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Critique de film
Le film

La Charge victorieuse

(The red Badge of Courage)

Partenariat

L'histoire

Au printemps 1862, alors que la Guerre Civile fait rage, le 304ème Régiment de l’armée de l’Union se morfond ; multipliant les exercices inutiles, rendus inquiets par le manque d’informations sur les évènements et s’ennuyant à mourir à force de ne pas avoir à se battre, les jeunes volontaires n’ont qu’une hâte, partir au front. Pour certains comme Henry Fleming (Audie Murphy), ce sera le baptême du feu ; tout en étant impatient d’en découdre en livrant sa première bataille, lorsque le moment fatidique arrive la peur s’empare de lui. Lors du second assaut des Confédérés dévalant d’une colline avec force cris, le soldat prend ses jambes à son cou et, tournant le dos à l’ennemi, s’enfuit à perdre haleine. Il se cache dans des fourrés et tarde un peu à reprendre ses esprits ; il croise d’interminables colonnes de blessés qui s’éloignent du front et, parmi eux, l’un de ses camarades qui meurt dans ses bras. Il ne s’en met pas moins à envier ses derniers qui ne retourneront pas combattre. Alors que sa conscience lui fait honte d’avoir trahi ses compagnons d’armes, il s’en retourne mais se fait assommer par la crosse de fusil d’un soldat qui détalait à son tour devant les Sudistes. Découvert puis aidé par un homme de troupe jovial (Andy Devine) qui lui explique comment vaincre sa peur, Henry finit par retrouver son bataillon à la nuit tombée. Il invente une rocambolesque histoire pour ne pas qu’on le croit déserteur ; après une nuit passée à réfléchir sur sa condition, sur l’héroïsme et la lâcheté, il retourne se battre le lendemain matin avec un courage décuplé...

Analyse et critique

Paradoxalement, au vu de leur réputation respective, alors que la Warner utilise les clichés les plus éculés pour produire les westerns les plus conventionnels et les moins enthousiasmants de l’époque, la MGM, contrairement à son image de studio aseptisé et familial, nous offre en ce début des années 50 les westerns les plus intéressants, les plus adultes et les plus courageux qui soient. Voici que John Huston nous emmène pour la première fois sur les champs de bataille de la guerre de Sécession, nous plongeant au cœur de l’action (ou de l’inaction) en compagnie de simples soldats qu’il suit de très près, fouillant leur intimité jusqu’à aller sonder leurs rêves, tout en restant - second paradoxe - à la limite du documentaire. La guerre de Sécession a bien évidemment été abordée à maintes reprises au sein du western, quelques batailles nous ont été montrées mais rapidement et superficiellement dans le but d’assurer le spectacle, jamais de cette manière rugueuse et réaliste. A travers cette évocation d’une page peu glorieuse de l’histoire américaine, John Huston parle d’ailleurs de toutes les guerres et notamment de celle de Corée qui avait lieu à ce moment-là, de leur bêtise, de leurs violences et de leurs inutilités.



Charcuté comme presque jamais film hollywoodien parlant ne le fut encore (à l’exception peut-être de La Splendeur des Amberson - The Magnificent Amberson d’Orson Welles), La Charge victorieuse n’en demeure pas moins en l’état une très belle œuvre, d’une formidable puissance et d’une étonnante modernité ; preuve du talent de son metteur en scène dont le film reste d'une force peu commune, même après être passé entre les mains de producteurs peu scrupuleux de l’intégrité d’une œuvre liée aux idées de son metteur en scène (mais nous sommes encore à l’époque des majors, au sein desquelles le réalisateur n’était pas forcément plus important que le scénariste ou le producteur). Malheureusement, comme Louis B. Mayer l’avait pressenti, ce fut non seulement un échec critique mais un four commercial que John Huston tenta d’expliquer ainsi à Jacques Doniol-Valcroze pour Positif en juillet 1952 : « Les gens ne veulent pas admettre que la guerre c'est comme ça ; de la monotonie, du danger, des rescapés et des morts. » Parmi les films de guerre récents, il y en avait déjà eu quelques-uns visant cette optique réaliste (le fabuleux Bastogne - Battleground de William Wellman par exemple) mais jamais encore qui avaient abordé la guerre de Sécession. C’est la raison pour laquelle La Charge victorieuse peut se voir classer indifféremment dans l’un et l’autre genre, le film de guerre et le western.



