfois sous la contrainte. Alexandre Dumas offre toujours une vision équilibrée entre les révolutionnaires et les royalistes. Nous avons d’un côté la Reine qui est enfermée dans la prison du Temple et de l’autre l’honnête Maurice Lindey qui est officier dans l’armée révolutionnaire.

Le film combine des décors en toile peinte avec des extérieurs qui nous plongent dans des ruelles humides et insalubres. C’est l’une des différences avec les films contemporains de la société Gaumont; qui pratique essentiellement des tournages en extérieurs et évite les toiles peintes. Malgré ce petit défaut, le film se regarde comme un sérial de Feuillade. L’intrigue se déroule avec de nombreux rebondissements inattendus et qui tiennent en haleine. Le suspense se maintient jusqu’au bout, même si l'on connaît - évidemment - le sort final de Marie-Antoinette. Le film se termine sur une fin heureuse, contrairement au roman de Dumas. Elle est, cependant, plutôt bien amenée. Les cadrages, toujours en plan large, correspondent à la position d’un spectateur au théâtre. Si le film paraît un peu en retrait par rapport à Germinal et Quatre-vingt-treize, c’est que ces deux derniers sont des chefs-d’œuvre qui placent la barre très haute. Enfin, ce Chevalier de Maison-Rouge a été reconstruit avec des intertitres suédois qui sont assez verbeux. Il est possible que les intertitres originaux aient été plus concis.

Poursuivre avec la critique de Quatre-vingt-treize

En savoir plus

La fiche IMDb du film

La fiche de la Fondation Jérôme Seydoux

Par Christine Leteux - le 5 septembre 2012