Menu
Critique de film
Le film

Blue jeans

Partenariat

Analyse et critique

Pour son deuxième film, toujours écrit avec Michèle O’Glor, Jacques Rozier a simplement envie de filmer les plages de Cannes. Dans l’esprit du néo réalisme italien, il trouve deux acteurs dans la rue et s’en va tourner à la sauvette. L’équipe est toute aussi réduite que celle de Rentrée des classes et Rozier tourne même son film en muet. Encore une fois, tout est donc post-synchronisé et, côté anecdote, on retrouve ce coup ci Gérard Blain qui double l’un des deux comparses. Rozier dilate les séquences, fait de longs travellings qui suivent les pérégrinations des deux dragueurs le long de la Croisette. Puis, il les suit qui emmènent deux jeunes filles pour une ballade sur la plage, virée légère, mais pas si insouciante, qui les emporte à l’écart de la ville. A mi-chemin entre Les Vitelloni de Fellini et Les Mistons de Truffaut, le film annonce surtout Adieu Philippine par son ambiance, par le désoeuvrement de ses personnages, par la légèreté teintée de mélancolie qui imprègne le film. Godard consacre à ce film un article élogieux dans « Les Cahiers du cinéma », Jean Douchet est tout aussi laudatif dans « Arts ».

En savoir plus

La fiche IMDb du film
Par Olivier Bitoun - le 23 novembre 2008