Le scénario du film est l’adaptation assez fidèle d’un classique controversé de la littérature américaine écrit à 24 ans par l’auteur Stephen Crane, l'un des livres favoris de Hemingway et l'un des grands best-sellers américains du XIXème siècle qui évoque dans son titre une blessure (" La Marque rouge du courage") qui signifie par extension l'épreuve du feu. Seulement dix ans après sa venue dans le monde du cinéma en tant que metteur en scène, John Huston s’y illustre une nouvelle fois en tant que champion des transpositions cinématographiques de romans jugés inadaptables. Du Faucon maltais (The Maltese Falcon) aux Gens de Dublin (The Dead), il s’en fera une spécialité tout au long d'une carrière qui comptera un nombre incalculable de réussites dans cet exercice très difficile. La gestation et surtout la post-production de son huitième long métrage furent sacrément chaotiques et a posteriori captivantes. Lillian Ross, qui a suivi à la trace l’histoire rocambolesque du film du printemps 1950 à mai 1952, en a tiré une série d’articles publiés dans le New Yorker qu’elle a ensuite rassemblés dans un livre intitulé Picture - traduit en France par un spécialiste du western, Jean-Louis Rieupeyrout - et qu’elle avait sous-titrée "Le massacre de la production 1512", ce dernier chiffre devant sûrement correspondre au 1512ème film produit par la compagnie.



Après que le producteur Gottfried Reinhardt a proposé l’adaptation du roman de Stephen Crane à John Huston, les deux hommes obtiennent le soutien enthousiaste de Dore Schary, vice-président chargé de la production à la MGM, déjà à l’origine de Devil’s Doorway d’Anthony Mann. Le réalisateur, qui venait de tourner Quand la ville dort (The Asphalt Jungle), se lance donc à corps perdu dans cette description de l'itinéraire psychologique d'un soldat nordiste (qui fait d’ailleurs beaucoup penser à celui de Fabrice Del Dongo sur les champs de bataille de Waterloo dans La Chartreuse de Parme de Stendhal) et pense confier le scénario à Norman Mailer afin qu’il colle au plus près au ton du livre. Il souhaite dans le même temps que son futur film ressemble aux clichés pris par un photographe de la guerre de Sécession, Matthew Brady. Louis B Mayer, patron de la toute-puissante MGM, est d'emblée hostile au projet : l’histoire est exempte de tension dramatique, ne comporte ni intrigue amoureuse, pas même un seul visage féminin et, s’il s’amusait à acquiescer aux idées de Huston, il n’y aurait aucune vedette au générique. Le mogul n’y met cependant pas son veto, poussant au contraire le réalisateur à se battre pour son projet puisqu’il lui tient autant à cœur. Mais les relations entre Mayer et Schary, qui étaient déjà tendues depuis 1948, s’enveniment de jour en jour. Dore Schary pense confier le rôle principal à Montgomery Clift ou Van Johnson, ce dernier venant de faire forte impression dans Battleground de William Wellman.

