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Critique de film

Bienvenue Mister Chance

L'histoire

Chance est un jardinier timide, discret, voir un peu simplet d’apparence et qui n’a jamais quitté la maison de son vieil employeur. Quand ce dernier finit par mourir, il se retrouve à la rue. Il est recueilli par un couple aisé de Washington. Le mari est un homme d’affaires puissant, bien introduit dans le milieu politique. Chance est un doux analphabète éduqué par la télévision, et dont la naïveté et la simplicité du discours vont finir par intéresser le microcosme politique qui verra en lui une sorte de sage malin et sans complexes.

Analyse et critique

Vous pensez à Forrest Gump ? Vous n’avez pas tort, mais il vous faut oublier le film au demeurant très sympathique de Robert Zemeckis. Car nous nous trouvons ici devant un film d’une rare intelligence dans sa retranscription piquante d’un certain type de société cueillie à froid par une vision satirique exprimée avec un raffinement bienvenu. Bienvenue Mister Chance est une fable, souvent très drôle mais non teintée d’amertume, qui met en relief l’hypocrisie, le mensonge, l’arrivisme et la lâcheté des codes qui définissent nos rapports sociaux. Chance est interprété par l’irremplaçable Peter Sellers qui trouve ici son avant-dernier rôle et sans aucun doute l’un de ses meilleurs. Il faut savoir que le comédien s’est battu pendant des années pour produire ce film, son implication dans l’interprétation de personnage fabuleux n’étant que plus forte. La réalisation fut confiée à Hal Ashby, un artiste sensible, longtemps collaborateur de Norman Jewison (en tant que monteur et producteur), qui signa quelques films au ton doux-amers totalement tournés vers l’étude de personnages en délicatesse avec les mœurs et les dures lois de la société (Harold et Maude, La Dernière corvée, Retour).

DANS LES SALLES

Film réédité par Madadayo Films

Date de sortie : 30 mars 2011

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