John Huston en revanche souhaite que le rôle revienne à Audie Murphy, le soldat américain le plus décoré de la Seconde Guerre mondiale. Tous deux avaient été aussi affectés par leur expérience durant la guerre et savaient de quoi il en retournait. Mais c’est l’éditorialiste Hedda Hopper qui réussit à convaincre Dore Schary en lui disant que ce serait bien de voir un véritable soldat en tête d’affiche d’un film de guerre, ce qui aiderait à remonter le moral à tous les GI’s se battant actuellement en Corée. Huston recrute les seconds rôles et les figurants dans des bars et autres lieux populaires pour obtenir un rendu plus réaliste, et pour avoir à disposition une belle brochette de trognes inoubliables. Le tournage se déroule assez bien mais la preview qui a lieu en février 1951 est désastreuse : les gens ne comprennent pas les motivations du personnage joué par Audie Murphy, se désintéressent du film et quittent même la salle dès la première heure de projection. Une autre présentation se déroule en parallèle avec comme invités des gens du milieu du cinéma qui trouvent au contraire le film excellent - William Wyler, réputé pour sa sévérité, avouant même avoir vu l’un des meilleurs films de sa vie. Mais Louis B. Mayer, qui ne supportait pas qu’on donne une image aussi négative de la guerre et du comédien principal, souhaite ne pas sortir le film ; Dore Schary, qui de son côté y tient, préfère s’accorder le droit de remonter et d’amputer le film à sa guise d’autant qu’il savait ne pas avoir le cinéaste sur le dos à ce moment là, ce dernier ayant alors d’autres chats à fouetter. En effet, Huston venait d’enterrer son père, de se marier et d’avoir un enfant (Anjelica) avant de s’occuper de la pré-production et du tournage loin d’Hollywood de son neuvième film, African Queen. Les deux pontes de la MGM ne peuvent plus se sentir et, quand le patron de la Loew Inc. se met à soutenir Dore Schary, Louis B. Mayer claque la porte laissant ce dernier prendre les rênes du studio.



The Red Badge of Courage version Dore Schary, ce sera donc un film initial amputé d’environ 25 minutes, l’ajout d’un prologue rappelant l’origine littéraire de l’histoire, le remontage des séquences de batailles afin qu’elles soient plus lisibles alors que Huston voulait au contraire les rendre expressément "brouillonnes et enchevêtrées" dans le but d’accroître « l’impression de désarroi devant le sanglant mystère de la guerre. » L’apport de Gottfried Reinhardt qui supervisera l’ensemble de cette "nouvelle version" sera celui de l’intégration d’une voix off (celle de James Withmore) expliquant la situation et les états d’âme des soldats par la lecture de passages du roman. Alors que Huston avait préféré la suggestion, les regards et les non-dits pour brosser le portrait psychologique de son "anti-héros", Reinhardt soutient la nécessité d’ajouter ces commentaires en voix-off. Résultat : le film sort à la sauvette, est relégué en seconde partie de séance et fait un fiasco. Malgré le fait qu’il se soit désintéressé de son sort, malgré le remontage et l’échec de son film, Huston l’a toujours considéré comme étant l’un de ses meilleurs films même si, selon ses dires, il ne peut en aucune manière aujourd'hui donner un aperçu du réalisme de la version initiale. Le producteur Gottfried Reinhardt entreprit, après la sortie du film, de récupérer les séquences coupées afin de rétablir le montage original. Il apprit que celles-ci avaient été détruites par les patrons de la Metro Goldwyn Mayer. Depuis ce jour, John Huston stipula dans ses contrats, qu’il y ait traficotage ou pas pour ses futurs films, qu'il lui faudrait toujours une copie de la version initiale.

Mais venons-en au film que, vous l’avez déjà compris, j’apprécie beaucoup mais qui pourra ennuyer certains par son ambition anti-spectaculaire et son absence d'une solide épine dorsale avec une intrigue quasiment inexistante ! Il n'y a aucune montée dramatique dans le scénario, basé uniquement sur une succession d'attentes et de combats filmés de très près, à hauteur d'hommes (les gros plans typiquement "hustonien" sur les visages abondent). On vit avec les soldats ; on ressent viscéralement la peur, l'angoisse, la tension, la cruauté, l'anonymat et l'inutilité des combats ; on comprend les "lâches" et les "déserteurs" et l'on voit aussi certains actes héroïques naître justement de la peur et d'une certaine "folie". Mais on n'y voit rien de grandiose, même concernant l’héroïsme, de simples escarmouches et échauffourées se déroulent sur des champs de batailles baignés de fumée : il semble que nous soyons très proches de la réalité de la guerre comme l’avait souhaitée Huston. Certaines visions nous restent longtemps en tête : la scène presque surréaliste de la colonne d’estropiés qui n’en finit pas de descendre d’une lointaine colline ; l’enjambement des morts qui jonchent le sol ; les visages expressifs de ces soldats rongés par l’angoisse alors qu’ils s’avancent vers le front (Spielberg s’en souviendra lors des séquences tendues qui précèdent le débarquement dans Il faut sauver le soldat Ryan - Saving Private Ryan) ; le regard apeuré d’Audie Murphy quand, à plat ventre, il voit les ennemis débouler en cris de la colline ; ou encore la séquence au cours de laquelle il se retrouve avec les drapeaux des deux belligérants en main, le porte-drapeau étant tombé mort sous ses yeux. A côté de cette vision réaliste assez inhabituelle pour l’époque, il règne dans le film un formidable humanisme. On peut s’en rendre compte assez vite grâce à plusieurs scènes superbes : Audie Murphy en pleurs écrivant à ses parents une lettre qu’il croit être la dernière ; le même alors qu’il assure une garde nocturne d’un côté d’une rivière et qui se fait interpeller de l’autre rive par un ennemi qui lui conseille de se cacher du rayon de lune, autrement il se verrait dans l’obligation de lui tirer dessus ; l’imminence d’un assaut violent avec le passage en revue des troupes par un général à cheval, qui tente des encouragements en demandant à chaque soldat le menu du soir pour mieux leur dire de lui garder une part pour l’après-bataille ; l’après-bataille justement qui voit Unionistes et Confédérés faire connaissance, se prendre presque d’amitié et repartir sur les routes au milieu d’une nature exubérante et allègre...



La Charge victorieuse est ainsi réaliste et humain, mais dans le même temps d’une grande intelligence dans le traitement de la psychologie du personnage principal et assez courageux dans la vision des conflits armés. Ce qui ne veut pas dire que John Huston soit un antimilitariste dans ce film : il est surtout un observateur lucide et presque neutre, un peu critique mais pas totalement rebelle. Il nous montre bien des officiers va-t-en-guerre comme le commandant de la troupe que l’on surprend, alors que la bataille va commencer, enfourner sa main sous sa vareuse à la manière de Napoléon, que l’on voit essayer de retenir les déserteurs ; il nous montre bien une boucherie absurde, d’autant plus "déraisonnable" que la nature qui en est le témoin rayonne au contraire de beauté sous un soleil resplendissant (« Les paysages seraient magnifiques si on ne s’y battait pas »). Le point de vue est celui d’un jeune homme qui se cherche, qui a presque perdu le sens des réalités, et la confusion est telle dans sa tête et sur les champs de batailles que nous ne savons pas plus que lui quoi penser de toute cette folie meurtrière, de ce conflit fratricide. La lâcheté et l’héroïsme se côtoient sans que la première soit honteuse (mais avec tout ce qu’elle a de plus humaine), sans que le second soit motivé par des idées patriotiques mais plutôt par une exaltation proche de la folie car, comme le lui fait comprendre le jovial Andy Devine, pour vaincre sa peur il faut braver la mort (« Tu y vas, tu fonces sans penser à rien ! ») Son courage survolté, sa façon de tromper la mort ne sont en rien de l’héroïsme mais plutôt de l’inconscience, une fuite en avant pour échapper à sa peur et à ses remords. Mais le résultat est le même, bénéfique à la fois pour son camp qu’il emmène à la victoire, et pour lui-même puisque après son coup d’éclat, réhabilité à ses propres yeux, il n’aura plus honte d’avouer sa désertion. Tous pourront ensuite repartir sur des bases saines. Et le film de se conclure dans une sorte d’allégresse, dont on ne saura jamais si elle a été voulue par Huston ou si elle a été imposée par Schary.



La Charge victorieuse est un film néanmoins austère par son sujet (on s’appesantit plus longuement sur les périodes creuses que sur les séquences agitées) et son traitement mais, pour en remontrer à ceux qui affirment sans vergogne que John Huston n’a jamais été un formaliste, il est aussi peu avare en prouesses cinématographiques, plastiquement superbe et souvent virtuose. Le noir et blanc de Harold Rosson, hyper contrasté, est somptueux et nous offre des images de nature absolument resplendissantes (les sous-bois semblent presque sortis d’un conte de fée), des gros plans hyper réalistes rès expressifs, des jeux de lumière quasi fantomatiques notamment sur les champs de batailles. La caméra de Huston vole littéralement sur les pas d’Audie Murphy alors qu’il s’enfuit du champ de bataille dans une course effrénée ; le travelling est impressionnant tout comme un autre absolument magnifique qui, la nuit tombée sur le camp endormi éclairé par le feu, survole en plongée à faible hauteur les corps des soldats harassés, pour finir sa course sur le visage d’Audie Murphy, les yeux grands ouverts, ressassant ses problèmes de conscience et pensant au combat du lendemain où il se rêve en héros. Et comment ne pas être admiratif devant ces gros plans en bord cadre d’une grande modernité et d’une rare puissance, devant les contre-plongées "malickiennes" sur d’immenses arbres traversés par d’innombrables raies de lumières provenant d’un soleil radieux ? La musique de Bronislau Kaper, assez avant-gardiste, préfigure les futures partitions de De Vol pour Robert Aldrich et le cinéaste a eu la bonne idée de ne pas faire accompagner les scènes de batailles d’une autre musique que celle des roulements de tambours.



Pour traiter cette histoire qui décrit la bravoure comme une impulsion aussi irraisonnée que la lâcheté, John Huston a choisi pour interprète principal Audie Murphy, qui fut le soldat le plus décoré de la Seconde Guerre mondiale (24 décorations). Interrogé sur les raisons qui ont motivé ce choix, le cinéaste rétorqua : « Je l'ai choisi pour lui-même, pas pour ce qu'il représentait. On s'est rencontrés en Italie durant la guerre. Et après la guerre, j'ai appris à le connaître et on est devenus de très bons amis... » (déclarations publiées dans Positif n°116/mai 1970). L’Enfer des hommes (1955) de Jesse Hibbs retracera d’ailleurs les étapes essentielles du destin guerrier d'Audie Murphy, qui disparut dans l'accident d'un avion de tourisme en 1971. Avec un certain culot, il se met donc dans la peau de ce Yankee mort de peur au point de pleurer à de nombreuses reprises. L’acteur n’était pas spécialement amateur des films de guerre qu’il avait vus jusqu’à présent et qu’il trouvait trop "glamour". En revanche, il adorait le roman de Stephen Crane à cause de la vérité qu’il arrivait à faire ressortir ; il voulait que le film de Huston respire l’authenticité. Le cinéaste ayant puisé aux sources mêmes de cette authenticité à travers les photos de guerre de Matthew Brady, le résultat a dû réjouir le comédien car une chose est sûre, malgré une voix off redondante et inutile en raison de la force des images, le film en l’état est une sacrée belle réussite. Avec sobriété, dépouillement et sans aucun sens du pittoresque, John Huston nous embarque aux côtés de combattants anonymes avec un souci presque documentaire dans sa description de la pitoyable réalité de la guerre, nous quitte sans heureusement nous avoir donné l’envie d’en découdre et termine même son film par une conclusion d’une profonde humanité montrant la fraternité des hommes par-delà les conflits qui peuvent les faire se battre. Superbe !

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Par Erick Maurel - le 11 mai 2012